Retrait de prothèses mammaires : déroulement, prix et alternatives (explantation)

Le retrait de prothèses mammaires est une intervention chirurgicale indiquée pour des raisons médicales ou parfois par choix personnel. En tant que chirurgien plasticien spécialiste de la chirurgie mammaire à Paris, j’ai conçu ce guide complet pour répondre à toutes vos interrogations sur l’ablation d’implants mammaires. Voici les points essentiels à connaître.

Points clés sur le retrait de prothèses mammaires

  • Indications : Coque, rupture d’implant, syndrome ASIA, dégradation du résultat esthétique, souhait d’un retour au naturel.
  • Durée de l’intervention : 1h à 1h30.
  • Ambulatoire.
  • Cicatrices : On réutilise les cicatrices de la première intervention (sauf si lifting mammaire associé).
  • Convalescence : Reprise des activités quotidiennes dès le lendemain. Drainage 2 à 5 jours. Reprise du travail 2 à 5 jours. Reprise du sport après 4 à 6 semaines.
  • Interventions associées possibles : Pour éviter l’effet « sein vidé » ou affaissé, le retrait peut être combiné à un lifting mammaire (mastopexie) et/ou à un lipofilling (injection de votre propre graisse).
  • Prise en charge Sécurité Sociale : En cas de rupture d’un implant en silicone ou de coque douloureuse, et soumise à une entente préalable.
  • Tarif : 4500 euros (en l’absence de prise en charge).

Informations pratiques sur le retrait d’implants à Paris

Ablation de prothèses mammaires (explantation)

Le retrait de prothèses mammaires, qu’on appelle également explantation de prothèses (ou plus simplement dépose de prothèses), peut être motivé par des raisons médicales, esthétiques ou personnelles.

On peut combiner le retrait d’implants mammaires à un lifting mammaire (pour éviter que les seins ne tombent) et/ou à un lipofilling mammaire (afin de remplir les seins et de limiter la perte de volume mammaire).

L’ablation de prothèses mammaires peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, en cas de rupture d’implant en silicone ou de coque douloureuse, et après entente préalable.

A l’exception du cas où l’on associe un lifting mammaire, on utilise les mêmes cicatrices pour retirer les prothèses, donc on ne rajoute pas de cicatrices supplémentaires sur le sein.

L’alternative au retrait d’implants est le changement de prothèses mammaires.

Photo d'illustration retrait de prothèses mammaires
Photo avant après retrait de prothèses mammaires simple vue de face, aucun autre geste associé, Dr Samuel Struk, Paris
Photo avant après retrait de prothèses mammaires simple vue de 3/4 gauche, aucun autre geste associé, Dr Samuel Struk, Paris


Pourquoi retirer ses implants mammaires ?


Après une augmentation mammaire, plusieurs raisons peuvent pousser une femme à choisir de retirer ses prothèses mammaires. Certaines sont médicales, et l’explantation peut même constituer une urgence. Il peut aussi s’agir de raisons purement esthétiques ou d’un choix personnel.

Raisons médicales

Après la pose de prothèses mammaires, plusieurs complications peuvent conduire au retrait des prothèses. Ces complications peuvent survenir parfois plusieurs années après la pose des implants.

Coque

La plus fréquente est la coque (rétraction capsulaire) : il s’agit d’une réaction cicatricielle anormale autour de l’implant. Le sein devient dur, il se déforme puis des douleurs peuvent apparaître. Une coque survient habituellement plusieurs mois à plusieurs années après la pose des implants. Ce type de complication impose une intervention chirurgicale pour retirer la coque (capsulectomie totale) avec ou sans remplacement des implants.

Rupture

Le retrait peut également être nécessaire en cas de rupture d’implant. Une prothèse mammaire rompue entraîne une déformation du sein. La fuite de silicone en dehors de la prothèse (rare) peut entraîner une inflammation locale et la formation de siliconomes (granulomes inflammatoires). La rupture d’implant survient le plus souvent plusieurs années après la pose. Elle peut être liée à l’usure naturelle des implants ou à un choc direct. Il est possible de remplacer les implants rompus ou bien de simplement les retirer.

Infection

Une infection peut aussi imposer une explantation rapide. L’infection de prothèse survient généralement au cours du premier mois post-opératoire. Il s’agit donc d’une complication précoce. La survenue d’une infection justifie d’une intervention urgente afin de retirer les implants. Il faudra attendre plusieurs mois avant d’envisager à nouveau la pose d’implants mammaires.

Malposition, rotation

Dans certains cas, un déplacement ou une malposition de l’implant entraîne une asymétrie ou une gêne esthétique, ce qui conduit à envisager une reprise chirurgicale. La rotation des implants anatomiques est assez fréquente. Il est possible de remplacer les implants (en y associant un geste de réfection de la loge prothétique) ou bien simplement de les retirer définitivement.

Maladie des implants mammaires (syndrome ASIA)

Depuis quelques années, un nombre croissant de femmes rapportent l’apparition de symptômes inexpliqués suite à la pose de prothèses mammaires. Ce syndrome, connu sous le nom de Maladie des Implants Mammaires ou syndrome ASIA (Autoimmune/Inflammatory Syndrome Induced by Adjuvants), doit être pris au sérieux et peut conduire à l’ablation des implants.

Lymphome associé aux implants mammaires

Enfin, de façon heureusement exceptionnelle, la survenue d’un lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) justifie l’ablation des implants avec capsulectomie totale.

Raisons esthétiques

Ce qui paraissait naturel au départ peut sembler moins harmonieux après plusieurs années, notamment en raison du vieillissement naturel du sein, de grossesses successives ou de variations de poids.

Une ptôse mammaire (affaissement de la poitrine) peut ainsi modifier l’aspect initialement satisfaisant. Dans ces situations, le retrait est parfois associé à un lifting mammaire ou à un lipofilling mammaire pour remodeler la poitrine.

Raisons personnelles

Enfin, certaines femmes choisissent de retirer leurs implants pour des raisons autres que médicales ou esthétiques.

Il peut s’agir d’un choix personnel, lié à l’évolution de leur image corporelle ou de leurs attentes. Certaines souhaitent retrouver une poitrine plus naturelle, plus en accord avec leur mode de vie actuel.

D’autres préfèrent retirer leurs implants avant ou après une grossesse et un allaitement. Pour certaines, la volonté de ne plus porter de corps étranger est une raison suffisante pour envisager une explantation.


Qu’est-ce que la Maladie des Implants Mammaires (Breast Implant Illness – BII, syndrome ASIA) ?

Depuis quelques années, un nombre croissant de femmes rapportent l’apparition de symptômes inexpliqués suite à la pose de prothèses mammaires. Ce syndrome, connu sous le nom de maladie des implants mammaires (Breast Implant illness en anglais, BII) ou syndrome ASIA (Autoimmune/Inflammatory Syndrome Induced by Adjuvants), est un sujet pris très au sérieux par la communauté scientifique.

Si vous ressentez une altération inexpliquée de votre état de santé général depuis votre augmentation mammaire, il s’agit peut-être d’un syndrome ASIA.

Qu’est-ce que la maladie des implants mammaires (syndrome ASIA) ?

La maladie des implants mammaires (syndrome ASIA) n’est pas une maladie classique avec un test de diagnostic unique. Il s’agit d’un syndrome, c’est à dire d’un ensemble de symptômes rapportés par des patientes porteuses de prothèses mammaires.

Ces symptômes peuvent apparaître quelques mois après l’opération ou parfois des années plus tard. Le syndrome ASIA peut survenir que les implants soient remplis de gel de silicone ou de sérum physiologique (l’enveloppe extérieure de l’implant étant toujours composée de silicone).

Quels sont les symptômes de la maladie des implants mammaires (syndrome ASIA) ?

La maladie des implants mammaires se manifeste par un ensemble de symptômes systémiques (qui touchent tout le corps), non spécifiques, et le diagnostic est un diagnostic d’exclusion.

La liste des manifestations associées à la maladie des implants mammaires est longue et varie considérablement d’une patiente à l’autre. Toutefois, une revue de la littérature récente (Alabdulkarim et al.,2024) souligne que la fatigue chronique et les douleurs articulaires (arthralgies) comptent parmi les symptômes les plus couramment rapportés.

Voici par ailleurs les signes qu’on observe le plus fréquemment :

  • Symptômes généraux : fatigue chronique intense (asthénie).
  • Symptômes articulaires et musculaires : douleurs articulaires (arthralgies) et faiblesse musculaire (myalgies).
  • Symptômes cognitifs : brouillard mental, difficultés de concentration et perte de mémoire.
  • Autres signes cliniques : Éruptions cutanées, chute de cheveux, sécheresse oculaire ou troubles du sommeil.

Le syndrome ASIA constitue un diagnostic d’élimination, signifiant que cette piste n’est retenue qu’après l’exclusion formelle de toute autre maladie systémique par des examens cliniques et biologiques ciblés. Le diagnostic ne repose jamais sur le seul avis d’un chirurgien plasticien. Au préalable, vous devrez consulter un rhumatologue ou un médecin interniste afin d’écarter toute autre pathologie susceptible d’expliquer les mêmes symptômes.

Quelles sont les causes de la maladie des implants mammaires (syndrome ASIA) ?

Bien que le mécanisme exact soit encore à l’étude, la communauté scientifique s’accorde sur le fait que la maladie des implants mammaires est intimement liée à la réaction de l’organisme face à un corps étranger. Comme le précise une méta-analyse récente (Ferreira et al., 2025), plusieurs étiologies (causes) sérieuses sont aujourd’hui explorées :

  1. Réponse immunitaire et inflammatoire : le système immunitaire réagirait de manière excessive aux particules de silicone ou aux traces de métaux lourds contenus dans l’implant. Cela déclencherait un état d’inflammation chronique, s’apparentant à une réaction auto-immune.
  2. Colonisation microbienne (biofilm) : des bactéries peuvent se développer à la surface de l’implant et être à l’origine d’une infection à bas bruit. Elles créent un « biofilm » invisible qui stimulerait continuellement et de manière anormale le système immunitaire local et général.

Comment se déroule le diagnostic ?

À l’heure actuelle, il n’existe pas de prise de sang ou d’examen d’imagerie capable de confirmer avec certitude une maladie des implants mammaires.

C’est pourquoi la maladie des implants mammaires est toujours un diagnostic d’exclusion. Votre médecin généraliste, rhumatologue ou interniste devra d’abord écarter d’autres pathologies (comme des maladies auto-immunes avérées telles que le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde, des troubles de la thyroïde ou la préménopause) avant de pouvoir attribuer vos symptômes à vos implants. Une fois les autres pathologies écartées, vous pourrez consulter un chirurgien plasticien afin de discuter de l’ablation des implants.

Traitement : ablation des implants et capsulectomie

Si une maladie des implants mammaires est fortement suspectée et que vos symptômes altèrent votre qualité de vie, le traitement de référence est chirurgical et repose sur l’explantation (le retrait définitif des prothèses).

Pour maximiser les chances de guérison, on préconise de réaliser également une capsulectomie totale (souvent réalisée « en bloc »). On ne se contente donc pas de retirer l’implant, on enlève également la capsule de tissu cicatriciel que votre corps a formée autour de lui. Ce geste est important car la capsule peut retenir du silicone microscopique, des cellules hautement inflammatoires ou un biofilm bactérien.

Que dit la littérature médicale ?

Une vaste méta-analyse parue fin 2025 (Ferreira S et al., 2025), regroupant plus de 6 000 femmes, a démontré que 81,9 % des patientes rapportent une amélioration significative de leurs symptômes après l’explantation. Les bénéfices les plus marqués concernent la fatigue (58,3 %), les douleurs articulaires (51 %) et les douleurs musculaires (44 %).

Une étude de cohorte néerlandaise de 2025 (Lieffering AS et al., 2025) a prouvé que la probabilité pour une patiente de souffrir de trois symptômes systémiques ou plus (et de consulter un médecin pour ces motifs) chute de plus de 70% (Odds Ratio de 0.26) dans l’année qui suit le retrait de ses implants mammaires. Néanmoins, si une amélioration est observée, cette étude rapporte que les symptômes ne disparaissent pas complètement pour autant.

Un suivi de cohorte publié en 2023 (Serena TJ et al., 2023) a montré que l’explantation avec capsulectomie totale permettait d’éliminer en moyenne 2.8 symptômes majeurs par patiente, réduisant le score de sévérité de la maladie de près de moitié. Les auteurs concluent que la maladie des implants mammaires est une « véritable entité clinique » dont les symptômes sont considérablement réduits par la chirurgie.

Au total, l’ensemble de ces études récentes montre que le retrait des prothèses mammaires associé à une capsulectomie améliore nettement les symptômes. En revanche, cette amélioration ne signifie pas leur disparition complète chez toutes les patientes.

Lors de votre consultation, le Dr Struk prendra le temps d’écouter votre parcours médical et de vous exposer avec transparence les bénéfices attendus d’une explantation dans votre situation spécifique.


Faut-il retirer ses implants en polyuréthane ?

Il est tout à fait naturel de ressentir de l’inquiétude si vous portez des implants recouverts de polyuréthane ou macro-texturés. L’écho médiatique autour de leur interdiction sur le marché français a généré beaucoup de confusion et de craintes légitimes chez les patientes concernées.

Cependant, il n’y a aucune urgence ni obligation de retirer vos prothèses de manière préventive. Si vous ne ressentez aucune douleur, que vos seins sont souples et que vos examens de contrôle sont normaux, vous pouvez garder vos implants en toute sérénité.

La position ferme des autorités sanitaires françaises (ANSM)

En avril 2019, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a décidé, par mesure de précaution maximale, de retirer du marché français les implants mammaires macrotexturés et ceux à enveloppe en polyuréthane, suite à l’observation d’un risque rare de développer un Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules Associé aux Implants Mammaires (LAGC-AIM).

Toutefois, la recommandation de l’ANSM pour les patientes porteuses d’implants en polyuréthane est sans équivoque :

  • Aucune explantation préventive n’est recommandée en l’absence de signes cliniques.
  • La balance bénéfice/risque est défavorable à la chirurgie : le risque de développer cette pathologie est infime, tandis que les risques inhérents à une nouvelle anesthésie générale et intervention (hématome, infection, troubles de la cicatrisation, mauvais résultat esthétique) sont bien réels.
  • Une surveillance clinique annuelle classique reste la norme.

Ce que disent les études scientifiques récentes

La littérature médicale internationale soutient massivement l’approche prudente de l’ANSM. Le retrait d’un implant sain et parfaitement toléré par votre organisme est médicalement injustifié. Les études cliniques démontrent que la mousse de polyuréthane possède un profil de sécurité solide à long terme.

Les mécanismes d’adhésion tissulaire du polyuréthane diffèrent de ceux de la texturation en silicone classique. Le Professeur Moustapha Hamdi a souligné dès 2019 qu’il n’existait aucune preuve clinique définitive justifiant d’assimiler directement ces implants au même niveau de risque que les macrotexturés, et encore moins d’imposer un retrait préventif (Hamdi M, 2019).

Par ailleurs, une méta-analyse très exhaustive publiée en 2024 est venue re-contextualiser le risque réel de LAGC-AIM. Les chercheurs y confirment que l’incidence globale de cette pathologie reste rarissime par rapport au nombre total de patientes porteuses d’implants mammaires dans le monde, soutenant l’idée qu’une surveillance régulière est largement préférable à des chirurgies préventives inutiles (Elameen AM et al., 2024).

Enfin, une revue systématique parue en 2025 réaffirme même la pertinence clinique de ces implants. Les auteurs y concluent que les implants recouverts de polyuréthane demeurent une option viable avec un excellent profil de sécurité à long terme, notamment grâce à leur capacité inégalée à réduire le risque de contracture capsulaire (Siliprandi M et al., 2025).

Quand faut-il réellement consulter ?

Bien que le retrait préventif ne soit pas indiqué par la science, il est indispensable de rester à l’écoute de votre corps. Prenez rendez-vous avec votre chirurgien de manière anticipée si vous observez l’un de ces symptômes :

  • Un gonflement soudain et inexpliqué d’un sein (qui peut indiquer un épanchement de liquide, qu’on appelle sérome tardif).
  • Une douleur persistante ou d’apparition récente.
  • Une déformation visible, une asymétrie nouvelle ou l’apparition d’une masse palpable.
  • Une modification anormale de l’aspect ou de la couleur de la peau au niveau du sein.

En résumé, si vous vous sentez bien et que vos examens sont normaux, la meilleure approche est la surveillance. Votre corps tolère bien vos implants, il n’y a donc aucune raison médicale de lui imposer le traumatisme d’une nouvelle intervention chirurgicale.


Quels sont les résultats après le retrait d’implants mammaires ?

Après le retrait d’implants mammaires, les seins retrouvent un aspect plus naturel, la poitrine redevient plus légère et plus confortable, sans la présence de corps étrangers. Cette sensation de retour à une silhouette authentique est souvent vécue de manière très positive.

Dans une étude parue dans Aesthetic Plastic Surgery, Benito-Ruiz rapportait qu’après un retrait d’implants réalisé sans geste complémentaire, ni lifting mammaire, ni lipofilling mammaire, 57,14 % des femmes se déclaraient satisfaites du résultat esthétique, tandis que 42,86 % se disaient très satisfaites. Par ailleurs, seules 17,8 % envisageaient une retouche secondaire après le retrait des prothèses (Benito-Ruiz J, 2025). Dans notre pratique à Paris, nous observons des résultats comparables, à condition que l’indication chirurgicale soit correcte et que le résultat attendu après le retrait des implants soit expliqué avec précision lors de la consultation.

En effet, il faut savoir qu’après plusieurs années avec des prothèses, la poitrine pourra présenter une ptôse mammaire (affaissement des seins) ou donner l’impression d’être un peu vidée après le retrait des implants, surtout si le volume des implants était important.

Heureusement, des solutions existent pour améliorer le résultat. Ces solutions peuvent être envisagées d’emblée, en même temps que le retrait des implants, ou bien dans un second temps, si le résultat n’est pas satisfaisant.


Je souhaite retirer mes implants, quelles sont les possibilités pour limiter les conséquences sur ma poitrine ?


Comme le rappellent Pompei et al., dans Journal of Plastic and Reconstructive Surgery, quatre approches peuvent être envisagées si vous souhaitez retirer vos implants mammaires (Pompei et al, 2023). Chacune d’elles donne d’excellents résultats si la technique est adaptée à votre poitrine et à vos attentes : retrait simple sans autre geste associé, retrait avec mastopexie, retrait avec lipofilling mammaire, ou retrait avec mastopexie et lipofilling mammaire.

Néanmoins, avant d’envisager un retrait pur et simple des prothèses, il est essentiel de discuter d’abord du remplacement des implants.

C’est pourquoi le temps consacré à la consultation est déterminant. Il permettra d’analyser précisément vos attentes et l’aspect de votre poitrine afin de vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre situation.

Remplacer mes prothèses mammaires

L’alternative au retrait est le remplacement par de nouvelles prothèses mammaires. Cette solution permet d’améliorer le résultat esthétique et/ou d’adapter le résultat à de nouvelles attentes. Le choix peut porter sur une forme différente (implants ronds ou anatomiques) ou sur une taille différente, qu’il s’agisse d’augmenter ou de diminuer le volume de la poitrine.

Dans certains cas, le changement de prothèses peut être associé à un lifting mammaire pour améliorer la forme du sein. Selon le degré de ptôse, il peut s’agir d’un lifting péri-aréolaire (“round block”) avec une cicatrice autour de l’aréole, ou d’un lifting mammaire complet avec trois cicatrices (autour de l’aréole, verticale et horizontale dans le sillon sous-mammaire). Combiner changement de prothèses mammaires et lifting mammaire permet d’obtenir une poitrine plus harmonieuse, à la fois en termes de volume et de galbe.

Retrait simple d’implants mammaires

Il est également possible de ne pas remplacer ses prothèses mammaires. Après le retrait des implants, la poitrine retrouve alors son volume initial. Cependant, il faut savoir qu’après plusieurs années avec des implants, les tissus peuvent être distendus et la peau relâchée. Le sein peut paraître plus vide et présenter une ptôse mammaire (affaissement) plus ou moins importante.

Malgré cela, beaucoup de femmes préfèrent assumer cet aspect plus naturel, avec une poitrine plus légère, sans corps étranger, comme nous l’avons vu plus haut.

Photo avant après retrait de prothèses mammaires vue de face, Dr Samuel Struk, Paris
Retrait de prothèses mammaires, vue de face.
Aucun geste n’a été associé, ni lifting mammaire, ni lipofilling mammaire.
Photo avant après retrait de prothèses mammaires vue de profil, Dr Samuel Struk, Paris
Retrait de prothèses mammaires, vue de profil.
Aucun geste n’a été associé, ni lifting mammaire, ni lipofilling mammaire.

Combiner retrait des implants et lifting mammaire

Lorsque la poitrine tombe après le retrait des implants, un lifting mammaire (mastopexie) peut être judicieux. Le lifting des seins permet de retendre la peau, de remonter l’aréole et de redonner un galbe plus harmonieux.

Le lifting mammaire peut être réalisé avec une cicatrice unique autour de l’aréole (lifting péri-aréolaire) si la ptôse est légère, ou avec trois cicatrices (autour de l’aréole, verticale et dans le sillon sous-mammaire) si l’affaissement est plus marqué. Le choix de la technique dépend du degré de ptôse anticipé après le retrait des prothèses.

Il est possible d’effectuer le lifting mammaire soit en même temps que le retrait des implants, soit dans un second temps. Si vous hésitez à associer ces deux gestes, il est raisonnable de retirer d’abord les implants, puis de décider secondairement de réaliser un lifting mammaire si les seins apparaissent trop tombants et que cela vous gêne. Il est toutefois nécessaire d’attendre six à douze mois afin de laisser aux seins le temps de se stabiliser après le retrait des implants.

Opter pour un lipofilling mammaire

Le lipofilling mammaire (injection de graisse dans les seins) est une alternative naturelle. On prélève la graisse par liposuccion sur d’autres régions du corps (ventre, cuisses, hanches), puis on la réinjecte dans la poitrine.

Pour que cette solution soit envisageable, il faut que les réserves de graisse soient suffisantes. Cette solution est impossible chez une femme mince. De plus, un seul lipofilling ne suffit pas toujours : plusieurs séances sont parfois nécessaires pour obtenir un volume satisfaisant et durable.

Attention, l’injection de graisse dans les seins ne permet pas de corriger une ptôse mammaire importante après le retrait des implants. Si on anticipe que le retrait des implants entraînera un affaissement important de la poitrine, il est alors possible de combiner lifting mammaire et lipofilling mammaire.

Comme pour le lifting mammaire, il est tout à fait possible de réaliser un lipofilling mammaire dans un second temps, si l’aspect des seins n’est pas satisfaisant après le retrait des implants. Dans ce cas, il faudra attendre six à douze mois après le retrait des prothèses avant d’injecter de la graisse dans la poitrine.

Combiner retrait des implants mammaires, mastopexie et lipofilling mammaire (« auto-augmentation »)

Associer le retrait des implants, un lifting mammaire et des injections de graisse (intervention parfois appelée « auto-augmentation ») peut offrir un haut niveau de satisfaction comme l’ont montré Papadopoulos et al. dans Aesthetic Surgery Journal (Papadopoulos et al., 2021). Cette option s’adresse aux femmes qui souhaitent retirer leurs implants tout en conservant un galbe proche de leur poitrine actuelle.

Dans ce contexte, le lifting mammaire corrige l’affaissement consécutif au retrait des implants. Parallèlement, les injections de graisse compensent en partie la perte de volume.

Mangialardi et al., dans Aesthetic Plastic Surgery, ont récemment évalué les résultats de cette intervention. Les auteurs montrent qu’il est possible de combiner retrait des implants, mastopexie et injections de graisse avec de très bons résultats, à condition de disposer de réserves graisseuses suffisantes. Dans cette étude prospective portant sur 14 patientes, la perte de volume se limitait en moyenne à une taille de bonnet en combinant ces gestes (Mangialardi et al., 2022).

Par ailleurs, il reste toujours possible d’envisager une seconde séance de lipofilling mammaire quelques mois plus tard si le volume obtenu ne vous semble pas suffisant.

Cette intervention peut être réalisée en toute sécurité, y compris à un âge avancé. Graft et al. rapportent, dans une série de 26 patientes opérées d’un retrait d’implants associé à une mastopexie et à un lipofilling, l’absence de complication majeure. L’âge moyen des patientes était de 59 ans. Dans notre expérience, nous observons des résultats comparables, à condition de bien cibler les indications (Graft et al., 2019).

En consultation, nous évaluerons donc avant tout votre état de santé général. L’âge, en lui-même, ne constitue pas un obstacle mais d’éventuelles pathologies associées devront être prises en compte.


Comparatif : quelle technique choisir pour l’ablation de vos prothèses mammaires ?

Il est tout à fait normal de redouter l’aspect de sa poitrine après une ablation d’implants.

Voici un tableau comparatif pour vous aider à comprendre les indications, les avantages et les limites de chaque approche :

Technique d’ExplantationAvantagesInconvénients (Risques & Suites)Indication Idéale
1. Retrait Simple (Explantation isolée)• Intervention courte et moins coûteuse.
• Récupération rapide.
• Pas de nouvelles cicatrices.
• Risque d’aspect « sein vidé ».
• Ne corrige pas l’affaissement.
• Perte de volume importante et immédiate.
• Patiente avec une excellente élasticité cutanée.
• Volume de glande mammaire naturelle suffisant.
• Absence de ptôse mammaire.
• Implants pas trop volumineux.
2. Retrait + Lifting (Explantation avec Mastopexie)• Corrige l’affaissement du sein.
• Redonne un galbe naturel et harmonieux.
• Nouvelles cicatrices visibles (souvent « T inversé »).
• Volume final petit (celui de la glande uniquement).
• Patiente présentant déjà une ptôse mammaire importante.
• Implants mammaires volumineux.
• Patiente acceptant la réduction du volume mammaire en post-opératoire.
3. Retrait + Lipofilling (Transfert de graisse autologue)• Restaure un volume naturel.
• Double bénéfice esthétique (liposuccion).
• Résorption partielle de la graisse injectée (40 à 50%).
• Gain de volume limité (1 bonnet maximum par séance).
• Nécessite des réserves de graisse suffisantes.
• Patiente souhaitant compenser la perte de volume sans corps étranger.
• Absence de ptôse mammaire sévère.
• Réserves de graisse suffisantes.
4. Retrait + Lifting + Lipofilling• Résultat esthétique complet (correction de la ptôse et de la perte de volume).
• Poitrine rajeunie, naturelle et sans implants.
• Intervention plus longue (plus de 3h) et coûteuse.
• Suites opératoires plus lourdes.
• Patiente souhaitant corriger simultanément la ptôse mammaire et la perte de volume consécutives au retrait des implants.
• Attentes esthétiques élevées et réserves de graisse adéquates.


En quoi consiste un retrait simple d’implants mammaires ?

Le retrait d’implants mammaires est une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale. Elle se pratique le plus souvent en ambulatoire. Cela signifie que vous pourrez rentrer chez vous le jour même.

On réutilise la même cicatrice que celle de l’augmentation mammaire, qui se situe le plus souvent dans le sillon sous-mammaire ou autour de l’aréole. Il n’y a donc pas de nouvelle cicatrice. Dans certains cas, un drain est mis en place afin d’éviter la formation d’un sérome (qu’on appelle aussi lymphocèle et qui correspond à une accumulation de lymphe dans le sein). On retire habituellement le drain au cours de la première semaine. Le fait d’avoir un drain ne limite pas les activités de la vie quotidienne.

Les suites opératoires sont simples : les soins infirmiers sont le plus souvent inutile, et vous pourrez prendre votre douche chaque jour à l’eau et au savon. Par ailleurs, on recommande d’éviter toute activité sportive pendant environ un mois. Enfin, on préconise le port d’un vêtement de contention (type brassière de sport) pendant 1 mois.

Si l’intervention bénéficie d’une prise en charge par la Sécurité Sociale (par exemple en cas de coque, rupture ou infection), un arrêt de travail de quelques jours peut être prescrit pour favoriser la récupération.

Est-ce que l’ablation de prothèses mammaires est douloureuse ?

Le retrait de prothèses mammaires est beaucoup moins douloureux que la pose initiale. En outre, la douleur est ressentie différemment d’une patiente à l’autre. 

Généralement, les douleurs durent entre 3 et 5 jours après l’intervention. 

Le respect strict des consignes post-opératoires permet de limiter grandement le ressenti de ces douleurs :

  • On prescrit des antalgiques de palier 1 (Paracétamol) et de palier 2 (Acupan, Tramadol). On recommande de les prendre en systématique les premiers jours, sans attendre que la douleur ne s’installe. 
  • On préconise par ailleurs un repos strict pendant 2 à 5 jours. 
  • Enfin, il faudra porter un vêtement de contention jour et nuit pour limiter le risque de sérome (collection de liquide dans le sein).

Le retrait des drains n’est pas particulièrement douloureux contrairement à une crainte fréquente.

Quelle est la durée de la convalescence après un retrait de prothèses mammaires ?

Après le retrait de prothèses mammaires, la convalescence est rapide, de l’ordre de 2 à 5 jours.

En cas de drainage, on retire habituellement les drains au cours de la première semaine.

Vous pourrez reprendre les activités de la vie quotidienne dès le lendemain. Vous pourrez également vous doucher dès le lendemain sans les pansements (avec les drains).

Le sport pourra être repris à la fin du premier mois post-opératoire.

Il n’est possible de prescrire un arrêt de travail de courte durée qu’en cas de prise en charge par la Sécurité Sociale (après entente préalable).


Quels sont les risques du retrait de prothèses mammaires ?

Comme toute intervention chirurgicale, le retrait de prothèses mammaires comporte certains risques, même s’ils restent rares lorsque l’opération est réalisée par un chirurgien plasticien qualifié.

Le premier risque est l’infection, qui peut survenir dans les jours qui suivent l’intervention et nécessite parfois une reprise chirurgicale. Un hématome (accumulation de sang) peut également se former au cours des premiers heures. La survenue d’un hématome impose souvent de ré-opérer. Ces complications sont heureusement rares.

Sur le plan esthétique, le retrait des prothèses entraîne parfois une ptôse mammaire (affaissement des seins) ou un aspect de seins vidés, surtout après de longues années avec des implants volumineux. Dans ces situations, il est possible de réaliser dans un second temps un lifting mammaire ou un lipofilling mammaire, afin d’améliorer le résultat.

Y-a-t’il des examens à faire avant l’ablation de prothèses mammaires ?

Une écho-mammographie (ou une IRM en cas de doute de rupture de prothèse ou de coque) devra être réalisée et dater de moins d’un an avant d’envisager le retrait d’implants mammaires.

Cet examen sera prescrit en consultation et pourra être réalisé dans le centre de radiologie de votre choix.


Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible ?

Le retrait d’implants mammaires ne bénéficie pas automatiquement d’une charge par la Sécurité Sociale.

Néanmoins, une prise en charge est possible, sous réserve d’une entente préalable, car cet acte possède bien un code dans la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) de l’Assurance Maladie :

  • code CCAM QEGA002 avec le libellé « Ablation bilatérale d’implant prothétique mammaire, sans capsulectomie »,
  • ou bien code CCAM QEGA004 avec le libellé « Ablation bilatérale d’implant prothétique mammaire, avec capsulectomie »,
  • selon que l’on réalise ou non une capsulectomie totale (retirer toute la capsule, par exemple en cas de coque ou de LAGC-AI).

La couverture par l’Assurance Maladie est réservée à certaines situations médicales précises :

  • en cas de rupture d’implant, confirmée par une imagerie (IRM mammaire),
  • en cas de lymphome avéré (situation exceptionnelle),
  • éventuellement en cas de coque douloureuse, confirmée par l’imagerie (IRM mammaire).

Dans ces situations, une demande d’entente préalable auprès de la Sécurité Sociale est obligatoire. Le médecin conseil examine le dossier, accompagné de photographies médicales, avant de donner son accord.

Si vous décidez de réaliser l’intervention en privé, des dépassements d’honoraires peuvent s’ajouter aux tarifs de remboursement fixés par la CCAM. Un remboursement partiel est possible et dépendra du contrat avec votre mutuelle. 


Quel est le prix du retrait d’implants mammaires ?

Le prix d’un retrait de prothèses mammaires dépendra d’abord de la possibilité d’une prise en charge par la Sécurité Sociale.

En cas de prise en charge par la Sécurité Sociale (rupture de prothèse, coque douloureuse après accord préalable de la Sécurité Sociale), le coût s’élève à 2 800 euros. Ce montant correspond essentiellement aux dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, qui ne sont jamais couverts par l’Assurance Maladie. La mutuelle pourra rembourser une partie de ce montant.

En l’absence de prise en charge par la Sécurité Sociale, le coût est de 4 500 euros. Ce tarif comprend plusieurs postes de dépenses : la TVA à 20 %, qui s’applique en France sur tous les actes de chirurgie esthétique, le coût d’une journée d’hospitalisation en chirurgie ambulatoire, ainsi que la location du bloc opératoire. La mutuelle ne rembourse jamais les actes d’esthétique.

Dans tous les cas, un devis personnalisé et détaillé vous sera remis en consultation.


FAQ – Questions-réponses sur le retrait de prothèses mammaires

Quand faut-il envisager le retrait de ses prothèses mammaires ?

L’explantation mammaire est une intervention qui répond à des besoins médicaux ou esthétiques personnels. On l’envisage généralement dans les cas suivants :

  • Raisons personnelles : Désir de retour au naturel, inconfort physique, ou modification de la silhouette (grossesse, variation de poids) ayant altéré le résultat initial.
  • Raisons médicales : Rupture prothétique, contracture capsulaire (coque), rotation de l’implant, sérome persistant, infection ou suspicion de syndrome ASIA (maladie des implants mammaires, Breast Implant Illness).
  • Recommandations de l’ANSM : Un suivi annuel est impératif. Si le remplacement n’est pas systématique à 10 ans, l’intégrité des implants doit être vérifiée par imagerie à cette échéance.
  • Cas particulier du LAGC-AIM : Pour les implants macro-texturés ou polyuréthane, l’ANSM ne préconise pas de retrait préventif en l’absence de symptômes, mais une vigilance accrue est de mise.

Retrait simple, capsulectomie partielle/totale ou “en bloc” : quelles différences ?

Le choix de la technique chirurgicale dépend de l’état de la capsule péri-prothétique (la membrane cicatricielle formée par le corps autour de l’implant) :

  • Retrait simple : On retire uniquement la prothèse. La capsule est conservée si elle est fine et saine.
  • Capsulectomie partielle ou totale : Ablation de tout ou partie de la membrane. Elle est indispensable en cas de coque ou de calcification.
  • Explantation « En Bloc » : Technique de pointe consistant à retirer l’implant et la capsule d’un seul tenant, sans ouvrir cette dernière. C’est le protocole de référence en cas de syndrome ASIA ou de pathologie maligne (lymphome associé aux implants).

Comment seront mes seins après le retrait des prothèses (vont-ils tomber) ?

L’aspect des seins en post-opératoire va dépendre de trois facteurs : le volume initial de la prothèse, la qualité de votre peau (élasticité) et votre capital glandulaire.

  • Rétraction cutanée : Dans certains cas, la peau se retend naturellement en quelques mois.
  • Risque de seins « vides » ou tombants : Si la peau a été trop distendue par l’implant (ptôse mammaire), une chirurgie correctrice peut être nécessaire pour redonner une forme plus esthétique au sein.

Faut-il prévoir un lifting mammaire ou un lipofilling mammaire ?

Pour optimiser le résultat esthétique après le retrait, plusieurs options de chirurgie combinée existent :

  1. Explantation + Mastopexie (Lifting) : Pour remonter l’aréole et supprimer l’excédent de peau.
  2. Explantation + Lipofilling : Injection de votre propre graisse pour restaurer un volume naturel sans corps étranger.
  3. Approche combinée : Retrait, lifting et lipofilling pour une corriger à la fois ptôse et le manque de volume.

Le résultat définitif est apprécié entre 3 et 6 mois après l’intervention, une fois l’œdème résorbé.

Quelle est la durée de la convalescence après une explantation ?

Le retrait de prothèses est généralement moins douloureux qu’une pose. Voici les délais moyens constatés dans notre pratique à Paris :

  • Reprise du travail : 2 à 5 jours selon votre activité professionnelle.
  • Activités sportives : Reprise progressive après 4 à 6 semaines.
  • Soins post-opératoires : Port d’une brassière de contention (6 semaines), drainage possible pendant 2 à 5 jours, et suivi hebdomadaire le premier mois.

Quel est le prix d’un retrait de prothèses mammaires à Paris ?

Le tarif d’une ablation d’implants mammaires dépend de la complexité du geste (retrait simple ou capsulectomie « en bloc ») et des éventuelles corrections associées (lifting, lipofilling) :

  • Tarif avec prise en charge (CPAM) : 2 800 € (honoraires chirurgien et anesthésiste).
  • Tarif esthétique (sans prise en charge) : 4 500 € (incluant frais de clinique, bloc opératoire et honoraires).

Le retrait des implants mammaires est-il pris en charge par la Sécurité Sociale ?

La prise en charge par l’Assurance Maladie n’est pas systématique :

  • Non remboursé : Si le retrait est motivé par un choix purement esthétique ou pour le confort personnel.
  • Remboursement possible : En cas de complication médicale avérée (rupture confirmée, coque douloureuse, infection) ou si les implants ont été posés dans le cadre d’une reconstruction mammaire après cancer.
  • Une demande d’entente préalable est indispensable pour valider la prise en charge par la Sécurité Sociale.


Références scientifiques

Maladie des Implants Mammaires

  • Alabdulkarim A, Albalawi IAS, Al Qurashi AA, Halawani IR, Nassar JY, Asaad AH, Alhenaki GA, Al Dwehji AMO, Alsajan FNA, Alarki SMKZ, Basaeed AJ, Baroum UYA, Albishry AM. Comprehensive Systematic Review of Breast Implant Illness: Symptoms, Management, and Long-Term Outcomes. Aesthetic Plast Surg. 2025. PMID: 38992251. Lien DOI | Lien PubMed
  • Ferreira S, Barros AS, Marques M. « Breast Implant Illness: Symptoms, Outcomes with Explantation and Potential Etiologies—A Systematic Review and Meta-analysis », Aesthetic Plastic Surgery, 2025. PMID: 40788544. Lien DOI | Lien PubMed
  • Lieffering AS, Mureau MAM, Hommes JE, Ramerman L, Rakhorst HA, van der Hulst RRWJ, Verheij RA. « The Occurrence of Health Symptoms in General Practice Before and After the Explantation of Cosmetic Breast Implants », Aesthetic Surgery Journal, 2025. PMID: 39969336. Lien DOI | Lien PubMed
  • Serena TJ, Habib P, Derosa A. « Breast Implant Illness: A Cohort Study », Cureus, 2023. PMID: 37228535. Lien DOI | Lien PubMed

Implants en polyuréthane et macro-texturés

  • Hamdi M. « Association Between Breast Implant-Associated Anaplastic Large Cell Lymphoma (BIA-ALCL) Risk and Polyurethane Breast Implants: Clinical Evidence and European Perspective », Aesthetic Surgery Journal, 2019. PMID: 30715171. Lien DOI | Lien PubMed
  • Elameen AM, AlMarakby MA, Atta TI, Dahy AA. « The Risk of Breast Implant-Associated Anaplastic Large Cell Lymphoma; A Systematic Review and Meta-Analysis », Aesthetic Plastic Surgery, 2024. PMID: 38724638. Lien DOI | Lien PubMed
  • Siliprandi M, Vaccari S, Lisa AVE, Vinci V, Caimi E, Siliprandi L. « Polyurethane-coated silicone breast implants: A viable option for primary augmentation mammoplasty: A systematic review and technical considerations », JPRAS Open, 2025. PMID: 40452890. Lien DOI| Lien PubMed

Ablation d’implants, lifting mammaire et lipofilling

  • Jesus Benito-Ruiz. Breast Implant Removal-Only: The Role of Targeted Compression, Aesthetic Plast Surg, 2025. PMID : 39043947. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Pompei B, Grufman V, Zoccali G, Farhadi J. Breast implant reverse surgery: A step-by-step approach, J Plast Reconstr Aesthet Surg, 2023. PMID : 37186975. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Papadopoulos S, Colpaert SDM, Goulis DG, Nigdelis MP, Grimbizis GF, Tio J, Abdallah A. Fat Grafting and Auto-Augmentation Mastopexy After Breast Implant Removal: Technique and Evaluation of Outcomes Using BREAST-Q, Aesthet Surg J, 2021. PMID : 33300983. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Mangialardi ML, Ozil C, Lepage C. One-Stage Mastopexy-Lipofilling after Implant Removal in Cosmetic Breast Surgery, Aesthetic Plast Surg, 2022. PMID : 35064339. Lien DOI | Lien Pubmed
  • Graf RM, Closs Ono MC, Pace D, Balbinot P, Pazio ALB, de Paula DR. Breast Auto-augmentation (Mastopexy and Lipofilling): An Option for Quitting Breast Implants, Aesthetic Plast Surg, 2019. PMID : 31065751. Lien DOI | Lien Pubmed

LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

Prothèses mammaires

Lipofilling mammaire

Lipofilling mammaire

Réduction mammaire

Réduction mammaire

Lifting mammaire

Lifting mammaire (mastopexie)

Lifting mammaire avec implants

Lifting mammaire avec implants

Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

  • Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
  • Numéro RPPS : 10101382645.
  • Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
  • Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
  • Membre de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.

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