Correction après réduction mammaire : refaire ou retoucher une réduction

La correction après réduction mammaire consiste à réopérer une poitrine déjà réduite, lorsque le volume reste trop important, que l’hypertrophie mammaire récidive ou que la forme, la symétrie ou les cicatrices ne vous conviennent pas. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je pratique ces réductions mammaires secondaires, que la première intervention ait été réalisée à mon cabinet ou par un autre chirurgien.

Correction après réduction mammaire : l’essentiel en bref

  • Refaire une réduction mammaire est possible : un volume resté trop important, une récidive de l’hypertrophie mammaire, une asymétrie mammaire, un sein qui retombe ou des cicatrices inesthétiques peuvent être corrigés.
  • Un délai d’au minimum 12 mois après la première intervention est nécessaire : le résultat doit être stabilisé et les tissus doivent avoir retrouvé une bonne vascularisation correcte.
  • Le point technique clé est la vascularisation de l’aréole : elle dépend du pédicule utilisé lors de la première opération, c’est pourquoi le compte rendu opératoire initial est un document précieux.
  • Une réduction mammaire secondaire est plus délicate qu’une première intervention : les tissus sont cicatriciels et les risques, notamment pour l’aréole, sont majorés.
  • La stabilité du poids conditionne la pérennité du résultat : la plupart des récidives sont liées à une prise de poids, à une grossesse ou à des variations hormonales.

Informations pratiques

REPRISES DE RÉDUCTION MAMMAIRE

Une correction chirurgicale est possible lorsqu’une réduction mammaire n’a pas donné le résultat attendu, ou lorsque le résultat s’est altéré avec le temps.

La reprise chirurgicale va dépendre du problème identifié : seins devenus trop petits en cas de réduction excessive, ou au contraire seins encore trop gros, ptôse mammaire persistante, asymétrie mammaire ou cicatrices inesthétiques.

Selon les cas, on pourra envisager une nouvelle réduction mammaire, un lipofilling mammaire, une mastopexie ou une reprise des cicatrices.

On recommande d’attendre au moins un an après la réduction mammaire initiale avant d’envisager un geste correcteur.

correction après réduction mammaire ratée

Pourquoi envisager une correction après réduction mammaire ?

Après une réduction mammaire, une chirurgie correctrice est possible dans plusieurs situations : lorsque les seins restent trop volumineux ou ont repris du volume avec le temps, en cas d’asymétrie importante ou de nouvelle chute de la poitrine, mais également lorsque les cicatrices ou les aréoles sont inesthétiques. Plus rarement, une correction chirurgicale peut être proposée lorsque la réduction initiale a été trop importante et que les seins paraissent désormais trop petits.

Chacune de ces situations nécessite une prise en charge spécifique : elles sont détaillées une à une ci-dessous.

Il est important de comprendre qu’un résultat imparfait ne traduit pas nécessairement une intervention mal conduite. En effet, la cicatrisation, l’évolution hormonale et les variations de poids comportent une part qui échappe à tout chirurgien. Par ailleurs, certaines limites ont pu être volontairement posées lors de la première opération afin de protéger la vascularisation du sein. C’est précisément ce que la consultation permet d’analyser.

Des seins encore trop gros après une réduction mammaire

C’est l’une des demandes les plus fréquentes. Le volume retiré lors de la première intervention vous semble insuffisant. Dans ce cas, la poitrine reste lourde, et la gêne physique qui avait motivé la chirurgie persiste, notamment les douleurs du dos et du cou ou l’inconfort à l’effort.

Cette situation peut avoir plusieurs explications :

  • La première est une réduction volontairement limitée. Le chirurgien a pu restreindre le geste afin de préserver la vascularisation de l’aréole et de réduire le risque de complications. Cela a pu être le cas en cas de ptôse sévère après un amaigrissement important.
  • La seconde est un écart entre le volume obtenu et celui que vous espériez, qui n’avait pas été suffisamment précisé avant l’opération.

Dans les deux cas, une nouvelle réduction mammaire peut être discutée, car il est techniquement possible de retirer du volume supplémentaire sur un sein déjà opéré, dans les conditions détaillées plus bas.

La poitrine a repris du volume après la réduction mammaire

Dans cette situation, le résultat obtenu après la première réduction mammaire était satisfaisant, mais le volume des seins a progressivement augmenté avec le temps.

En effet, la glande mammaire qui persiste après l’intervention reste sensible aux mêmes facteurs que ceux ayant favorisé l’hypertrophie mammaire. Une prise de poids, une grossesse, un allaitement ou certaines variations hormonales peuvent ainsi entraîner une nouvelle augmentation du volume d’un sein déjà réduit (Rohrich et al., 2003).

Cette reprise de volume peut s’accompagner d’une récidive de la ptôse mammaire, c’est-à-dire d’un nouvel affaissement de la poitrine. Sous l’effet de l’augmentation du poids du sein, la peau se distend progressivement et assure moins efficacement son rôle de soutien.

Lorsque cette récidive devient gênante, une nouvelle réduction mammaire est envisageable. Elle permet de retirer l’excès de glande apparu depuis la première intervention tout en remontant et en remodelant la poitrine.

Cette situation reste toutefois relativement rare après une réduction mammaire.

Une asymétrie après réduction mammaire

Une légère asymétrie entre les deux seins est parfaitement normale. Aucune poitrine n’est strictement symétrique, avant comme après une réduction mammaire. En revanche, une différence importante de volume, de forme ou de position des aréoles peut devenir gênante et justifier une correction.

Cette asymétrie peut être préexistante à la première intervention et ne pas avoir été complètement corrigée. Elle peut également apparaître secondairement lorsque les deux seins cicatrisent ou évoluent différemment avec le temps, ou encore lorsqu’une récidive de l’hypertrophie mammaire prédomine d’un seul côté.

Le geste correcteur est adapté à la cause et à l’importance de l’asymétrie. Il n’est pas toujours nécessaire de réopérer les deux seins. Dans de nombreux cas, une retouche limitée au sein le plus volumineux ou le plus tombant suffit à retrouver une poitrine plus harmonieuse.

Des seins qui retombent après réduction mammaire : la récidive de la ptôse

Avec les années, les seins peuvent progressivement retomber après une réduction mammaire. Une ptôse mammaire peut ainsi réapparaître et devenir à nouveau gênante, notamment après des variations de poids, une grossesse ou simplement sous l’effet du vieillissement des tissus.

Dans certains cas, la partie inférieure du sein s’affaisse tandis que l’aréole reste correctement positionnée. La glande descend sous le sillon sous-mammaire, le pôle inférieur s’alourdit et la distance entre l’aréole et le sillon augmente. On parle de pseudo-ptôse. Dans d’autres cas, l’ensemble du sein s’affaisse, y compris l’aréole, entrainant progressivement une véritable ptôse mammaire.

La correction va donc dépendre des situations. Une pseudo-ptôse nécessite principalement de remodeler et remettre en tension le pôle inférieur du sein. En cas de véritable récidive de la ptôse, l’intervention s’apparente davantage à un nouveau lifting mammaire, éventuellement associé à une nouvelle réduction du volume glandulaire.

Dans les deux situations, la chirurgie constitue le seul moyen de remonter durablement le sein. Aucun traitement non chirurgical ne permet de corriger efficacement la ptôse mammaire.

Cicatrices inesthétiques

Les cicatrices d’une réduction mammaire évoluent progressivement pendant 12 à 24 mois avant d’atteindre leur aspect définitif. Au terme de cette période, certaines peuvent néanmoins rester inesthétiques.

Elles peuvent notamment s’élargir sous l’effet de la tension exercée par le poids du sein. Parfois, elles peuvent être épaisses, rouges et en relief. Il peut s’agir de cicatrices hypertrophiques, voire de véritables cicatrices chéloïdes.

La prise en charge dépend avant tout de la nature de la cicatrice, et il n’est malheureusement pas toujours possible d’en améliorer significativement l’aspect.

Dans certains cas, une la reprise chirurgicale des cicatrices est possible afin de les améliorer. Cette intervention consiste à retirer les cicatrices disgracieuses puis à refermer la peau dans de meilleures conditions, en cherchant notamment à réduire la tension sur les berges. Cette solution n’est toutefois pas possible dans toutes les situations.

En présence de cicatrices chéloïdes, une nouvelle excision chirurgicale isolée expose à un risque important de récidive. Le traitement repose principalement sur des injections de corticoïdes directement dans la cicatrice, généralement répétées au cours de plusieurs séances.

Des aréoles trop larges ou asymétriques après une réduction mammaire

Lors d’une réduction mammaire, on redéfinit la taille et la position des aréoles afin de les adapter à la nouvelle forme du sein. Avec le temps, une aréole peut toutefois s’élargir progressivement sous l’effet de la tension exercée par la peau environnante. Une asymétrie peut également apparaître ou persister entre les deux aréoles, concernant leur diamètre, leur forme ou leur hauteur.

Dans certains cas, une correction chirurgicale s’avère nécessaire. Elle consiste à retirer une fine collerette de peau autour de l’aréole afin d’en réduire le diamètre et, dans certaines limites, d’en ajuster la position.

Cette correction n’est cependant pas toujours possible. Lorsque la fermeture entraîne une tension trop importante, l’aréole risque de s’élargir à nouveau avec le temps, ce qui peut limiter l’intérêt ou la faisabilité d’une reprise chirurgicale.

Des seins trop petits après une réduction mammaire

Enfin, la situation inverse peut également se présenter, même si elle reste heureusement exceptionnelle. Lorsque la première réduction mammaire a retiré un volume qu’on juge trop important et que les seins paraissent désormais trop petits, une augmentation de volume par transfert de graisse est la solution.

Un lipofilling mammaire consiste alors à prélever votre propre graisse par liposuccion, puis à la réinjecter dans le sein afin de restaurer du volume et d’améliorer le galbe, notamment au niveau du décolleté. Selon le défaut à corriger, on peut injecter la graisse dans un seul sein pour traiter une asymétrie, ou bien dans les deux seins lorsque l’objectif est d’augmenter globalement leur volume.

Est-il possible de refaire une réduction mammaire ?

Oui, il est possible de refaire une réduction mammaire, y compris plusieurs années après la première intervention. Cette intervention obéit toutefois à des conditions précises, car la vascularisation des tissus mammaires et de la peau est plus fragile suite à la première opération.

La première condition est le respect d’un délai d’au minimum 12 mois après la chirurgie initiale. Ce délai permet d’abord d’évaluer le résultat définitif : l’œdème se résorbe, les tissus s’assouplissent et la forme du sein continue d’évoluer pendant toute la première année. Il répond ensuite à une nécessité technique. En effet, dans les mois qui suivent l’opération, les tissus restent fragiles et la vascularisation de la peau et de la glande, déjà sollicitée par la première intervention, peut demeurer précaire. Opérer trop tôt exposerait ainsi à des complications évitables.

La deuxième condition est d’avoir un poids stable. Une prise ou une perte de poids peut en effet modifier le volume de la poitrine. Opérer une poitrine dont le volume fluctue revient à corriger une cible mouvante, et une prise de poids ultérieure exposerait à une nouvelle récidive. De même, il est préférable de ne pas avoir de projet de grossesse à court terme, car une grossesse peut modifier à nouveau le volume et la tenue des seins.

La troisième condition est d’accepter les limites du geste. Il n’est pas possible de réduire des seins à l’infini. En effet, chaque réduction supplémentaire retire du tissu dont dépend la vascularisation de l’aréole, et la sécurité de celle-ci prime sur le volume retiré. C’est pourquoi on limite parfois l’importance de la résection glandulaire.

Enfin, l’arrêt du tabac est indispensable : sur des tissus déjà opérés, dont la vascularisation est plus fragile, le tabac majore considérablement le risque de nécrose et de retard de cicatrisation.

La vascularisation de l’aréole : le point technique clé d’une réduction mammaire secondaire

Lors d’une réduction mammaire, on en détache jamais l’aréole et le mamelon du sein : ils restent nourris par un pédicule, c’est-à-dire un pont de tissu qui leur apporte leur vascularisation. Selon la technique utilisée lors de la première intervention, ce pédicule peut être supérieur, supéro-interne ou plus rarement inférieur. Cette information, invisible à l’examen clinique, conditionne directement la sécurité d’une reprise chirurgicale. En effet, si le nouveau dessin sectionne le pédicule qui nourrit l’aréole, celle-ci risque de perdre sa vascularisation, avec pour conséquence possible une nécrose, c’est-à-dire la perte partielle ou totale de l’aréole.

C’est pourquoi le compte rendu opératoire de votre première intervention est le document le plus précieux de la consultation. Il précise la technique employée et le pédicule choisi.

En pratique, lorsqu’on connait le pédicule initial, je privilégie un dessin qui le respecte. Conserver le même pédicule offre en effet les meilleures garanties pour la vascularisation de l’aréole. Si le pédicule n’est pas connu, il reste néanmoins possible d’adapter le geste. On limite alors les décollements, on conserve un pédicule large et épais, et on module la résection en fonction de la vitalité des tissus constatée pendant l’intervention. Enfin, dans certains cas particuliers, une greffe d’aréole peut être discutée. Dans ce cas, on détache l’aréole puis on la repositionne sur le sein à la manière d’une greffe de peau. Cette option de dernier recours sécurise le geste, mais elle entraîne une perte de la sensibilité, une dépigmentation définitive de l’aréole et l’affaissement du mamelon.

Que dit la littérature scientifique sur la réduction mammaire secondaire ?

La faisabilité d’une nouvelle réduction sur un sein déjà opéré est documentée de longue date. L’équipe de Donald Hudson a montré dès la fin des années 1990 qu’une réduction mammaire pouvait être répétée, tout en soulignant la vigilance particulière que demande la vascularisation de l’aréole (Hudson et al., 1999). Une courte série américaine a ensuite rapporté des reprises réalisées avec un pédicule différent de celui de la première intervention, sans nécrose d’aréole : les auteurs concluaient que ce choix serait possible dans des mains expérimentées (Losee et al., 2000).

Des travaux plus récents vont dans le même sens. L’équipe de Frank Lista à Toronto a comparé les reprises selon que la technique initiale était connue ou non : la méconnaissance du pédicule initial n’a pas augmenté le taux de complications dans leur expérience (Ahmad et al., 2012). Enfin, l’équipe d’Elizabeth Hall-Findlay a proposé une relecture des principes de la re-réduction : après une première intervention, la vascularisation de l’aréole se serait réorganisée à travers les tissus cicatriciels, ce qui permettrait de refaire une réduction selon des principes adaptés, même sans connaître le pédicule initial (Mistry et al., 2017).

Ces données sont rassurantes. Elles ne dispensent toutefois pas de la prudence, car elles proviennent d’équipes très expérimentées et de séries limitées. C’est pourquoi je considère que la récupération du compte rendu opératoire initial reste la règle, afin de ré-utiliser autant que possible le même pédicule.

Comment se déroule une correction après réduction mammaire ?

La consultation a lieu à mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris.

Elle commence par écouter vos attentes, car elles orientent le geste autant que l’examen : qu’est-ce qui vous gêne précisément aujourd’hui ? Le volume, la forme, une différence entre les deux seins, les cicatrices ? Le résultat initial vous a-t-il convenu à un moment donné ? L’examen clinique analyse ensuite le volume et la hauteur des seins, la position et le diamètre des aréoles, la qualité de la peau et l’aspect des cicatrices. L’analyse de votre historique opératoire, la recherche du compte rendu et le bilan d’imagerie préopératoire suivent les règles communes à toute chirurgie secondaire.

À l’issue de cette analyse, je vous propose un plan précis : nouvelle réduction mammaire, lifting mammaire, correction d’une asymétrie mammaire, geste sur les aréoles, simple reprise de cicatrices, voire lipofilling mammaire.

L’intervention se déroule à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine, sous anesthésie générale, en chirurgie ambulatoire le plus souvent. Le geste est planifié à l’avance, en fonction du pédicule initial. On réutilise toujours les cicatrices existantes, afin de ne pas en créer de nouvelles.

Quels sont les risques spécifiques d’une seconde réduction mammaire ?

Les risques d’une chirurgie correctrice après réduction mammaire sont globalement les mêmes que ceux d’une première réduction, mais ils sont plus importants en raison du caractère secondaire de l’intervention. Les tissus ont en effet déjà été opérés et leur vascularisation peut avoir été fragilisée par la première chirurgie, ce qui rend la réintervention plus délicate. Le risque le plus spécifique concerne la vascularisation de l’aréole, qui nécessite une attention particulière lors d’une réduction mammaire secondaire.

Les risques communs à toute chirurgie de réduction, comme l’hématome, l’infection ou la phlébite, sont détaillés sur la page dédiée à la réduction mammaire. Les risques détaillés ci-dessous sont spécifiquement liés au caractère secondaire de la réduction mammaire et s’ajoutent aux risques habituels de cette intervention.

Nécrose de l’aréole

Le principal risque est la nécrose de l’aréole et du mamelon, correspondant à une souffrance des tissus pouvant entraîner leur perte partielle ou, plus rarement, totale en raison d’une vascularisation insuffisante. Cette complication demeure rare, mais son risque est plus élevé qu’au cours d’une première réduction mammaire, en particulier lorsque le pédicule utilisé lors de l’intervention initiale n’est pas connu ou ne peut pas être préservé lors de la nouvelle chirurgie.

En cas de souffrance de l’aréole, des soins locaux parfois prolongés sont nécessaires. Si une véritable nécrose survient, la reconstruction de l’aréole et du mamelon reste toujours possible dans un second temps. La prévention de cette complication constitue donc un enjeu majeur de la réduction mammaire secondaire. Elle repose notamment sur la connaissance, lorsque cela est possible, du pédicule initial (d’où l’importance d’avoir le compte-rendu opératoire de la première intervention) et peut conduire à limiter volontairement l’importance de la nouvelle réduction.

Le tabac augmente nettement ce risque, ce qui justifie son arrêt complet avant et après l’intervention.

Troubles de la cicatrisation

Le deuxième risque concerne les retards de cicatrisation, qui peuvent se manifester par une désunion, c’est-à-dire une ouverture partielle de la cicatrice. Après une première intervention, les tissus cicatriciels sont moins bien vascularisés et donc plus fragiles, en particulier au niveau des zones de jonction des cicatrices. Dans la grande majorité des cas, des soins locaux réalisés par une infirmière permettent d’obtenir progressivement la fermeture de la plaie, mais la cicatrice définitive peut être de moins bonne qualité.

Cytostéatonécrose

Le troisième risque est la nécrose graisseuse, ou cytostéatonécrose. Elle survient lorsqu’une partie de la graisse du sein, insuffisamment vascularisée, ne survit pas à l’intervention. Cette graisse peut alors s’organiser en kystes huileux, parfois perçus comme de petites zones dures à la palpation. Ces lésions sont bénignes et sans gravité, mais leur découverte peut être source d’inquiétude. Une imagerie mammaire est parfois nécessaire pour confirmer leur nature et les distinguer d’une autre anomalie du sein.

Troubles de sensibilité au niveau du sein

Enfin, la sensibilité de l’aréole et du mamelon peut être diminuée, voire définitivement perdue. Celle-ci ayant parfois déjà été altérée par la première réduction mammaire, une seconde intervention augmente ce risque. La capacité d’allaiter peut également être réduite, car la glande mammaire et les canaux galactophores sont à nouveau sectionnés et remaniés. Ce risque doit être clairement pris en compte avant l’intervention, en particulier si vous envisagez un projet de grossesse.

Prise en charge et prix d’une correction après réduction mammaire

La prise en charge dépend du geste envisagé. Une nouvelle réduction mammaire peut être prise en charge par l’Assurance Maladie lorsque l’intervention prévoit de retirer au moins 300 g de tissu mammaire par sein, selon le même critère que pour une première réduction. Cette estimation est réalisée cliniquement lors de la consultation avec le chirurgien et aucune demande d’entente préalable n’est nécessaire.

En revanche, les corrections qui ne nécessitent pas de retirer au moins 300 g de tissu mammaire par sein sont considérées comme des interventions de chirurgie esthétique et restent donc à votre charge. C’est notamment le cas d’une correction isolée de la forme ou de la symétrie des seins, d’une reprise de cicatrices, de la correction d’une ptôse mammaire ou encore d’un lipofilling pour restaurer le volume d’un sein trop réduit.

Lorsque la réduction mammaire bénéficie d’une prise en charge par l’Assurance Maladie, des dépassements d’honoraires peuvent être facturés par le chirurgien et l’anesthésiste. Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie, mais peuvent être pris en charge, en totalité ou en partie, par votre mutuelle selon votre contrat.

Le montant des honoraires dépend de l’étendue du geste : une reprise de cicatrices, une correction d’aréoles et une nouvelle réduction complète ne représentent pas le même temps opératoire. C’est pourquoi un devis personnalisé vous est remis à l’issue de la consultation. Un délai légal de réflexion de 15 jours est respecté avant toute intervention à visée esthétique.

Foire aux questions (FAQ) sur la correction après réduction mammaire

Combien de fois peut-on refaire une réduction mammaire ?

Il n’existe pas de nombre maximal de réductions mammaires défini à l’avance. Néanmoins, chaque nouvelle intervention modifie davantage les tissus et peut fragiliser la vascularisation de l’aréole et du mamelon, augmentant ainsi le risque de complications. En pratique, une deuxième réduction mammaire est tout à fait possible lorsque l’indication est bien posée, tandis que les interventions supplémentaires restent beaucoup plus exceptionnelles. La décision est toujours individualisée en fonction de l’examen clinique, des techniques utilisées lors des précédentes opérations et du rapport entre le bénéfice attendu et les risques d’une nouvelle chirurgie.

Peut-on refaire une réduction mammaire sans connaître la technique de la première opération ?

Oui, une nouvelle réduction mammaire reste possible, mais elle nécessite des précautions particulières lorsque le pédicule utilisé lors de la première intervention n’est pas connu. La technique est alors adaptée afin de préserver au maximum la vascularisation de l’aréole : les décollements sont limités, les tissus qui la vascularisent sont conservés aussi largement que possible et la résection est réalisée avec prudence. Dans certaines situations particulières, une greffe de l’aréole et du mamelon peut également être envisagée. Il reste néanmoins préférable, lorsque cela est possible, de retrouver le compte rendu opératoire de la première réduction, car la connaissance de la technique initiale permet de mieux planifier et sécuriser la réintervention.

Pourquoi mes seins ont-ils regrossi après ma réduction mammaire ?

La glande mammaire conservée après une réduction reste sensible aux facteurs responsables de l’hypertrophie mammaire. Une prise de poids constitue la cause la plus fréquente d’une nouvelle augmentation du volume des seins. Une grossesse, un allaitement ou certaines variations hormonales peuvent également favoriser cette récidive. Plus rarement, les seins sont restés volumineux dès la première intervention parce que la résection avait été volontairement limitée. L’examen en consultation permet de déterminer l’origine de l’excès de volume et d’adapter la correction en conséquence.

Une deuxième réduction mammaire est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?

Oui, une seconde réduction mammaire peut être prise en charge par l’Assurance Maladie selon les mêmes critères qu’une première intervention : elle doit prévoir le retrait d’au moins 300 g de tissu mammaire par sein. Cette quantité est estimée cliniquement lors de la consultation avec le chirurgien et aucune demande d’entente préalable n’est nécessaire. En revanche, une correction portant uniquement sur la forme des seins, les cicatrices ou une récidive de ptôse mammaire relève de la chirurgie esthétique et n’est pas prise en charge.

Peut-on corriger uniquement les cicatrices sans refaire une réduction complète ?

Oui. La reprise de cicatrices est une intervention plus simple qu’une nouvelle réduction mammaire. Elle consiste à retirer la cicatrice élargie, épaissie ou mal positionnée, puis à refermer la peau en cherchant à obtenir de meilleures conditions de cicatrisation, notamment en réduisant les tensions. Il est toutefois préférable d’attendre la maturation complète des cicatrices, généralement 12 à 24 mois après la première intervention, avant d’envisager une correction chirurgicale. Une cicatrice encore rouge, épaisse ou inflammatoire peut en effet continuer à s’assouplir, s’aplatir et s’atténuer spontanément avec le temps.

Pourrai-je allaiter après une deuxième réduction mammaire ?

La capacité d’allaiter peut être diminuée après une seconde réduction mammaire, car la glande et les canaux qui acheminent le lait jusqu’au mamelon sont à nouveau sectionnés et remaniés lors de l’intervention. Ce risque doit être pris en compte si vous envisagez encore une grossesse. Il est donc important de signaler tout projet de maternité lors de la consultation, car celui-ci peut influencer l’indication, la technique choisie ou le calendrier de l’intervention.

Références scientifiques

Pour citer cette page

Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.

Format académique (style Vancouver) :

Struk S. Correction après réduction mammaire : refaire ou retoucher une réduction. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 9 août 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-apres-reduction-mammaire/

Format APA :

Struk, S. (2026, 9 août). Correction après réduction mammaire : refaire ou retoucher une réduction. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-apres-reduction-mammaire/

Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).


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Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.

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Ma femme a été opérée par le Dr. Struk en fin 2024 et début 2026 pour une double mastectomie prophylactique, puis un premier lipofilling. Très bonne expérience, le Dr Struk est bien professionnel, responsable, et rassurant, l'ayant accompagnée tout au long du processus et restant toujours très rapidement disponible pour répondre à chaque question. Nous sommes très contents du résultat et du suivi post-opératoire. Nous recommandons fortement le Chirurgien Dr Struk pour son professionnalisme.
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Je tiens à remercier le chirurgien Dr Struck pour m'avoir rassuré tout au long de mon opération de réduction mammaire et pour son travail soigné. Vous pouvez y aller les yeux fermés.
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Barbara Arnd
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J'ai été opérée il y a un mois par le Dr Struck pour une reconstruction par lambeau Diep. Je suis ravie. J'ai récupéré un sein qui ressemble vraiment à un sein, avec une certaine souplesse. Rien à voir avec une prothèse. Le travail est magnifique. Le sein est naturel, n'est pas lourd comme avec une prothèse. Le docteur Struck a également pris le temps de me rassurer sur l’intervention, en amont, mais surtout le matin même, juste avant de passer au bloc. L’hospitalisation s’est très bien passée. Peu de douleurs, une mobilité dès le lendemain. Cerise sur le gâteau, mon ventre a fondu. Je n’étais pas venue pour ça mais c’est une suite très agréable. L’intervention est lourde, c’est vrai, mais elle en vaut vraiment la peine !
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Maël B
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Opéré d'une correction d'adipomastie en octobre 2025 par le Dr Struk, je suis pleinement satisfait. Le suivi post-opératoire est rigoureux et le résultat est tout simplement parfait !
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Cara
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Il y’a bientôt 3 ans j’ai été opéré par le docteur Struk pour un lifting mammaire. J’avais seulement 25 ans et fait un métier dans l’image c’était donc un vrai pas à franchir pour moi. A cause de perte et de prise de poids succincte, ma poitrine ne tenait pas comme celle d’une jeune femme de 25 ans et cela me complexait beaucoup. Grace à cette opération et au Dr Struk , je peux maintenant porter fièrement des hauts ainsi que des maillots que je n’osais plus porter. Je suis extrêmement heureuse du résultats, mes cicatrices ne se voit quasiment plus du tout. De plus j’ai souvenir de mon passage à la clinique le jour de l’opération : je suis arrivée à 7h30 et à 12h j’étais déjà repartie. Tout le monde a été absolument adorable et tout est allée très vite. J’avais toujours quelqu’un pour s’occuper de moi. Je recommande très vivement
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Celine Clement
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Retrait prothèses mammaire Le Dr Struk est de très bon conseil, à notre écoute sur nos doutes,répond a toutes nos questions,rassurant par son calme et son professionnalisme.... L intervention c est tres bien déroulée,pas de problème post op ,un suivi très serieux. Le résultat est parfait.... Un énorme merci au Dr Struk que je recommande les yeux fermés
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nazha ait
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J’ai été opéré par Dr Struk et tout s’est extrement bien passé . Le Dr Struk est rassurant dès le premier rdv jusqu’à l’opération . Le petit plus de Dr STruk est qu’il explique tout le déroulé de l’opération et qu’après l’opération vous avez un suivi pour savoir si tout se passe bien au niveau de la cicatrisation . Je recommande +++++
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Katell Le Hir
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Je me suis faite opérer d’un lipome assez volumineux dans le dos avec Dr Struk. C’était une intervention que je repoussais depuis des années mais il s’est montré très professionnel et rassurant sur l’intervention. J’ai été très bien suivie et la cicatrice est très propre. Mention spéciale pour la réactivité et la disponibilité de Dr Struk. Je recommande !

Pour en savoir plus sur la réduction mammaire

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