Associer un lifting mammaire et un lipofilling mammaire au cours de la même opération est possible, mais le volume de graisse injectable est limité. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je vous explique ce que cette intervention permet réellement d’obtenir, et pourquoi je privilégie une stratégie en deux temps opératoires si vous souhaitez un véritable gain de volume.
Associer lifting mammaire et lipofilling en bref
- L’association des deux gestes est possible mais dans ce cas l’augmentation de volume apportée par le lipofilling est limitée : il ne faut donc pas attendre le même gain de volume qu’avec un lipofilling mammaire seul.
- La raison est mécanique : le lifting retend les tissus et met les cicatrices sous tension. La graisse qu’on injecte avec le lipofilling majore cette tension, ce qui fragilise les cicatrices.
- Le remodelage de la glande mammaire fragilise également les tissus ce qui limite la prise de la graisse dans le sein.
- Dans le même temps opératoire, le lipofilling permet : d’améliorer sensiblement le galbe, de remplir modérément le décolleté et de corriger une asymétrie légère.
- Pour un vrai gain de volume sans implant, je privilégie la stratégie en deux temps : le lifting d’abord, puis le lipofilling 4 à 6 mois plus tard, sur des tissus cicatrisés et revascularisés.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
COMBINER MASTOPEXIE ET LIPOFILLING
Associer un lifting mammaire à un lipofilling est une demande fréquente en consultation, en particulier chez les patientes qui souhaitent également bénéficier d’une liposuccion.
Néanmoins, dans ce contexte, les bénéfices du lipofilling mammaire restent limités.
Il permet tout au plus d’apporter un léger complément de volume, essentiellement au niveau du décolleté, ou de corriger une asymétrie mammaire modérée.
En revanche, pour obtenir une véritable augmentation mammaire par transfert de graisse, il est indispensable de dissocier les deux gestes dans le temps.

Tout savoir sur le lifting mammaire avec lipofilling
Lifting mammaire et lipofilling : deux gestes très différents
Lifting mammaire ou mastopexie : une intervention pour remonter la poitrine
Le lifting mammaire vise à corriger la ptôse mammaire. Il consiste à retirer l’excès de peau, à remodeler la glande mammaire et à repositionner les aréoles à une hauteur plus adaptée. Il s’accompagne nécessairement de cicatrices, dont le nombre et l’étendue dépendent de l’importance de la ptôse. Ce geste améliore la hauteur, la tenue et la forme de la poitrine, mais ne permet pas d’augmenter le volume à lui seul.
On peut envisager une plastie-prothèse, c’est-à-dire l’association d’un lifting mammaire à la pose d’implants, afin d’augmenter le volume des seins. Cependant, cette intervention comporte des risques. Zucal et ses collègues, dans Journal of Clinical Medicine, rapportent notamment un taux de retrait d’implants de 13 % lorsqu’on combine ces deux gestes (Zucal et al., 2023). Dans notre expérience à Paris, le taux de complications observé reste inférieur. Néanmoins, l’association d’un lifting et d’implants demeure une chirurgie techniquement exigeante, et le risque d’échec doit toujours être intégré à la réflexion préopératoire.
Lipofilling mammaire : augmenter le volume de la poitrine sans implant
Le lipofilling mammaire, à l’inverse, vise à augmenter le volume des seins sans recourir à un implant. Il repose sur l’injection de votre propre graisse, prélevée par liposuccion puis réinjectée dans la poitrine afin d’en accroître le volume. De plus, le prélèvement améliore souvent les contours de la silhouette au niveau des zones traitées. Cette option offre d’excellents résultats lorsque les indications sont correctement posées, car elle ne convient pas à toutes les morphologies. Les séries récentes rapportent un taux de satisfaction supérieur à 90 % à un an, notamment dans la méta-analyse de Seth I et al. publiée dans Plastic and Reconstructive Surgery (Seth et al., 2024).
En revanche, le lipofilling mammaire ne corrige jamais la ptôse mammaire. En d’autres termes, injecter de la graisse dans le sein ne permet pas de corriger son affaissement.
Comme nous avons pu le voir, il peut être pertinent d’associer ces deux gestes, à condition d’en comprendre clairement les objectifs et les limites.
Est-il possible d’associer un lipofilling mammaire et un lifting mammaire ?
Oui, il est possible d’associer un lifting mammaire et un lipofilling au cours de la même intervention. Toutefois, le volume de graisse injectable est alors limité, et vous ne devez pas en attendre le gain de volume d’un lipofilling mammaire réalisé isolément.
Pourquoi le volume de graisse injectable est-il limité ?
Il est important de comprendre que les deux gestes exercent des forces opposées sur les tissus. Le lifting mammaire réduit l’enveloppe cutanée du sein et la referme sous tension, afin de corriger le relâchement. La graisse qu’on injecte dans le sein accroît la tension sur la peau. L’équipe de Michelle Spring a bien décrit ce conflit mécanique à propos des interventions combinant mastopexie et augmentation (Spring et al., 2015), et il s’applique pleinement lorsque l’augmentation est réalisée par transfert de graisse (Pferdehirt et al., 2021).
Ce conflit a deux conséquences :
- La première concerne la prise de la graisse. En effet, la graisse transférée est une véritable greffe : pour survivre, chaque particule graisseuse doit être revascularisée par de nouveaux vaisseaux sanguins dans les semaines qui suivent l’injection. En règle générale, 40 à 60% de la graisse qu’on injecte dans un sein se résorbe au cours des 6 premiers mois (Seth et al., 2024). Cette règle est vraie pour des tissus bien vascularisés, lorsqu’on effectue un lipofilling mammaire sans y associer d’autre geste, comme un lifting mammaire. Dans le cas où on combine les deux gestes, le taux de résorption de la graisse est encore plus important. En effet, le lifting mammaire implique de remodeler le tissu mammaire (en fragilisant sa vascularisation). Le sein offre donc des conditions de greffe moins favorables pour la graisse qu’on y injecte au même moment qu’une mastopexie.
- La seconde conséquence concerne les cicatrices. Chaque millilitre de graisse injecté augmente la pression exercée sur des sutures encore fragiles. C’est pourquoi, au-delà d’un certain volume, le risque de souffrance cutanée et de désunion cicatricielle devient réel. Injecter beaucoup de graisse au moment d’un lifting reviendrait ainsi à cumuler deux inconvénients : une graisse qui prend mal et des cicatrices soumises à une tension excessive.
Que peut-on attendre du lipofilling combiné à un lifting mammaire ?
Réalisé dans le même temps qu’un lifting mammaire, le lipofilling est un geste de finition : il améliore la forme du sein, pas son volume global. Utilisé avec des quantités mesurées, il trouve tout son intérêt dans trois situations :
- Pour améliorer légèrement le galbe : quelques dizaines de millilitres de graisse, placés avec précision, permettent d’adoucir les contours du sein remonté et de combler une zone localement creuse.
- Pour remplir le décolleté et le pôle supérieur : après un lifting, la partie haute du sein peut rester peu remplie chez certaines patientes. Un apport graisseux ciblé contribue à redessiner cette zone, qui conditionne l’aspect du décolleté.
- Pour corriger une asymétrie légère : lorsqu’un sein est un peu moins volumineux que l’autre, une injection unilatérale modérée aide à équilibrer la poitrine sans recourir à un implant.
Il convient toutefois de nuancer l’attente que vous pouvez en avoir. Chez de nombreuses patientes, la demande porte avant tout sur la forme : une poitrine remontée, un décolleté moins vide, une silhouette plus harmonieuse. Pour ces patientes, le lifting associé à un lipofilling de finition répond bien à l’objectif.
En revanche, si votre souhait est d’augmenter la taille de votre bonnet, ce geste combiné ne suffira pas. C’est précisément dans cette situation que la stratégie en deux temps, ou le recours à un implant, doit être discuté.
L’injection de graisse rend-elle les seins plus fermes ?
Non, l’injection de graisse ne raffermit pas les seins. En effet, la graisse que l’on injecte est un tissu mou : une fois greffée, elle conserve cette consistance souple.
Le lifting mammaire, en revanche, améliore la tonicité des seins en remettant en tension les tissus mammaires. Après un lifting mammaire, la poitrine est moins flasque mais pas aussi ferme qu’avec des implants. Si votre objectif est avant tout de retrouver une poitrine très ferme, seuls les implants mammaires permettent d’obtenir ce résultat.
Même temps ou deux temps opératoires : quelle stratégie ?
Le choix dépend avant tout de votre objectif. Si vous souhaitez essentiellement améliorer la forme de votre poitrine, sans augmentation importante de son volume, l’association d’un lifting mammaire et d’un lipofilling au cours de la même intervention constitue une excellente option. Elle permet de bénéficier d’une seule anesthésie, d’une seule période de convalescence et d’un lipofilling de finition réalisé immédiatement.
En revanche, si votre objectif est d’obtenir une augmentation de volume significative sans recourir à des implants, un lipofilling mammaire secondaire, réalisée 4 à 6 mois après le lifting, offre généralement de meilleurs résultats.
Dans ma pratique, je privilégie une stratégie en deux temps lorsque l’objectif est d’augmenter le volume mammaire.
La première intervention est consacrée au lifting mammaire, afin de remonter et de remodeler la poitrine. Une fois la cicatrisation obtenue et la forme du sein stabilisée, soit 4 à 6 mois plus tard, un second temps opératoire est réalisé pour effectuer le lipofilling.
Cette stratégie permet d’injecter la graisse sur un sein ayant atteint sa forme définitive et dont la cicatrisation est complète. Elle autorise de transférer des volumes de graisse plus importants en une seule séance et favorise une meilleure prise de la graisse, en évitant les contraintes de cicatrisation liées au lifting mammaire.
Comparatif lifting mammaire + lipofilling en 1 ou 2 opérations
| Critère | Lifting + lipofilling en un temps | Lipofilling 4 à 6 mois après le lifting |
| Objectif réaliste | Finition : galbe, décolleté, asymétrie légère | Gain de volume important, sans implant |
| Volume de graisse injectable | Limité par la tension des tissus (100 à 150 cc) | Plus important (300 cc) |
| Prise de la graisse | Moins favorable (remodelage mammaire) | Meilleure : tissus cicatrisés et revascularisés |
| Tension sur les cicatrices | Majorée par la graisse qu’on injecte (risque d’ouverture de cicatrices) | Aucune : les cicatrices sont matures |
| Anesthésies et convalescences | Une seule | Deux, espacées de plusieurs mois |
Pourquoi attendre 4 à 6 mois entre les deux interventions ?
Ce délai n’est pas arbitraire. Il correspond au temps nécessaire pour que trois conditions soient réunies :
- D’abord, les cicatrices du lifting acquièrent une résistance suffisante pour ne plus craindre la mise en tension.
- Ensuite, l’œdème post-opératoire se résorbe et le sein retrouve sa forme définitive : je peux alors cibler précisément les zones à combler, au lieu de les estimer sur un sein en cours de remodelage.
- Enfin, les tissus se revascularisent, ce qui offre à la graisse greffée un lit receveur de bien meilleure qualité. Prolonger ce délai ne présente par ailleurs aucun inconvénient : certaines patientes choisissent même, une fois le lifting réalisé, de renoncer au second temps si la forme obtenue leur convient.
Que dit la littérature scientifique ?
Par souci de transparence, il convient de préciser que certaines équipes réalisent un lifting mammaire associé à un lipofilling en un seul temps, y compris avec des volumes de graisse importants. L’équipe de Jules Walters a ainsi publié une série de mastopexies avec transfert graisseux simultané, rapportant un volume moyen de 299 ml de graisse injectée par sein (Walters et al., 2020).
Il faut toutefois interpréter ce chiffre avec prudence. En effet, 40 à 60 % de la graisse injectée se résorbe spontanément au cours des premiers mois, et cette résorption est souvent encore plus importante lorsqu’un lifting mammaire est réalisé dans le même temps opératoire. Le volume définitivement conservé reste donc nettement inférieur au volume d’un implant mammaire couramment utilisé en pratique (250 à 300 cc), ce qui explique les limites de cette approche lorsqu’une augmentation mammaire importante est recherchée.
Lipofilling ou implants pour restaurer le volume en complément du lifting ?
Lorsque le lifting mammaire doit être associé à une restauration du volume, deux options sont possibles : le transfert de votre propre graisse (lipofilling) ou la pose d’implants mammaires. Le choix dépend principalement du volume que vous souhaitez retrouver, mais aussi de votre souhait, ou non, d’avoir un corps étranger.
Lifting mammaire avec implants
Le lifting mammaire avec implants, également appelé plastie-prothèse, reste la solution la plus fiable et la plus prévisible lorsqu’un gain de volume important est souhaité. L’implant permet d’obtenir un volume prévisible et des seins plus fermes. En contrepartie, il s’agit d’un dispositif médical qui nécessite une surveillance à long terme et expose, un jour ou l’autre, à une nouvelle intervention.
Par ailleurs, l’association d’un lifting mammaire et d’une pose d’implants augmente le risque de complications par rapport à chacune de ces interventions réalisée isolément. Une série récente consacrée à cette technique rapporte ainsi un taux de retrait des implants de 13 % en raison d’une complication (Zucal et al., 2023). Ce chiffre ne remet pas en cause l’intérêt de la plastie-prothèse lorsqu’elle est bien indiquée, mais il est important d’en avoir connaissance avant de faire son choix : cette intervention est plus à risque qu’un lifting mammaire seul ou qu’une augmentation mammaire par implants seule.
Lifting mammaire suivi d’un lipofilling quelques mois après
Le lipofilling constitue, quant à lui, une alternative élégante pour les patientes qui souhaitent un gain de volume modéré, un résultat très naturel au toucher et l’absence de corps étranger. Il présente toutefois certaines limites. Dans ma pratique, je réalise le plus souvent le transfert de graisse dans un second temps, 4 à 6 mois après le lifting mammaire, afin d’optimiser la prise de la graisse et la qualité du résultat. Par ailleurs, l’augmentation de volume reste limitée, généralement de l’ordre d’un bonnet, et le lipofilling n’apporte pas davantage de fermeté au sein.
En pratique, je vous propose un raisonnement simple en consultation. Si vous souhaitez retrouver un décolleté plus rempli avec un gain d’un bonnet, le lipofilling dans un second temps est une excellente option. En revanche, si votre poitrine est très vidée ou si vous souhaitez un gain de volume important et garanti avec des seins plus fermes, le lifting mammaire avec implants reste la réponse la plus adaptée.
Comment se déroule la chirurgie ?
La consultation au cabinet
La première consultation a lieu à mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris. L’examen clinique évalue l’importance de la ptôse, la qualité de votre peau, le volume glandulaire restant, ainsi que les zones donneuses de graisse disponibles. Vos attentes sont au centre de cette consultation. Votre poitrine vous plaisait-elle avant les grossesses, l’allaitement ou la perte de poids qui en ont modifié l’aspect ? Souhaitez-vous simplement la remonter, ou recherchez-vous davantage de volume, davantage de fermeté ? C’est la réponse à ces questions, confrontée à l’examen clinique, qui oriente vers un lifting seul, un lifting avec lipofilling de finition, une stratégie en deux temps ou une plastie-prothèse.
À l’issue de la consultation, je vous remettrai un devis détaillé, ainsi que la fiche d’information de la SOFCPRE. Un délai légal de réflexion de 15 jours doit être respecté avant l’intervention. Enfin, l’arrêt complet du tabac est indispensable au moins un mois avant et un mois après l’opération. En effet, le tabac altère la microcirculation : il compromet à la fois la cicatrisation du lifting et la survie de la graisse, qui dépend entièrement de sa revascularisation.
L’intervention à la clinique Ambroise Paré
L’intervention se déroule à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine, sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire. On commence par la lipoaspiration douce des zones donneuses définies ensemble en consultation. La graisse est ensuite purifiée par centrifugation. On réalise alors le lifting mammaire : retrait de l’excès de peau, remodelage de la glande et repositionnement de l’aréole. Enfin, lorsqu’un lipofilling est associé dans le même temps, on injecte la graisse en de multiples fins trajets, dans les zones où la tension des tissus le permet, en restant mesuré.
Les suites opératoires associent celles d’un lifting et celles d’une lipoaspiration : des douleurs modérées au niveau des seins, contrôlées par des antalgiques simples, et des ecchymoses avec une sensation de courbatures sur les zones de prélèvement. Le port d’un soutien-gorge de contention pendant six semaines et d’un vêtement compressif sur les zones prélevées favorise la cicatrisation et la résorption de l’œdème. Le résultat s’apprécie à partir du troisième mois, car une partie de la graisse injectée va se résorber au cours des premiers mois.
Quels sont les risques spécifiques du lifting mammaire avec lipofilling ?
Comme toute intervention chirurgicale, l’association d’un lifting mammaire et d’un lipofilling comporte des risques. Trois d’entre eux sont propres à cette intervention et méritent d’être détaillés.
- La prise de graisse insuffisante : une partie de la graisse injectée se résorbe toujours, et cette proportion est majorée lorsque l’injection est réalisée sur des tissus remis en tension par le lifting. Le résultat peut alors être en deçà de vos attentes en termes de volume. C’est pourquoi je préfère annoncer un objectif modeste, quitte à proposer une séance de lipofilling complémentaire à distance si vous le souhaitez.
- Les kystes de cytostéatonécrose, appelés « kystes huileux » : lorsqu’une zone de graisse ne se revascularise pas, elle peut se transformer en petit kyste palpable. Ces kystes sont bénins. Ils peuvent être ponctionnés s’ils sont gênants. Il est en revanche essentiel de signaler votre antécédent de lipofilling au radiologue lors de toute imagerie mammaire, afin qu’il en interprète correctement les images.
- La tension cicatricielle et la désunion de cicatrice : la graisse injectée majore la pression sur les sutures du lifting. Une désunion localisée se traite le plus souvent par des soins locaux et une cicatrisation dirigée, mais elle peut allonger la durée de cicatrisation et altérer la qualité de la cicatrice. La prévention repose sur des volumes d’injection limités, sur la stratégie en deux temps lorsque le volume souhaité est plus important, et sur un sevrage tabagique strict.
Les autres risques ne sont pas spécifiques à cette association. Ceux de la mastopexie (hématome, retard de cicatrisation, asymétrie résiduelle, troubles de la sensibilité de l’aréole) sont détaillés sur ma page consacrée au lifting mammaire, et ceux du transfert graisseux sur ma page dédiée au lipofilling mammaire.
Quel est le prix d’un lifting mammaire avec lipofilling ?
Le tarif dépend de la stratégie retenue. En un temps, il couvre une seule intervention associant le lifting mammaire et le lipofilling de finition. En deux temps, chacune des deux interventions fait l’objet d’une tarification distincte, présentée dès la première consultation afin que vous connaissiez le coût global de la stratégie proposée avant toute décision. Le devis détaillé, conforme à la réglementation, comprend les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, les frais de clinique, la TVA ainsi que les consultations de suivi post-opératoire. Les tarifs de référence de chaque geste sont indiqués sur les pages lifting mammaire et lipofilling mammaire.
Cette intervention relève toujours de la chirurgie esthétique. Elle ne bénéficie donc d’aucune prise en charge par l’Assurance Maladie, et la réglementation ne permet pas la prescription d’un arrêt de travail.
Foire aux questions (FAQ) sur l’association lifting mammaire et lipofilling
Peut-on faire un lifting mammaire et un lipofilling pendant la même opération ?
Oui, c’est techniquement possible. Le lipofilling réalisé dans le même temps qu’un lifting mammaire sert alors la forme du sein : le galbe, le décolleté et la correction d’une asymétrie légère. En revanche, le volume de graisse injectable est limité, car les tissus retendus par le lifting supportent mal une mise en pression supplémentaire. Pour un vrai gain de volume, le lipofilling est réalisé lors d’une seconde intervention, 4 à 6 mois après le lifting.
Combien de temps faut-il attendre entre le lifting mammaire et le lipofilling ?
Un délai de 4 à 6 mois sépare les deux interventions. Il permet aux cicatrices du lifting de consolider, à l’œdème de se résorber et aux tissus de se revasculariser. La graisse est alors injectée sur un sein dont la forme est définitive, dans des conditions qui favorisent sa prise. Attendre davantage ne présente aucun inconvénient.
Vais-je gagner une taille de bonnet grâce au lipofilling réalisé pendant le lifting ?
Non, le plus souvent. Les volumes injectables dans le même temps qu’un lifting sont limités, et une partie de la graisse se résorbe au cours des premiers mois. Le gain porte sur la forme du sein davantage que sur la taille du bonnet. Si votre objectif est de gagner du volume, la stratégie en deux temps ou la pose d’un implant doit être discutée en consultation.
La graisse injectée est-elle définitive ?
La graisse qui a survécu au transfert, une fois passés les trois premiers mois, se comporte comme le reste de votre tissu graisseux : elle suit les variations de votre poids. Un amaigrissement important peut ainsi diminuer le volume obtenu, et une prise de poids l’augmenter. La stabilité de votre poids est donc une condition importante de la pérennité du résultat.
Faut-il avoir suffisamment de graisse pour envisager un lipofilling ?
Oui. La graisse est prélevée sur vos zones donneuses, comme le ventre, les hanches ou les cuisses. Chez les patientes très minces, les réserves peuvent être insuffisantes pour prélever le volume nécessaire. Dans ce cas, si un apport de volume est souhaité, la discussion s’oriente plutôt vers un lifting mammaire avec implants.
Le lipofilling gêne-t-il le dépistage du cancer du sein ?
Le lipofilling peut laisser des images spécifiques à l’imagerie, notamment des kystes huileux, qu’un radiologue informé sait reconnaître et distinguer d’une lésion suspecte. Il est donc essentiel de signaler votre intervention avant toute mammographie ou échographie. Par ailleurs, il n’existe aucune preuve que l’injection de graisse augmente le risque de cancer du sein. Le calendrier de dépistage habituel reste inchangé.
L’association lifting mammaire et lipofilling est-elle remboursée ?
Dans la grande majorité des cas, non : il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, sans prise en charge par l’Assurance Maladie ni possibilité d’arrêt de travail.
L’intervention est-elle douloureuse ?
Les douleurs sont modérées. Au niveau des seins, elles sont proches de celles d’un lifting mammaire seul et sont contrôlées par des antalgiques simples pendant quelques jours. Les zones de prélèvement de la graisse sont quant à elles le siège d’ecchymoses et d’une sensation de courbatures pendant une à deux semaines. Le port d’un vêtement compressif diminue cet inconfort.
Références scientifiques
- Zucal I, Tremp M, Duscher D, Wenny R, Zaussinger M, Kutz A, Pagani A, Huemer GM. Augmentation-Mastopexy: Analysis of 95 Consecutive Patients and Critical Appraisal of the Procedure. J Clin Med. 2023;12(9):3213. doi:10.3390/jcm12093213
- Seth I, Bulloch G, Gibson D, Chow O, Seth N, Mann GB, Hunter-Smith DJ, Rozen WM. Autologous Fat Grafting in Breast Augmentation: A Systematic Review Highlighting the Need for Clinical Caution. Plast Reconstr Surg. 2024;153(3):527e-538e. doi:10.1097/PRS.0000000000010614
- Walters J, Bourn L, Tessler O, Patterson C, Khoobehi K. Single Staged Mastopexy With Autologous Fat Grafting: An Alternative to Augmentation Mastopexy With Implants. Aesthet Surg J. 2020;40(4):NP152-NP158. doi:10.1093/asj/sjz217
- Spring MA, Hartmann EC, Stevens WG. Strategies and Challenges in Simultaneous Augmentation Mastopexy. Clin Plast Surg. 2015;42(4):505-518. doi:10.1016/j.cps.2015.06.008
- Pferdehirt R, Nahabedian MY. Finesse in Mastopexy and Augmentation Mastopexy. Plast Reconstr Surg. 2021;148(3):451e-461e. doi:10.1097/PRS.0000000000008303
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Associer lifting mammaire et lipofilling : ce qu’il faut savoir. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 6 août 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/associer-lifting-mammaire-et-lipofilling/
Format APA :
Struk, S. (2026, 6 août). Associer lifting mammaire et lipofilling : ce qu’il faut savoir. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/associer-lifting-mammaire-et-lipofilling/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








