Mastopexie : toutes les techniques pour corriger la ptôse mammaire

La mastopexie, qu’on appelle aussi lifting mammaire, est l’intervention de chirurgie esthétique qui corrige la ptôse mammaire (l’affaissement de la poitrine). Il ne s’agit pas d’une seule opération mais d’une famille de techniques dont le choix dépend du volume de votre poitrine, de la qualité de votre peau et de votre projet esthétique.

Cette page vous présente le panorama complet des techniques de mastopexie et vous aide à comprendre laquelle peut correspondre à votre situation. Chaque technique fait ensuite l’objet d’une page dédiée pour aller en détail.

Points clés sur les techniques de mastopexie

  • Objectif commun aux 3 techniques : corriger la ptôse mammaire en remontant et en repositionnant la poitrine.
  • 3 variantes possibles : mastopexie sans implant, mastopexie avec implants, mastopexie avec lipofilling.
  • Anesthésie : générale dans tous les cas.
  • Hospitalisation : ambulatoire le plus souvent (sortie le jour même).
  • Tarif : à partir de 5 900 € pour la mastopexie sans implant, plus élevé pour les techniques combinées.
  • Prise en charge : aucune (chirurgie esthétique pure, pas de code CCAM).

La mastopexie en chiffres

Ces données chiffrées sont issues des principales études et revues systématiques publiées dans la littérature scientifique internationale sur la mastopexie. Elles vous permettent d’avoir une vision factuelle de l’intervention, indépendamment du discours commercial.

Déroulement et organisation

  • Durée de l’intervention : 1h30 à 2h pour une mastopexie sans implant, 2h30 à 3h pour une mastopexie avec implants ou avec lipofilling.
  • Hospitalisation : ambulatoire dans la grande majorité des cas (sortie le jour même).
  • Anesthésie : générale, systématiquement.
  • Reprise du sport : activités douces à 4-6 semaines, sport intensif à 2 mois.
  • Port de charges supérieures à 5 kg : à éviter pendant 4 semaines.

Délais préopératoires recommandés

  • Délai post-grossesse : au moins 12 mois après l’accouchement ou la fin de l’allaitement.
  • Délai post-amaigrissement : poids stable depuis au moins 6 mois.
  • Arrêt du tabac : 1 mois avant et 1 mois après l’intervention, recommandation fondée sur le doublement du risque infectieux chez les fumeurs (risque relatif 2,0 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,3-3,1) selon une étude portant sur 512 patientes (Lewin et al., 2013).

Résultats et complications

  • Taux global de complications en mastopexie sans implant : 10,4 % selon une revue systématique portant sur 1888 patientes, dont 3 % de cicatrices inesthétiques et 2,9 % de complications de l’aréole (di Summa et al., 2019).
  • Taux d’infection en cas de plastie-prothèse : inférieur à 2 % d’après une méta-analyse portant sur 4856 cas, avec un taux de reprise chirurgicale globale de 10,7 % (Khavanin et al., 2014). En cas d’infection péri-prothétique avérée, l’explantation de l’implant est nécessaire dans 35 % des cas, et seules 39 % de ces patientes bénéficieront d’une réimplantation ultérieure (Kanapathy et al., 2021).
  • Taux de coque à 10 ans en cas de pose d’implants : 10,8 % d’après l’étude américaine de référence portant sur 5122 implants suivis sur 10 ans (Calobrace et al., 2018).
  • Résorption de la graisse en cas de lipofilling : environ 45 % du volume injecté à 12 mois, mesurée par IRM dans un essai randomisé en double aveugle (rétention résiduelle 54-56 %) (Vester-Glowinski et al., 2022).
  • Possibilité d’allaitement après mastopexie ou réduction : succès d’allaitement de 62 % d’après une méta-analyse de 33 études, contre 82 % chez les femmes non opérées (Koussayer et al., 2023 ; Faure et al., 2024).

Prise en charge financière

  • Tarif : de 5 900 € (mastopexie sans implant) à 8 850 € (mastopexie avec implants), TVA incluse.
  • Remboursement : aucun. La mastopexie est une chirurgie esthétique pure, sans code CCAM, et n’ouvre droit ni à une prise en charge par la Sécurité Sociale ni à un arrêt de travail.

Informations pratiques

MASTOPEXIE : AVEC OU SANS IMPLANTS OU LIPOFILLING

La mastopexie, qu’on appelle aussi lifting mammaire, est une intervention de chirurgie esthétique qui vise à corriger la ptôse mammaire, c’est à dire l’affaissement de la poitrine.

Le nombre de cicatrices va dépendre de la sévérité de la ptôse mammaire.

C’est une intervention de rajeunissement de la poitrine.

Il est possible de combiner la pose d’implants mammaires ou un lipofilling, afin de restaurer également le volume, mais cela est loin d’être systématique.

La mastopexie n’est jamais remboursée par la Sécurité Sociale.

Mastopexie

Qu’est-ce qu’une mastopexie ?

La mastopexie, ou lifting mammaire, est une intervention de chirurgie esthétique qui corrige la ptôse mammaire en retirant l’excès de peau, en remodelant la glande et en repositionnant l’aréole. Elle dure 1h30 à 3h sous anesthésie générale, en ambulatoire, et se décline en trois variantes : sans implant, avec implants (plastie-prothèse) ou avec lipofilling. Mastopexie et lifting mammaire désignent strictement la même intervention. Le tarif varie de 5 900 € à 8 850 € et la prise en charge par la Sécurité Sociale est nulle.

Le principe est constant quelle que soit la technique : retirer l’excès de peau distendue, remodeler la glande mammaire et repositionner l’aréole à sa hauteur idéale. Avec le temps, les grossesses, l’allaitement ou les variations de poids, les seins perdent leur tenue. Ils descendent, se vident parfois, et l’aréole se retrouve trop basse sur le sein. La mastopexie permet donc de remettre la poitrine en bonne position et de lui redonner une apparence plus jeune.

Ce que la mastopexie permet de faire

  • Remonter la poitrine en retirant la peau distendue.
  • Repositionner l’aréole et le mamelon à leur hauteur anatomique idéale.
  • Améliorer la forme et le galbe, notamment au niveau du décolleté.
  • Réduire l’aréole si elle est devenue trop large avec la ptôse.
  • Corriger une asymétrie mammaire en adaptant le geste à chaque sein.

Ce que la mastopexie ne fait pas

C’est un point essentiel pour avoir des attentes réalistes :

  • La mastopexie n’augmente pas le volume de la poitrine. Le volume existant est redistribué, pas augmenté. Pour gagner du volume, il faut associer des implants ou un lipofilling (voir plus loin).
  • La mastopexie ne raffermit pas la consistance du tissu mammaire. Elle remet la peau en tension, mais ne modifie pas la nature de la glande.
  • La mastopexie ne supprime pas toutes les vergetures. Seules celles situées dans la peau retirée disparaissent.
  • La mastopexie ne fige pas la poitrine dans le temps. Le vieillissement, les grossesses ou les variations de poids continueront d’influencer la forme des seins.

Une famille de 3 techniques, pas une seule opération

C’est la spécificité de la mastopexie : selon votre volume mammaire actuel, vos attentes et la qualité de votre peau, 3 techniques sont possibles :

  • la mastopexie sans pose d’implants,
  • la mastopexie avec pose d’implants (plastie-prothèse),
  • la mastopexie combinée à des injections de graisse (mastopexie-lipofilling).
Résultat avant après d'un lifting mammaire sans implant, vue de 3/4, par le Dr Samuel Struk à Paris.
Lifting mammaire, vue de 3/4.
Mastopexie sans pose d’implant.
Résultats à 6 mois.
Résultat avant après d'un lifting mammaire sans implant, vue de profil, par le Dr Samuel Struk à Paris.
Lifting mammaire, vue de profil.

À qui s’adresse la mastopexie ?

La mastopexie s’adresse aux femmes présentant une ptôse mammaire, c’est-à-dire un affaissement de la poitrine où l’aréole se situe à hauteur ou en-dessous du sillon sous-mammaire. Trois causes principales conduisent à l’intervention : les grossesses et l’allaitement (à distance d’au moins 12 mois), la perte de poids importante (poids stable depuis au moins 6 mois, notamment après chirurgie bariatrique de type sleeve ou bypass) et le vieillissement naturel. Il n’existe pas de limite d’âge stricte : seul l’état de santé général compte, et l’intervention reste possible à 50, 60 ans ou plus si le bilan préopératoire est normal.

Ptôse après des grossesses ou un allaitement

Les variations hormonales et de volume liées à la grossesse et à l’allaitement distendent durablement la peau et les ligaments suspenseurs du sein. À distance, la poitrine apparaît affaissée, parfois vidée dans sa partie supérieure. La mastopexie permet alors de retrouver une poitrine proche de celle d’avant les grossesses. On recommande d’attendre au moins un an après l’accouchement ou la fin de l’allaitement avant d’envisager l’intervention.

Ptôse après une perte de poids importante

Un amaigrissement significatif, qu’il soit lié à un régime ou à une chirurgie bariatrique (sleeve, bypass), entraîne une fonte de la graisse mammaire et un relâchement cutané important. La mastopexie permet de retirer cet excès de peau et de redonner à la poitrine un aspect plus ferme. Le poids doit être stable depuis au moins 6 mois avant l’intervention.

Ptôse conséquence du vieillissement naturel

Avec le temps, la peau perd son élasticité, la glande s’atrophie et la poitrine s’affaisse progressivement. Il n’existe pas de limite d’âge stricte pour la mastopexie : seul l’état de santé général compte. Une femme de 50, 60 ans ou plus peut tout à fait bénéficier de l’intervention.

Quelles sont les techniques de mastopexie ?

Il existe trois techniques de mastopexie : (1) la mastopexie sans implant (5 900 €), indiquée lorsque le volume mammaire est satisfaisant ; (2) la mastopexie avec implants ou plastie-prothèse (8 850 €), indiquée en cas de ptôse associée à un manque de volume ; (3) la mastopexie avec lipofilling (7 500-8 500 €), indiquée pour un complément modéré de volume jusqu’à un bonnet, parfois réalisée en deux temps opératoires. Le choix dépend du volume mammaire existant, de la qualité de la peau et du rapport personnel aux implants. L’indication prime sur la technique.

Chaque technique fait l’objet d’une page dédiée détaillant son déroulement, les cicatrices, ses suites et son tarif.

Mastopexie sans implant (lifting mammaire simple)

La mastopexie sans implant s’adresse aux femmes dont le volume mammaire est jugé suffisant, mais dont la poitrine est tombante. L’objectif est alors exclusivement de corriger la ptôse, sans augmenter la taille des seins. L’intervention consiste à retirer l’excès de peau, à remodeler le tissu mammaire et à repositionner l’aréole à une hauteur plus adaptée.

Cette technique permet de remonter la poitrine, d’améliorer sa forme et de lui redonner une meilleure tenue. Le volume existant est redistribué, ce qui donne un sein plus haut et mieux galbé, mais sans ajout de volume. Il est important de comprendre que la mastopexie seule n’augmente pas la taille des seins et ne modifie pas la consistance du tissu mammaire. Elle agit sur la hauteur de l’aréole et la forme du sein, pas sur le volume.

La mastopexie sans implant est particulièrement indiquée après des grossesses, un allaitement ou une perte de poids, lorsque la poitrine est tombante mais conserve un volume satisfaisant. Elle permet d’obtenir un résultat très naturel, à condition que l’indication soit bien posée.

Mastopexie avec implants (plastie-prothèse)

On envisagera la mastopexie avec implants lorsque la ptôse mammaire s’accompagne d’un manque de volume. Dans cette situation, remonter le sein sans ajouter de volume risquerait de donner un résultat insuffisant, avec une poitrine certes plus haute, mais trop plate ou insuffisamment remplie.

L’implant mammaire permet alors de restaurer le volume, tandis que la mastopexie corrige la ptôse. On appelle cette intervention combinant mastopexie et prothèses mammaires une plastie-prothèse. Elle permet de remonter la poitrine tout en améliorant sa projection et son galbe, notamment au niveau du décolleté. Le choix du volume de l’implant est particulièrement important afin d’éviter un résultat artificiel ou qui ne dure pas dans le temps.

La mastopexie avec implants nécessite une réflexion préalable, car elle associe deux gestes chirurgicaux et implique un suivi à long terme lié aux implants. Chez certaines femmes, notamment lorsque la peau est très fine ou chez les patientes plus âgées, l’indication d’implants doit être discutée avec prudence afin de limiter les risques de complications.

Dans tous les cas, le choix entre mastopexie sans implant et mastopexie avec implants se fait en consultation. Il repose sur l’analyse de votre poitrine, de vos attentes et de ce qui est raisonnablement réalisable, avec pour objectif un résultat naturel, durable et adapté à votre morphologie.

Mastopexie avec lipofilling (injections de graisse)

Il est possible de combiner la mastopexie au lipofilling mammaire, c’est-à-dire à une injection de graisse autologue dans les seins. Le lipofilling mammaire consiste à prélever votre propre graisse par liposuccion sur d’autres zones du corps (ventre, hanches, cuisses), puis à la réinjecter dans la poitrine afin d’apporter un complément de volume. Cette technique constitue une alternative aux implants mammaires pour les patientes souhaitant un gain de volume modéré tout en évitant la pose d’un corps étranger.

Le lifting mammaire avec lipofilling s’adresse aux patientes présentant une ptôse, désireuses d’un complément modéré de volume (jusqu’à un bonnet environ), et disposant idéalement de réserves graisseuses suffisantes sur d’autres zones de la silhouette.

Il faut toutefois bien comprendre que le lipofilling n’est pas une alternative directe à la plastie-prothèse : les deux techniques ne poursuivent pas les mêmes objectifs. L’injection de graisse vise à apporter un léger complément de volume au niveau du décolleté, à adoucir les contours du sein, ou à corriger une légère asymétrie mammaire en augmentant le volume du sein le plus petit. En revanche, contrairement aux implants, la graisse injectée ne raffermit pas la poitrine : sa consistance reste souple. Lorsqu’une augmentation franche de volume est souhaitée, il est préférable d’opter pour des implants mammaires ou d’envisager un lipofilling en deux temps.

En effet, dans la grande majorité des cas, le lifting et le lipofilling ne sont pas réalisés dans le même temps opératoire, mais en deux temps successifs : le lifting mammaire dans un premier temps, puis le lipofilling 4 à 6 mois plus tard, après cicatrisation complète. Cette stratégie en deux temps permet d’optimiser la prise de la graisse injectée, de limiter la tension sur les cicatrices et de garantir un résultat esthétique plus prévisible.

Comment choisir entre mastopexie avec ou sans implants, ou mastopexie et lipofilling ?

Le choix de la technique de mastopexie repose sur quatre critères objectifs : le volume mammaire existant (satisfaisant → sans implant ; insuffisant → implants ; intermédiaire → lipofilling), la qualité de la peau (peau fine ou très distendue → éviter les implants pour limiter le risque de récidive de ptôse), la consistance souhaitée (seuls les implants apportent de la fermeté ; le lipofilling reste mou comme la graisse native) et le rapport personnel aux implants (acceptation du suivi à long terme et de la réintervention pour changement d’implant tous les 10-15 ans). Aucune technique n’est supérieure à toutes les autres : seule l’adéquation à vos objectifs compte.

L’objectif reste donc constant : corriger la ptôse mammaire tout en obtenant un résultat naturel et conforme à vos attentes.

Quel est le volume mammaire actuel ?

Le premier critère concerne le volume mammaire existant. Si vous estimez que le volume de vos seins est suffisant, une mastopexie sans implant constitue généralement l’option la plus appropriée. Elle permet de remonter la poitrine, de repositionner l’aréole et d’améliorer la forme du sein, sans en modifier la taille. Le volume est redistribué, ce qui donne un sein plus haut et mieux galbé, notamment au niveau du décolleté. Dans ce contexte, ajouter un implant exposerait à des risques inutiles.

En revanche, lorsque la ptôse s’accompagne d’un manque de volume marqué, une mastopexie seule peut conduire à une poitrine certes plus haute, mais insuffisamment projetée. La pose d’implants mammaires prend alors tout son sens. Le choix du volume doit rester mesuré : un implant trop volumineux compromet la stabilité du résultat et augmente le risque de récidive de la ptôse.

Entre ces deux situations existe un profil intermédiaire : celui des patientes dont la poitrine est tombante et légèrement vidée, mais qui ne souhaitent pas une augmentation importante de volume. Pour elles, la mastopexie associée à un lipofilling est une excellente option, apportant un complément modéré (jusqu’à un bonnet) sans recourir à un corps étranger.

Quel est l’intérêt du lipofilling ?

La mastopexie avec lipofilling est particulièrement intéressante chez les patientes pour qui le gain de volume mammaire n’est pas la priorité, mais qui souhaitent profiter de l’intervention pour bénéficier d’une liposuccion afin d’affiner leur silhouette. La graisse prélevée sur les zones où elle est en excès — ventre, hanches, poignées d’amour, face interne des cuisses — est ainsi réinjectée dans les seins plutôt que jetée.

La même intervention permet alors de remonter la poitrine, de remodeler la silhouette par liposuccion et d’apporter un léger complément de volume mammaire — un triple bénéfice esthétique en un seul temps opératoire.

Il faut toutefois garder à l’esprit deux limites. D’une part, le volume apporté reste modéré et ne peut se substituer à des implants en cas de souhait d’augmentation importante. D’autre part, une partie de la graisse injectée se résorbe naturellement au cours des premiers mois (de l’ordre de 30 à 50 %), ce qui peut justifier une seconde séance pour amplifier le gain de volume.

Dans la grande majorité des cas, le lifting et le lipofilling sont d’ailleurs réalisés en deux temps successifs : la mastopexie d’abord, puis le lipofilling 4 à 6 mois plus tard, après cicatrisation complète. Cette stratégie optimise la prise de la graisse et limite la tension sur les cicatrices.

Quelle est la consistance de la poitrine ? La qualité de la peau ?

La consistance de la poitrine est un élément déterminant. Des seins flasques peuvent être à l’origine d’une gêne importante, notamment dans la vie intime. Il est essentiel de comprendre que la mastopexie seule ne raffermit pas les seins : elle remet les tissus en tension, sans modifier leur consistance. Si cet aspect est important pour vous, la pose d’implants présente un réel intérêt, car seuls les implants mammaires apportent de la fermeté à la poitrine.

Le lipofilling, à l’inverse, ne raffermit pas non plus les seins : la graisse injectée conserve sa consistance molle. C’est un point important à intégrer dans votre réflexion si raffermir votre poitrine est une attente forte.

La qualité de la peau est un autre facteur clé. Une peau très fine ou très distendue impose une grande prudence dans le choix des implants. Chez certaines femmes, notamment après 50 ou 60 ans, ou en cas de relâchement cutané marqué, l’ajout d’un implant peut augmenter le risque de complications ou compromettre la stabilité du résultat à long terme.

Dans ces situations, la mastopexie sans implant — éventuellement complétée par un lipofilling dans un second temps — constitue un choix plus sûr. Elle limite les contraintes mécaniques sur les tissus et préserve la qualité du résultat dans la durée, tout en offrant la possibilité d’un complément de volume modéré une fois la cicatrisation acquise.

Souhaitez-vous des implants mammaires ?

Enfin, le choix dépend aussi de votre rapport personnel aux implants et à la nécessité d’un suivi spécifique dans le temps. Une mastopexie avec implants implique l’acceptation d’un corps étranger, d’une surveillance régulière par imagerie et, à terme, d’une nouvelle intervention pour le remplacement des prothèses. Cet aspect doit être pleinement intégré à votre réflexion, car il engage votre parcours médical sur plusieurs décennies.

À l’inverse, une mastopexie sans implant comme une mastopexie avec lipofilling n’imposent aucune de ces contraintes : aucun corps étranger n’est introduit dans l’organisme, aucun suivi spécifique aux prothèses n’est nécessaire, et aucune réintervention de remplacement n’est à prévoir.

Cette différence est loin d’être anecdotique. Certaines patientes sont parfaitement à l’aise avec la présence d’implants et acceptent sans difficulté les contraintes de suivi associées. D’autres préfèrent éviter cet engagement à long terme et privilégient les solutions sans corps étranger, quitte à renoncer à un gain de volume important. Ce choix est éminemment personnel et doit être respecté.

L’objectif n’est jamais de poser un implant par principe, ni de s’en priver systématiquement, pas plus que de proposer un lipofilling par défaut. Il s’agit de retenir, parmi les trois options, la solution la plus adaptée à votre anatomie, à vos attentes et à votre rapport à votre corps, pour obtenir un résultat stable, naturel et en accord avec votre silhouette.

Tableau comparatif des techniques de mastopexie

Voici un tableau comparatif des différentes techniques de mastopexie afin de vous aider à y voir plus clair.

Sans implantAvec implantsAvec lipofilling
Volume mammaireSatisfaisantInsuffisantLégèrement insuffisant
Gain de volumeAucun (redistribution)ImportantModéré (1 bonnet max)
Aspect naturel au toucher★★★★★★★★
Corps étrangerNonOuiNon
Suivi long terme spécifiqueNonOuiNon
Réintervention prévisibleNonOui (changements d’implants)Non
Nombre de temps opératoires1Multiples (changements d’implants)1 ou 2 selon volume
Tarif (ordre de grandeur)5 900 €8850 €7500 – 8500 € (selon importance liposuccion)

Combien de cicatrices vont-être nécessaires dans mon cas ?

Le nombre de cicatrices dépend uniquement de la sévérité de la ptôse mammaire, classée selon Regnault (1976) en trois grades : grade I (aréole au niveau du sillon sous-mammaire), grade II (aréole 1-3 cm sous le sillon) et grade III (aréole > 3 cm sous le sillon, regardant vers le sol). Trois types de cicatrices sont possibles : une cicatrice péri-aréolaire (technique de Benelli ou round-block) pour les ptôses modérées, deux cicatrices péri-aréolaire et verticale (technique de Lejour) pour les ptôses moyennes, trois cicatrices en T inversé ou en ancre (technique de Wise) pour les ptôses sévères. Le nombre de cicatrices est indépendant du choix d’implants ou de lipofilling.

On peut donc tout à fait avoir une, deux ou trois cicatrices, indépendamment du fait que la mastopexie soit associée ou non à la pose d’implants ou à une injection de graisse. L’objectif de l’intervention reste constant : corriger efficacement la ptôse tout en limitant les cicatrices au strict nécessaire.

Schéma des différents stades de sévérité de la ptôse mammaire selon la classification de Regnault en 3 stades, classant la sévérité de la ptôse mammaire en fonction de la position de l'aréole par rapport au sillon sous-mammaire vue de profil.
Différents stades de sévérité de la ptôse mammaire (classification de Regnault).

Mastopexie à une seule cicatrice

Lorsque la ptôse est modérée (grade I de Regnault, aréole au niveau du sillon sous-mammaire), une cicatrice située uniquement autour de l’aréole peut suffire. On parle alors de technique péri-aréolaire, ou round-block de Benelli. Cette technique a été décrite par Louis Benelli en 1990 et reste une référence pour les ptôses limitées. Elle concerne des seins peu tombants, avec un relâchement cutané limité.

La cicatrice est circulaire. Elle se situe à la jonction entre la peau de l’aréole et celle du sein. À cet endroit, elle est généralement peu visible. La technique permet aussi de réduire l’aréole si elle est devenue trop large.

Cette technique à une seule cicatrice peut être proposée quelle que soit la technique de mastopexie envisagée. Elle reste possible pour une mastopexie sans implant, avec implants ou avec lipofilling. La condition impérative : la ptôse à corriger doit rester modérée.

Tenter de corriger une ptôse plus importante par une simple cicatrice péri-aréolaire exposerait à un résultat insatisfaisant. Le principal risque est un élargissement secondaire de l’aréole lié à une tension excessive sur la suture. Une cicatrice trop sollicitée s’élargit avec le temps. Le sein peut également manquer de projection.

Le choix de la technique de Benelli repose donc sur une indication stricte. Elle ne convient jamais aux ptôses sévères.

Mastopexie à deux cicatrices

Lorsque la ptôse est plus marquée (grade II de Regnault, aréole 1 à 3 cm sous le sillon sous-mammaire), une cicatrice verticale devient nécessaire en complément de la cicatrice péri-aréolaire. On parle alors de mastopexie verticale, ou technique de Lejour, décrite par Madeleine Lejour à Bruxelles dans les années 1990.

La cicatrice verticale descend de l’aréole jusqu’au sillon sous-mammaire. Elle permet de retirer un excès de peau plus important. Elle permet aussi de remodeler le sein de façon plus efficace. Le contrôle de la forme et de la projection est meilleur.

Cette configuration à deux cicatrices peut concerner aussi bien une mastopexie pure qu’une plastie-prothèse ou une mastopexie avec lipofilling. La présence ou non d’un implant ne modifie pas le tracé cicatriciel. Le recours à une injection de graisse non plus. Seule l’importance de la ptôse le détermine.

La technique de Lejour offre un bon compromis entre cicatrice limitée et contrôle de la forme du sein. Elle évite la cicatrice horizontale sous-mammaire de la technique en T inversé. Elle est aujourd’hui largement utilisée dans le monde entier.

Cette technique nécessite toutefois une expérience chirurgicale spécifique. La gestion de la cicatrice verticale demande une technique rigoureuse. Sans cela, des plis cutanés résiduels peuvent apparaître à la base du sein. Une retouche sous anesthésie locale est parfois nécessaire à distance pour supprimer ces plis.

Mastopexie à trois cicatrices

En cas de ptôse sévère (grade III de Regnault, aréole à plus de 3 cm sous le sillon, regardant vers le sol), une troisième cicatrice horizontale devient nécessaire au niveau du sillon sous-mammaire. On parle alors de cicatrice en T inversé, ou technique de Wise, du nom du chirurgien américain Robert Wise qui l’a décrite en 1956.

Cette cicatrice est parfois aussi appelée cicatrice en ancre en raison de sa forme. Elle permet de retirer un excédent de peau important de manière horizontale. La résection se fait dans le pli situé sous le sein.

La technique de Wise s’impose dès que la ptôse l’exige. Le choix reste indépendant de la technique associée. Une patiente bénéficiant d’une mastopexie sans implant pour une ptôse sévère aura les mêmes cicatrices qu’une patiente avec implants ou avec lipofilling. La sévérité de la ptôse détermine seule les cicatrices.

C’est la technique de référence pour les ptôses sévères, les seins de gros volume et les patientes ayant connu une perte de poids massive. Elle offre le meilleur contrôle de la forme finale. Elle assure aussi le résultat le plus durable.

Même si cette technique implique davantage de cicatrices, elle reste souvent indispensable. Elle permet de corriger correctement une ptôse importante. Accepter ces cicatrices est la garantie d’un résultat esthétique satisfaisant et pérenne.

Résultat avant après d'un lifting mammaire sans implant, résultat à 3 mois, vue de face, par le Dr Samuel Struk à Paris.
Lifting mammaire, vue de face.
Mastopexie sans pose de prothèses.
Résultats à 3 mois.
Résultat avant après d'un lifting mammaire sans implant, résultat à 3 mois, vue de profil, par le Dr Samuel Struk à Paris.
Lifting mammaire, vue de profil.

Le nombre de cicatrices est indépendant de la pose d’implants ou d’un lipofilling éventuel

Le choix du nombre de cicatrices ne relève jamais d’une préférence du chirurgien. C’est une nécessité chirurgicale dictée par la sévérité de la ptôse selon la classification de Regnault. Il est indépendant du choix de la technique (avec ou sans implants, avec ou sans lipofilling).

Une patiente avec ptôse modérée peut bénéficier d’une technique de Benelli, quelle que soit la mastopexie associée. En cas de ptôse moyenne la technique de Lejour sera la meilleure option. Enfin, une patiente avec ptôse sévère nécessitera toujours une technique de Wise.

Le terme médical exact pour désigner l’ensemble de ces gestes est la glandulopexie. Il signifie littéralement « fixation de la glande mammaire ». Mastopexie, lifting mammaire et glandulopexie désignent strictement la même intervention.

Chercher à réduire le nombre de cicatrices au détriment de la correction de la ptôse expose à un résultat décevant. La poitrine sera insuffisamment remontée. Les cicatrices s’élargiront du fait d’une tension mal répartie. Le risque de récidive de ptôse à moyen terme sera accru.

Accepter les cicatrices nécessaires est la garantie d’un résultat esthétique satisfaisant et durable.

Schéma des trois schémas cicatriciels en mastopexie : cicatrice péri-aréolaire (technique de Benelli) pour ptôse modérée grade I de Regnault, cicatrice verticale (technique de Lejour) pour ptôse moyenne grade II, cicatrice en T inversé ou en ancre (technique de Wise) pour ptôse sévère grade III
Round-block, technique verticale (Lejour) et cicatrices en T (Wise).

Quel est le moment idéal pour faire une mastopexie ?

Le moment idéal pour une mastopexie répond à cinq conditions préalables : (1) délai minimum de 12 mois après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, (2) poids stable depuis au moins 6 mois (et absence de dénutrition après chirurgie bariatrique), (3) arrêt complet du tabac 1 mois avant et 1 mois après l’intervention (le tabagisme double le risque infectieux et augmente le risque de nécrose de l’aréole), (4) disponibilité de 1 à 2 semaines de congés (aucun arrêt de travail n’est délivrable en chirurgie esthétique), et (5) anticipation de l’aide à domicile pendant le mois suivant, car le port de charges supérieures à 5 kg est contre-indiqué.

A distance d’une grossesse

Après un accouchement, la poitrine met plusieurs mois à se stabiliser. Même en l’absence d’allaitement, les seins continuent d’évoluer sur le plan du volume, de la qualité de la peau et de leur position. Durant cette période, le volume peut diminuer, la peau se relâcher davantage et l’affaissement s’accentuer. Pour cette raison, il est recommandé d’attendre au moins un an après l’accouchement avant d’envisager une mastopexie. Ce délai permet d’obtenir un résultat plus prévisible et plus durable.

Avoir un poids stable depuis plusieurs mois

Le poids influence directement l’aspect de la poitrine. Une perte pondérale, même modérée, s’accompagne fréquemment d’une diminution du volume mammaire et d’un relâchement cutané supplémentaire. Réaliser une mastopexie alors que le poids n’est pas stabilisé expose à une nouvelle chute des seins après l’intervention. En pratique, il est indispensable que le poids soit stable depuis au moins six mois avant d’envisager la chirurgie. En outre, on veillera à éliminer une éventuelle dénutrition, fréquente après chirurgie bariatrique (perte de poids massive et rapide), néfaste pour la bonne cicatrisation.

Arrêter impérativement le tabac avant la chirurgie

Le tabac constitue un facteur de risque majeur en chirurgie mammaire. Il altère la vascularisation cutanée et augmente significativement le risque de complications, en particulier les retards de cicatrisation, les désunions de cicatrice et la nécrose de l’aréole. Un arrêt complet du tabac est indispensable, au minimum un mois avant l’intervention et un mois après.

Anticiper sur le plan professionnel

La mastopexie relève de la chirurgie esthétique. À ce titre, aucun arrêt de travail n’est prescrit. Il est donc essentiel d’anticiper cette contrainte. En pratique, il convient de prévoir une à deux semaines de congés ou, lorsque cela est possible, d’organiser une période de télétravail dans les suites immédiates.

S’organiser avec son entourage après l’intervention

Enfin, le choix du moment dépend aussi de votre organisation personnelle. Après une mastopexie, le port de charges lourdes est déconseillé pendant environ un mois afin de ne pas mettre les cicatrices en tension. Il est donc important d’anticiper une aide au quotidien, notamment en présence de jeunes enfants.

Y-a-t’il une limite d’âge pour faire une mastopexie ?

Il n’existe pas de limite d’âge stricte pour la mastopexie, ni minimale ni maximale. L’intervention est possible dès la fin de la puberté (16-18 ans) en cas de ptôse mammaire constitutionnelle, et jusqu’à 70 ans ou plus si le bilan préopératoire est normal (absence de diabète ou d’hypertension non équilibrés, anesthésie générale autorisée). Après 50 ans, certaines précautions s’imposent : la mastopexie sans implant reste l’option la plus sûre ; la plastie-prothèse, si elle est envisagée, est généralement réalisée en deux temps (mastopexie d’abord, implants 4 à 6 mois plus tard) pour limiter la tension cicatricielle ; la mastopexie avec lipofilling est plus rarement indiquée en raison de la moindre rétraction cutanée des zones donneuses.

Pas de limite d’âge stricte

Le facteur déterminant reste avant tout l’état de santé général. Avant toute mastopexie, une évaluation médicale complète est indispensable. Elle permet de s’assurer de l’absence de pathologies non équilibrées, comme un diabète ou une hypertension mal contrôlée, et de vérifier que l’anesthésie générale peut être réalisée dans de bonnes conditions. Ainsi, une femme de 50, 60 ans ou plus peut tout à fait bénéficier d’une mastopexie si le bilan préopératoire est normal. À l’inverse, une patiente plus jeune présentant certaines contre-indications médicales pourra se voir déconseiller l’intervention.

La qualité de la peau et des tissus mammaires joue également un rôle important. Avec le temps, la peau perd en élasticité. Cela n’empêche pas la réalisation d’une mastopexie, mais peut influencer la stratégie chirurgicale, le type de cicatrices nécessaires et la stabilité du résultat dans le temps. De nombreuses femmes envisagent une mastopexie après 40, 50 ou 60 ans. Avec l’âge, l’affaissement de la poitrine est un phénomène fréquent. Lorsque la ptôse mammaire devient source de gêne, il est légitime d’envisager une intervention.

Particularités du choix de la technique après 50 ans

Après 50 ans, la mastopexie sans implant reste l’option la plus simple et la plus sûre. Lorsqu’une plastie-prothèse (mastopexie associée à la pose d’implants) est envisagée, certaines précautions supplémentaires s’imposent en raison du relâchement cutané et de la diminution de l’élasticité de la peau, plus marqués à cet âge.

Dans cette situation, il est généralement préférable de réaliser l’intervention en deux temps : la mastopexie est d’abord effectuée seule, puis les implants sont mis en place lors d’une seconde intervention, 4 à 6 mois plus tard, une fois la cicatrisation acquise et les tissus stabilisés. Cette stratégie en deux temps présente plusieurs avantages :

  • elle réduit significativement la tension cicatricielle au moment du remodelage initial ;
  • elle diminue donc le risque de complications cicatricielles et de désunion, particulièrement problématiques en présence d’une prothèse ;
  • elle permet de choisir un volume d’implant plus adapté à la nouvelle forme du sein remonté ;

Le choix d’un volume d’implant raisonnable est par ailleurs essentiel à cet âge. Un implant trop volumineux exercerait une traction excessive sur des tissus moins résistants, compromettant la durabilité du résultat. L’objectif est de retrouver une poitrine harmonieuse et naturelle, et non d’augmenter de façon importante le volume mammaire.

Le lipofilling après 50 ans : une indication plus rare

L’association d’un lipofilling à la mastopexie est également moins fréquente après 50 ans. Cette technique présente en effet une limite spécifique liée à l’âge : la qualité des zones donneuses.

Le lipofilling impose la réalisation d’une liposuccion pour prélever la graisse à réinjecter dans les seins. Or, la liposuccion donne ses meilleurs résultats lorsque la peau conserve une bonne capacité de rétraction cutanée, ce qui est typiquement le cas chez les patientes plus jeunes. Après 50 ans, la peau perd en élasticité, et sa rétraction après liposuccion est souvent incomplète et imprévisible.

Concrètement, cela peut se traduire par plusieurs désagréments esthétiques sur les zones aspirées (ventre, hanches, cuisses) :

  • une mauvaise rétraction cutanée, laissant un excès de peau distendu ;
  • l’apparition de creux et d’irrégularités liés à une réaccolement incomplet de la peau sur les tissus profonds ;
  • la formation de vagues visibles à la surface de la peau, particulièrement disgracieuses ;

Pour ces raisons, le lipofilling après 50 ans est généralement réservé à des prélèvements de volumes modérés, sur des zones où la peau conserve une élasticité acceptable, et après une évaluation rigoureuse en consultation. Lorsqu’on anticipe une mauvaise rétraction cutanée au niveau des zones donneuses, la mastopexie sans implant reste souvent l’option la plus adaptée.

En pratique

La mastopexie permet de remonter la poitrine et d’en améliorer la forme à tout âge, dès lors que l’état de santé général le permet. Elle peut parfois être associée à une augmentation mammaire par implants ou par lipofilling lorsque le manque de volume constitue également une gêne. Chez les femmes plus âgées, une attention particulière est portée au choix de la technique :

  • la mastopexie sans implant reste l’option la plus simple, la plus sûre et la plus naturelle ;
  • la mastopexie avec implants nécessite généralement une stratégie en deux temps après 50 ans, avec un volume d’implant mesuré ;
  • la mastopexie avec lipofilling est plus rarement indiquée, en raison des limites de la liposuccion sur une peau ayant perdu son élasticité.

Combien de temps durent les résultats d’une mastopexie ?

Les résultats d’une mastopexie sont durables mais non définitifs, avec une stabilité typique de 10 à 20 ans chez les patientes au profil favorable (peau élastique, poids stable, absence de tabagisme). La technique influence la longévité du résultat : la mastopexie sans implant offre la meilleure stabilité à long terme ; la mastopexie avec implants expose à un risque de récidive précoce de ptôse lié au poids de la prothèse (5,2 % selon une méta-analyse portant sur 4856 cas, Khavanin et al., 2014) ainsi qu’à un changement d’implant prévisible tous les 10 à 15 ans ; la mastopexie avec lipofilling ne nécessite aucune réintervention mais le volume injecté évolue avec le poids. Les grossesses ultérieures, les variations de poids importantes et le tabagisme accélèrent la récidive, quelle que soit la technique.

Des résultats durables, mais non définitifs

Les résultats d’une mastopexie sont durables, mais ils ne sont jamais définitifs. Cette intervention permet de corriger la ptôse mammaire à un moment donné, en remettant la poitrine en tension. En revanche, elle n’interrompt pas l’évolution naturelle des tissus au fil du temps, notamment le vieillissement cutané et l’effet constant de la gravité. Il est essentiel de comprendre ce que l’on peut raisonnablement attendre à moyen et à long terme.

Dans les premières années suivant l’intervention, le résultat est généralement stable et satisfaisant. La poitrine conserve une position haute, un galbe harmonieux et une bonne tenue. La pérennité du résultat dépend en grande partie de la qualité de la peau et de l’importance initiale de la ptôse : plus la peau est élastique et plus la ptôse était modérée au départ, plus le résultat se maintiendra longtemps.

Avec le temps, les tissus mammaires continuent toutefois d’évoluer. La peau perd progressivement de son élasticité et le sein peut à nouveau s’affaisser, de façon lente et progressive. Cette évolution varie d’une femme à l’autre. Elle dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge, la qualité cutanée, la génétique et le mode de vie, en particulier le tabagisme, qui accélère significativement le vieillissement cutané. Une mastopexie ne fige donc pas la poitrine, mais elle permet d’en retarder les effets visibles du vieillissement pendant de nombreuses années.

Influence de la technique de mastopexie sur la durée du résultat

La durée du résultat dépend également de la technique de mastopexie retenue. La mastopexie sans implant offre généralement une bonne stabilité dans le temps, à condition que la peau conserve une élasticité suffisante. Le résultat évolue alors progressivement avec le vieillissement naturel, sans facteur aggravant spécifique.

La mastopexie avec implants introduit en revanche un paramètre supplémentaire : le poids de l’implant. Les prothèses mammaires, en particulier lorsqu’elles sont volumineuses, exercent une traction permanente sur la peau et les tissus de soutien. Cette contrainte mécanique peut accélérer la distension cutanée et favoriser une récidive précoce de la ptôse, parfois 1 à 2 ans l’intervention. C’est précisément pour cette raison que le choix d’un volume d’implant raisonnable est déterminant : un implant adapté à la morphologie préserve la stabilité du résultat, tandis qu’un implant trop volumineux compromet sa pérennité.

Par ailleurs, les implants mammaires ne sont jamais des dispositifs définitifs. À terme, ils devront être remplacés en raison de leur usure naturelle, du risque de rupture ou de la survenue d’une coque. Ce changement de prothèses est indépendant de la mastopexie elle-même, mais constitue un élément à intégrer dans votre projet : une mastopexie avec implants engage votre parcours médical sur plusieurs décennies, avec au moins une réintervention prévisible.

Spécificités de la mastopexie avec lipofilling

Le résultat d’une mastopexie avec lipofilling évolue différemment. La graisse injectée, une fois intégrée dans le tissu mammaire et revascularisée, devient un véritable tissu vivant qui se comporte comme votre propre tissu adipeux. Elle n’exerce donc pas de traction mécanique supplémentaire sur la peau, contrairement aux implants, et n’accélère pas la récidive de la ptôse.

Autre avantage important : le lipofilling ne nécessite aucune réintervention. Contrairement aux prothèses, il n’y a ni usure, ni rupture, ni coque à craindre à long terme. C’est un atout considérable pour les patientes souhaitant éviter tout engagement chirurgical futur.

En revanche, la graisse injectée évolue avec votre poids. Une prise de poids importante entraînera une augmentation du volume mammaire ; à l’inverse, une perte de poids significative provoquera une diminution du volume injecté. Maintenir un poids stable est donc particulièrement important après une mastopexie avec lipofilling.

Enfin, il existe un risque spécifique au lipofilling : la formation de kystes de cytostéatonécrose. Ces nodules durs, palpables sous la peau, correspondent à des zones de graisse qui n’ont pas pris et se sont organisées en kystes. Ils sont bénins mais peuvent inquiéter à la palpation et nécessiter une surveillance par imagerie pour les distinguer d’une éventuelle anomalie mammaire. Leur prévention repose sur une technique d’injection rigoureuse, en petits volumes répartis uniformément dans le tissu mammaire.

Influence des variations de poids

Les variations de poids jouent un rôle déterminant sur la stabilité du résultat, quelle que soit la technique retenue. Une perte de poids importante après l’intervention peut entraîner une diminution du volume mammaire et favoriser un relâchement secondaire. À l’inverse, une prise de poids peut modifier la forme des seins, distendre la peau et altérer durablement le résultat esthétique.

Cet effet est particulièrement marqué après une mastopexie avec lipofilling, puisque la graisse injectée suit exactement les mêmes variations que le reste de votre tissu adipeux. Une perte de poids significative se traduira donc par une perte de volume mammaire proportionnelle.

Maintenir un poids stable constitue ainsi un élément clé pour préserver le résultat dans le temps, et ce d’autant plus que la mastopexie a été associée à un lipofilling ou à des implants.

Influence des grossesses ultérieures

Une grossesse après une mastopexie peut également modifier durablement l’aspect de la poitrine. Les variations hormonales, l’augmentation transitoire du volume mammaire pendant la grossesse et l’allaitement, puis la phase de retour à l’état initial peuvent entraîner une nouvelle ptôse, parfois marquée.

Cet effet concerne toutes les techniques de mastopexie, mais peut être plus prononcé en présence d’implants : la traction exercée par la prothèse, combinée à la distension liée à la grossesse, peut accélérer la récidive de la ptôse. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est préférable de différer une mastopexie lorsqu’une grossesse est prévue à court terme.

Dans ce contexte, la mastopexie initiale reste bénéfique, mais son effet peut être partiellement atténué. Une retouche chirurgicale peut être envisagée à distance si la gêne le justifie.

Peut-on refaire une mastopexie à distance ?

Oui, il est tout à fait possible de refaire une mastopexie plusieurs années après une première intervention. Lorsque la ptôse récidive avec le temps — sous l’effet du vieillissement, des grossesses, des variations de poids ou du poids des implants — et qu’elle devient à nouveau source de gêne, une reprise chirurgicale peut être proposée.

Cette seconde mastopexie suit les mêmes principes que la première : retirer l’excès de peau, remodeler la glande mammaire et repositionner l’aréole. Les cicatrices empruntent les mêmes tracés que ceux de l’intervention initiale, ce qui évite d’en créer de nouvelles. Dans certains cas, l’occasion peut être saisie pour adapter la technique : remplacer ou retirer des implants devenus trop volumineux ou combiner l’intervention à un lipofilling.

En pratique, la mastopexie offre des résultats qui durent généralement plusieurs années, voire plusieurs décennies chez les patientes au profil favorable (peau élastique, poids stable, absence de tabagisme). La nécessité d’une reprise reste peu fréquente, mais elle constitue toujours une option lorsque l’évolution naturelle des tissus le justifie.

Quels sont les risques et complications possibles après une mastopexie ?

Le taux global de complications après mastopexie est de 10,4 % pour la mastopexie sans implant (di Summa et al., 2019, revue systématique 1888 patientes) et de 13,1 % pour la plastie-prothèse (Khavanin et al., 2014, méta-analyse 4856 cas). Les complications principales sont les troubles cicatriciels (3 % de cicatrices hypertrophiques), les troubles de la sensibilité aréolaire (transitoire dans la majorité des cas, baisse persistante chez environ 10 % des patientes), l’asymétrie résiduelle, et la nécrose partielle ou totale de l’aréole (3,1 % et 0,6 % respectivement, doublée chez les fumeurs). En cas d’implants s’ajoutent le risque de coque (10,8 % à 10 ans selon Calobrace et al., 2018), de rupture, de déplacement et d’infection péri-prothétique pouvant nécessiter l’explantation de l’implant. En cas de lipofilling s’ajoute le risque de kystes de cytostéatonécrose (5,3 % selon De Decker et al., 2017).

Risques communs à toute mastopexie

Certaines complications peuvent survenir quelle que soit la technique, avec ou sans implants. Les plus fréquentes concernent la cicatrisation. Un retard de cicatrisation peut apparaître, notamment en cas de tension excessive, de reprise d’activité trop précoce ou de tabagisme. Ces situations nécessitent des soins locaux prolongés. Elles peuvent altérer la qualité finale des cicatrices.

Les cicatrices peuvent également évoluer de manière défavorable. Un épaississement, une rougeur prolongée, voire une cicatrice hypertrophique ou chéloïde sont possibles. L’incidence des cicatrices inesthétiques est estimée à 3 % dans une revue systématique de 1888 patientes (di Summa et al., 2019). Cette évolution dépend de la qualité cutanée et de facteurs génétiques. Aucun moyen ne permet de prévenir totalement une cicatrisation défavorable.

Les troubles de la sensibilité aréolaire sont par ailleurs fréquents dans les premiers mois. Ils se traduisent par une diminution ou une modification des sensations au toucher. Une étude sur 178 patientes montre que plus de 92 % conservent une sensibilité satisfaisante (Adebagbo et al., 2024). Environ 10 % rapportent une baisse subjective persistante. La sensibilité s’améliore généralement sur plusieurs mois. Une perte définitive complète reste exceptionnelle mais possible.

Une asymétrie résiduelle peut persister malgré une correction soigneuse, dans environ 3 % des cas. On rappelle que la symétrie parfaite n’existe pas et ne peut être garantie. En cas d’asymétrie gênante, une retouche chirurgicale peut être discutée à distance.

La nécrose partielle ou totale de l’aréole est rare mais grave. Son incidence est de 3,1 % pour la nécrose partielle et de 0,6 % pour la nécrose totale sur 512 patientes (Lewin et al., 2013). Le tabagisme double le risque infectieux (risque relatif 2,0 ; IC 95 % : 1,3-3,1). L’arrêt strict du tabac est donc indispensable avant toute mastopexie.

Risques liés aux implants

La pose d’implants ajoute des risques spécifiques. Une méta-analyse portant sur 4856 cas de plastie-prothèse rapporte un taux global de complications de 13,1 % et un taux de reprise chirurgicale de 10,7 % (Khavanin et al., 2014).

La présence d’un implant augmente la tension sur la peau et les cicatrices (risque d’ouverture de cicatrice). Une désunion cicatricielle expose à une infection péri-prothétique. Son incidence après plastie-prothèse reste inférieure à 2 %. Cette complication est néanmoins sérieuse. En cas d’infection avérée, l’explantation de l’implant est nécessaire dans 35 % des cas. Seules 39 % de ces patientes pourront bénéficier d’une réimplantation ultérieure (Kanapathy et al., 2021). La décision de poser des implants doit donc être mûrement réfléchie.

Comme pour toute augmentation par prothèses, il existe également un risque de coque. L’incidence cumulée de coque à 10 ans est de 10,8 % sur 5122 implants suivis sur 10 ans (Calobrace et al., 2018). Ce phénomène reste imprévisible et peut survenir plusieurs années après l’intervention. Il entraîne une modification de la forme du sein qui devient dur, une gêne, voire des douleurs, et justifie toujours de ré-opérer.

Un déplacement secondaire de l’implant ou une récidive de ptôse peuvent apparaître à long terme. Le taux de récidive de ptôse après plastie-prothèse est estimé à 5,2 %. Le risque augmente avec le volume de l’implant ou en cas de peau insuffisante. Le choix d’un volume raisonnable est déterminant.

Enfin, les implants ne sont pas des dispositifs définitifs. Ils nécessitent un suivi régulier. Un remplacement à distance est prévisible, notamment en cas de rupture. La rupture n’expose pas à une diffusion du silicone dans l’organisme car le gel est cohésif. Un implant rompu doit néanmoins être remplacé, car il perd sa forme.

Risques liés au lipofilling mammaire

Lorsque la mastopexie est associée à un lipofilling mammaire, certains risques spécifiques doivent être connus.

Le premier concerne la résorption de la graisse injectée. Toute graisse réinjectée ne « prend » pas intégralement. Une partie est éliminée par l’organisme dans les premiers mois. Un essai randomisé en double aveugle utilisant l’IRM montre une rétention de 54 à 56 % à 12 mois, soit une résorption d’environ 45 % (Vester-Glowinski et al., 2022). Le taux peut être plus élevé en cas de lipofilling réalisé dans le même temps que la mastopexie. La glande mammaire, fragilisée par le remodelage, revascularise moins bien la graisse. Il en résulte un gain de volume inférieur à celui espéré.

Le second risque est la formation de kystes de cytostéatonécrose (kystes huileux). La graisse mal revascularisée s’organise en nodules durs, palpables sous la peau. Une revue de 2419 patientes rapporte une incidence de cytostéatonécrose de 5,3 % et de lésions bénignes (kystes, calcifications) de 8,8 % (De Decker et al., 2017). Ces kystes sont bénins. Leur palpation peut néanmoins inquiéter. Une surveillance par échographie ou mammographie est parfois nécessaire pour les distinguer d’une anomalie mammaire. Leur prévention repose sur une technique d’injection rigoureuse, en petits volumes répartis uniformément. Malgré cela, ces kystes restent fréquents.

Par ailleurs, l’incidence des infections après lipofilling est faible, estimée à 1 % (De Decker et al., 2017). Contrairement à une infection de prothèse, l’infection après lipofilling nécessite rarement de ré-opérer (antibiotiques seuls).

Enfin, il est essentiel d’avoir des attentes réalistes. Le lipofilling apporte toujours moins de volume qu’un implant. Une seconde séance peut être nécessaire pour apporter un complément de volume.

Facteurs augmentant le risque de complications

Plusieurs facteurs augmentent significativement le risque de complications après une mastopexie. Le tabagisme constitue le principal facteur de risque, en raison de son impact direct sur la vascularisation et la cicatrisation : il double le risque infectieux (risque relatif 2,0) et augmente significativement le risque de nécrose de l’aréole (Lewin et al., 2013). Le diabète non équilibré augmente également de manière indépendante le risque de complications cicatricielles et de nécrose (Morrison et al., 2023). Un indice de masse corporelle élevé et une distance sterno-mamelonnaire augmentée (typique des ptôses sévères) constituent d’autres facteurs de risque indépendants.

Une reprise d’activité trop rapide, le port de charges lourdes dans les suites immédiates ou des variations de poids importantes après l’intervention peuvent également compromettre la qualité du résultat esthétique.

Mastopexie : prise en charge et tarifs

La mastopexie est une chirurgie esthétique pure : elle ne bénéficie d’aucun remboursement par la Sécurité Sociale ni par les mutuelles, ne dispose d’aucun code CCAM, et n’ouvre droit à aucun arrêt de travail. Cette absence de prise en charge s’applique quelle que soit l’histoire personnelle (nombre de grossesses, allaitement, perte de poids importante, chirurgie bariatrique antérieure). Les tarifs, devis intégral remis en consultation conformément à la réglementation, sont de 5 900 € pour la mastopexie sans implant, 8 850 € pour la mastopexie avec implants, et 7 500 à 8 500 € pour la mastopexie avec lipofilling selon l’importance de la liposuccion. Le devis inclut les honoraires chirurgicaux, l’anesthésie, le bloc opératoire, l’hospitalisation, la TVA à 20 %, les implants et le suivi postopératoire. À ne pas confondre avec la réduction mammaire, qui peut bénéficier d’une prise en charge si au moins 300 g de glande sont retirés par sein.

Une intervention de chirurgie esthétique pure

La mastopexie, quelle que soit la technique retenue, est considérée comme une intervention de chirurgie esthétique pure. À ce titre, elle ne bénéficie d’aucune prise en charge par la Sécurité Sociale.

Concrètement, cela signifie :

  • Aucun code CCAM n’est attribué à la mastopexie. Aucune demande d’entente préalable avec la Sécurité Sociale n’est possible.
  • L’absence de prise en charge s’applique quelle que soit l’histoire personnelle : nombre de grossesses, allaitement, perte de poids importante, chirurgie bariatrique antérieure (sleeve, bypass) — aucune de ces situations n’ouvre droit à un remboursement.
  • Aucun arrêt de travail ne peut être délivré. Il s’agit obligatoirement de jours de congés ou de télétravail.
  • Aucun remboursement n’est possible de la part des mutuelles. L’intervention reste intégralement à votre charge.

Tarifs en fonction de la technique de mastopexie

Les tarifs varient selon la technique retenue. Voici les ordres de grandeur :

  • Mastopexie sans implant : 5 900 € (détail).
  • Mastopexie avec implants : 8850 € (détail).
  • Mastopexie avec lipofilling : 7500-8500 € selon l’importance de la liposuccion (nombre de zones à lipoaspirer, objectifs attendus sur la silhouette).

Un devis détaillé et personnalisé vous est systématiquement remis lors de la consultation, conformément à la réglementation en vigueur. Le devis intègre l’ensemble des frais : honoraires chirurgicaux, frais d’anesthésie, frais de bloc opératoire, hospitalisation, TVA à 20 % applicable aux actes de chirurgie esthétique, coût des implants mammaires, et suivi postopératoire.

Ne pas confondre mastopexie et réduction mammaire

Il est essentiel de distinguer la mastopexie de la réduction mammaire, qui peut bénéficier d’un remboursement sous conditions (retrait d’au moins 300 g de glande par sein dans le cadre d’une hypertrophie mammaire, ce qui signifie réduire d’au moins deux bonnets les seins). Le lifting mammaire n’entre jamais dans ce cadre (on retire essentiellement de la peau et très peu de glande mammaire car l’objectif n’est pas le même).

FAQ – Foire aux questions sur la mastopexie

Mastopexie et lifting mammaire, est-ce la même chose ?

Oui. Mastopexie est le terme médical et lifting mammaire est le terme courant. Les deux désignent exactement la même intervention : corriger la ptôse mammaire (l’affaissement de la poitrine) en retirant l’excès de peau et en repositionnant l’aréole.

Combien de techniques de mastopexie existe-t-il ?

Il existe 3 grandes variantes techniques : la mastopexie sans implant (la plus fréquente), la mastopexie avec implants (plastie-prothèse) et la mastopexie avec lipofilling (injections de graisse dans les seins). Le choix dépend du volume mammaire, des attentes et de la qualité de la peau.

Comment savoir si j’ai besoin d’implants pour ma mastopexie ?

Le critère principal est le volume mammaire actuel. Si vous êtes satisfaite du volume de vos seins lorsqu’ils sont soutenus par un soutien-gorge et que seule la ptôse vous gêne, la mastopexie sans implant suffira. Si en revanche votre poitrine est vidée, notamment dans le décolleté, l’association d’un implant ou d’un lipofilling permettra de restaurer le volume manquant.

Peut-on faire une mastopexie sans cicatrice ?

Non. Il est chirurgicalement impossible de retirer l’excès de peau responsable de la ptôse sans laisser de cicatrices. Le « lifting mammaire sans cicatrice » est un mythe. En revanche, le nombre et la localisation des cicatrices varient selon la sévérité de la ptôse (de la simple cicatrice péri-aréolaire à la cicatrice en T inversé).

À partir de quel âge peut-on faire une mastopexie ?

Il n’existe pas de limite d’âge stricte, ni minimale ni maximale. La mastopexie peut être réalisée dès la fin de la puberté en cas de ptôse mammaire constitutionnelle (génétique), et jusqu’à 70 ans ou plus si l’état de santé général le permet. C’est l’état de santé, pas l’âge chronologique, qui constitue le critère décisionnel.

La mastopexie est-elle remboursée par la Sécurité Sociale ?

Non. La mastopexie est une intervention de chirurgie esthétique pure. Elle ne bénéficie d’aucune prise en charge par la Sécurité Sociale ni par les mutuelles, quelle que soit votre histoire personnelle (grossesses, allaitement, perte de poids, chirurgie bariatrique). Aucun arrêt de travail ne peut être délivré.

Combien de temps dure l’intervention ?

La durée varie selon la technique : environ 1h30 à 2h pour la mastopexie sans implant, 2h30 à 3h pour la mastopexie avec implants ou avec lipofilling. L’intervention se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire.

Quand peut-on reprendre le sport après une mastopexie ?

La reprise du sport se fait par étapes après une mastopexie. La marche est autorisée dès le lendemain de l’intervention. Les activités douces (vélo d’appartement, yoga doux, natation après cicatrisation complète) peuvent reprendre à 4 à 6 semaines.

La reprise du sport intensif (course à pied, musculation, sports collectifs, fitness) est généralement possible à 2 mois. Cette précaution évite de mettre les cicatrices en tension et de favoriser leur élargissement.

Le port de charges supérieures à 5 kg est contre-indiqué pendant 4 semaines. En cas de pose d’implants, le travail des pectoraux doit être différé encore plus longtemps (3 mois minimum) pour éviter tout déplacement de la prothèse.

Le port d’un soutien-gorge de contention adapté pendant 1 mois est indispensable.

Peut-on allaiter après une mastopexie ?

L’allaitement n’est pas toujours possible après une mastopexie, car la chirurgie sectionne forcément des canaux galactophores. Une méta-analyse portant sur 33 études rapporte un taux de succès d’allaitement de 62 % après réduction mammaire ou mastopexie (Koussayer et al., 2023). Une étude française récente sur 209 patientes (AP-HP Henri-Mondor) rapporte même des taux moindres : 41 % de succès d’allaitement après chirurgie, contre 82 % chez les femmes non opérées (Faure et al., 2024). La capacité à allaiter ne peut jamais être garantie à 100 %, ni avant ni après l’intervention. Si une grossesse est prévue à court ou moyen terme, il est préférable de différer la mastopexie.

La mastopexie gêne-t-elle le dépistage du cancer du sein ?

Non. La mastopexie ne gêne pas le dépistage du cancer du sein par mammographie, échographie ou IRM mammaire. Les examens restent parfaitement interprétables après l’intervention. Le radiologue doit simplement être informé de l’antécédent chirurgical pour adapter sa lecture, notamment en cas de cicatrices ou de remaniements tissulaires bénins.

En cas de mastopexie associée à un lipofilling, des microcalcifications ou des kystes huileux peuvent apparaître. Ces lésions sont bénignes mais peuvent nécessiter une surveillance par imagerie pour les distinguer d’anomalies suspectes.

En cas de mastopexie avec implants, le radiologue effectue des incidences spécifiques (manœuvre d’Eklund) pour visualiser l’ensemble du tissu mammaire. Le dépistage reste donc parfaitement réalisable, mais doit être confié à un centre habitué à ce type de bilan.

La cigarette électronique remplace-t-elle l’arrêt du tabac avant l’intervention ?

Non. La cigarette électronique (vapotage) ne dispense pas de l’arrêt complet avant une mastopexie. Le risque pour la cicatrisation ne provient pas uniquement des goudrons et du monoxyde de carbone, mais aussi de la nicotine elle-même.

La nicotine, présente dans la grande majorité des e-liquides, est un puissant vasoconstricteur. Elle réduit le flux sanguin cutané et compromet la cicatrisation. Elle augmente le risque de désunion de cicatrice et de nécrose de l’aréole.

L’arrêt strict doit donc concerner toutes les formes d’apport en nicotine : cigarettes classiques, cigarette électronique, patchs, gommes, tabac à chauffer, snus. Cet arrêt est recommandé 1 mois avant et 1 mois après l’intervention.

Le tabagisme double le risque infectieux (risque relatif 2,0) en chirurgie mammaire (Lewin et al., 2013). Un test urinaire à la cotinine peut être proposé en consultation préopératoire pour vérifier l’arrêt effectif.

Peut-on refaire une mastopexie plusieurs années après ?

Oui. Il est tout à fait possible de refaire une mastopexie plusieurs années après une première intervention. La récidive de ptôse peut survenir sous l’effet du vieillissement, des grossesses, des variations de poids ou du poids des implants.

Cette seconde mastopexie suit les mêmes principes que la première : retirer l’excès de peau, remodeler la glande mammaire et repositionner l’aréole. Les cicatrices empruntent les mêmes tracés que ceux de l’intervention initiale, ce qui évite d’en créer de nouvelles.

L’occasion peut être saisie pour adapter la technique : remplacer ou retirer des implants devenus trop volumineux, ou associer un lipofilling pour redonner du volume.

La nécessité d’une reprise reste peu fréquente chez les patientes au profil favorable (peau élastique, poids stable, absence de tabagisme). Elle constitue toutefois une option durable lorsque l’évolution tissulaire le justifie.

Références bibliographiques

Les données chiffrées présentées sur cette page sont issues de la littérature scientifique internationale, principalement de revues systématiques, méta-analyses et études prospectives publiées dans les revues de référence de la chirurgie plastique et reconstructrice. Les références ci-dessous sont accessibles via les liens DOI.

Classification et terminologie de la ptôse mammaire

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Mastopexie sans implant : techniques et complications

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Mastopexie avec implants : complications et résultats à long terme

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Lipofilling mammaire

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Allaitement après chirurgie mammaire

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Sensibilité de l’aréole après chirurgie mammaire

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Facteurs de risque de complications

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Pour citer cette page

Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.

Format académique (style Vancouver) :

Struk S. Mastopexie (lifting mammaire) : techniques, indications, déroulement, cicatrices, tarifs et risques. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 11 mai 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/mastopexie/

Format APA :

Struk, S. (2026, 11 mai). Mastopexie (lifting mammaire) : techniques, indications, déroulement, cicatrices, tarifs et risques. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/mastopexie/

Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).

LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

Prothèses mammaires

Lipofilling mammaire

Lipofilling mammaire

Réduction mammaire

Réduction mammaire

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Lifting mammaire sans implant

Lifting mammaire avec implants

Lifting mammaire avec implants

Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

  • Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
  • Numéro RPPS : 10101382645.
  • Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
  • Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
  • Membre de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.

Pour en savoir plus sur la mastopexie

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La mastopexie, qu’on appelle aussi lifting mammaire, est l’intervention de chirurgie plastique qui vise à remonter les seins. Cet article vous explique tout sur cette opération de base de la chirurgie esthétique.

Lifting Mammaire Douleur : Tout Savoir !

Les douleurs après un lifting mammaire sont habituellement modérées. Cet article répond à toutes vos questions sur la douleur après un lifting des seins.

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