Page rédigée et validée médicalement par le Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien inscrit au tableau de l’Ordre des médecins de Paris (numéro RPPS : 10101382645), membre de la SOFCPRE et de la SOFCEP · relue et mise à jour le 11 août 2026
La correction après lifting mammaire consiste à réopérer une poitrine déjà remontée, lorsque les seins retombent à nouveau, que la ptôse a été insuffisamment corrigée ou que la forme, la symétrie ou les cicatrices ne vous conviennent pas. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je pratique ces reprises de lifting mammaire, que la première intervention ait été réalisée à mon cabinet ou par un autre chirurgien.
Correction après lifting mammaire : l’essentiel en bref
- Refaire un lifting mammaire est possible : une poitrine qui retombe à nouveau, une ptôse insuffisamment corrigée, une asymétrie, des cicatrices inesthétiques, des aréoles élargies ou un manque de volume peuvent être corrigés.
- Un délai d’au moins un an après la première intervention est nécessaire : le résultat doit être stabilisé et les tissus doivent avoir retrouvé une bonne vascularisation.
- La récidive de la ptôse est la cause la plus fréquente : la peau déjà distendue, le poids du sein, une grossesse ou une variation de poids peuvent faire retomber la poitrine.
- Un lifting mammaire secondaire est plus délicat qu’une première intervention : les tissus sont cicatriciels et la vascularisation de l’aréole, qui dépend du pédicule utilisé lors de la première opération, est plus fragile.
- Le lifting ne modifie pas le volume des seins : lorsque la demande porte sur une poitrine vidée, la correction peut associer des implants ou un lipofilling.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
REPRISES DE LIFTING MAMMAIRE
Un geste de correction peut être envisagé lorsqu’un lifting mammaire n’a pas donné le résultat escompté, ou lorsque le résultat s’est altéré avec le temps.
La reprise chirurgicale va dépendre du problème identifié : manque de volume au niveau des seins, seins trop flasques, ptôse mammaire persistante ou récidivante avec le temps, asymétrie mammaire ou cicatrices inesthétiques.
Selon les cas, on pourra envisager un nouveau lifting mammaire, la pose d’implants mammaires, un lipofilling mammaire ou une reprise des cicatrices.
On recommande d’attendre au moins un an après le lifting mammaire initial avant d’envisager un geste correcteur.

Tout savoir sur les corrections possibles après un lifting mammaire
Pourquoi envisager une correction après lifting mammaire ?
Une correction après lifting mammaire s’envisage dans plusieurs situations : une poitrine qui retombe à nouveau, des seins tombants malgré la chirurgie, une asymétrie mammaire gênante, des cicatrices ou des aréoles jugées inesthétiques, ou encore un manque de volume. Ces situations sont détaillées une à une ci-dessous.
Il est important de comprendre qu’un résultat imparfait ne traduit pas nécessairement une intervention mal conduite. Tout d’abord, la cicatrisation comporte une part d’aléa qui échappe à tout chirurgien. Par ailleurs, le sein continue de vieillir après un lifting. En outre, il reste soumis à l’évolution hormonale et aux variations de poids. C’est précisément ce que la consultation permet d’analyser.
La récidive de la ptôse : la poitrine retombe après le lifting mammaire
C’est la cause la plus fréquente de chirurgie correctrice après un lifting mammaire. Le résultat initial vous convenait, mais les seins se sont progressivement affaissés avec le temps. L’aréole regarde de nouveau vers le bas, le décolleté s’est creusé et la poitrine a retrouvé peu à peu l’aspect qui avait motivé la première intervention.
Cette récidive de la ptôse mammaire tient en grande partie à la qualité des tissus. Le lifting retire l’excès cutané, mais il n’améliore pas les qualités de la peau restante. Si cette peau était déjà fragilisée avant l’intervention, elle conserve une tendance naturelle à se relâcher..
Les facteurs responsables de la ptôse initiale peuvent également continuer à agir au fil des années. Une étude américaine a notamment identifié l’âge, les variations importantes de poids, l’indice de masse corporelle, le volume mammaire, le nombre de grossesses et le tabagisme comme des facteurs favorisant la ptôse mammaire (Rinker et al., 2010).
Ptôse ou pseudo-ptôse ?
Dans certains cas, la récidive se présente sous une forme particulière : la glande mammaire descend progressivement sous le sillon sous-mammaire, tandis que l’aréole conserve une position satisfaisante. Le pôle inférieur du sein s’allonge et s’alourdit, avec une augmentation de la distance entre l’aréole et le sillon. On parle alors de pseudo-ptôse.
La correction consiste principalement à remettre en tension et à remodeler le pôle inférieur du sein. À l’inverse, lorsque l’aréole et la glande sont toutes deux redescendues sous le sillon sous-mammaire, il s’agit d’une véritable récidive de ptôse. Dans ce cas, la correction consiste à faire un nouveau lifting mammaire.
Dans les deux cas, la chirurgie est la seule solution efficace. Aucune crème, aucun exercice ni aucun soutien-gorge ne permet de remonter durablement un sein qui retombe. Il faut toutefois en accepter la limite : une nouvelle intervention ne met pas la poitrine à l’abri d’une récidive ultérieure, notamment si le poids fluctue ou si une grossesse survient.
Des seins toujours tombants : une ptôse insuffisamment corrigée
Cette situation est plus rare. Dès les premiers mois suivant l’intervention, on constate que la poitrine n’a pas été suffisamment remontée. Les aréoles restent trop basses ou le sein conserve un aspect relâché malgré le lifting.
La correction d’une ptôse importante est en effet un geste exigeant, et le résultat obtenu peut parfois rester en deçà de l’objectif recherché. Une nouvelle intervention est possible afin de repositionner plus haut l’aréole et de remettre en tension l’enveloppe cutanée.
Il est toutefois essentiel de ne pas évaluer le résultat trop précocement. La forme du sein continue d’évoluer pendant plusieurs mois après l’intervention. L’œdème se résorbe progressivement, les tissus s’assouplissent et la poitrine prend peu à peu sa forme définitive. En revanche, un sein qui paraît encore trop bas après l’intervention ne remontera pas spontanément, même avec la résorption de l’œdème.
Une asymétrie après lifting mammaire
Une légère différence entre les deux seins est normale : aucune poitrine n’est parfaitement symétrique, avant comme après une intervention. En revanche, une asymétrie importante de forme, de volume ou de hauteur des aréoles peut justifier une correction.
L’asymétrie peut persister après l’intervention, lorsqu’une différence préexistante entre les deux seins n’a été que partiellement corrigée lors du premier lifting. Plus rarement, elle peut apparaître après l’intervention, si les deux seins cicatrisent ou évoluent différemment avec le temps.
Dans de nombreux cas, une correction limitée au sein le plus affaissé suffit à rétablir l’équilibre. Une symétrie parfaite ne peut toutefois jamais être garantie : l’objectif est d’obtenir une poitrine aussi harmonieuse que possible, aussi bien nue que dans un soutien-gorge.
Cicatrices inesthétiques après un lifting mammaire
Les cicatrices d’un lifting mammaire continuent d’évoluer pendant 12 à 24 mois avant d’atteindre leur aspect définitif. Au terme de cette période, certaines peuvent rester inesthétiques et constituer un motif fréquent de retouche. Plusieurs situations sont possibles :
- Des cicatrices élargies : sous l’effet de la tension exercée sur la peau, la cicatrice peut progressivement s’étirer, devenir plus large et donc plus visible.
- Des cicatrices épaissies : la cicatrice reste rouge, ferme et en relief. On parle de cicatrice hypertrophique. Plus rarement, il peut s’agir d’une chéloïde lorsque l’épaississement dépasse les limites de la cicatrice initiale et poursuit son évolution au-delà de la première année.
- Des cicatrices mal placées : la cicatrice verticale peut notamment se prolonger sous le sillon sous-mammaire et devenir visible sous un soutien-gorge. Cette situation peut notamment être observée après certaines techniques de lifting mammaire à cicatrice verticale seule.
Une reprise chirurgicale peut être proposée lorsque les cicatrices sont élargies ou mal positionnées. Il s’agit d’un geste simple, qui consiste à retirer la cicatrice inesthétique puis à refermer la peau dans de meilleures conditions de tension afin d’obtenir une cicatrice plus discrète.
En revanche, la chirurgie n’est pas toujours la solution. Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes relèvent en première intention d’un traitement médical, notamment par pansements siliconés et injections de corticoïdes directement dans la cicatrice. Une reprise chirurgicale isolée entraîne systématiquement la récidive de la chéloïde, souvent en pire.
Des aréoles élargies ou asymétriques après un lifting mammaire
On redessine toujours l’aréole lors d’un lifting mammaire. Avec le temps, cette aréole peut toutefois s’élargir de nouveau sous l’effet de la tension exercée par la peau environnante. Une asymétrie peut également apparaître entre les deux côtés, portant sur le diamètre, la forme ou la hauteur des aréoles.
Une correction est souvent possible. Elle consiste généralement à retirer une fine collerette de peau autour de l’aréole afin d’en réduire le diamètre ou d’en ajuster la position. Ce geste peut être réalisé isolément ou associé à la correction principale du sein. En revanche, une aréole trop haute ne peut jamais être redescendue.
Il faut toutefois savoir que le résultat n’est pas toujours durable. Lorsque la peau qui entoure l’aréole reste soumise à une tension importante, celle-ci peut progressivement élargir de nouveau l’aréole ou la cicatrice péri-aréolaire. Ce phénomène est notamment observé après un lifting mammaire de type round-block, dans lequel une partie importante de la tension du remodelage est concentrée autour de l’aréole. Dans cette situation, il vaut mieux ajouter une ou deux cicatrices supplémentaires (une verticale +/- une horizontale dans le sillon sous-mammaire).
Un manque de volume : des seins toujours vides après le lifting mammaire
Cette demande est fréquente, car elle correspond à une limite de l’intervention elle-même. L’intervention permet de remonter et de remodeler la poitrine, mais elle n’en augmente pas le volume. Ainsi, un sein vidé avant l’opération restera plus ferme et mieux galbé après le lifting, mais conservera un volume limité. Le décolleté peut sembler insuffisamment rempli, notamment lorsque la ptôse est apparue après une grossesse ou un amaigrissement important.
Deux solutions sont alors possibles :
- La pose d’implants mammaires permet d’augmenter le volume de façon prévisible et de mieux remplir le décolleté. Le choix de l’implant doit toutefois rester raisonnable. Un volume trop important augmente la tension sur les cicatrices, alourdit le sein et peut favoriser la récidive de la ptôse.
- Le transfert de votre propre graisse, ou lipofilling mammaire, permet d’apporter un complément de volume plus modéré, avec un toucher naturel et sans corps étranger.
Ces deux options ne sont cependant pas adaptées à toutes les patientes. Chez les patientes très minces, les réserves graisseuses peuvent être insuffisantes pour permettre un lipofilling significatif. À l’inverse, lorsque les tissus sont particulièrement fins ou fragiles, la pose d’un implant peut être déconseillée afin de ne pas augmenter excessivement le poids et la tension exercés sur le sein.
Est-il possible de refaire un lifting mammaire ?
Oui, il est possible de refaire un lifting mammaire, y compris plusieurs années après la première intervention. Cette reprise obéit toutefois à des conditions précises, car la vascularisation de l’aréole a déjà été fragilisée lors de la première opération.
La première condition est le respect d’un délai d’au moins un an après le lifting initial. Respecter ce délai permet d’abord d’évaluer le résultat définitif. L’œdème se résorbe, les tissus s’assouplissent et la forme du sein continue d’évoluer pendant toute la première année. Il répond ensuite à une nécessité technique. En effet, dans les mois qui suivent l’opération, les tissus restent fragiles et la vascularisation de la peau et de l’aréole peut demeurer précaire. Opérer trop tôt exposerait ainsi à des complications évitables.
La deuxième condition est la stabilité de votre poids. Votre poids doit être stable depuis plusieurs mois, car une variation ultérieure exposerait à une nouvelle récidive de la ptôse. De même, il est préférable de ne pas avoir de projet de grossesse à court terme. Enfin, l’arrêt du tabac est indispensable : sur des tissus déjà opérés, dont la vascularisation est plus fragile, le tabac majore considérablement le risque de nécrose et de retard de cicatrisation.
La troisième condition est d’accepter les limites du geste. Un lifting mammaire secondaire est plus exigeant que l’opération initiale : les tissus ont déjà été opérés, la peau est souvent moins élastique et la vascularisation est plus fragile. Les possibilités de correction existent, mais elles peuvent être plus limitées, et les objectifs doivent rester réalistes. Par ailleurs, si des implants mammaires sont en place, la reprise du lifting peut s’accompagner de leur remplacement, en changeant de taille ou de forme, ou de leur retrait définitif, selon votre souhait et l’état des prothèses.
Que dit la littérature scientifique sur la reprise de lifting mammaire ?
La faisabilité et la sécurité d’un second lifting mammaire sont bien documentées dans la littérature.
L’équipe de Grant Stevens, à Los Angeles, a notamment publié une série de 150 mastopexies consécutives, dont 31 réalisées chez des patientes ayant déjà bénéficié d’une chirurgie mammaire. Aucune complication majeure n’a été rapportée et le taux global de retouche était de 8,6 %, principalement en raison de cicatrices jugées insatisfaisantes (Stevens et al., 2007).
La situation est plus délicate chez les patientes porteuses d’implants. Neal Handel a montré qu’avec le temps, une prothèse mammaire peut amincir les tissus de couverture et fragiliser l’enveloppe cutanée, augmentant ainsi le risque de ptôse secondaire et de recours ultérieur à un lifting mammaire. Il souligne donc l’importance d’une planification rigoureuse et du choix d’implants adaptés afin de préserver au mieux la stabilité du résultat (Handel, 2006). L’équipe de Michelle Spring a également consacré une revue détaillée aux reprises de lifting chez les patientes porteuses d’implants, en précisant les indications, les difficultés spécifiques et les principes techniques permettant de sécuriser ce type d’intervention (Spring et al., 2014).
Ces données sont rassurantes et confirment qu’un second lifting mammaire peut être réalisé dans de bonnes conditions. Elles n’enlèvent toutefois rien à la nécessité d’une planification particulièrement prudente, car la chirurgie secondaire intervient sur des tissus déjà opérés et dont la vascularisation est plus fragile. C’est pourquoi je considère que la récupération du compte rendu opératoire de la première intervention reste, chaque fois que cela est possible, une étape essentielle, comme nous allons le voir plus bas.
La vascularisation de l’aréole : le point technique clé
Quel pédicule a été utilisé lors de la première intervention ?
Lors d’un lifting mammaire, l’aréole et le mamelon ne sont pas séparés du sein. Ils restent reliés aux tissus profonds par un pédicule, c’est-à-dire un pont de tissu qui assure leur vascularisation et contribue à préserver leur sensibilité. Selon la technique utilisée lors de la première intervention, ce pédicule peut être supérieur, supéro-interne ou, plus rarement, inférieur.
La connaissance de ce pédicule est essentielle avant toute chirurgie de reprise. En effet, une nouvelle dissection réalisée sans tenir compte de la vascularisation initiale pourrait endommager ou sectionner les tissus qui nourrissent l’aréole. Le risque est alors une souffrance vasculaire pouvant aller, dans les cas les plus sévères, jusqu’à une nécrose partielle ou totale de l’aréole et du mamelon.
Importance du compte rendu opératoire initial
C’est pourquoi le compte rendu opératoire de la première intervention constitue un document particulièrement précieux lors de la consultation. Il permet de connaître la technique utilisée et, surtout, le pédicule choisi pour vasculariser l’aréole.
En pratique, lorsque le pédicule utilisé lors de la première intervention est connu, je privilégie une technique qui respecte cette vascularisation initiale. Conserver le même pédicule permet de préserver au mieux l’apport sanguin de l’aréole et du mamelon.
Lorsque le pédicule initial est inconnu, la stratégie opératoire doit tenir compte de cette incertitude. Les décollements sont limités autant que possible, un pédicule large et suffisamment épais est conservé, et l’étendue du geste est adaptée à la qualité et à la vitalité des tissus observées pendant l’intervention.
Des travaux consacrés à la chirurgie mammaire secondaire suggèrent par ailleurs qu’après une première chirurgie, la vascularisation de l’aréole pourrait se réorganiser progressivement à travers les tissus cicatriciels. Cette redistribution vasculaire expliquerait qu’une reprise puisse rester possible, avec des précautions adaptées, même lorsque le pédicule initial n’est pas connu (Mistry et al., 2017).
Cette hypothèse ne dispense toutefois pas de rechercher le compte rendu opératoire de la première intervention.
Comment se déroule une correction après lifting mammaire ?
La consultation se déroule à mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris.
Elle débute par l’analyse de vos attentes : qu’est-ce qui vous gêne aujourd’hui ? La hauteur des seins, leur forme, une asymétrie, les cicatrices ou le volume ? Il est également important de savoir si le résultat obtenu après la première intervention vous a convenu à un moment donné, ou si certaines imperfections étaient présentes dès le départ.
L’examen clinique évalue ensuite la hauteur et la forme des seins, la position et le diamètre des aréoles, la distance entre l’aréole et le sillon sous-mammaire, la qualité de la peau ainsi que l’aspect des cicatrices. L’étude de votre historique chirurgical, la lecture du compte rendu opératoire et la réalisation du bilan d’imagerie préopératoire suivent les mêmes principes que pour toute chirurgie mammaire secondaire.
À l’issue de cette analyse, je vous propose une stratégie adaptée à votre situation : nouveau lifting mammaire, remise en tension du pôle inférieur, correction des aréoles, apport de volume par implant ou lipofilling, ou simple reprise de cicatrices.
L’intervention est réalisée à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine, sous anesthésie générale. Dans la majorité des cas, elle se déroule en ambulatoire. La stratégie opératoire est définie en amont, en fonction du pédicule utilisé lors de la première intervention. Point important, on réutilise toujours les cicatrices existantes, afin de ne pas en créer de nouvelles.
Cas particulier de la reprise d’un lifting mammaire avec pose d’implants
Lorsque le premier lifting a été associé à la pose d’implants mammaires, la reprise chirurgicale peut s’imposer dans trois types de situations :
- La première est la récidive de la ptôse sur les implants : la glande et la peau retombent progressivement, tandis que les prothèses restent en place. Le sein glisse alors sur l’implant, ce qui crée un décalage entre le galbe de la prothèse et la poitrine.
- La deuxième est un problème lié aux implants eux-mêmes : une coque, une rupture de prothèse ou une malposition des implants — le plus souvent inférieure, avec des implants qui ont glissé vers le bas.
- La troisième est un souhait de changement : modifier la taille ou la forme des implants, voire les retirer définitivement.
Dans ces situations, il faut donc à la fois reprendre le lifting et réaliser un geste sur les implants au cours de la même intervention. La stratégie est définie en consultation, en fonction de l’état des prothèses, de la qualité de vos tissus et de vos souhaits.
Quels sont les risques spécifiques d’un second lifting mammaire ?
Les risques d’une chirurgie correctrice après lifting mammaire sont globalement les mêmes que ceux de l’intervention initiale, mais certains peuvent être augmentés par le fait que les tissus ont déjà été opérés. Les complications spécifiques détaillées ci-dessous s’ajoutent donc aux risques habituels du lifting mammaire, tels que l’hématome, l’infection ou la phlébite, présentés sur la page consacrée au lifting mammaire.
Nécrose de l’aréole
La nécrose de l’aréole correspond à la perte partielle ou, exceptionnellement, totale de l’aréole et du mamelon. Elle résulte d’une insuffisance de vascularisation des tissus. Cette complication reste rare, mais son risque est plus important lors d’une chirurgie de reprise que lors d’un premier lifting, notamment lorsque le pédicule utilisé lors de l’intervention initiale est inconnu ou ne peut pas être pleinement respecté.
En cas de souffrance de l’aréole, des soins locaux parfois prolongés peuvent être nécessaires jusqu’à cicatrisation complète. Dans les formes les plus sévères, une reconstruction secondaire de l’aréole et du mamelon peut être envisagée à distance.
C’est précisément pour prévenir ce risque que l’analyse du pédicule initial occupe une place centrale dans la préparation, et que le geste est parfois volontairement limité.
Troubles de la cicatrisation
Un retard de cicatrisation est plus fréquent après une chirurgie de reprise qu’après un premier lifting mammaire. Les tissus déjà opérés et cicatriciels sont en effet moins bien vascularisés, et certaines zones, notamment les points de jonction entre les cicatrices, sont particulièrement fragiles.
Dans la majorité des cas, des soins locaux réalisés par une infirmière permettent d’obtenir progressivement la fermeture de la plaie, mais la cicatrice définitive peut alors être plus large ou de moins bonne qualité.
Le tabagisme augmente nettement ce risque (ainsi que le risque de nécrose de l’aréole) en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus. C’est pourquoi un arrêt complet du tabac est indispensable avant toute chirurgie mammaire secondaire.
Cytostéatonécrose
Après plusieurs interventions, certaines zones du sein peuvent être moins bien vascularisées et évoluer vers de petits nodules fermes. On parle de kystes de cytostéatonécrose (parfois aussi de kystes huileux)
Ces lésions sont bénignes, mais elles peuvent être palpables et parfois inquiéter. Une échographie peut alors être réalisée afin de confirmer leur nature et de les distinguer d’une autre anomalie mammaire.
Troubles de la sensibilité
La sensibilité de l’aréole et du mamelon peut être diminuée après une nouvelle intervention, d’autant qu’elle a parfois déjà été altérée par la première intervention. Une seconde chirurgie augmente donc le risque de troubles sensitifs.
Dans la majorité des cas, la sensibilité s’améliore progressivement au cours des mois qui suivent. Une diminution durable, voire définitive, reste toutefois possible.
Prise en charge et prix d’une correction après lifting mammaire
La correction d’une ptôse mammaire, qu’il s’agisse d’un premier lifting ou d’une reprise en cas de récidive, relève de la chirurgie esthétique. Elle n’est donc pas prise en charge par l’Assurance Maladie, quelle que soit l’importance de la gêne ressentie ou de son retentissement psychologique.
Cette absence de prise en charge concerne également les gestes associés à la correction, notamment la reprise de cicatrices, la correction des aréoles, la pose d’implants mammaires ou le lipofilling.
Le montant des honoraires varie selon la nature et l’importance du geste à réaliser. Un nouveau lifting mammaire complet, la pose d’implants, un lipofilling ou une reprise limitée de cicatrices ne nécessitent en effet ni le même temps opératoire ni la même prise en charge.
Un devis personnalisé vous est donc remis à l’issue de la consultation. Comme pour toute intervention de chirurgie esthétique, un délai légal de réflexion de 15 jours doit ensuite être respecté avant l’intervention.
Foire aux questions (FAQ) sur la correction après lifting mammaire
Pourquoi mes seins retombent-ils après un lifting mammaire ?
Le lifting retire l’excès de peau, mais il ne modifie pas la qualité de la peau restante : une peau distendue conserve sa tendance au relâchement sous le poids du sein. Par ailleurs, les facteurs responsables de la ptôse continuent d’agir après l’opération : le vieillissement des tissus, les variations de poids, une grossesse ou le tabagisme. Une récidive ne traduit donc pas nécessairement un défaut de la première intervention. L’examen en consultation permet d’en déterminer la cause exacte et d’adapter la chirurgie en fonction.
Combien de fois peut-on refaire un lifting mammaire ?
Il n’existe pas de nombre maximal défini à l’avance. Néanmoins, chaque nouvelle intervention modifie davantage les tissus et peut fragiliser la vascularisation de l’aréole, ce qui augmente le risque de complications. En pratique, un deuxième lifting est tout à fait possible lorsque l’indication est bien posée, tandis que les reprises supplémentaires restent beaucoup plus exceptionnelles. La décision est toujours prise au cas par cas en fonction du rapport entre le bénéfice attendu et les risques d’une nouvelle chirurgie.
Peut-on refaire un lifting mammaire sans connaître la technique de la première opération ?
Oui, mais cette situation impose des précautions particulières. La technique est adaptée afin de préserver au maximum la vascularisation de l’aréole : les décollements sont limités et le tissu mammaire qui la nourrit est conservé aussi largement que possible. Il reste néanmoins préférable, lorsque cela est possible, de retrouver le compte rendu opératoire de la première intervention, car la connaissance du pédicule initial permet de mieux planifier et sécuriser la reprise.
Peut-on poser des implants lors d’une reprise de lifting mammaire ?
Oui, la pose d’implants peut être associée à un nouveau lifting lorsque la poitrine manque de volume, notamment au niveau du décolleté. Le volume de l’implant doit toutefois rester raisonnable : une prothèse trop volumineuse mettrait les cicatrices sous tension et alourdirait le sein, ce qui favoriserait une nouvelle récidive de la ptôse. Chez les patientes qui souhaitent un gain de volume modéré sans corps étranger, le lipofilling constitue une alternative.
Peut-on corriger uniquement les cicatrices sans refaire tout le lifting ?
Oui. La reprise de cicatrices est un geste plus limité qu’un nouveau lifting : elle consiste à retirer la ou les cicatrice(s) élargie(s) ou mal positionnée(s), puis à refermer la peau dans de meilleures conditions de tension. Il est toutefois préférable d’attendre la maturation complète des cicatrices, généralement 12 à 24 mois après l’intervention, avant d’envisager une correction chirurgicale, car une cicatrice encore rouge ou épaisse peut continuer à s’améliorer spontanément. Les cicatrices hypertrophiques et les chéloïdes relèvent quant à elles d’abord d’un traitement médical, notamment des injections de corticoïdes.
Une correction après lifting mammaire est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?
Non. La correction d’une ptôse mammaire, qu’il s’agisse d’un premier lifting ou d’une reprise, relève de la chirurgie esthétique et n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Un devis personnalisé, correspondant à la nature exacte du geste prévu, vous est remis à l’issue de la consultation.
Références scientifiques
- Handel N. Secondary mastopexy in the augmented patient: a recipe for disaster. Plast Reconstr Surg. 2006;118(7 Suppl):152S-163S. doi:10.1097/01.prs.0000246106.85435.74
- Stevens WG, Stoker DA, Freeman ME, Quardt SM, Hirsch EM. Mastopexy revisited: a review of 150 consecutive cases for complication and revision rates. Aesthet Surg J. 2007;27(2):150-154. doi:10.1016/j.asj.2006.12.014
- Rinker B, Veneracion M, Walsh CP. Breast ptosis: causes and cure. Ann Plast Surg. 2010;64(5):579-584. doi:10.1097/SAP.0b013e3181c39377
- Spring MA, Macias LH, Nadeau M, Stevens WG. Secondary augmentation-mastopexy: indications, preferred practices, and the treatment of complications. Aesthet Surg J. 2014;34(7):1018-1040. doi:10.1177/1090820X14543943
- Mistry RM, MacLennan SE, Hall-Findlay EJ. Principles of breast re-reduction: a reappraisal. Plast Reconstr Surg. 2017;139(6):1313-1322. doi:10.1097/PRS.0000000000003383
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Correction après lifting mammaire : refaire ou retoucher un lifting. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 11 août 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-apres-lifting-mammaire/
Format APA :
Struk, S. (2026, 11 août). Correction après lifting mammaire : refaire ou retoucher un lifting. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-apres-lifting-mammaire/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








