Vous trouverez sur cette page des photos avant/après de reconstruction mammaire issues de ma pratique à l’Institut Curie.
Les cas présentés illustrent les trois principales situations rencontrées en reconstruction mammaire : la reconstruction après un cancer du sein (qu’elle soit immédiate ou secondaire), la chirurgie prophylactique chez les femmes présentant un risque élevé de cancer, et la reconstruction tertiaire, qui consiste à reprendre une reconstruction antérieure lorsque le résultat est insuffisant ou qu’elle pose problème, notamment après une radiothérapie.
En tant que chirurgien spécialisé en chirurgie mammaire à Paris, je vous explique également comment choisir entre les différentes techniques — DIEP, PAP ou reconstruction par prothèses. Il n’existe pas de technique supérieure aux autres dans l’absolu. Le choix va dépendre avant tout de votre anatomie, de vos traitements antérieurs et de vos attentes.
Résultats avant après reconstruction mammaire
- Toutes ces interventions se sont déroulées à l’Institut Curie, sans dépassement d’honoraires et sans aucun reste à charge — reconstruction après cancer comme chirurgie prophylactique.
- Aucune technique n’est meilleure que les autres : DIEP, PAP ou prothèses se choisissent selon votre situation et votre morphologie.
- La microchirurgie (DIEP, PAP) prédomine dans ces photos : c’est le cœur de ma pratique de reconstruction à l’Institut Curie.
- Chaque résultat est individuel : ces photos illustrent des parcours précis, elles ne constituent pas une promesse de résultat.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Institut Curie (Saint-Cloud).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
Quelle technique de reconstruction pour quelle situation ?
Le choix d’une technique de reconstruction mammaire repose avant tout sur une indication personnalisée. Il dépend notamment de votre morphologie, de la qualité de vos tissus, des traitements déjà reçus — en particulier une éventuelle radiothérapie — ainsi que de vos priorités concernant le résultat, les cicatrices et les suites opératoires.
Dans ma pratique à l’Institut Curie, j’utilise fréquemment les techniques de reconstruction autologue par microchirurgie, notamment les lambeaux DIEP et PAP, car je réalise principalement des reconstructions secondaires et tertiaires. Elles sont donc naturellement très représentées parmi les cas présentés sur cette page, sans pour autant constituer la meilleure option pour toutes les patientes.
La reconstruction par prothèse : surtout en chirurgie prophylactique
La reconstruction mammaire par prothèse est particulièrement adaptée à la chirurgie prophylactique, notamment chez les femmes jeunes, lorsque la peau est de bonne qualité et qu’aucune radiothérapie n’a été réalisée.
En présence d’une ptôse ou d’une hypertrophie mammaire, il est souvent préférable de procéder en deux temps. Une première intervention permet de réaliser un lifting ou une réduction mammaire. Puis, 4 à 6 mois plus tard, on réalise la mastectomie conservatrice de l’aréole avec une reconstruction immédiate par prothèses. C’est le parcours suivi pour les cas 3 et 7 présentés sur cette page.
À l’inverse, la reconstruction par prothèse est généralement moins adaptée à une reconstruction secondaire, c’est-à-dire lorsque la mastectomie a retiré toute l’enveloppe cutanée du sein et l’aréole sans reconstruction immédiate. Dans cette situation, il manque souvent de la peau pour recréer un sein, en particulier lorsque les tissus ont été fragilisés par une radiothérapie. Une reconstruction autologue, utilisant vos propres tissus — par exemple un lambeau DIEP — est alors souvent préférable.
Prothèses en reconstruction mammaire immédiate
On utilise souvent les implants comme solution temporaire dans le cadre d’une reconstruction mammaire immédiate « différée ». Cette stratégie peut être proposée lorsqu’une radiothérapie est prévue après la mastectomie, avant la reconstruction définitive.
La radiothérapie vise à détruire d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles au niveau de la paroi thoracique et des chaînes ganglionnaires. Elle peut cependant altérer la reconstruction. Après une reconstruction par prothèse, elle augmente notamment le risque de coque péri-prothétique, c’est-à-dire une rétraction de la capsule fibreuse autour de l’implant, pouvant déformer le sein et parfois provoquer des douleurs. Après une reconstruction par lambeau, elle peut favoriser l’apparition de cytostéatonécrose, avec un risque d’atrophie ou de déformation du lambeau.
Pour limiter ces conséquences, on peut mettre en place une prothèse d’attente lors de la mastectomie. Elle sert simplement à maintenir le volume du sein et à conserver sa peau pendant la radiothérapie, en attendant la reconstruction définitive.
Une fois que les tissus ont récupéré de la radiothérapie, on remplace cette prothèse temporaire par la reconstruction définitive. On peut alors la remplacer soit par un lambeau, par exemple un DIEP, soit par une nouvelle prothèse. On parle donc de reconstruction immédiate différée : on passe par une étape de reconstruction temporaire avant la reconstruction définitive, après la radiothérapie.
Le lambeau DIEP : la graisse du ventre, en microchirurgie
Le lambeau DIEP permet de reconstruire le sein à partir de la graisse du ventre, transférée par microchirurgie.
Il est également particulièrement indiqué en reconstruction tertiaire, lorsqu’il faut remplacer une prothèse mammaire mal tolérée — gênante, douloureuse, notamment après une radiothérapie — ou compliquée d’une coque péri-prothétique. C’est notamment le cas des cas 10, 12, 14 et 15 présentés sur cette page.
Le lambeau PAP : l’alternative avec la cuisse
Le lambeau PAP permet de reconstruire le sein à partir de la graisse située à la face interne de la cuisse, transférée également par microchirurgie.
Il constitue une alternative au DIEP lorsque celui-ci n’est pas réalisable ou n’est pas souhaitable, par exemple après une plastie abdominale ou en cas de projet de grossesse ultérieure. Cette technique est idéale lorsque le sein à reconstruire est de petite taille. C’est la technique utilisée pour les cas 6, 11 et 13 présentés sur cette page.
Photos avant après reconstruction mammaire
Les cas ci-dessous sont présentés en trois familles : la reconstruction après cancer du sein (cas 1 et 2), la chirurgie prophylactique chez des patientes porteuses d’une mutation génétique (cas 3 à 9), et la reconstruction tertiaire après une complication (cas 10 à 15). Toutes ces interventions ont été réalisées à l’Institut Curie, sans dépassement d’honoraires ni reste à charge, et toutes les photos « après » sont prises à 1 an.
À propos de ces photos avant après
Toutes les patientes présentées ont donné leur consentement à la publication de leurs photos avant l’intervention. Les images ne sont ni retouchées, ni filtrées. Elles illustrent des situations individuelles. Elles ne constituent en aucun cas une promesse de résultat, chaque poitrine étant différente.
Cas 1 : reconstruction secondaire par lambeau DIEP, des années après la mastectomie
Cette patiente avait subi plusieurs années auparavant une mastectomie sans reconstruction, laissant une cicatrice rétractile sur la paroi thoracique. Une reconstruction secondaire par lambeau DIEP a permis de recréer le volume et la forme du sein.
Dans un second temps, l’aréole a été reconstruite par greffe de peau totale complétée par une dermopigmentation, tandis que le mamelon a été recréé à l’aide d’un lambeau local. Une réduction mammaire à gauche a enfin permis d’améliorer la symétrie de la poitrine.
Résultat à 1 an.

Symétrisation du sein controlatéral et reconstruction de l’aréole.
Cas 2 : cancer du sein (CCIS étendu), mastectomie conservatrice de l’aréole et reconstruction immédiate par DIEP enfoui
Cette patiente présentait un carcinome canalaire in situ (CCIS) étendu du sein gauche. Un CCIS est un cancer qui reste confiné à l’intérieur des canaux du sein. Le volume de la tumeur, rapporté à celui du sein, ne permettait pas de conserver le sein. Nous avons donc décidé une mastectomie totale, en conservant l’aréole.
Dans ce cas, la radiothérapie n’est pas nécessaire. Nous avons donc pu reconstruire le sein immédiatement, dans le même temps opératoire. Pour cela, nous avons enfoui un lambeau DIEP sous la peau du sein.
Vous remarquerez une cicatrice près de l’épaule gauche, dans le sillon delto-pectoral. Pour assurer le retour veineux du lambeau, j’ai réalisé une anastomose veineuse supplémentaire : j’ai reconnecté la veine céphalique du bras à la veine superficielle du lambeau. Cette situation reste très rare dans ma pratique, moins d’un cas sur 20.
Résultat à 1 an.

Cancer du sein gauche, sans radiothérapie.
La cicatrice près de l’épaule correspond à une anastomose veineuse supplémentaire.
Résultat à 1 an.
Cas 3 : chirurgie prophylactique en deux temps — réduction mammaire puis mastectomie et double DIEP
Porteuse d’une mutation du gène BRCA, cette patiente souhaitait bénéficier d’une chirurgie prophylactique afin de réduire le risque de cancer du sein. Elle présentait également une hypertrophie mammaire associée à une ptôse sévère. Réaliser d’emblée la mastectomie sans réduire préalablement le volume mammaire aurait exposé à un risque plus élevé de complications, notamment de nécrose cutanée ou de l’aréole, ainsi qu’à un résultat esthétique moins satisfaisant, avec un excès de peau susceptible de se rétracter secondairement.
La prise en charge a été réalisée en deux temps. D’abord nous avons effectué une réduction mammaire. Puis quelques mois après, nous avons réalisé la double mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles avec reconstruction immédiate par double lambeau DIEP.

Une réduction mammaire a été effectuée avant la mastectomie.
Cas 4 : double DIEP prophylactique, avec augmentation du volume
Également porteuse d’une mutation BRCA, cette patiente nous a consultés après une réduction mammaire dont le résultat ne la satisfaisait pas pleinement, notamment en raison d’un volume jugé insuffisant.
La double mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles, associée à une reconstruction immédiate par double lambeau DIEP, a permis, conformément à son souhait, de reconstruire des seins plus volumineux.

Dans ce cas, on en a profité pour faire une augmentation mammaire (naturelle donc, par les lambeaux DIEP).
Cas 5 : double mastectomie prophylactique et double DIEP
Porteuse d’une mutation BRCA, cette patiente avait perdu beaucoup de poids après une sleeve gastrectomie, puis bénéficié d’un lifting mammaire dont le résultat ne la satisfaisait pas pleinement. Le segment III — c’est-à-dire la distance entre l’aréole et le sillon sous-mammaire — restait trop long, donnant au sein une forme insuffisamment équilibrée.
Lors de la double mastectomie prophylactique avec reconstruction immédiate par double lambeau DIEP, un excès de peau a été retiré dans la partie inférieure de chaque sein. Cela a permis de raccourcir le segment III, d’améliorer la forme des seins et de mieux centrer les aréoles.

Dans ce cas, la patiente avait bénéficié d’un lifting mammaire plusieurs années auparavant (d’où les cicatrices sur les seins).
Cas 6 : double mastectomie prophylactique et lambeaux PAP, chez une patiente mince
Porteuse d’une mutation PALB2, cette patiente était très mince et ne disposait pas de suffisamment de tissu abdominal pour réaliser un double DIEP.
La double mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles a donc été associée à une reconstruction immédiate par double lambeau PAP, prélevé à la face interne des cuisses. Ce cas illustre le rôle du PAP comme alternative au DIEP lorsque le ventre ne fournit pas assez de tissu.

Dans ce cas, on a réalisé une double mastectomie conservatrice de l’aréole avec une reconstruction dans le même pas double lambeau PAP.
Les lambeaux sont enfouis sous la peau du sein qui a été préservée.
Cas 7 : chirurgie prophylactique en deux temps — réduction puis mastectomie avec reconstruction par prothèses
Porteuse d’une mutation BRCA, cette patiente présentait une hypertrophie mammaire avec ptôse. Par ailleurs, un antécédent de chirurgie abdominale ne permettait pas de réaliser un DIEP. Une reconstruction par prothèses a donc été décidée en accord avec ce que cette patiente souhaitait.
La prise en charge s’est déroulée en deux temps. D’abord, nous avons effectué une réduction mammaire. Puis, dans un second temps, nous avons réalisé une double mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles, associée à une reconstruction immédiate par prothèses en position pré-pectorale (devant le muscle). Un lipofilling secondaire a été réalisé quelques mois après. Le lipofilling consiste à injecter votre propre graisse autour de l’implant. L’objectif est d’adoucir les contours de la prothèse, d’améliorer le galbe du sein et de rendre le résultat plus naturel.

Une réduction mammaire a été effectuée avant la mastectomie.
Cas 8 : mastectomie prophylactique pour mutation BRCA et reconstruction par prothèses
Patiente jeune et porteuse d’une mutation BRCA, elle présentait un profil particulièrement adapté à une reconstruction par prothèses.
Une mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles a été réalisée, associée dans le même temps à une reconstruction immédiate par prothèses en position pré-pectorale (préservation du muscle pectoral). Là encore, un lipofilling secondaire a permis d’affiner le résultat en injectant de la graisse entre la prothèse et la peau de mastectomie, afin d’améliorer le galbe et de mieux camoufler les contours de l’implant.

Cas 9 : chirurgie prophylactique pour mutation PALB2 et reconstruction par prothèses
Les mutations génétiques à haut risque ne concernent pas uniquement les gènes BRCA. Cette patiente, jeune, était porteuse d’une mutation du gène PALB2.
La prise en charge a reposé sur une mastectomie prophylactique avec conservation des aréoles, associée à une reconstruction immédiate par prothèses en position pré-pectorale. Un lipofilling a ensuite permis d’optimiser le résultat.

Cas 10 : coque après radiothérapie — reconstruction tertiaire par DIEP
Après une mastectomie conservatrice de l’aréole pour cancer, suivie d’une reconstruction immédiate par prothèse puis d’une radiothérapie, cette patiente a développé une coque péri-prothétique droite. La peau, rouge et fragilisée sur sa face interne, était menacée, avec un risque d’exposition de l’implant.
La reconstruction tertiaire par lambeau DIEP a consisté à retirer la prothèse et la totalité de la coque (capsulectomie totale), puis à remplacer l’implant par un lambeau constitué de graisse abdominale bien vascularisée. L’apport de tissus sains et vascularisés permet alors de redonner de la souplesse à la peau irradiée et d’améliorer définitivement la qualité de la reconstruction.

La peau rouge en interne signe que la prothèse est prête à s’exposer.

On a remplacé la prothèse mammaire et la coque par un lambeau de DIEP (graisse du ventre).
Qu’est-ce que la reconstruction mammaire tertiaire ?
La reconstruction mammaire tertiaire s’adresse aux patientes qui ont déjà bénéficié d’une reconstruction mammaire, mais dont le résultat est devenu insatisfaisant, inconfortable ou douloureux avec le temps.
Cela survient principalement après une reconstruction par prothèse, en particulier lorsqu’une coque péri-prothétique se développe ou lorsque l’implant est mal toléré.
Dans ce contexte, il est possible de remplacer la prothèse par une reconstruction autologue par lambeau. Avec un lambeau DIEP, par exemple, la graisse abdominale est transférée par microchirurgie afin de remplacer l’implant et de recréer un sein avec un tissu vivant, souple et bien vascularisé.
Cas 11 : coque après radiothérapie — reconstruction tertiaire par PAP
Situation comparable du côté gauche : après une mastectomie, une reconstruction par prothèse puis une radiothérapie, cette patiente a développé une coque péri-prothétique. La peau du sein était alors complètement rétractée sur la coque.
Après une capsulectomie totale, la prothèse a été remplacée par un lambeau PAP, prélevé à la face interne de la cuisse. L’apport d’un tissu vivant et bien vascularisé permet alors d’améliorer la qualité des tissus irradiés et de redonner de la souplesse à la peau.


On a remplacé la prothèse mammaire et la coque par un lambeau de PAP (graisse de la cuisse).
Cas 12 : coque après radiothérapie — reconstruction tertiaire par DIEP
Ce cas est superposable au cas 10 : coque péri-prothétique en terrain irradié, avec menace cutanée. Retrait de la prothèse, capsulectomie totale, et reconstruction par lambeau DIEP bien vascularisé.


La prothèse mammaire a été remplacée par un lambeau DIEP (tissus du ventre).
Cas 13 : double reconstruction tertiaire par double lambeau PAP
Après une mastectomie conservatrice de l’aréole à gauche pour cancer du sein et une mastectomie prophylactique à droite en raison d’une mutation du gène BRCA, cette patiente a développé une coque péri-prothétique à gauche. Elle était également gênée par sa prothèse droite et souhaitait retirer ses implants.
Nous avons donc fait le choix de retirer les deux prothèses et de les remplacer par une reconstruction utilisant ses propres tissus. La patiente étant mince et ne disposant pas de suffisamment de tissu abdominal pour un double DIEP, notre choix s’est porté sur une reconstruction par double lambeau PAP, prélevé à la face interne des cuisses.
L’apport de tissus sains, souples et bien vascularisés a permis de redonner de la souplesse à la poitrine et de supprimer la gêne qu’elle ressentait au quotidien.

Gêne à droite et à gauche.

Les deux prothèses ont été remplacées par des lambeaux PAP (cuisses).
Cas 14 : coque péri-prothétique droite — reconstruction tertiaire par DIEP
Cette patiente présentait une coque péri-prothétique droite après une mastectomie avec reconstruction par prothèse et radiothérapie. Le sein était dur, remonté et déformé sous l’effet de la rétraction de la capsule entourant l’implant.
Comme dans les cas 10 et 12, j’ai retiré la prothèse ainsi que la totalité de la capsule (capsulectomie totale), puis reconstruit le sein avec un lambeau DIEP, à partir des propres tissus de l’abdomen. Une symétrisation du sein gauche a été réalisée dans le même temps afin d’harmoniser le résultat.
Cette intervention permet ainsi de remplacer un implant mal toléré par des tissus naturels, souples et bien vascularisés, pour restaurer l’anatomie du sein.


La prothèse et la coque ont été remplacées par un lambeau DIEP (tissus du ventre).
Cas 15 : coque après radiothérapie — reconstruction tertiaire par DIEP
Cette patiente avait eu une mastectomie avec conservation de l’aréole, reconstruite immédiatement par prothèse, puis une radiothérapie. Comme souvent en terrain irradié, une coque péri-prothétique est survenue quelques mois après la radiothérapie. Le sein reconstruit a progressivement durci et la peau s’est rétractée sur la prothèse entraînant une déformation.
J’ai retiré la prothèse ainsi que l’ensemble de la capsule, puis reconstruit le sein à l’aide d’un lambeau DIEP, entièrement enfoui sous l’enveloppe cutanée du sein. Cette reconstruction a ainsi permis au sein de retrouver sa forme, avec un redéploiement de la peau et un repositionnement de l’aréole.
Ces six derniers cas illustrent pourquoi les lambeaux DIEP et PAP constituent mes techniques de choix en reconstruction mammaire tertiaire, notamment lorsqu’il faut remplacer une reconstruction par prothèse insatisfaisante.


La prothèse et la coque ont été remplacées par un lambeau DIEP placé sous la peau du sein conservée.
Comment bien regarder ces photos avant après ?
- Identifiez d’abord votre situation : reconstruction après cancer (cas 1-2), chirurgie prophylactique (cas 3-9) ou reprise d’une reconstruction qui pose problème (cas 10-13) — les techniques et les enjeux ne sont pas les mêmes.
- Regardez la peau et les aréoles autant que le volume : la souplesse retrouvée après une coque, une aréole reconstruite ou conservée, sont au cœur du résultat.
- Gardez en tête qu’une reconstruction est un parcours : plusieurs cas comportent un second temps (aréole, lipofilling) — le résultat se construit par étapes.
Une prise en charge à 100 %, sans reste à charge
Toutes les interventions de reconstruction mammaire après cancer et la chirurgie prophylactique du cancer du sein se déroulent à l’Institut Curie, sans dépassement d’honoraires et sans aucun reste à charge. Les conditions de cette prise en charge à 100 % sont détaillées sur la page consacrée au remboursement de la reconstruction mammaire.
Et pour votre parcours de reconstruction ?
La consultation peut avoir lieu directement à l’Institut Curie, dans le cadre de votre parcours de soins, ou à mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris.
L’analyse de votre dossier, de votre morphologie, de vos antécédents et de vos attentes permet de définir avec vous la stratégie la plus adaptée. En reconstruction mammaire, le choix de la technique doit s’adapter à votre situation.
Foire aux questions (FAQ) sur les photos avant après reconstruction mammaire
Où ces reconstructions mammaires ont-elles été réalisées ?
Toutes à l’Institut Curie, sur le site de Saint-Cloud, sans dépassement d’honoraires et sans aucun reste à charge — qu’il s’agisse de reconstruction après cancer ou de chirurgie prophylactique.
Quelle est la meilleure technique de reconstruction mammaire ?
Il n’y en a pas. Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients, et certaines ne sont pas adaptées à toutes les situations ni à toutes les morphologies. Le choix se fait en consultation, selon votre parcours, votre peau, une éventuelle radiothérapie et votre silhouette.
Qu’est-ce qu’un lambeau DIEP ?
C’est une reconstruction du sein avec votre propre graisse du ventre, transférée par microchirurgie. Le DIEP est particulièrement adapté à la reconstruction secondaire et à la reconstruction tertiaire — par exemple pour remplacer une prothèse mal tolérée ou compliquée d’une coque, surtout après radiothérapie.
Qu’est-ce qu’un lambeau PAP ?
C’est une reconstruction avec la graisse de la face interne de la cuisse. Le PAP est une alternative au DIEP en reconstruction immédiate lorsque le DIEP n’est pas réalisable — antécédent de plastie abdominale, souhait de grossesses ultérieures — et que le sein est de petite taille.
Peut-on reconstruire par prothèse après une radiothérapie ?
C’est peu adapté : en terrain irradié, et lorsque la mastectomie a emporté la peau et l’aréole, la peau manque et tolère mal les implants. Les cas 10 à 15 de cette page montrent d’ailleurs des prothèses mal tolérées, le plus souvent après radiothérapie, remplacées par un lambeau DIEP ou PAP. La prothèse trouve en revanche toute sa place en chirurgie prophylactique, chez une femme jeune, à la peau de bonne qualité, non irradiée.
La chirurgie prophylactique est-elle prise en charge ?
Oui. Chez les femmes à haut risque — porteuses d’une mutation BRCA ou PALB2 notamment —, la mastectomie prophylactique et sa reconstruction sont prises en charge à 100 %, sans dépassement d’honoraires ni reste à charge à l’Institut Curie.
Aurai-je le même résultat que sur ces photos ?
Non, chaque résultat est individuel : il dépend de votre situation — cancer, prévention, reprise —, de votre peau, d’une éventuelle radiothérapie et de votre morphologie. La consultation permet de définir la technique et le parcours adaptés à votre cas.
LES INTERVENTIONS DE RECONSTRUCTION MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.









