Correction après réduction mammaire à Paris

CORRECTION APRÈS RÉDUCTION MAMMAIRE RATÉE

Un geste de correction peut être envisagé lorsqu’une réduction mammaire n’a pas donné le résultat attendu, ou lorsque le résultat s’est altéré avec le temps.

La reprise chirurgicale va dépendre du problème identifié : seins devenus trop petits en cas de réduction excessive, ou au contraire seins encore trop gros, ptôse mammaire persistante, asymétrie mammaire ou cicatrices inesthétiques.

Selon les cas, on pourra envisager une nouvelle réduction mammaire, un lipofilling mammaire, une mastopexie ou une reprise des cicatrices.

On recommande d’attendre au moins un an après la réduction mammaire initiale avant d’envisager un geste correcteur.

correction après réduction mammaire ratée

Pourquoi envisager une correction après une réduction mammaire ?

La réduction mammaire apporte le plus souvent un réel soulagement au quotidien. Elle permet de diminuer les douleurs dorsales et cervicales, de réduire les tensions au niveau des épaules, de faciliter l’habillage et la pratique sportive, tout en apportant un bénéfice esthétique important, avec des seins mieux proportionnés à la silhouette et moins tombants. Cependant, dans de rares situations, le résultat peut ne pas répondre pleinement aux attentes. Dans ces cas, une correction peut être envisagée. 

Volume résiduel jugé insuffisant ou excessif 

Après une réduction mammaire, il peut arriver que le volume final ne corresponde pas aux attentes. Les seins peuvent ne pas avoir été suffisamment réduits, avec une poitrine restant trop volumineuse et une gêne persistante. À l’inverse, ils peuvent paraître trop petits après l’intervention, avec une sensation de poitrine vidée. Dans ces situations, une reprise chirurgicale permet d’ajuster le volume mammaire. 

Ptôse mammaire persistante ou récidivante avec le temps 

La réduction mammaire corrige la ptôse mammaire en repositionnant les aréoles à une hauteur adaptée. Il arrive toutefois que cette correction soit insuffisante malgré l’intervention initiale. Une reprise chirurgicale peut alors être nécessaire.

Par ailleurs, la poitrine continue d’évoluer avec le temps. Le vieillissement, les variations de poids ou une grossesse peuvent entraîner une nouvelle ptôse mammaire, même après un résultat initial satisfaisant. Les seins peuvent redescendre, perdre leur galbe et les aréoles se positionner trop bas. La correction vise alors à remonter la poitrine et à lui redonner une plus belle forme. 

Asymétrie mammaire persistante ou secondaire 

Une asymétrie mammaire peut exister avant la chirurgie et persister après l’intervention, ou bien apparaître secondairement avec le temps. Lorsqu’elle devient gênante au quotidien, il est possible de corriger cette asymétrie afin de rééquilibrer le volume et la forme entre les deux seins. 

Cicatrices jugées inesthétiques 

Dans certains cas, les cicatrices peuvent évoluer de manière défavorable, avec un élargissement, un aspect hypertrophique ou la formation de chéloïdes. Il existe toutefois des solutions pour améliorer l’aspect de cicatrices jugées inesthétiques, adaptées à chaque situation. 

Quel délai avant de réopérer après une réduction mammaire ?

Si un geste de correction est souhaité, celui-ci ne doit jamais être envisagé trop tôt après la réduction mammaire initiale. Le facteur temps est essentiel pour garantir la sécurité de l’intervention et la qualité du résultat esthétique.

On recommande ainsi d’attendre au minimum douze mois après la chirurgie initiale avant d’envisager toute reprise. Ce délai permet en premier lieu d’évaluer le résultat définitif. En effet, durant les premiers mois, la poitrine continue d’évoluer : l’œdème se résorbe, les tissus s’assouplissent, les seins prennent leur forme définitive et les cicatrices poursuivent leur évolution.

Réintervenir trop précocement expose à plusieurs écueils. D’une part, un volume ou une forme jugés insatisfaisants à trois ou quatre mois peuvent encore s’améliorer spontanément. D’autre part, les tissus restent plus fragiles, et la vascularisation de la peau et de la glande mammaire, déjà fragilisée lors de la première intervention, peut demeurer précaire. Une reprise trop rapide augmente donc le risque de complications post-opératoires.

Le respect de ce délai est particulièrement important lorsqu’il s’agit de corriger une ptôse persistante, d’ajuster le volume mammaire ou de reprendre les cicatrices. Il est donc indispensable d’attendre que les tissus aient totalement récupéré de l’intervention initiale et que la poitrine ait son aspect définitif.

Seins trop gros après une réduction mammaire

Dans les premiers mois, la poitrine est marquée par un œdème et une sensation de tension. Les seins peuvent alors paraître plus volumineux qu’ils ne le seront à terme. Il est donc indispensable d’attendre la disparition complète de l’œdème et l’assouplissement des tissus, ce qui prend généralement plusieurs mois, avant de tirer des conclusions définitives sur le volume mammaire.

Dans certains cas, toutefois, la réduction peut effectivement s’avérer insuffisante. La poitrine demeure alors trop volumineuse et source de gêne au quotidien. Une correction de volume reste possible, mais elle ne doit jamais être envisagée trop précocement. Il est recommandé d’attendre au minimum un an après la première intervention, afin que les tissus aient totalement récupéré. Une nouvelle intervention permettra alors de retirer un volume complémentaire de glande mammaire et d’ajuster plus finement la poitrine à votre morphologie et à vos attentes.

Enfin, les seins peuvent reprendre du volume secondairement, notamment après une prise de poids, une grossesse ou à la ménopause. Dans ce contexte, une nouvelle réduction mammaire peut être envisagée si la gêne est importante.

Il convient toutefois de garder à l’esprit qu’une réduction mammaire secondaire est toujours plus exigeante et comporte davantage de risques que la première intervention, les tissus ayant déjà été opérés et leur vascularisation étant plus fragile.

Seins trop petits après une réduction mammaire

Dans certains cas, la réduction mammaire peut avoir été trop importante et laisser un volume mammaire insuffisant. Cette situation reste rare, mais elle peut justifier une reprise chirurgicale.

Dans ce contexte, il est possible d’augmenter le volume des seins à l’aide d’un lipofilling mammaire. Cette intervention consiste à injecter votre propre graisse dans les seins, après l’avoir prélevée par liposuccion. Il est toutefois nécessaire de disposer de réserves graisseuses suffisantes pour que cette option soit envisageable.

L’alternative repose sur la pose d’implants mammaires. Cette éventualité demeure exceptionnelle et est plutôt réservée aux situations où les seins ont perdu beaucoup de volume secondairement, notamment après un amaigrissement important ou des grossesses successives.

Seins asymétriques après une réduction mammaire

Une asymétrie mammaire peut persister ou apparaître après une réduction mammaire. Lorsqu’une asymétrie existait avant l’intervention, la réduction mammaire peut ne pas l’avoir totalement corrigée. Cette asymétrie peut concerner le volume, la forme ou la position des aréoles.

Dans d’autres situations, l’asymétrie apparaît après la chirurgie. Il s’agit alors d’une erreur technique liée au geste chirurgical, avec un sein plus volumineux ou plus tombant que l’autre après l’intervention.

Selon la situation, différentes options de correction sont possibles :
– réduire à nouveau le sein le plus volumineux,
– augmenter le volume du sein plus petit par lipofilling mammaire,
– remonter l’aréole du sein plus tombant à l’aide d’un geste de mastopexie.

Ptôse mammaire persistante après une réduction mammaire

Il peut arriver qu’une ptôse mammaire persiste ou apparaisse secondairement après une réduction mammaire. Un lifting mammaire permet de corriger cette ptôse lorsqu’elle est gênante.

Dans certains cas, la ptôse mammaire n’a pas été totalement corrigée lors de l’intervention initiale. Il peut en résulter une poitrine encore trop tombante, avec des aréoles positionnées trop bas. Il est toutefois possible que le chirurgien ait volontairement limité le geste afin de préserver la vascularisation de l’aréole et de réduire le risque de complications, notamment lorsque la réduction mammaire a été effectuée après un amaigrissement important.

Dans d’autres situations, le résultat initial était satisfaisant, mais la poitrine s’est affaissée avec le temps. Le vieillissement, les variations de poids ou d’éventuelles grossesses peuvent entraîner une récidive de la ptôse mammaire, même après une réduction mammaire correctement réalisée.

Lorsque cette ptôse devient source de gêne, une chirurgie secondaire est possible. Il est néanmoins indispensable de respecter un délai d’au moins douze mois après la première intervention. La correction repose sur un geste ciblé de mastopexie, visant à retirer l’excès cutané et à repositionner les aréoles à une hauteur plus adaptée.
Selon les situations, on pourra combiner ce geste à un ajustement du volume mammaire.

Cicatrices inesthétiques après une réduction mammaire

Après une réduction mammaire, les cicatrices évoluent sur plusieurs mois. Dans la majorité des cas, leur aspect s’améliore progressivement.

Évolution normale des cicatrices

Au cours des premiers mois, les cicatrices sont rouges, parfois épaissies. Il s’agit de la phase inflammatoire de la cicatrisation. Cet aspect est normal et dure en général entre trois et six mois.

Après cette période, les cicatrices s’affinent progressivement et blanchissent, sans toutefois disparaître complètement. La cicatrisation s’étale en moyenne sur une durée d’un an.

Il est donc essentiel d’attendre la fin de ce délai avant de porter un jugement définitif sur leur aspect.

Pourquoi certaines cicatrices évoluent-elles mal ?

Plusieurs facteurs peuvent influencer l’évolution des cicatrices :

  • une prédisposition individuelle, liée à des antécédents de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes,
  • une tension excessive au niveau des sutures,
  • le tabagisme,
  • une exposition solaire précoce,
  • ou des complications post-opératoires telles qu’une désunion, un hématome ou une infection.

Dans ces situations, les cicatrices peuvent s’élargir ou présenter un aspect hypertrophique, voire chéloïde.

Quelles solutions sont possibles ?

Lorsque l’évolution des cicatrices n’est pas satisfaisante, plusieurs options peuvent être envisagées :

  • des traitements médicaux locaux, comme les pansements siliconés ou les injections de corticoïdes, en cas de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes,
  • des traitements par laser, dans des indications bien définies,
  • ou, plus rarement, une reprise chirurgicale des cicatrices, notamment en cas d’élargissement cicatriciel.

Est-il possible de refaire une réduction mammaire plusieurs années après la première ?

Oui, il est tout à fait possible de réaliser une nouvelle réduction mammaire plusieurs années après une première intervention, lorsqu’une hypertrophie mammaire réapparaît et devient à nouveau gênante au quotidien. Cette situation reste toutefois rare.

Il peut en effet arriver que les seins augmentent de volume après une prise de poids, une grossesse ou au moment de la ménopause, malgré une réduction mammaire antérieure.

Sur le plan chirurgical, cette réduction mammaire secondaire est plus exigeante que la première. Les tissus ont déjà été opérés, la vascularisation de l’aréole peut être plus fragile et l’âge de la patiente a évolué. Le risque de complications est donc plus élevé. Ces éléments imposent une indication prudente et chirurgie particulièrement rigoureuse.

La reprise chirurgicale d’une réduction mammaire peut-elle être prise en charge par la Sécurité Sociale ?

Oui, dans certaines situations bien précises, une reprise chirurgicale après une réduction mammaire peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale. Le principe est le même que pour la réduction mammaire initiale. Pour être prise en charge, la reprise doit répondre à un critère de volume : il doit être prévu le retrait d’au moins 300 grammes de glande mammaire par sein lors de la nouvelle intervention. Ce critère est évalué cliniquement en consultation. Aucune entente préalable n’est nécessaire avec la Sécurité sociale.

En revanche, si la reprise est motivée par :

  • une correction de la forme, de la symétrie ou une reprise des cicatrices,
  • une ptôse mammaire persistante ou récidivante,
  • un manque de volume, corrigé par des injections de graisse,

l’intervention relève alors de la chirurgie esthétique et n’est pas prise en charge, même s’il s’agit d’une chirurgie secondaire après une réduction mammaire.

Il est également important de préciser que les mutuelles ne prennent pas en charge ce type d’intervention lorsqu’elle est considérée comme esthétique (c’est à dire en l’absence de prise en charge par la Sécurité Sociale).


Quel est le prix d’un geste de correction après réduction mammaire ?


Le coût de la chirurgie va dépendre de la nature du geste réalisé : nouvelle réduction mammaire, ou au contraire injections de graisse dans les seins pour compenser le manque de volume, correction d’une ptôse mammaire, reprise des cicatrices.

Un devis personnalisé vous sera remis en consultation.

LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

Prothèses mammaires

Lipofilling mammaire

Lipofilling mammaire

Réduction mammaire

Réduction mammaire

Lifting mammaire

Lifting mammaire sans implant

Lifting mammaire avec implants

Lifting mammaire avec implants

Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine

Pour en savoir plus sur la réduction mammaire

Un problème est survenu. Veuillez actualiser la page et/ou essayer à nouveau.