Lipofilling mammaire : l’augmentation naturelle par injection de graisse


En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, le Dr Samuel Struk vous propose une augmentation mammaire sans prothèse grâce au transfert de graisse dans les seins combiné à une liposuccion. Cette technique d’augmentation naturelle offre des résultats discrets avec des cicatrices quasi invisibles, pour un prix transparent détaillé ci-dessous.

Points clés sur le lipofilling mammaire

  • Principe : Augmentation mammaire 100 % naturelle par injection de votre propre graisse (sans prothèse en silicone).
  • Résultat : Gain de volume modéré (jusqu’à 1 bonnet maximum) avec un toucher parfaitement naturel et une absence de cicatrice visible sur la poitrine.
  • Double bénéfice : Affinement simultané de la silhouette grâce à la liposuccion des zones donneuses (ventre, hanches ou cuisses).
  • L’intervention : Chirurgie ambulatoire (retour à domicile le jour même) sous anesthésie générale, d’une durée de 2h à 3h.
  • Convalescence : Douleurs modérées (liées à la liposuccion), nécessitant un repos de 3 à 7 jours et le port d’un vêtement de contention 4 à 6 semaines.
  • Tarif : 6 400 € pour une intervention esthétique (4 000 € en cas de prise en charge par la Sécurité Sociale pour malformation ou asymétrie).

Informations pratiques

Lipofilling mammaire (augmentation mammaire par injection de graisse)

Le lipofilling mammaire (ou lipomodelage des seins) consiste à injecter votre propre graisse dans vos seins pour augmenter leur volume.

Le lipofilling des seins permet ainsi une augmentation mammaire naturelle, sans prothèse donc sans corps étranger en silicone.

On prélève la graisse sur diverses régions du corps par liposuccion : l’abdomen, les hanches et les cuisses principalement.

Cette technique présente deux limitations : l’augmentation mammaire n’est jamais que modérée et les réserves de graisse doivent être suffisantes.

L’augmentation mammaire par lipofilling est rarement prise en charge par la Sécurité Sociale.

Lipofilling mammaire

Qu’est-ce que le lipofilling mammaire (ou lipomodelage des seins) ?

Le lipofilling mammaire, qu’on appelle aussi lipomodelage ou transfert de graisse autologue, est une intervention de chirurgie esthétique permettant d’augmenter le volume de la poitrine sans utiliser de corps étranger. Le principe consiste à prélever votre propre graisse par liposuccion, à la purifier, puis à la réinjecter directement dans vos seins.

Le principe de l’autogreffe de graisse : une technique 100 % naturelle

L’intervention repose sur le principe de l’autogreffe de cellules graisseuses (adipocytes). Puisque la graisse qu’on injecte provient de votre propre corps, le risque de rejet est nul. Cette technique permet d’obtenir une poitrine au galbe naturel, tant sur le plan visuel qu’au toucher, tout en corrigeant d’éventuelles asymétries. La graisse est prélevée sur des zones donneuses (abdomen, hanches, cuisses) grâce à des micro-canules, purifiée par centrifugation ou filtration pour éliminer les impuretés (sang, huile), puis réinjectée dans le tissu mammaire selon une technique de maillage fin pour garantir la survie des cellules greffées.

Lipofilling vs Prothèses mammaires : quelle méthode choisir ?

Pour vous aider à déterminer la meilleure option selon vos attentes, voici une comparaison entre l’injection de graisse et la pose d’implants mammaires :

Lipofilling mammaire (Graisse)Prothèses mammaires (Implants)
Volume obtenuModéré (gain de 1 bonnet maximum)Sur-mesure (de très léger à très volumineux)
Composition100 % naturel (vos propres cellules)Corps étranger (gel de silicone ou sérum)
CicatricesInvisibles (micro-incisions < 1 cm)Visibles (aréole, sous le sein ou aisselle)
Durée de vieDéfinitive (après résorption initiale de 30-50%)Remplacement nécessaire tous les 10 à 15 ans
Bénéfice annexeAffinement de la silhouette (liposuccion)Aucun impact sur la silhouette globale
Morphologie requiseNécessite un capital graisseux suffisantAdapté à toutes les morphologies (même très minces)

Augmentation mammaire composite : combiner injection de graisse et implants en silicone

L’augmentation mammaire composite est une technique hybride de pointe qui permet de bénéficier à la fois du volume garanti de l’implant et du naturel de la graisse.

Cette intervention consiste à poser un implant en silicone (pour créer le volume principal) tout en injectant de la graisse autologue autour de celui-ci (notamment dans le décolleté).

Pourquoi recourir à la technique composite ?

La technique composite est une technique que je privilégie pour répondre à des problématiques anatomiques très précises :

  • Camoufler les prothèses chez les patientes minces : Si vous êtes très fine et que votre peau est fine, les contours de l’implant peuvent être visibles ou palpables. La graisse injectée agit comme un « coussinet » protecteur qui masque les bords de la prothèse.
  • Prévenir l’effet de « vagues » (Rippling) : En épaississant la couverture tissulaire au-dessus de l’implant, le lipofilling empêche l’apparition de plis inesthétiques sous la peau, fréquents chez les patientes manquant de glande mammaire.
  • Corriger une asymétrie modérée : Les implants apportent le volume de base, et la graisse permet d’affiner la symétrie, en comblant un creux spécifique sur l’un des deux seins.
  • Obtenir un décolleté plus naturel : Le toucher reste souple et la transition entre le thorax et le sein est plus douce, éliminant l’aspect « boule » qu’on observe parfois avec des implants mammaires.

À qui s’adresse cette technique ?

  • Les patientes très minces désirant un volume important (bonnet C ou D) mais un rendu naturel.
  • Les femmes présentant un thorax très osseux ou un léger Pectus Excavatum (thorax en entonnoir).
  • En cas d’asymétrie mammaire modérée, afin d’équilibrer la poitrine (injections de graisse dans le sein le plus petit, en plus de la pose des implants).
  • En chirurgie secondaire, pour les patientes souhaitant améliorer l’aspect de prothèses déjà en place dont les contours sont trop visibles.

Lipofilling seul ou combiné à une prothèse : comment choisir ?

Une revue récente rappelle que le lipofilling peut s’envisager en procédure autonome — pour une augmentation modérée ou une correction d’asymétrie — ou en complément d’une prothèse (augmentation composite ou hybride), notamment pour affiner les contours, améliorer la transition décolleté/implant, ou corriger un défect localisé (Abbott E.N. et al., 2026). Lors de notre consultation, nous évaluerons ensemble votre morphologie, vos attentes et les zones donneuses disponibles. Certaines patientes sont candidates idéales au lipofilling seul ; d’autres pluôt pour une stratégie combinant les deux techniques. Il n’y a pas de réponse universelle — il y a votre projet, et la technique qui lui correspond.

À qui s’adresse l’augmentation mammaire sans implant ?

Bien que l’idée d’augmenter sa poitrine de manière entièrement naturelle soit extrêmement séduisante, le lipofilling des seins ne s’adresse pas à toutes les femmes. Contrairement à l’augmentation par prothèses qui s’adapte à toutes les anatomies, le transfert de graisse autologue exige des réserves de graisse suffisantes et des attentes réalistes.

Les candidates idéales (morphologie et attentes)

Le profil de la patiente idéale pour un lipomodelage mammaire se définit par l’alliance parfaite entre une morphologie adaptée et un objectif esthétique cohérent avec les possibilités de la technique. Vous êtes ainsi une excellente candidate si vous présentez les caractéristiques suivantes :

  • Un capital graisseux suffisant (condition sine qua non) : Il est impératif de posséder des réserves de graisse (stéatoméries) sur plusieurs zones donneuses, telles que l’abdomen, les hanches, la culotte de cheval ou les cuisses. Cette technique est impossible chez une femme mince.
  • Un désir d’augmentation modérée : Vous souhaitez harmoniser votre décolleté de façon subtile. L’injection de graisse permet un gain de volume de l’ordre d’un bonnet maximum (le passage d’un bonnet B à un bonnet C, par exemple).
  • Le refus catégorique des corps étrangers : Vous privilégiez une approche 100 % naturelle et ne souhaitez pas la mise en place d’implants mammaires en silicone.
  • L’envie d’affiner la silhouette globale : Vous souhaitez faire d’une pierre deux coups en profitant de la lipoaspiration nécessaire au prélèvement pour sculpter les zones où la graisse est rebelle aux régimes.

Suis-je une bonne candidate au lipofilling mammaire ?

L’augmentation mammaire par transfert de graisse est une technique très séduisante, mais elle est loin d’être la technique idéale pour toues les patientes. Lors de votre consultation, nous évaluerons ensemble si votre profil correspond aux critères d’éligibilité.

Ainsi, vous êtes une excellente candidate si vous réunissez ces trois conditions cumulatives :

  • Un IMC (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 24 ou 25 : C’est le prérequis absolu. Pour extraire la graisse nécessaire à l’augmentation de la poitrine, il faut disposer de réserves adipeuses suffisantes sur des zones donneuses (ventre, hanches, cuisses). Les patientes très minces ne disposent malheureusement pas du capital graisseux requis pour cette intervention et devront s’orienter vers des prothèses.
  • Un objectif d’un bonnet supplémentaire maximum : Le lipofilling mammaire ne permet pas de démultiplier les volumes de façon extrême. En raison de la tension naturelle de la peau et de la résorption d’une partie des cellules greffées dans les mois qui suivent l’opération, le gain de volume se limite à une taille de bonnet (le passage d’un bonnet B à un bonnet C, par exemple).
  • L’absence de ptôse mammaire (seins tombants) : L’injection de graisse permet de remplir et de regalber le décolleté, mais elle n’a aucun pouvoir tenseur sur l’enveloppe cutanée. Si votre poitrine s’est affaissée (suite à une grossesse, un allaitement ou une perte de poids), le lipofilling seul risque d’alourdir le sein sans le remonter (et va donc aggraver la ptôse). Il est cependant possible d’y associer un lifting mammaire (mastopexie) pour retirer l’excès de peau.

Les limites et contre-indications au transfert de graisse

En tant que chirurgien esthétique, je veillerai à poser la bonne indication opératoire dans votre cas. L’augmentation mammaire par injection de graisse présente des limites claires et peut être contre-indiquée dans les situations suivantes :

  • Les patientes minces : Si vous ne présentez pas d’excès de graisse localisés, le prélèvement est impossible. Une liposuccion trop agressive risquerait de créer des séquelles inesthétiques (déformations, creux, vagues, asymétries de la silhouette). Les prothèses restent alors la seule option.
  • La recherche d’un volume important : Si votre objectif est de gagner plusieurs tailles de bonnet, le lipofilling sera insuffisant en raison du taux de résorption naturel de la graisse qu’on injecte.
  • Les antécédents de cancer du sein : Par principe de précaution, on déconseille l’injection de graisse en cas d’antécédent personnel de cancer mammaire (uniquement dans le sein controlatéral, c’est à dire indemne de cancer).
  • Une ptôse mammaire avérée (seins tombants) : Le transfert de graisse ajoute du volume mais ne remonte pas la glande mammaire. En cas d’affaissement des seins, il faudra combiner le ilipofilling à un lifting mammaire (mastopexie).

Lipofilling mammaire et antécédent de cancer du sein : ce que vous devez savoir

Si vous avez été traitée pour un cancer du sein et que vous envisagez un lipofilling mammaire esthétique dans l’autre sein — celui qui n’a pas été touché par le cancer —, cette section vous concerne directement.

Une interrogation légitime qui mérite une réponse sans ambiguïté

Je reçois régulièrement en consultation des patientes guéries d’un cancer du sein qui souhaitent améliorer le volume ou la symétrie de leur sein « sain ». La demande est tout à fait légitime : après un parcours de soins éprouvant, vouloir retrouver une poitrine harmonieuse est une aspiration naturelle.

Mais en France, les recommandations officielles sont formelles sur ce point.

Ce que disent les autorités de santé

La Haute Autorité de Santé a publié deux rapports d’évaluation sur le lipofilling mammaire. Dans les deux cas, la même conclusion s’impose : l’injection de graisse dans le sein controlatéral — c’est-à-dire le sein opposé au côté opéré pour cancer — n’est pas recommandée dans le cadre d’une symétrisation au décours d’une chirurgie carcinologique mammaire, sauf dans le cadre strict d’un protocole de recherche clinique (HAS, 2015 ; HAS, 2020).

Cette position est également celle du référentiel Sénorif, le référentiel de sénologie commun à l’Institut Curie, à l’Institut Gustave Roussy et à l’AP-HP, qui fait autorité en France pour la prise en charge des cancers du sein (Sénorif, 2025).

Pourquoi cette contre-indication ?

Il est important de comprendre que cette restriction ne repose pas sur la preuve que le lipofilling provoquerait un cancer ou une récidive. À ce jour, aucune étude clinique n’a démontré que l’injection de graisse autologue favorise l’apparition d’un cancer du sein (HAS, 2015).

Elle repose sur un principe de précaution, fondé sur l’insuffisance de données scientifiques spécifiques à cette situation. Les études disponibles dans la littérature médicale internationale concernent le sein opéré pour cancer — reconstruction, correction de séquelles de radiothérapie —, et non le sein controlatéral sain à visée esthétique. Plusieurs études de bon niveau ont montré que le lipofilling ne semble pas augmenter le risque de récidive chez les patientes en reconstruction mammaire (Gale et al., 2015 ; De Decker et al., 2016 ; Sorotos et al., 2022). Néanmoins, il n’est pas possible de transposer directement ces résultats à une indication esthétique pour l’autre sein, indemne de cancer.

L’essai clinique GRATSEC, ouvert en France en 2010 pour tenter de répondre précisément à ces questions, a dû être interrompu en 2015 faute d’un nombre suffisant de patientes incluses — sans avoir pu apporter de réponse définitive (CNGOF, 2023).

Ce que cela change concrètement pour vous

Si vous avez un antécédent personnel de cancer du sein, je ne réalise pas de lipofilling à visée esthétique dans le sein controlatéral. Ce n’est pas une décision arbitraire : c’est la position officielle de la HAS, 2015, confirmée en 2020, et du Sénorif.

En revanche, si vous êtes dans une démarche de reconstruction mammaire et qu’une asymétrie importante vous affecte au quotidien, d’autres solutions chirurgicales sont possibles — notamment une plastie du sein controlatéral par réduction ou mastopexie.

Déroulement de l’intervention : étape par étape

L’augmentation mammaire par injection de graisse est une intervention minutieuse qui dure entre 2 heures et 3 heures. Elle se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie générale, en ambulatoire (vous entrez et sortez de la clinique le jour même).


Les consultations pré-opératoires se déroulent dans mon cabinet au 99 rue de Prony, 75017 Paris. L’intervention aura lieu à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine.

La consultation et le bilan pré-opératoire (Paris 17)

Avant toute intervention, au moins deux consultations au cabinet (Paris 17e) sont indispensables. Cette phase préparatoire permet de valider la faisabilité du projet :

  • Examen clinique : Évaluation de vos réserves graisseuses (ventre, hanches, cuisses), de la qualité de votre peau (notamment absence de ptôse – les seins ne sont pas tombants) et de vos objectifs en termes d’augmentation (1 bonnet maximum).
  • Bilan radiologique obligatoire : Une écho-mammographie de moins de 6 mois est obligatoire afin de s’assurer de l’absence de toute anomalie mammaire avant le transfert de graisse.
  • Consultation d’anesthésie : À réaliser au maximum 48 heures avant le passage au bloc opératoire.

Le prélèvement de la graisse par liposuccion

L’intervention débute par le prélèvement de votre graisse.

  • On procède à une liposuccion douce et conservatrice sur les zones donneuses préalablement définies en consultation.
  • On réalise cette lipoaspiration à l’aide de canules fines introduites par des incisions inférieures à 1 cm (qui laisseront des cicatrices quasi imperceptibles).
  • L’objectif est double : prélever la quantité d’adipocytes nécessaire à l’augmentation mammaire tout en sculptant votre silhouette.

La purification et l’injection dans la poitrine

La graisse prélevée ne peut pas être injectée en l’état. Elle doit d’abord subir un traitement rigoureux :

  • Purification : On traite la graisse soit par décantation, centrifugation ou filtration. Ces techniques sont équivalentes. L’objectif est de la séparer du sang, de l’huile et du liquide d’infiltration. On n’isole ainsi que les cellules graisseuses vivantes.
  • Injection (Lipomodelage) : Le transfert de graisse s’effectue à l’aide de micro-canules directement dans le tissu mammaire. On dépose la graisse en de multiples micro-trajets croisés (en « éventail »). On cherche ainsi à maximiser la surface de contact avec les vaisseaux sanguins, cela garantit la survie de la greffe.
  • Absence de cicatrice mammaire : L’injection ne nécessite aucune incision sur la poitrine elle-même. On réalise seulement de minuscules points d’entrée de la taille d’une aiguille afin de réinjecter la graisse.
Schéma explicatif du transfert de graisse, lipofilling ou lipomodelage

Le traitement de la graisse : un facteur clé pour éviter les complications

L’une des complications les plus redoutées du lipofilling mammaire est la formation de kystes huileux, visibles à l’échographie et pouvant inquiéter à tort lors d’un suivi mammographique.

Une étude publiée en 2025 dans Plastic and Reconstructive Surgery sur 116 patientes démontre qu’une purification rigoureuse de la graisse permet d’éliminer totalement cette complication. Dans cette étude, aucun kyste n’a été détecté à l’imagerie lors du suivi, et le volume de graisse survivant dans le sein atteignait 67 % (Ma N. et al., 2025). Dans ma pratique, le soin apporté à la préparation du tissu graisseux est aussi important que le geste d’injection lui-même. C’est ce qui conditionne la qualité et la durabilité du résultat.

Convalescence, cicatrices et résultats définitifs

Comprendre les suites opératoires est essentiel pour bien vivre son intervention. Si le lipofilling mammaire est une technique « naturelle », elle n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale qui nécessite un temps de récupération.

Douleur et temps de récupération après l’opération

Les suites d’un lipomodelage mammaire sont généralement bien tolérées, à condition de respecter scrupuleusement les consignes post-opératoires :

  • Des douleurs modérées : La poitrine elle-même est rarement douloureuse. L’inconfort se situe principalement au niveau des zones de prélèvement (liposuccion) avec des sensations comparables à de grosses courbatures. Ces zones présenteront par ailleurs des bleus (ecchymoses) et des gonflements (œdèmes) pendant quelques jours. Votre ordonnance de sortie comportera des antalgiques de palier 1 et 2.
  • Le repos nécessaire : Il faut prévoir un repos strict de 3 à 7 jours. S’agissant de chirurgie esthétique, il n’est pas possible de prescrire d’arrêt de travail. Vous devrez poser des congés. La pratique du télétravail est une option intéressante dans ce contexte.
  • Le vêtement de contention : Vous devrez poser une gaine compressive (panty) jour et nuit pendant 4 semaines, puis uniquement la journée pendant 2 semaines. Ce vêtement de contention permet de limiter les œdèmes et de favoriser la bonne rétraction de la peau au niveau des zones de liposuccion.
  • La reprise des activités : Vous pourrez prendre votre douche dès le lendemain. En revanche, le sport, le port de charges lourdes et la baignade (bain, piscine, mer) doivent être suspendus pendant un mois.
  • Bas de contention et anticoagulation préventive : il faudra porter des bas de contention et procéder à des injections de Lovenox par un(e) infirmier(e) pendant 2 semaines. Ces mesures visent à prévenir le risque thromboembolique (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire).

Résorption de la graisse : quand apprécier le volume final ?

Le volume observé à la sortie de la clinique n’est jamais le résultat définitif. C’est la particularité principale de l’autogreffe de graisse :

  • Le résultat définitif : Il faut patienter 6 mois pour juger du volume et de la forme finale. Passé ce délai, la graisse qui a survécu est vascularisée et restera toute la vie dans vos seins. Votre poitrine évoluera ensuite naturellement au gré de vos variations de poids.
  • La résorption naturelle (fonte graisseuse) : Dans les mois qui suivent l’opération, entre 40 % et 60 % de la graisse injectée va se résorber de façon physiologique.
  • Les limites de l’injection de graisse : Pour anticiper cette fonte graisseuse, on réalise toujours une légère surcorrection au bloc opératoire. Néanmoins, l’espace disponible dans les seins est limité, ce qui explique que le lipofilling ne permette qu’une augmentation modérée de volume. En outre, essayer d’outrepasser ces limites en injectant trop de graisse dans le sein expose au risque d’infection.

Peut-on faire plusieurs lipofilling mammaire ?

Oui, il est tout à fait possible de réaliser plusieurs séances de lipofilling mammaire. C’est même une démarche fréquente pour les patientes qui souhaitent une augmentation de volume plus importante (gagner deux bonnets ou plus) tout en conservant une méthode 100 % naturelle.

Étant donné qu’une seule séance ne permet de gagner qu’un bonnet maximum (en raison de la tension de la peau et du taux de résorption naturel), procéder par étapes est souvent la meilleure stratégie chirurgicale.

Voici les choses à savoir avant d’envisager une deuxième séance :

  • Un délai de 6 mois minimum : Il est impératif d’attendre que le résultat soit définitif après la première séance de lipofilling. À 6 mois, la graisse ayant survécu est définitivement vascularisée et l’œdème post-opératoire a complètement disparu. Il est alors possible d’envisager une seconde séance de lipofilling.
  • Des réserves graisseuses restantes : C’est la condition sine qua non. Pour une deuxième séance, il faut obligatoirement disposer d’un capital graisseux suffisant (sur de nouvelles zones donneuses ou sur les zones précédentes) afin de prélever la matière sans créer de séquelles esthétiques (creux, asymétries) sur votre silhouette.
  • Une meilleure prise de la graisse qu’on injecte : Lors d’une deuxième intervention, la peau et les tissus mammaires ont déjà été distendus et assouplis par la première greffe. Le « lit receveur » étant plus souple et richement vascularisé, les nouvelles cellules graisseuses ont souvent un meilleur taux de survie.

Les risques du lipofilling (cytostéatonécrose, asymétrie)

Toute chirurgie, même esthétique, comporte des risques :

  • La cytostéatonécrose (« kystes huileux », très fréquent) : Il s’agit de la formation de petits kystes bénins (des « boules dures » palpables). C’est simplement de la graisse qui n’a pas survécu à la greffe. Bien que bénins, ils nécessitent un suivi radiologique pour ne pas les confondre avec d’autres pathologies.
  • L’insuffisance de résultat ou l’asymétrie : La résorption de la graisse étant imprévisible, il arrive que le volume final soit inférieur aux attentes ou asymétrique. Une seconde séance de lipofilling peut être nécessaire après 6 mois.
  • Complications classiques de la liposuccion : Risque de phlébite (prévenu par la prescription d’anticoagulants et de bas de contention pendant 15 jours), hématome ou infection nécessitant parfois un drainage, et de rares irrégularités cutanées sur les zones donneuses.

Quels sont les facteurs qui influencent la prise de la graisse dans les seins ?

Le taux de survie des cellules graisseuses greffées (ce que l’on appelle la « prise de la greffe ») varie d’une patiente à l’autre. Il est habituellement compris entre 40 % et 60 %.

Pour survivre dans la poitrine, la graisse qu’on injecte a besoin d’être rapidement re-vascularisée par de nouveaux vaisseaux sanguins (un processus appelé néo-vascularisation, ou néo-angiogénèse). 

Facteurs favorisants la prise de la greffe
  • Technique chirurgicale (Le rôle du chirurgien) : C’est le facteur premier. Le chirurgien doit prélever la graisse à très basse pression pour ne pas détruire les cellules. Lors de la réinjection, on dépose la graisse en micro-gouttelettes (technique en éventail). Si on l’injecte en trop grosse quantité au même endroit, le centre de la greffe ne recevra pas d’oxygène et mourra (entraînant une cytostéatonécrose).
  • Tabagisme (L’ennemi numéro 1 de la greffe) : La nicotine est un puissant vasoconstricteur (elle rétrécit les vaisseaux sanguins) et diminue drastiquement l’oxygénation des tissus. Fumer compromet gravement la survie des adipocytes. Un arrêt strict du tabac (y compris la cigarette électronique) est obligatoire 1 mois avant et 1 mois après l’intervention.
  • Qualité du « lit receveur » (Vos tissus mammaires) : Plus la peau et les tissus de la poitrine sont souples et vascularisés, mieux la graisse « prendra ». C’est d’ailleurs pourquoi une deuxième séance de lipofilling affiche souvent un meilleur taux de prise, les tissus ayant été assouplis par la première intervention. Un antécédent de radiothérapie sur le sein réduit ainsi la prise de graisse.
  • Absence de pression sur la poitrine en post-opératoire : Les nouvelles cellules greffées sont extrêmement fragiles les premières semaines. Toute compression (dormir sur le ventre, porter un soutien-gorge armaturé ou trop serré) risque d’écraser la graisse et d’empêcher sa vascularisation.
  • Stabilité pondérale : Les cellules graisseuses survivantes réagiront exactement comme le reste de votre corps. Si vous entamez un régime strict et perdez 5 kilos après l’opération, vous perdrez également le volume gagné dans votre poitrine.
Prise du greffon dans le sein : ce que dit la science

Le lipofilling mammaire est aujourd’hui une technique validée par de nombreuses études à grande échelle. Une méta-analyse récente portant sur 47 études et plus de 4 400 patientes montre que le taux de prise graisseuse moyen est de 53 % par sein, avec une incidence de nécrose graisseuse de seulement 4,7 % (Giannas E. et al., 2026). Ces données confirment ce que j’observe en consultation : le résultat est naturel, durable, mais nécessite dans environ 12 % des cas une seconde séance pour atteindre le volume souhaité. Je l’intègre systématiquement dans mon plan de traitement dès le départ, afin d’éviter toute déception.

Prix et remboursement d’un lipofilling mammaire à Paris

Le coût d’une augmentation mammaire par injection de graisse varie selon que l’intervention relève d’une démarche purement esthétique ou bien réparatrice. Dans tous les cas, un devis personnalisé et détaillé vous sera remis à l’issue de votre première consultation.

Tarif d’un lipofilling à visée purement esthétique

La grande majorité des lipofillings mammaires sont considérés comme des actes de chirurgie esthétique. À ce titre, l’intervention ne fait l’objet d’aucun remboursement (ni par la Sécurité Sociale, ni par la mutuelle). Elle est par ailleurs assujettie à la TVA (20 %).

  • Prix de l’intervention : Le tarif d’un lipofilling mammaire esthétique est de 6 400 €.
  • Ce tarif est « tout compris » et inclut :
    • Les honoraires chirurgicaux et de l’aide opératoire.
    • Les honoraires du médecin anesthésiste qui va vous endormir.
    • Les frais de clinique (location du bloc opératoire et hospitalisation en chirurgie ambulatoire à la journée).
    • La TVA applicable de 20 % sur les actes de chirurgie esthétique.
    • Toutes les consultations post-opératoires de suivi.

Dans quels cas la Sécurité Sociale prend-elle en charge l’opération ?

Dans des cas très spécifiques, le lipomodelage peut relever de la chirurgie réparatrice. L’Assurance Maladie participe alors aux frais de clinique et exonère l’intervention de TVA.

  • Les conditions de prise en charge :
    • Une asymétrie mammaire majeure (qui nécessite d’être compensée dans le soutien-gorge).
    • Les malformations mammaires (principalement les seins tubéreux ou le syndrome de Poland).
    • La correction de séquelles d’un traitement conservateur après un cancer du sein.
  • Le tarif (Dépassement d’honoraires) : En cas de prise en charge, le tarif est de 4000 euros. Cette somme correspond aux dépassements d’honoraires (chirurgien et anesthésiste. Je ne pratique néanmoins pas de dépassement d’honoraires pour corriger les séquelles d’une tumorectomie après un cancer du sein.
  • Le rôle de la mutuelle : Contrairement à la chirurgie esthétique, ce dépassement d’honoraires peut être remboursé par votre mutuelle. Les remboursements sont en général modestes.

Lipofilling pour corriger une asymétrie mammaire ou des seins tubéreux

Si le lipofilling est largement plébiscité pour l’augmentation esthétique, il s’impose aujourd’hui aussi comme la technique de référence en chirurgie réparatrice pour traiter les malformations congénitales de la poitrine.

J’utilise le transfert de graisse autologue pour traiter deux pathologies fréquentes :

  • L’asymétrie mammaire majeure : Il est tout à fait normal d’avoir une légère différence entre les deux seins. Cependant, en cas d’asymétrie sévère (différence d’un bonnet ou plus), le lipofilling permet d’augmenter la taille du sein le plus petit pour harmoniser les volumes et retrouver une symétrie naturelle, sans toucher à l’autre sein.
  • Les seins tubéreux : Cette malformation se caractérise par une base d’implantation du sein trop étroite, un sillon sous-mammaire trop haut, et une glande mammaire projetée vers l’avant (aspect en « tube »). Lors de l’intervention, on va « casser » l’anneau de constriction (qui empêche le sein de se déployer) et injecter la graisse pour recréer la rondeur du pôle inférieur du sein. On peut combiner ce geste à la pose d’un implant mammaire si nécessaire.
Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible dans ces situations ?

Oui. Contrairement au lipofilling purement esthétique, la correction d’une asymétrie mammaire sévère ou des seins tubéreux est considérée comme un acte de chirurgie réparatrice.

À ce titre, l’intervention est prise en charge par la Sécurité Sociale, généralement sous le code CCAM QEEB152 (Autogreffe de tissus adipeux de 200 cm³ et plus au niveau du sein).Grâce à cette codification officielle, les frais de clinique sont couverts. Le reste à charge correspond aux dépassements d’honoraires, qui pourront être remboursés en partie par votre mutuelle santé, selon les garanties de votre contrat liées à ce code CCAM précis.

Point important, aucune entente préalable n’est nécessaire avec la CPAM pour bénéficier de cette prise en charge, contrairement à une pose d’implants mammaires.

FAQ : Les questions fréquentes sur l’injection de graisse mammaire

Peut-on allaiter après un lipofilling mammaire ?

Oui, l’allaitement reste tout à fait possible. Le lipofilling consiste à injecter la graisse dans le tissu sous-cutané et en arrière de la glande mammaire (muscle pectoral). La glande elle-même et les canaux galactophores ne sont pas altérés. Il est cependant recommandé d’attendre au moins 6 mois après la fin d’une grossesse ou d’un allaitement avant d’envisager cette intervention.

Le lipofilling mammaire empêche-t-il le dépistage du cancer du sein ?

Non, cela n’empêche pas le dépistage. L’injection de graisse peut entraîner l’apparition de petits kystes bénins (cytostéatonécrose) ou de micro-calcifications. Cependant, les radiologues spécialisés savent parfaitement différencier ces séquelles cicatricielles d’une lésion maligne. C’est pourquoi une écho-mammographie de référence datant de moins d’un an est obligatoirement réalisée avant l’opération.

Que se passe-t-il si je perds ou prends du poids après l’opération ?

Vos seins suivront vos variations de poids. Une fois les 6 premiers mois passés (période de résorption), les cellules graisseuses greffées sont définitivement intégrées et vascularisées. Elles se comporteront exactement comme la graisse du reste de votre corps : elles grossiront si vous prenez du poids, et fondront si vous en perdez. Un poids stable est donc recommandé.

Le lipofilling peut-il remonter des seins qui tombent ?

Non, l’injection de graisse ne corrige pas la ptôse mammaire. Le lipofilling apporte uniquement du volume. Si vos seins sont affaissés (suite à une grossesse, une perte de poids ou au vieillissement cutané), il sera impératif d’associer le lipofilling à un lifting mammaire (mastopexie) pour retirer l’excès de peau et remonter la glande.

Est-il possible de faire plusieurs séances de lipofilling pour plus de volume ?

Oui, une deuxième séance est possible. Si la première intervention a permis de gagner un bonnet mais que vous souhaitez plus de volume, une seconde session peut être programmée au minimum 6 mois après la première (le temps que le résultat initial soit définitif). La seule condition est de posséder encore suffisamment de réserves graisseuses à prélever.

Peut-on associer le lipofilling à la pose de prothèses mammaires ?

Oui, c’est ce que l’on appelle l’augmentation mammaire composite. Cette technique hybride est excellente pour les patientes minces. La prothèse apporte le volume désiré, tandis que la graisse injectée autour de l’implant permet de masquer ses contours, offrant un résultat visuel et un toucher beaucoup plus naturels.

Quand puis-je reprendre le travail et le sport après l’intervention ?

Prévoyez 3 à 7 jours pour le travail et 1 mois pour le sport. La récupération sociale est rapide : un travail de bureau peut être repris au bout de quelques jours. En revanche, toute activité sportive, le port de charges lourdes et les baignades (risques d’infection et tension sur les tissus) doivent être strictement évités pendant 4 semaines.

La graisse injectée peut-elle se déplacer dans une autre partie du corps ?

Non, c’est physiologiquement impossible. Une fois injectée en micro-gouttelettes dans la poitrine, la graisse est rapidement entourée par de nouveaux vaisseaux sanguins qui la maintiennent en place et la nourrissent. Les cellules qui survivent s’intègrent définitivement au tissu mammaire et ne peuvent en aucun cas « migrer » vers le ventre ou les hanches.

Références scientifiques

Lipofilling & risque de cancer du sein

  • Haute Autorité de Santé (HAS). Évaluation de la sécurité et des conditions de réalisation de l’autogreffe de tissu adipeux dans la chirurgie reconstructrice, réparatrice et esthétique du sein. Janvier 2015. Lien
  • Haute Autorité de Santé (HAS). Techniques autologues de reconstruction mammaire. Janvier 2020. Lien
  • Cottu P, Delaloge S, Gligorov J (coord.). Référentiel diagnostique et thérapeutique SEIN – SENORIF 2025–2026. Institut Curie / Gustave Roussy / AP-HP. Lien
  • Gale KL, Rakha EA, Ball G, et al. A case-controlled study of the oncologic safety of fat grafting. Plast Reconstr Surg. 2015. Lien DOI | Lien Pubmed
  • De Decker M, De Schrijver L, Thiessen F, et al. Breast cancer and fat grafting: efficacy, safety and complications — a systematic review. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol. 2016. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Sorotos M, Paolini G, D’Orsi G, et al. Oncologic outcome of 1000 postmastectomy breast reconstructions with fat transfer. Plast Reconstr Surg. 2022. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Commission de sénologie du CNGOF. Le lipomodelage du sein dans un contexte cancérologique : mise au point à partir d’une revue de littérature actualisée et des référentiels nationaux et internationaux. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie. 2023. Lien DOI | Lien Pubmed

Résultats du lipofilling mammaire

  • Giannas E et al. Fat survival following autologous fat transfer to the native breast: A systematic review and meta-analysis. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2026. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Ma N et al. Oil Cysts after Fat Grafting Breast Augmentation May Be Avoided. Plast Reconstr Surg. 2025. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Abbott EN et al. Modern Approaches to Aesthetic Breast Surgery. Ann Plast Surg. 2026. Lien DOI | Lien Pubmed

LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

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Lipofilling mammaire

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Réduction mammaire

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Lifting mammaire

Lifting mammaire (mastopexie)

Lifting mammaire avec implants

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Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.

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