CORRECTION APRÈS AUGMENTATION MAMMAIRE RATÉE
Une augmentation mammaire ratée n’est pas une situation désespérée : il existe toujours des solutions.
L’essentiel est d’identifier clairement l’origine de l’échec.
Après une augmentation mammaire, la déception par rapport à la taille ou au contraire un résultat peu naturel sont des causes fréquentes de regret.
La reprise chirurgicale pourra associer selon les cas : changement d’implants, remodelage de la loge de l’implant, mastopexie, lipofilling mammaire complémentaire.
Il est important de ne pas se précipiter et d’avoir des attentes réalistes car les possibilités d’amélioration sont parfois plus limitées qu’on ne le pense.
La correction d’une augmentation mammaire ratée est une intervention exigeante qui nécessite une expertise spécifique en chirurgie mammaire.

Tout savoir sur les corrections possibles après une augmentation mammaire ratée
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Augmentation mammaire ratée : que faire ?
Une augmentation mammaire perçue comme « ratée » n’est pas une fatalité. Des solutions existent. Néanmoins, cette situation reste difficile à vivre et impose une expertise spécifique en chirurgie mammaire. En effet, la reprise chirurgicale se révèle souvent plus complexe que l’intervention initiale.
Plusieurs causes peuvent expliquer un résultat jugé insatisfaisant. Il peut s’agir d’un volume d’implant inadapté, trop important ou au contraire insuffisant, d’une forme de sein qui ne correspond pas aux attentes, d’un décolleté excessivement écarté, de plis visibles (« rippling »), d’une asymétrie persistante, d’un double sillon sous-mammaire ou d’une poitrine trop tombante. Dans d’autres situations, le problème est lié à une complication avec l’implant, comme une coque, une malposition ou une rupture.
Il est essentiel de rappeler qu’il ne faut pas juger le résultat d’une augmentation mammaire trop précocement. Après l’opération, la poitrine évolue pendant plusieurs mois avant d’atteindre sa forme définitive. En l’absence de complication avérée, il convient donc d’éviter toute décision hâtive. Une reprise trop précoce expose à un résultat esthétique insatisfaisant.
La correction d’une augmentation mammaire insatisfaisante relève de la chirurgie mammaire secondaire, parfois appelée chirurgie de rattrapage. Cette chirurgie est plus exigeante que l’intervention initiale. Les tissus ont déjà été opérés et la peau peut avoir été fragilisée par la première chirurgie.
La stratégie chirurgicale dépendra de la situation rencontrée. Elle peut associer un changement ou un retrait de prothèses, un remodelage de la loge de l’implant, une mastopexie ou, dans certains cas, un lipofilling mammaire en complément.
En pratique, il faut considérer cette reprise comme un nouveau projet chirurgical à part entière, et non comme une simple retouche.
Quelles sont les causes d’augmentation mammaire ratée ?
Il s’agit le plus souvent d’une inadéquation entre la technique choisie, votre morphologie et les caractéristiques de votre poitrine.
Mauvais choix d’implant
Une cause fréquente d’insatisfaction réside dans un choix d’implant inadapté. Des prothèses trop volumineuses peuvent donner un aspect artificiel, entraîner une distension excessive de la peau, en particulier sous l’aréole, et favoriser, à terme, un affaissement secondaire avec apparition d’une ptôse mammaire. À l’inverse, un volume insuffisant peut conduire à une déception liée à un résultat jugé trop discret. Le choix des implants doit donc toujours être cohérent avec votre silhouette et en adéquation avec vos attentes.
Mauvais positionnement de l’implant
Le positionnement des implants constitue une autre cause majeure d’échec. Il peut s’agir d’un choix inadapté entre la position devant ou derrière le muscle pour l’implant, ou encore d’une loge d’implant trop large ou mal centrée dans le sein. Chez les patientes minces, ou lorsque le pôle supérieur du sein est peu rempli, notamment après une grossesse ou une perte de poids importante, il est souvent préférable de placer les implants derrière le muscle, selon la technique dite « dual plane ». Cette approche permet de mieux masquer le bord supérieur de l’implant et d’éviter que ses contours ne soient visibles dans le décolleté.
Par ailleurs, une loge trop large peut conduire à des seins trop écartés, ou au contraire trop rapprochés avec une véritable synmastie, ainsi qu’à des implants positionnés trop bas, ou à une asymétrie mammaire importante. Elle peut également favoriser un déplacement secondaire des prothèses, souvent très gênant au quotidien.
La loge de l’implant correspond à l’espace qu’on crée pour l’implant dans le sein. Cette loge doit être parfaitement adaptée à la taille de l’implant, ni trop large, ni trop étroite.
Qualité de la peau
La qualité des tissus (de la peau et de la glande mammaire) joue également un rôle déterminant. Une peau fine, peu élastique ou fragilisée par des grossesses ou des variations de poids, notamment en présence de vergetures, expose davantage au rippling (vagues visibles sur la peau), à une ptôse secondaire ou à une tenue imparfaite du résultat dans le temps, même lorsque la technique initiale était bonne. Dans ces situations, il est essentiel d’éviter le choix d’implants trop volumineux.
Ptôse mammaire préexistante
L’existence d’une ptôse mammaire, c’est-à-dire d’un relâchement de la poitrine, doit toujours être pris en compte avant une augmentation mammaire. Elle survient fréquemment après une grossesse ou un amaigrissement. La technique doit alors être adaptée, car la simple mise en place d’implants ne suffit pas. Il est nécessaire d’associer un geste de mastopexie (lifting mammaire).
Le nombre et le type de cicatrices dépendront de l’importance de la ptôse : cicatrice autour de l’aréole seule, cicatrice verticale supplémentaire ou, dans les cas plus sévères, ajout d’une cicatrice dans le sillon sous-mammaire. Ne pas corriger une ptôse expose à un résultat décevant, avec des aréoles trop basses et mal centrées par rapport aux implants.
Malformation mammaire préexistante
Dans certains cas, une malformation mammaire a pu être méconnue ou insuffisamment prise en charge. C’est notamment le cas des seins tubéreux, une malformation fréquente. La technique d’augmentation mammaire doit impérativement être adaptée à cette situation. Elle nécessite de réaliser une plastie aréolaire pour réduire le diamètre des aréoles, ainsi qu’un remodelage glandulaire avec section de l’anneau fibreux responsable de la déformation. Si cette malformation n’est pas identifiée avant l’intervention, un double sillon sous-mammaire peut apparaître en post-opératoire, avec un rendu particulièrement inesthétique.
Survenue d’une complication précoce
Enfin, une complication précoce a pu survenir après l’augmentation mammaire. Une infection de prothèse, bien que rare, est une complication redoutable qui peut conduire au retrait des implants. De même, la survenue d’un hématome post-opératoire augmente le risque de coque péri-prothétique, en raison de l’inflammation et de la fibrose secondaire qu’il induit.
Quel délai avant de réopérer après une augmentation mammaire ratée ?
Il ne faut jamais réopérer dans la précipitation après une augmentation mammaire qu’on estime ratée. En effet, en dehors des situations urgentes, on recommande d’attendre au moins six à douze mois après l’intervention initiale avant d’envisager une reprise chirurgicale.
Ce délai est essentiel. Il faut en effet attendre que la poitrine ait son aspect définitif après l’opération : résorption de l’œdème, assouplissement de la peau, stabilisation de la position des implants et maturation des cicatrices. Il faut savoir qu’un résultat insatisfaisant à trois ou quatre mois peut évoluer favorablement avec le temps. C’est notamment le cas lorsque les prothèses paraissent trop hautes après l’intervention. Après une augmentation mammaire, les implants descendent presque toujours légèrement sous l’effet du relâchement des tissus.
Cependant, certaines situations peuvent exiger une reprise plus précoce. C’est le cas lorsqu’une complication survient, comme une infection, une rupture précoce de prothèse, une malposition majeure particulièrement gênante ou une coque précoce très inflammatoire. Ces situations restent heureusement exceptionnelles.
Un bilan d’imagerie est obligatoire avant toute reprise chirurgicale.
Augmentation mammaire ratée : quelles solutions ?
Si le résultat de votre augmentation mammaire n’est pas à la hauteur de vos attentes, sachez que des solutions existent, à condition d’analyser précisément la cause de l’échec. La reprise chirurgicale, qu’on appelle aussi chirurgie de rattrapage, s’avère souvent plus exigeante que l’intervention initiale. Pour cette raison, une expertise spécifique en chirurgie mammaire est indispensable.
La première étape consiste à identifier l’origine du problème. Elle peut être liée au choix de l’implant, volume ou forme inadaptés, à son positionnement par rapport au muscle pectoral, avec un implant trop visible ou l’apparition de vaguelettes sous la peau (« rippling »), ou encore à une loge prothétique inappropriée, responsable d’une malposition de l’implant, d’un double sillon, de prothèses trop basses, de seins trop rapprochés ou au contraire trop écartés.
Dans d’autres situations, il peut s’agir d’une véritable complication post-opératoire, comme une coque ou une rupture d’implant, et qui nécessite un traitement spécifique.
Changement de prothèses mammaires
Lorsque le problème est lié à un volume ou à une forme d’implant inadaptés, le changement de prothèses est la solution. Il est alors possible d’opter pour des implants de taille, de projection ou de forme différentes, mieux adaptés à votre morphologie et à vos attentes. On pourra également, selon les situations, décider de repositionner les implants devant ou derrière le muscle pectoral.
De même, lorsque un implant est rompu, il faudra le remplacer sans urgence. On remplace généralement les deux implants dans ce cas.
Reprise de la loge prothétique
En cas de malposition des implants, de seins trop écartés ou au contraire trop rapprochés avec synmastie, d’implants trop bas ou se déplaçant de façon anormale dans le sein, la correction repose sur un remodelage de la loge de l’implant. L’objectif est de repositionner les implants au centre du sein et de recréer une loge sur mesure, parfaitement adaptée à l’implant, pour limiter tout déplacement secondaire.
Mastopexie ou lifting mammaire
Si la ptôse mammaire n’a pas été suffisamment corrigée lors de la première intervention, ou lorsqu’elle est apparue secondairement, une mastopexie est nécessaire. Ce geste consiste à retirer l’excès cutané afin de bien retendre la peau du sein, de repositionner l’aréole et de redonner une plus jolie forme à la poitrine. La mastopexie peut être réalisée seule ou associée à un changement de prothèses, selon la situation.
Lipofilling mammaire
On pourra parfois proposer un lipofilling mammaire en complément. Ces injections de graisse permettent de corriger certaines irrégularités telles que le « rippling » (les vaguelettes sous la peau), de camoufler les contours de la prothèse, notamment au niveau du pôle supérieur ou à la partie externe du sein, ou d’apporter un peu plus de volume lorsque cela est nécessaire.
Traitement d’une coque
Le geste chirurgical exige le retrait de la capsule pathologique (capsulectomie totale), associé au changement ou au retrait de la prothèse mammaire. Si l’on choisit de remettre un implant, le risque de récidive de la coque ne doit pas être négligé.
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice
Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.
Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.
Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine








