Expert en chirurgie mammaire à Paris, je consacre mon activité chirurgicale exclusivement au sein, en esthétique comme en reconstruction, et j’exerce notamment à l’Institut Curie, centre de référence européen pour la prise en charge du cancer du sein. Cette pratique combinée — chirurgie esthétique et chirurgie reconstructrice oncologique — m’apporte une connaissance anatomique et chirurgicale du sein dans toutes ses dimensions, ce qui m’est utile au quotidien pour anticiper le comportement des tissus, optimiser le placement des implants et obtenir un rendu naturel. Je maîtrise les quatre principales techniques d’augmentation mammaire — par implants, par lipofilling, composite et mini-invasive — et j’adapte le choix de la technique à votre anatomie, votre capital graisseux et vos attentes.
Augmentation mammaire : quatre approches
- Augmentation par implants mammaires — pose de prothèses en gel de silicone, en avant ou en arrière du muscle pectoral, pour un gain de volume immédiat et prévisible (un à plusieurs bonnets).
- Augmentation par lipofilling — injection de votre propre graisse, prélevée par lipoaspiration, pour un résultat naturel sans corps étranger ; gain modéré, en moyenne un bonnet par séance.
- Augmentation composite (ou hybride) — association d’un implant pré-pectoral et d’un lipofilling péri-prothétique qui camoufle les contours de la prothèse et offre le rendu le plus naturel, particulièrement adapté aux patientes minces.
- Augmentation mini-invasive (Mia Femtech, Preservé) — pose d’un petit implant pré-pectoral par une courte incision axillaire, sous anesthésie locale ; indiquée pour des augmentations modérées chez des patientes sélectionnées, sans ptôse.
- Le choix de la technique se fait en consultation, après examen clinique, en fonction de votre anatomie, de votre capital graisseux et du volume souhaité.
L’augmentation mammaire en chiffres
- L’augmentation mammaire est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée au monde, avec environ 1,8 million d’interventions réalisées chaque année selon l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery).
- En France, la SOFCPRE estime à plus de 30 000 le nombre d’augmentations mammaires pratiquées chaque année.
- Une méta-analyse internationale portant sur 18 322 patientes (Knoedler et al., 2024) confirme que la satisfaction post-opératoire mesurée par le score BREAST-Q augmente de 26,3 à 72,7 après l’intervention, avec une amélioration significative du bien-être psychosocial (+38,1 points) et sexuel (+40,2 points).
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
AUGMENTATION MAMMAIRE AVEC OU SANS IMPLANTS
L’augmentation mammaire est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée dans le monde.
Elle vise à modifier le volume, mais aussi la forme des seins.
Une augmentation mammaire peut se faire soit avec des implants mammaires en silicone, soit par transfert de graisse autologue.
L’augmentation mammaire peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale lorsqu’elle poursuit un but réparateur.

Tout savoir sur l’augmentation mammaire
Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire ?
L’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique mammaire qui vise à modifier le volume et la forme des seins. Elle peut être réalisée selon quatre techniques : la pose d’implants mammaires en silicone, le lipofilling (injection de graisse autologue), la technique composite (combinaison des deux), ou les techniques mini-invasives récentes (Mia Femtech, Preservé). C’est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée au monde.
Afin de déterminer la technique la plus adaptée à votre cas, il faudra prendre en compte votre morphologie, la qualité de votre peau, la forme naturelle de vos seins et vos attentes. L’objectif est d’augmenter le volume de votre poitrine de façon mesurée, en tenant compte de vos proportions et de votre silhouette, afin d’obtenir un résultat naturel.
Ainsi, l’augmentation mammaire ne se limite pas à « mettre un volume de plus ». Elle repose sur un choix réfléchi de technique et de résultats adaptés à votre silhouette. Décider de se faire augmenter la poitrine nécessite une consultation approfondie et une réflexion préalable prolongée, avec des explications claires sur ce qui est réalisable en accord avec votre morphologie.
Il existe pour cela différentes approches : certaines utilisent des implants mammaires, d’autres votre propre graisse prélevée sur d’autres régions de votre corps. D’autres, enfin, combinent les deux afin de tirer parti des avantages de chaque technique pour un rendu encore plus naturel.
Cette intervention doit être pensée « sur mesure », personnalisée et adaptée à chaque femme.


À qui s’adresse l’augmentation mammaire ?
L’augmentation mammaire s’adresse aux femmes souhaitant modifier le volume ou l’aspect de leur poitrine dans quatre situations principales : une hypoplasie mammaire (poitrine jugée trop petite), une ptôse mammaire après grossesse ou amaigrissement, une malformation mammaire (seins tubéreux, agénésie), ou une asymétrie mammaire entre les deux seins. L’indication est posée en consultation après examen clinique. Une méta-analyse de 18 322 patientes (Knoedler et al., 2024) montre que la satisfaction est particulièrement élevée chez les patientes opérées pour une indication esthétique (gain de +47,9 points sur le score BREAST-Q « satisfaction with breast »), tandis que la chirurgie des seins tubéreux atteint un taux de satisfaction subjective de 99 % avec un score BREAST-Q moyen de 86,7/100 (Alvaro et al., 2023).
Cette demande recouvre donc des situations variées qui dépassent la simple recherche de volume et nécessite toujours une évaluation médicale précise.
Choisir de se faire opérer d’une augmentation mammaire ne doit jamais se faire « sur un coup de tête », de manière impulsive et irraisonnée. La décision doit s’inscrire dans une réflexion longue, mûrie depuis plusieurs années.
Hypoplasie mammaire
Cette opération concerne principalement les femmes gênées par le volume de leur poitrine qu’elles jugent insuffisant.
Une hypoplasie mammaire (le fait d’avoir une petite poitrine) peut être à l’origine d’une gêne importante au quotidien, en particulier chez les très jeunes femmes. Si le volume de votre poitrine vous complexe, que la taille de vos seins est à l’origine d’une souffrance importante dans la vie de tous les jours, alors recourir à une augmentation mammaire est parfaitement justifié. Cette intervention de chirurgie esthétique permet de retrouver confiance en soi, de mieux assumer sa poitrine et son corps en général, tant dans le quotidien que dans la vie intime.
Il ne faut pas confondre l’hypoplasie mammaire avec une agénésie mammaire, qui correspond à une absence totale de développement des seins (thorax masculin).




Ptôse mammaire (poitrine tombante) ou poitrine molle
D’autres femmes souhaitent améliorer la tenue et la consistance de leur poitrine, notamment en cas de ptôse mammaire. Après une grossesse, un allaitement prolongé ou un amaigrissement important, la poitrine peut parfois perdre en tonicité. Des seins flasques peuvent être à l’origine d’une gêne importante. Beaucoup de patientes expriment le souhait de retrouver leur poitrine d’avant la grossesse ou leur perte de poids, de retrouver une poitrine plus jeune.
La pose d’implants mammaires constitue alors une excellente indication. Lorsque la ptôse mammaire est modérée, c’est-à-dire lorsque les seins sont légèrement tombants, la mise en place d’implants peut parfois suffire à retendre la peau. Le volume apporté permet de remplir le sein, de restaurer sa projection et de retrouver des seins fermes, sans recourir systématiquement à un lifting mammaire.


Malformation mammaire
Certaines patientes consultent également pour des malformations mammaires, en particulier des seins tubéreux. Cette anomalie de développement associe une base mammaire étroite, une forme allongée du sein (en cônes ou en tubes) et parfois une asymétrie mammaire marquée. Dans ces situations, l’augmentation mammaire, que ce soit avec votre graisse ou avec des implants, souvent combinée à d’autres gestes correcteurs, permet d’améliorer à la fois le volume et la forme de la poitrine.
Une revue systématique récente analysant 38 études et 897 patientes opérées de seins tubéreux (Alvaro et al., 2023) rapporte un taux de satisfaction subjective de 99 % et un score BREAST-Q moyen de 86,7/100, pour un volume implanté moyen de 263 cc par sein et un volume moyen de lipofilling de 185 cc lorsque la graisse est utilisée comme technique complémentaire. Le taux de complications global rapporté dans cette revue est de 20 %, principalement des révisions chirurgicales mineures.
Asymétrie mammaire
L’augmentation mammaire peut aussi être indiquée en cas d’asymétrie de volume ou de forme entre les deux seins. Dans ce cas, des injections de graisse ou la pose d’implants mammaires permettent de rééquilibrer la poitrine. Selon les situations, on pourra soit augmenter le volume d’un seul sein ou des deux seins, selon que vous souhaitiez simplement corriger votre asymétrie mammaire ou obtenir également plus de volume sur votre poitrine.
À quel âge faire une augmentation mammaire ?
L’augmentation mammaire est pratiquée à partir de 18 ans en France, à condition que le développement mammaire soit terminé et qu’un délai de réflexion d’au moins 15 jours soit respecté entre les deux consultations préopératoires obligatoires. Il n’existe pas de limite d’âge supérieure : l’intervention peut être réalisée à tout âge si l’état de santé général le permet.
A partir de quel âge peut-on envisager une augmentation mammaire ?
Les seins doivent avoir terminé leur croissance
Avant toute augmentation mammaire, il est indispensable d’attendre que le développement de la poitrine soit achevé. Chez certaines jeunes femmes, la croissance mammaire se poursuit au-delà de 18 ans. Dans ce contexte, intervenir trop tôt exposerait à un résultat instable et pourrait surtout perturber le développement des seins. C’est aussi pourquoi on évite d’opérer avant la fin de la puberté.
Une décision qui doit être mûrement réfléchie
La poitrine occupe une place singulière dans le corps d’une femme, à la fois symbole de féminité et élément intimement lié à la maternité et à la sensualité. Par ailleurs, l’augmentation mammaire reste une intervention chirurgicale. A ce titre, elle comporte des risques en plus d’entraîner des modifications à long terme du corps. Pour cette raison, une réflexion approfondie est indispensable, quel que soit l’âge.
Chez les femmes jeunes, nous serons particulièrement vigilant :
- à la motivation réelle de la demande,
- à l’absence de pression extérieure,
- à la compréhension des implications à long terme, notamment le suivi des implants si cette technique est choisie.
Plusieurs consultations sont indispensables afin de s’assurer que le projet est cohérent, bien compris, tant dans ses objectifs que dans ses risques.
Cas particuliers de la chirurgie réparatrice chez les patientes jeunes
Dans certaines situations spécifiques, une augmentation mammaire peut être envisagée plus précocement dans un cadre réparateur.
C’est le cas notamment des malformations mammaires sévères comme les seins tubéreux, l’agénésie mammaire ou le syndrome de Poland.
Jusqu’à quel âge peut-on faire une augmentation mammaire ?
Il n’existe pas de limite d’âge pour réaliser une augmentation mammaire. Cette intervention peut être envisagée à tout âge, à condition que l’état de santé général le permette et que l’indication soit cohérente. L’âge, à lui seul, n’est donc jamais un critère d’exclusion.
Votre état de santé doit être compatible avec l’intervention
Avant toute augmentation mammaire, l’évaluation repose avant tout sur :
- votre état de santé global,
- l’absence de pathologies non équilibrées (diabète, hypertension notamment),
- votre capacité à supporter une anesthésie générale.
Une femme de 50, 60 ans ou plus peut parfaitement bénéficier d’une augmentation mammaire si le bilan préopératoire est normal. À l’inverse, une patiente plus jeune présentant certaines contre-indications médicales pourra se voir déconseiller l’intervention.
Augmentation mammaire après 40, 50 ou 60 ans : une demande fréquente
De nombreuses femmes envisagent une augmentation mammaire plus tard dans la vie, souvent :
- après des grossesses et des allaitements,
- après une perte de poids importante,
- lorsque la poitrine a perdu du volume et de la tenue avec le temps.
Dans ces situations, l’augmentation mammaire permet de redonner du volume et de raffermir la poitrine. Selon les cas, elle peut être associée ou non à un geste de correction de la ptôse mammaire. Dans ces cas, on envisage l’augmentation mammaire comme une chirurgie de rajeunissement de la poitrine.
Quelles sont les techniques d’augmentation mammaire ?
L’augmentation mammaire repose aujourd’hui sur quatre techniques chirurgicales : les implants mammaires en silicone, le lipofilling (injection de graisse autologue), l’augmentation composite (implant + lipofilling), et les techniques mini-invasives récentes (Mia Femtech, Preservé). Le choix dépend de votre anatomie, de votre capital graisseux et du volume souhaité.
Il n’existe pas une technique meilleure que toutes les autres. Chaque technique répond à des attentes différentes.
Tableau comparatif des 4 techniques d’augmentation mammaire
Le tableau ci-dessous synthétise les principales caractéristiques des quatre techniques d’augmentation mammaire afin de faciliter votre choix en consultation.
| Critère | Implants mammaires | Lipofilling | Augmentation composite | Mini-invasive (Mia / Preservé) |
|---|---|---|---|---|
| Gain de volume | 1 à 3 bonnets | 1 bonnet max par séance | 1 à 2 bonnets | ~1 bonnet maximum |
| Type d’anesthésie | Générale | Générale | Générale | Locale + sédation |
| Durée de l’intervention | 1h à 1h30 | 2h à 3h | 2h30 à 3h30 | 45 min à 1h |
| Cicatrice | 4-5 cm (sous-mammaire) | <5 mm (canules) | 4-5 cm + canules | 2-2.5 cm (axillaire ou sous-mammaire) |
| Positionnement implant | Rétro-pectoral (dual plane) ou rétro-glandulaire | Pas d’implant | Pré-pectoral + graisse | Pré-pectoral exclusif |
| Indication ptôse mammaire | Oui (ptôse modérée) | Non | Oui (ptôse modérée) | Non (exclusion formelle) |
| Indication patiente mince | Oui (dual plane) | Non (capital graisseux insuffisant) | Oui (idéal) | À discuter (risque rippling) |
| Durabilité du résultat | 15-20 ans (29,8 % de révision à 15-19 ans) | Définitif (37,1 % de la graisse intégrée) | Mixte | Aucun recul long terme |
| Tarif | 6 650 € | 5 900 € | 7 000 – 8 500 € (selon liposuccion) | ~10 000 € |
Les données chiffrées de durabilité proviennent des publications scientifiques de référence : 29,8 % de révision sur 15-19 ans pour les implants (Kooiman et al., 2022) et 37,1 % de survie graisseuse à 12 mois pour le lipofilling (Wederfoort et al., 2024). Le choix de la technique se fait toujours en consultation, après examen clinique personnalisé et discussion approfondie de vos attentes.
Augmentation mammaire par implants
L’augmentation mammaire par implants est la technique la plus répandue. Il s’agit même de l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée dans le monde. Elle permet d’augmenter le volume de façon fiable et prévisible à l’aide d’implants mammaires en silicone. L’approche moderne repose principalement sur la technique du « dual plane », décrite par John Tebbetts dans une publication de référence (Tebbetts, 2001) à partir d’une série de 468 patientes. Cette technique consiste à placer l’implant à cheval entre l’espace rétro-pectoral (en arrière du muscle pectoral) et l’espace rétro-glandulaire (derrière la glande mammaire) afin d’optimiser la relation entre l’implant et les tissus mous et de limiter les compromis liés à un positionnement unique (sous-glandulaire pur ou sous-musculaire total).
Les implants mammaires offrent un large choix de volumes, de projections et de formes. Ils s’adaptent à tous les types de poitrines et permettent de répondre à des attentes variées.
Les prothèses mammaires conviennent particulièrement en cas d’hypoplasie mammaire, car elles permettent une augmentation franche du volume. Elles sont également intéressantes pour améliorer la tonicité de seins flasques, par exemple après une grossesse ou une perte de poids importante, en raison de leur consistance ferme.
Lorsque leur volume est suffisant, les implants peuvent corriger une ptôse mammaire modérée sans lifting mammaire associé. Dans ce cas, leur volume remet la peau du sein en tension. Ils permettent donc à la fois d’augmenter le volume et de rajeunir la poitrine.
Cette technique nécessite néanmoins un choix précis du volume de l’implant afin d’obtenir un résultat naturel, parfaitement adapté à votre silhouette et à vos attentes.




Augmentation mammaire sans implant, par injection de graisse ou lipofilling mammaire
L’augmentation mammaire par lipofilling repose sur l’utilisation de votre propre graisse. Il s’agit d’une augmentation mammaire sans implant. La graisse est prélevée par liposuccion, puis réinjectée dans les seins selon une technique standardisée comportant trois étapes successives : prélèvement atraumatique par micro-canules à basse pression, purification de la graisse par centrifugation ou décantation, et réinjection en multiples tunnels dans différents plans tissulaires du sein. Cette approche, dite « lipostructure » ou « structural fat grafting », a été codifiée par Sydney Coleman dans une série de publications de référence (Coleman, 2006) qui constitue aujourd’hui le standard mondial du lipofilling. Pour les augmentations volumiques plus importantes, certains praticiens combinent le lipofilling à une expansion externe préopératoire par dispositif BRAVA, technique décrite par Khouri à partir d’une étude multicentrique de 81 patientes suivies jusqu’à 6 ans (Khouri et al., 2012), avec un volume moyen augmenté de 233 ml par sein.
Cette option permet d’éviter l’utilisation de corps étrangers en silicone. En revanche, elle ne permet qu’une augmentation modérée du volume. Elle s’adresse surtout aux femmes souhaitant un gain discret, de l’ordre d’un bonnet. Elle convient également en cas d’asymétrie mammaire ou dans certaines formes de seins tubéreux. Le volume obtenu reste limité, car une partie de la graisse réinjectée se résorbe naturellement au cours des premiers mois. Ainsi, plusieurs séances peuvent parfois être nécessaires. En outre, le lipofilling mammaire n’améliore pas la consistance de la poitrine. Les seins ne deviennent pas plus fermes après des injections de graisse, car la graisse conserve une consistance molle.
Point important : vos réserves de graisse doivent être suffisantes. Cette technique n’est pas envisageable chez une femme très mince.
Augmentation mammaire composite combinant implants mammaires et graisse
L’augmentation mammaire composite associe implants et injections de graisse. Cette approche combine les avantages des deux techniques. L’implant apporte le volume. La graisse affine les contours.
Cette stratégie s’avère particulièrement utile chez les femmes minces. Elle améliore la transition entre le décolleté et le thorax. Les contours des implants sont moins visibles et le résultat apparaît plus naturel.
Elle peut également être utilisée afin de préserver le muscle pectoral. Dans ce cas, les implants sont placés devant le muscle et les bords supérieurs sont camouflés par des injections de graisse.
Enfin, cette approche permet d’utiliser des implants mammaires plus petits, afin d’obtenir un résultat plus naturel et plus stable dans le temps, la graisse injectée apportant un complément de volume.
Augmentation mammaire « mini-invasive » par procédés Mia ou Preservé
Les techniques dites « mini-invasives », très récentes, comme Mia ou Preservé, permettent de limiter la taille des cicatrices. En revanche, elles font appel à des implants spécifiques, souvent de petit volume.
Elles présentent à notre sens un intérêt modeste car les indications sont très précises. Elles s’adressent principalement aux femmes souhaitant une augmentation modérée. En revanche, elles ne permettent ni de corriger une ptôse mammaire, ni d’augmenter de façon marquée le volume de la poitrine.
La sélection des patientes reste donc essentielle pour une chirurgie dite « mini-invasive ». Enfin, ces techniques s’accompagnent d’un surcoût important, car elles reposent sur l’utilisation de dispositifs médicaux coûteux. En outre, il n’y a actuellement aucun recul sur ces dispositifs médicaux.
Implants ou lipofilling mammaire : comment choisir ?
Le choix entre implants mammaires et lipofilling dépend de quatre critères : le volume souhaité (gain de deux bonnets ou plus → implants ; gain modéré → lipofilling), l’aspect actuel de la poitrine (ptôse ou seins flasques → implants), vos réserves de graisse disponibles (lipofilling impossible si trop mince) et votre rapport au corps étranger.
Quel est votre objectif de volume (quel est le bonnet cible) ?
La question du volume est centrale. Si vous souhaitez une augmentation franche et visible, les implants mammaires s’imposent généralement comme un meilleur choix. Ils permettent un gain de volume important, prévisible et durable. Une augmentation mammaire par implants permet aisément de passer d’un bonnet A à un bonnet C, avec un résultat naturel.
À l’inverse, l’augmentation sans implants, par injection de graisse, ne permet qu’un gain modéré, de l’ordre d’un bonnet par intervention. Cette limitation s’explique par un phénomène biologique : seule une fraction de la graisse réinjectée survit à long terme. Un essai contrôlé randomisé multicentrique récent (BREAST-trial, Wederfoort et al., 2024) a montré par imagerie 3D Vectra que la survie graisseuse moyenne à 12 mois est de 37,1 %, avec une stabilisation du volume dès 6 mois post-opératoires. Les revues systématiques antérieures rapportent une fourchette plus large, de 39 à 76 % selon les techniques de prélèvement et les caractéristiques des patientes (Lutfi & Turkof, 2020). Le lipofilling convient donc davantage si vous recherchez une augmentation discrète, tout en souhaitant affiner votre silhouette. En effet, la liposuccion redessine le corps en affinant les contours. La graisse est habituellement prélevée au niveau des flancs, de l’abdomen, des hanches, des cuisses et parfois du dos.
Quel est l’aspect actuel de votre poitrine ?
L’existence d’une ptôse mammaire et la consistance de votre poitrine jouent également un rôle déterminant dans le choix de la technique. Si les seins tombent, on privilégiera la pose d’implants mammaires, éventuellement associée à un lifting mammaire (plastie-prothèse) si la ptôse est sévère.
De la même manière, si les seins sont flasques, les implants permettent de raffermir la poitrine et d’améliorer le galbe, ce que la graisse ne permet pas. En effet, la graisse a, par essence, une consistance molle.
En revanche, si vos seins sont toniques, qu’ils ne tombent pas et que vous souhaitez une augmentation discrète du volume, l’injection de graisse peut suffire.
Vos réserves de graisse sont-elles suffisantes pour un lipofilling ?
Par ailleurs, votre morphologie influencera le choix. L’injection de graisse nécessite des zones donneuses suffisantes. Si vous êtes très mince, cette option peut donner des résultats décevants. Dans ce contexte, les implants constituent souvent un meilleur choix.
À l’inverse, si vous disposez de bonnes réserves de graisse, le lipofilling mammaire pourra donner d’excellents résultats. Il est même possible de réaliser plusieurs lipofillings mammaires, espacés de trois à quatre mois, afin d’augmenter progressivement le volume de la poitrine.
Comment va évoluer ma poitrine avec le temps ?
Il faut également penser à l’avenir. Les implants sont des dispositifs médicaux qui nécessitent un suivi régulier. Une réintervention sera nécessaire, un jour ou l’autre, afin de les remplacer, car ils s’usent avec le temps.
À l’inverse, la graisse injectée au niveau des seins évolue comme le reste du tissu adipeux. Les variations de poids peuvent donc modifier le résultat au niveau de la poitrine. Une perte de poids importante peut entraîner une diminution marquée du volume mammaire.
Le facteur temps, la notion de corps étranger et la nécessité potentielle de réinterventions doivent s’intégrer pleinement à votre réflexion.
Hésitation avant une augmentation mammaire
L’hésitation avant une augmentation mammaire est non seulement légitime, mais constitue une étape saine et normale. La loi française impose d’ailleurs un délai de réflexion de 15 jours minimum entre les deux consultations préopératoires obligatoires. Plusieurs consultations permettent d’identifier vos motivations réelles, de comprendre les enjeux à long terme et d’avancer sereinement, sans précipitation ni pression.
L’hésitation est saine et légitime
Il est parfaitement légitime d’hésiter avant une augmentation mammaire. Cette hésitation s’inscrit généralement dans une réflexion prolongée, nourrie par les expériences de proches, des comparaisons et parfois des tentatives répétées de « faire sans » chirurgie (soutiens-gorge push-up).
La poitrine occupant une place centrale dans le corps d’une femme, toute modification touche à des dimensions profondes de l’identité féminine. En outre, la poitrine reste étroitement associée à la maternité et à la sensualité.
Cette hésitation est d’autant plus fréquente lorsque le projet d’augmentation mammaire ne répond pas uniquement à une recherche de volume, mais à une situation plus complexe. Il peut s’agir, par exemple, d’une hypoplasie mammaire à l’origine d’une souffrance depuis l’adolescence, d’une asymétrie mammaire empêchant de s’habiller correctement, de séquelles de grossesse ou de séquelles d’un amaigrissement important.
Dans ces situations, la décision de se faire opérer s’inscrit dans un cheminement long, parfois ponctué de doutes légitimes. Est-il vraiment raisonnable de se faire opérer ? La chirurgie va-t-elle apporter une solution à mon problème ? Que vont penser mes proches ? Toutes ces interrogations sont importantes et il est important d’y apporter une réponse claire avant de franchir le pas.
Plusieurs consultations sont indispensables
Il est important de comprendre que cette phase d’hésitation est parfaitement saine et constitue une étape normale du processus décisionnel. En outre, votre chirurgien veillera tout particulièrement à ce que cette décision ne soit pas prise de façon impulsive, « sur un coup de tête ».
Au contraire, un chirurgien expérimenté souhaitera vous revoir à plusieurs reprises. Il cherchera à comprendre vos motivations, à s’assurer que vous avez suffisamment mûri votre projet et veillera à ce que vos attentes ne soient pas irréalistes.
Plusieurs consultations sont d’ailleurs obligatoires en France afin de vous laisser un délai de réflexion suffisant. La loi française exige au minimum deux consultations espacées d’un délai de 15 jours en chirurgie esthétique.
Comment avancer sans se précipiter
La décision de recourir à une augmentation mammaire, ou d’y renoncer, ne doit jamais être prise dans la précipitation. La démarche doit être progressive et se construire au fil des consultations.
Il est normal d’avoir des doutes. L’objectif est de transformer ces hésitations en réflexion éclairée. Le rôle du chirurgien est central : il informe et accompagne, sans chercher à convaincre.
Il est essentiel d’identifier clairement vos motivations, vos objectifs et de comprendre les enjeux à long terme, notamment la nécessité de remplacer un jour les implants en cas d’augmentation par prothèses. Même si la décision reste personnelle, l’échange avec vos proches est important, car ils constituent une aide précieuse pendant la période de convalescence.
Il n’existe aucune urgence à se décider. Une augmentation mammaire doit être planifiée, réfléchie et pensée sur mesure. Prendre le temps favorise une démarche sereine et sûre.
La peur des implants mammaires est-elle justifiée ?
La peur des implants mammaires repose le plus souvent sur des informations anciennes ou erronées qui ne reflètent pas l’état actuel des connaissances médicales. Les implants modernes sont des dispositifs médicaux soumis à des normes européennes strictes, constitués d’une enveloppe en silicone résistante et d’un gel cohésif. Les données scientifiques récentes sont rassurantes : une série prospective de 827 patientes suivies jusqu’à 5 ans (Orel et al., 2022) rapporte un taux de patientes sans aucune réintervention de 97,1 % (estimation Kaplan-Meier), un taux de coque grade III nécessitant réintervention de seulement 0,2 %, et aucun cas de rupture ni de lymphome anaplasique (BIA-ALCL). La satisfaction patiente atteint 94,9 % sur le rendu esthétique. Aucune étude n’a montré d’augmentation du risque de cancer du sein, d’altération de la fertilité ou de diffusion systémique du silicone avec les implants modernes.
Par ailleurs, Internet contribue à entretenir un climat anxiogène. Les complications rares ou les témoignages négatifs sont largement mis en avant, alors que les résultats satisfaisants, pourtant majoritaires, restent peu relayés. Ce déséquilibre dans la diffusion de l’information explique en grande partie la persistance des peurs, indépendamment de l’évolution réelle des pratiques médicales.
Des dispositifs médicaux soumis à des normes strictes
Un implant mammaire moderne est un dispositif médical implantable soumis à des normes européennes strictes, avec des exigences élevées en matière de sécurité, de fabrication et de traçabilité. Les implants actuellement utilisés sont constitués d’une enveloppe en silicone résistante, le plus souvent multicouche, associée à un gel de silicone cohésif dont la consistance limite toute migration en cas de rupture.
Ces progrès dans la conception des implants ont fait l’objet d’une riche littérature scientifique. Les études récentes publiées dans des revues internationales de chirurgie plastique montrent que les implants modernes présentent un profil de sécurité nettement supérieur à celui des générations précédentes, tant en termes de rupture que de tolérance tissulaire.
Certaines craintes sont infondées
Certaines idées reçues persistent malgré l’accumulation de données scientifiques rassurantes. Par exemple, aucune étude n’a mis en évidence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes porteuses d’implants mammaires. En outre, les implants mammaires utilisés en chirurgie esthétique sont les mêmes que ceux employés en chirurgie réparatrice.
La reconstruction par prothèse est même la technique la plus répandue après une mastectomie pour un cancer du sein.
De la même manière, aucune donnée scientifique solide ne montre d’altération de la fertilité liée aux implants mammaires, ni de diffusion systémique du silicone avec les implants modernes.
Cadre réglementaire et surveillance des implants mammaires en France
En France, les implants mammaires sont des dispositifs médicaux de classe III, soumis au règlement européen 2017/745 (MDR) et placés sous la surveillance permanente de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Cette classification réglementaire — la plus stricte qui existe pour un dispositif médical — implique une évaluation préalable rigoureuse de la sécurité, une certification CE obtenue après audit par un organisme notifié, et une matériovigilance renforcée tout au long du cycle de vie du produit.
Traçabilité et registre national des implants
Depuis 2019, chaque chirurgien est tenu d’enregistrer les implants posés dans une base de données nationale, et de remettre à chaque patiente une carte d’implant contenant la marque, le modèle, le numéro de série et la date d’implantation. Cette traçabilité permet un rappel rapide en cas de problème de fabrication détecté et facilite le suivi à long terme, y compris en cas de changement de chirurgien ou de déménagement.
Implants interdits en France
À la suite des controverses autour du lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM), l’ANSM a retiré du marché français plusieurs catégories d’implants :
- les implants macrotexturés (texture rugueuse marquée), définitivement interdits depuis 2019 en raison de leur association statistique au LAGC-AIM
- les implants recouverts de polyuréthane, également bannis pour cause de réactions inflammatoires
- les implants PIP, retirés du marché dès 2010 après la découverte d’une fraude sur la composition du gel
Les implants utilisés en France en 2026 sont exclusivement des prothèses à surface lisse ou microtexturée, fabriquées avec un gel de silicone cohésif de dernière génération et bénéficiant des données de tolérance les plus rassurantes.
Surveillance du LAGC-AIM (lymphome anaplasique)
Le LAGC-AIM est un lymphome rare survenant exceptionnellement au contact d’un implant mammaire. Au 31 décembre 2024, 121 cas avaient été recensés en France depuis 2011 par l’ANSM, sur plus de 500 000 femmes porteuses d’implants. Le risque résiduel avec les implants modernes (lisses et microtexturés) est considéré comme extrêmement faible. La détection précoce passe par la surveillance de tout sérome tardif (épanchement autour de l’implant survenant plus d’un an après la pose).
Recommandations de suivi médical
L’ANSM et la SOFCPRE (Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique) recommandent :
- une consultation annuelle avec votre chirurgien plasticien
- une imagerie de contrôle (échographie ou IRM) si un symptôme inhabituel apparaît (douleur persistante, modification de volume, sérome tardif)
- une réflexion sur le remplacement à partir de la 10ᵉ année, sans pour autant qu’il s’agisse d’une obligation systématique
Contrairement à une idée reçue très répandue, les implants modernes n’imposent pas de remplacement automatique tous les 10 ans. La décision repose toujours sur l’évaluation clinique et l’imagerie, comme le confirment les données de suivi long terme jusqu’à 19 ans (Kooiman et al., 2022).
Le rôle du chirurgien dans le respect du cadre réglementaire
En tant que chirurgien plasticien inscrit à l’Ordre des médecins de Paris (RPPS 10101382645), membre de la SOFCPRE et praticien à l’Institut Curie (centre de référence européen pour la pathologie mammaire) ainsi qu’à la Clinique Ambroise Paré, je m’engage à respecter intégralement ces obligations réglementaires : information préalable détaillée, remise de la fiche d’information ANSM, enregistrement systématique de chaque implant posé dans le registre national, traçabilité complète et suivi régulier. Cette rigueur, héritée de ma pratique en milieu hospitalier oncologique, est la garantie d’une chirurgie sûre, encadrée et conforme aux meilleures pratiques européennes.
Comment choisir entre une augmentation mammaire par implants classique et une technique mini-invasive (Mia, Preservé) ?
Le choix entre une augmentation mammaire par implants classique et une technique mini-invasive (Mia Femtech, Preservé) dépend principalement de trois critères : le volume souhaité, l’existence d’une ptôse mammaire et la taille actuelle de votre poitrine.
Les techniques mini-invasives ne s’adressent en effet qu’à une minorité de patientes : bonnet B ou plus, sans ptôse et recherchant une augmentation modérée de volume (un bonnet environ). Dans tous les autres cas, l’augmentation mammaire par implants classique reste la technique de référence.
En effet, il faut bien comprendre ce que recouvrent ces deux approches :
- L’augmentation mammaire par implants classique implique la pose d’une prothèse en gel de silicone par une voie d’abord sous-mammaire ou péri-aréolaire, sous anesthésie générale, avec un large choix de volumes, de profils et de positionnements (devant ou derrière le muscle pectoral).
- Les techniques mini-invasives, comme Mia Femtech ou Preservé, reposent sur l’utilisation d’implants pré-pectoraux de petit volume, posés par une courte incision axillaire, sous anesthésie locale. La cicatrice étant plus petite (2 cm environ), les implants sont de plus petites tailles.
Ces deux approches ne répondent donc ni aux mêmes indications, ni aux mêmes attentes en termes de volume et de résultat. Mon rôle, en consultation, est de vous aider à déterminer si vous êtes une bonne candidate pour l’une ou l’autre, ou si une autre technique (lipofilling, augmentation composite) serait plus adaptée à votre situation.
Quel volume mammaire souhaitez-vous obtenir ?
Le volume souhaité constitue le premier critère à prendre en compte afin de choisir entre ces deux techniques.
L’augmentation mammaire par implants classique permet une augmentation franche et prévisible du volume mammaire. Le choix s’étend habituellement de 200 à 450 cc, voire au-delà, avec différents profils (modéré, modéré plus, haut, extra-haut). Il est donc possible de passer aisément d’un bonnet A à un bonnet C, voire un bonnet D, en adaptant l’implant à la largeur de votre thorax et à vos attentes. C’est la technique de choix lorsque vous recherchez un changement visible et marqué de votre silhouette.
À l’inverse, les techniques mini-invasives type Mia ou Preservé ne proposent que des implants de petit volume, généralement compris entre 165 et 280 cc selon les dispositifs. Le gain attendu se limite donc à environ un bonnet par rapport à votre volume initial. Cette limitation est inhérente à la technique : la courte incision axillaire et la sédation imposent l’usage d’implants peu volumineux, faciles à introduire par un tunnel sous-cutané réduit.
Si votre projet est de transformer significativement votre poitrine, seule une augmentation par implants classique permettra d’atteindre cet objectif.
Votre poitrine présente-t-elle une ptôse mammaire ?
L’existence d’une ptôse mammaire constitue un critère d’exclusion des techniques mini-invasives. Ce point est essentiel et trop souvent passé sous silence dans la communication grand public.
Les techniques type Mia ou Preservé reposent sur la mise en place d’un petit implant pré-pectoral, sans aucun geste sur la peau ni sur la position de l’aréole. Or, en présence d’une ptôse, même modérée, il est nécessaire soit de retendre la peau du sein à l’aide d’un implant de volume suffisant, soit de réaliser un geste de lifting associé (lifting mammaire avec implants, selon la technique du round block ou avec des cicatrices en T). Avec un petit implant axillaire posé en position superficielle, ni l’un ni l’autre de ces résultats n’est possible.
En cas de ptôse, l’augmentation mammaire par implants classique, éventuellement associée à un lifting mammaire, reste la seule technique permettant à la fois de redonner du volume et de repositionner l’aréole. C’est pourquoi je récuse l’indication d’une technique mini-invasive chez toute patiente présentant une ptôse, même légère, ou des seins flasques après une grossesse ou un amaigrissement.
À l’inverse, chez une femme jeune dont les seins sont toniques, sans ptôse, avec une aréole bien positionnée, une technique mini-invasive peut représenter une option légitime, à condition que les autres critères de sélection soient également réunis.
Votre morphologie est-elle adaptée à un implant pré-pectoral ?
Le volume actuel de votre poitrine est le troisième critère décisif.
Les techniques mini-invasives placent forcément l’implant en position pré-pectorale, c’est-à-dire devant le muscle pectoral, directement sous la glande mammaire. Cette position rend l’implant plus visible et plus palpable, en particulier au pôle supérieur du sein, là où la peau et la glande sont les plus fines. D’autant plus que les implants qu’on utilise avec les techniques mini-invasives sont moins cohésifs (plus souples). Chez une femme très mince, avec peu de poitrine, le risque de rippling (visibilité des plis de l’implant à travers la peau) et de contours d’implant visibles est réel.
C’est précisément dans cette situation (femmes minces, bonnet A ou inférieur) que je privilégie une augmentation mammaire par implants classique avec positionnement de l’implant derrière le muscle pectoral (technique dual plane) ou, mieux encore, une augmentation composite combinant implant et lipofilling pour camoufler les contours.
À l’inverse, chez une patiente de bonnet B ou supérieur, un implant pré-pectoral de petit volume peut donner un résultat satisfaisant sans rippling visible. La consultation préopératoire, avec mesure de la pinch test au pôle supérieur du sein (l’épaisseur du pli cutané doit idéalement dépasser 2 cm), permet de poser cette indication avec précision.
Le coût et l’absence de recul scientifique sont-ils acceptables pour vous ?
Enfin, deux considérations souvent négligées doivent être intégrées à votre réflexion : le coût et le recul scientifique.
Les techniques mini-invasives s’accompagnent d’un surcoût important par rapport à une augmentation mammaire par implants classique. Ce surcoût s’explique par le prix élevé des dispositifs médicaux nécessaires (implants spécifiques Ergonomix2, ballon de dissection breveté, dispositif d’insertion pour Mia). En pratique, le tarif d’une augmentation mammaire Mia Femtech ou Preservé peut être de 50 % à 70 % supérieur à celui d’une augmentation par implants classique, dépassant souvent les 10,000 euros sur Paris.
Par ailleurs, ces dispositifs sont récents et il n’existe à ce jour aucun recul scientifique à long terme. À l’inverse, les implants mammaires classiques bénéficient de plusieurs décennies de données publiées, avec des taux de complications connus et des protocoles de prise en charge bien établis.
En consultation, je vous présenterai l’ensemble de ces éléments objectivement, sans parti pris commercial, afin que votre choix soit véritablement éclairé et adapté à votre projet personnel.
Résultat après une augmentation mammaire : à quoi s’attendre ?
Le résultat définitif d’une augmentation mammaire s’apprécie après 3 mois pour une pose d’implants (le temps que l’œdème disparaisse et que les prothèses prennent leur place) et après 4 à 6 mois pour un lipofilling (le temps que la résorption naturelle d’environ 50 % de la graisse injectée soit effective). Les seins paraissent initialement très tendus avec des implants, ou trop volumineux après lipofilling : ces aspects précoces ne reflètent pas le résultat final.
Le résultat immédiat ne reflète pas le résultat final
Quelle que soit la technique d’augmentation mammaire, le résultat immédiat ne correspond jamais au résultat définitif.
Après une augmentation mammaire par implants, les seins paraissent souvent très tendus et hauts situés. Cet aspect s’explique par l’œdème post-opératoire et par la mise en tension brutale des tissus, secondaire à la pose des implants.
Après un lipofilling mammaire, le volume peut sembler trop important dans les premiers jours. Pourtant, une partie de la graisse injectée va se résorber au cours des premiers mois. L’impression initiale peut donc être trompeuse.
Dans les deux cas, il est nécessaire de faire preuve de patience avant d’évaluer le résultat définitif.
Évolution progressive au cours des premiers mois
L’évolution au cours des premiers mois diffère selon la technique utilisée.
Avec des implants, les tissus se détendent progressivement. Les seins descendent légèrement et retrouvent une position plus naturelle. Le galbe s’assouplit. Les seins gagnent en souplesse et l’œdème post-opératoire se résorbe au cours du premier mois. Il faut attendre au moins trois mois pour que l’œdème ait complètement disparu.
Après un lipofilling mammaire, le volume diminue progressivement durant les premières semaines. Cette perte de volume correspond à la résorption naturelle d’une fraction de la graisse injectée. Cette résorption est normale et attendue, mais très variable d’une patiente à l’autre, avec une moyenne d’environ 50 %. Ensuite, la graisse qui a pris se stabilise définitivement dans le sein. La poitrine retrouve une souplesse proche de celle d’avant l’intervention au bout d’environ un mois.
Les résultats attendus sont différents selon la technique
L’augmentation mammaire avec ou sans implants ne poursuit pas les mêmes objectifs.
Les implants permettent une augmentation franche du volume. Ils accentuent le galbe du décolleté et raffermissent les seins.
Le lipofilling mammaire apporte un gain de volume plus modéré. Il améliore principalement les courbes et corrige certaines asymétries. Le résultat est discret. La consistance du sein n’est pas modifiée, car la graisse et la glande mammaire présentent une consistance proche. Le lipofilling mammaire ne raffermit pas les seins et ne permet pas d’augmenter de façon marquée le galbe du décolleté.
Évolution du résultat dans le temps selon la technique utilisée
L’évolution à long terme constitue un critère essentiel à prendre en compte.
Avec des implants, le volume reste stable. En revanche, il faut intégrer la possibilité d’une réintervention à long terme, car les implants s’usent avec le temps. Il faudra donc un jour ou l’autre les remplacer. Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas de règle imposant un remplacement systématique tous les dix ans. La décision de remplacer ou non les implants repose sur l’évolution clinique et esthétique.
Si le résultat devient moins satisfaisant, par exemple après une grossesse, une perte de poids importante ou avec le vieillissement, un changement d’implants peut être envisagé. De la même manière, en cas de rupture ou de coque, complications heureusement rares, une réintervention sera nécessaire.
Après un lipofilling mammaire, la graisse injectée dans les seins évolue comme le reste du tissu adipeux du corps. Une prise de poids peut entraîner une augmentation modérée du volume de la poitrine, tandis qu’une perte de poids peut le diminuer.
Quand peut-on juger le résultat définitif ?
Après une augmentation mammaire par implants, il faut attendre environ trois mois pour se faire une idée fiable du résultat définitif. À ce stade, l’œdème post-opératoire a disparu et les implants ont fini de prendre leur place dans la loge prothétique.
Après un lipofilling mammaire, le délai est plus long : il faut compter 4 à 6 mois pour apprécier le volume définitif. Cette estimation est aujourd’hui confirmée par les données scientifiques objectives : un essai contrôlé randomisé mesurant le volume mammaire par imagerie 3D Vectra (Wederfoort et al., 2024) montre que le volume mammaire se stabilise dès 6 mois post-opératoires et qu’aucune perte de volume supplémentaire n’est observée entre 6 et 12 mois. Au-delà de ce délai, la graisse intégrée est définitive et évoluera comme le reste du tissu adipeux du corps.
Quels sont les risques et complications possibles ?
Les complications d’une augmentation mammaire sont rares, avec une incidence globale documentée par les méta-analyses récentes : taux d’infection de prothèse de 0,08 %, taux d’hématome ou sérome de 0,63 %, taux de coque de 3,62 % (IC 95 % : 0,38 – 9,08), et taux de malposition d’implant de 3,89 % (Liu et al., 2024). Après lipofilling, les risques sont la résorption excessive d’une partie de la graisse injectée (le taux de survie graisseuse moyen à 12 mois étant de 37,1 % selon le BREAST-trial), la formation de kystes huileux bénins, et de possibles irrégularités sur les zones aspirées en cas de mauvaise indication.
L’arrêt du tabac est obligatoire avant d’envisager une augmentation mammaire. En effet, le tabac augmente significativement le risque de complications avec les implants (infection, retard de cicatrisation) et entrave la bonne prise de la graisse après un lipofilling mammaire en altérant la microvascularisation indispensable à la survie des adipocytes greffés.
Risques et complications possibles après une augmentation mammaire par implants
Infection de prothèse
L’infection constitue l’une des complications les plus redoutées. Un implant mammaire est un corps étranger. À ce titre, il peut s’infecter. Une infection de prothèse ne survient jamais au-delà du premier mois suivant l’intervention. Il s’agit donc d’une complication précoce.
Grâce aux protocoles actuels d’antibioprophylaxie, son incidence reste heureusement très faible (moins de 1 % des cas). Néanmoins, si une infection survient, elle peut conduire à devoir retirer les implants.
Rupture d’implant
Les implants mammaires modernes sont conçus pour durer. La rupture d’un implant reste donc peu fréquente et toujours tardive, survenant plusieurs années après la pose.
Lorsqu’une rupture survient, elle n’entraîne pas de danger immédiat pour la santé, contrairement à une crainte répandue. En effet, le gel de silicone constituant l’implant est hautement cohésif. Il n’existe donc pas de risque de diffusion du silicone dans l’organisme.
Le plus souvent, une rupture d’implant est silencieuse et détectée lors d’un examen de suivi. Une intervention pourra alors être proposée afin de remplacer l’implant rompu.
Coque péri-prothétique
La coque, également appelée rétraction capsulaire ou contracture capsulaire, correspond à un épaississement anormal de la capsule naturelle formée par l’organisme autour de l’implant. Il s’agit d’une réaction inflammatoire et fibreuse, dont la sévérité est classiquement évaluée selon la classification de Baker, internationalement reconnue depuis 1975 puis modifiée par Spear et Baker. Cette classification distingue quatre grades :
- Grade I : sein souple, d’aspect normal — non symptomatique
- Grade II : sein légèrement ferme à la palpation, d’aspect normal — peu symptomatique
- Grade III : sein ferme avec déformation visible — symptomatique
- Grade IV : sein dur, déformé et douloureux — très symptomatique, indication chirurgicale formelle
Seuls les grades III et IV sont considérés comme cliniquement significatifs et justifient une réintervention. Avec les implants modernes, le taux de coque grade III nécessitant une révision chirurgicale n’est que de 0,2 % à 5 ans (Orel et al., 2022).
Le sein devient alors progressivement plus dur, s’arrondit, se rétracte et une douleur peut apparaître. Il s’agit d’une complication tardive, survenant le plus souvent plusieurs mois, voire plusieurs années, après la pose d’un implant mammaire. Une nouvelle intervention est alors nécessaire afin de retirer la capsule fibreuse (capsulectomie) et remplacer la prothèse, idéalement avec un changement de plan (passage en dual plane si l’implant initial était sous-glandulaire) pour limiter le risque de récidive.
Risques et complications possibles après un lipofilling mammaire
Volume insuffisant et insatisfaction
Le principal risque du lipofilling mammaire concerne le gain de volume. Une partie de la graisse injectée se résorbe naturellement dans les premières semaines. Le résultat peut donc parfois sembler insuffisant.
Dans ce cas, une séance complémentaire peut être envisagée quelques mois plus tard, si les réserves de graisse le permettent. Il est essentiel de bien comprendre les limites du lipofilling mammaire avant de choisir cette option.
Kystes de cytostéatonécrose
Après un lipofilling, une partie de la graisse injectée peut ne pas survivre, faute d’une vascularisation suffisante. Cette graisse peut ne pas se résorber complètement et former des kystes de cytostéatonécrose, également appelés kystes huileux.
Ces kystes sont bénins et ne présentent aucun risque pour la santé. Ils se manifestent sous la forme de petites boules dures au niveau du sein. Dans la majorité des cas, ils ne nécessitent aucun traitement.
Séquelles esthétiques sur les zones aspirées
Les zones de liposuccion peuvent parfois présenter des irrégularités, telles que des creux, des vagues ou des asymétries. Ces séquelles surviennent le plus souvent lorsqu’une quantité excessive de graisse est aspirée ou lorsque le lipofilling mammaire est réalisé chez une femme trop mince.
C’est pourquoi il est essentiel de bien sélectionner les indications du lipofilling mammaire et d’adapter la technique à chaque morphologie. Toutes les femmes ne sont pas de bonnes candidates pour un lipofilling mammaire.
Quel est le prix d’une augmentation mammaire ?
Pour une augmentation mammaire par prothèses à visée esthétique pure, il faut compter entre 6 000 et 7 000 euros tout compris.
Le prix d’une augmentation mammaire dépend en réalité de deux facteurs. Il varie en fonction de la technique utilisée (augmentation mammaire avec ou sans implants) et selon qu’il s’agisse d’une chirurgie esthétique ou réparatrice, avec une éventuelle prise en charge par la Sécurité sociale :
- Augmentation mammaire par prothèses : 6 650 €.
- Lipofilling mammaire : 5 900 €.
- Augmentation mammaire composite : 7000 – 8500 € (selon l’importance de la liposuccion).
- Techniques mini-invasives (Mia Femtech, Preservé) : 10 000 €.
L’augmentation mammaire est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
L’augmentation mammaire à visée esthétique n’est jamais remboursée par la Sécurité sociale. Une prise en charge partielle est en revanche possible dans un cadre strictement réparateur, sur trois indications reconnues : seins tubéreux, agénésie mammaire (absence de développement), et asymétrie mammaire sévère (différence de plus de deux bonnets). La décision finale appartient au médecin conseil de la Sécurité sociale, sur entente préalable, et ne peut être garantie à l’avance.
En cas de prise en charge par la Sécurité Sociale, la mutuelle pourra rembourser partiellement les dépassements d’honoraires.
Une prise en charge possible uniquement en chirurgie réparatrice
La Sécurité sociale ne prend jamais en charge une augmentation mammaire à visée esthétique. En revanche, une prise en charge peut être envisagée lorsque l’intervention répond à un objectif réparateur, c’est-à-dire en présence d’une malformation mammaire reconnue. Ces situations correspondent à des critères médicaux précis.
Situations pouvant justifier une prise en charge
La prise en charge concerne essentiellement certaines malformations mammaires.
Elle peut être envisagée en cas de seins tubéreux, lorsque la déformation est avérée et documentée. Une prise en charge est possible aussi en l’absence de développement mammaire, qu’on appelle agénésie mammaire. Enfin, une asymétrie mammaire sévère, définie par une différence de volume supérieure à deux bonnets, peut entrer dans ce cadre.
Entente préalable avec la Sécurité sociale
Dans la majorité des cas, une demande d’entente préalable est nécessaire. Il faudra transmettre ce document à la Sécurité Sociale avec des photographies de votre poitrine.
La décision finale appartient au médecin conseil de la Sécurité sociale. Ce n’est donc pas le chirurgien qui décide de la prise en charge. Le médecin conseil peut accepter ou refuser la demande, en fonction de son analyse. Aussi, la prise en charge ne peut jamais être garantie à l’avance.
Une prise en charge ne signifie pas une intervention gratuite
Même lorsque la Sécurité sociale accepte la prise en charge, l’intervention n’est pas gratuite. La Sécurité sociale rembourse uniquement la part correspondant aux actes réalisés dans un cadre conventionné.
Des dépassements d’honoraires restent à prévoir. Ils concernent l’acte chirurgical et l’anesthésie. Ces dépassements peuvent être partiellement remboursés par certaines mutuelles, selon le contrat souscrit. Ce point est toujours détaillé de façon transparente lors de la consultation, avec la remise d’un devis destiné à être soumis à la mutuelle.
Innovations récentes en augmentation mammaire (2026)
Deux innovations technologiques ont marqué la chirurgie d’augmentation mammaire ces dernières années : les implants Motiva à enveloppe nanotexturée et gel ergonomique (Ergonomix et Ergonomix2), et les techniques dites « mini-invasives » (Mia Femtech, Preservé). Voici ce qu’elles apportent réellement, et ce qu’elles n’apportent pas.
Implants Motiva Ergonomix et Ergonomix2 : que change réellement la nouvelle génération ?
Les implants Motiva (laboratoire Establishment Labs) ont introduit une approche différente de l’implant en silicone : une enveloppe à surface nanotexturée SmoothSilk® (rugosité de l’ordre du micromètre, intermédiaire entre les implants lisses et les anciennes textures rugueuses désormais interdites par l’ANSM) et un gel de silicone à comportement viscoélastique (ProgressiveGel Ultima®), conçu pour adopter une forme ronde en position allongée et une forme en goutte d’eau en position debout.
Motiva Ergonomix (3ᵉ génération, 2014)
L’Ergonomix repose sur l’association de l’enveloppe SmoothSilk® et du gel Ultima®. Une méta-analyse récente portant sur 4 784 patientes opérées avec des implants Motiva SilkSurface (Aitzetmüller-Klietz et al., 2023) rapporte un taux global de complications de 5,2 %, avec une incidence de coque péri-prothétique de seulement 0,54 % et aucun cas de LAGC-AIM observé. Le sérome précoce était la complication la plus fréquente (1,08 %), suivi de l’hématome précoce (0,54 %). Ces données sont favorables par rapport aux implants texturés des générations précédentes, mais les auteurs eux-mêmes soulignent que le recul long terme à 15-20 ans manque encore, et appellent à des études prospectives multicentriques de plus grande envergure.
Une paire d’implants Ergonomix est facturé 750 euros environ avec le dispositif d’insertion.
Motiva Ergonomix2 (génération actuelle, 2022-2023)
L’Ergonomix2 est une évolution, non une rupture technologique. Les principales différences objectives par rapport à l’Ergonomix sont :
- Une enveloppe en SuperSilicones® : nouvelle formulation de silicone avec une élasticité accrue (élongation supérieure), permettant à l’implant d’être davantage comprimé pour passer par des incisions plus courtes (compatibilité avec les techniques MinimalScar®)
- Une enveloppe plus souple : selon le fabricant, environ 40 % plus souple que l’Ergonomix classique, ce qui peut réduire le rippling visible chez les patientes minces
- Un programme commercial JOY® incluant une garantie étendue de 5 ans et un programme « Woman’s Choice » offrant un soutien financier en cas de demande d’explantation (prix d’implantation plus élevé néanmpoins).
Ce qui ne change pas : le gel reste le ProgressiveGel Ultima®, l’enveloppe garde la nanotexture SmoothSilk®, le profil viscoélastique est identique. L’Ergonomix2 n’est donc pas un implant fondamentalement différent de l’Ergonomix, mais une version optimisée pour les chirurgies à incision réduite (notamment la technique Mia ou Preservé, voir ci-dessous).
Une paire d’implants Ergonomix2 est facturé 1450 euros environ avec le dispositif d’insertion.
Mon évaluation clinique
Les implants Motiva Ergonomix et Ergonomix2 constituent une option pertinente, en particulier chez les patientes minces (rippling moindre) ou chez celles recherchant un rendu très naturel en position debout. La méta-analyse disponible montre un profil de sécurité favorable à court et moyen terme. En revanche :
- Le recul scientifique reste inférieur à celui des implants classiques d’autres laboratoires (Mentor, Allergan, Eurosilicone), dont certains disposent de données à 15-19 ans (Kooiman et al., 2022)
- L’Ergonomix2 ne change pas radicalement le rendu par rapport à l’Ergonomix : la différence principale réside dans la possibilité d’utiliser une incision plus courte, ce qui n’est pertinent que si vous souhaitez précisément cette voie d’abord
- Le surcoût par rapport aux implants standard d’autres marques est non négligeable et doit être discuté en consultation
Techniques mini-invasives Mia Femtech et Preservé : que valent-elles vraiment ?
Les techniques mini-invasives par voie axillaire (Mia Femtech ou Preservé) reposent toutes deux sur un protocole spécifique :
- Petit implant pré-pectoral (généralement 165 à 280 cc)
- Incision axillaire courte (Mia) ou sous-mammaire (Preservé) de 2 à 2,5 cm
- Dissection assistée par ballon gonflable
- Anesthésie locale avec sédation, sans intubation
- Hospitalisation ambulatoire courte (parfois moins de 4 heures)
Ce que ces techniques apportent réellement
Pour la minorité de patientes correctement sélectionnées (bonnet B ou plus, sans ptôse, recherchant une augmentation modérée d’environ un bonnet, avec couverture cutanée et glandulaire suffisante au pôle supérieur), les techniques mini-invasives présentent des avantages tangibles :
- Cicatrice courte de 2 cm au lieu d’une cicatrice sous-mammaire de 4-5 cm
- Récupération post-opératoire plus rapide (pas d’intubation, douleurs souvent moindres dans les premiers jours)
- Pas de cicatrice visible sur le sein lui-même
Ce que ces techniques n’apportent pas
L’analyse objective des indications montre des limitations importantes souvent passées sous silence dans la communication commerciale :
- Pas de correction possible de la ptôse mammaire, même légère (critère d’exclusion strict)
- Gain de volume limité à un bonnet environ, en raison de la taille restreinte des implants utilisés
- Position pré-pectorale obligatoire, qui augmente le risque de rippling visible chez les patientes minces (la couverture musculaire utilisée dans la technique dual plane n’est pas réalisable par voie axillaire courte)
- Surcoût important : 50 à 70 % plus cher qu’une augmentation par implants classique (environ 10 000 € à Paris)
- Aucune donnée scientifique de suivi long terme : ces dispositifs sont commercialisés depuis moins de 5 ans en France, et aucune méta-analyse comparable à celle disponible pour les implants classiques n’a encore été publiée
Mon évaluation clinique
Les techniques Mia et Preservé sont des options légitimes pour un profil de patiente très spécifique : femme jeune, mince mais avec couverture suffisante, sans ptôse, demandant un changement modéré et un trajet post-opératoire allégé. En dehors de ce profil, je récuse l’indication et propose une technique éprouvée (implants classiques en dual plane ou augmentation composite), pour des raisons à la fois techniques (impossibilité de traiter la ptôse, risque de rippling) et de prudence scientifique (absence de recul long terme).
Synthèse honnête de ces deux innovations
Les implants Motiva Ergonomix/Ergonomix2 et les techniques Mia/Preservé représentent des évolutions intéressantes, mais ne constituent pas une révolution. La chirurgie d’augmentation mammaire repose toujours sur les fondamentaux décrits il y a 25 ans par Tebbetts (Tebbetts, 2001) : sélection rigoureuse des patientes, choix de la technique selon l’anatomie, placement adapté de l’implant, et information transparente sur les bénéfices comme sur les limites. Les innovations technologiques doivent rester au service de cette logique clinique, et non l’inverse.
FAQ – Questions fréquentes sur l’augmentation mammaire
Quelle est la meilleure technique d’augmentation mammaire ?
Il n’existe pas de « meilleure » technique d’augmentation mammaire dans l’absolu : chaque approche (implants, lipofilling, augmentation composite ou mini-invasive) répond à des indications différentes. Les implants conviennent aux gains de volume importants et aux ptôses modérées, le lipofilling aux gains discrets sans corps étranger, la technique composite aux patientes minces souhaitant un rendu très naturel, et les techniques mini-invasives (Mia Femtech, Preservé) à des augmentations modérées chez des patientes sans ptôse. Le choix se fait en consultation. Mon double exercice en chirurgie esthétique du sein et en reconstruction mammaire à l’Institut Curie me permet d’aborder cette décision avec une vision globale de l’anatomie mammaire et de son comportement à long terme.
Augmentation mammaire avec ou sans implants : que choisir ?
Le choix dépend principalement du gain de volume souhaité. Les implants permettent une augmentation franche, prévisible et durable (un ou plusieurs bonnets). Le lipofilling permet un gain modéré (un bonnet maximum par séance) mais évite tout corps étranger. Si vos seins sont flasques ou tombants, les implants apportent en plus un effet raffermissant que le lipofilling ne peut pas reproduire. Si vous êtes très mince, le lipofilling peut être impossible faute de réserves de graisse suffisantes.
Combien de temps durent les implants mammaires ?
Les implants mammaires modernes ne nécessitent pas de remplacement systématique tous les 10 ans, contrairement à une idée reçue tenace. Les données scientifiques de suivi long terme sont rassurantes : une étude monocentrique avec suivi de 15 à 19 ans (Kooiman et al., 2022) rapporte un taux global de révision chirurgicale de 29,8 % sur cette période exceptionnellement longue, avec des scores BREAST-Q élevés (66 à 77 % des patientes se déclarant « très satisfaites »). Le remplacement est décidé sur des critères cliniques précis (rupture documentée, coque péri-prothétique symptomatique, évolution esthétique du résultat après grossesse ou variation de poids), et non sur un calendrier arbitraire. Un suivi médical régulier — idéalement une consultation tous les 2 ans et une imagerie (échographie ou IRM) tous les 5 à 10 ans selon les recommandations de l’ANSM — permet d’évaluer la nécessité d’une éventuelle réintervention au cas par cas.
L’augmentation mammaire est-elle douloureuse ?
Les douleurs après une augmentation mammaire sont modérées et bien contrôlées par des antalgiques simples. Elles sont surtout présentes durant les premiers jours, particulièrement la première nuit, puis diminuent rapidement. Le recours aux opioïdes (morphine) est exceptionnel grâce aux protocoles d’analgésie modernes. Une douleur intense ou persistante au-delà de quelques jours est inhabituelle et doit faire consulter votre chirurgien pour rechercher une éventuelle complication (hématome).
Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?
Oui, l’allaitement reste possible dans la majorité des cas après une augmentation mammaire par implants, à condition que la technique chirurgicale soit adaptée : voie d’abord sous-mammaire (et non péri-aréolaire) et positionnement des implants sous le muscle pectoral. Le lipofilling mammaire respecte intégralement la glande mammaire et les canaux galactophores ; il est donc parfaitement compatible avec un allaitement ultérieur. Les implants ne présentent aucun danger pour le bébé.
Quel est le prix d’une augmentation mammaire à Paris ?
Le prix d’une augmentation mammaire en chirurgie esthétique à Paris se situe entre 6 000 et 7 000 € tout compris (honoraires du chirurgien, anesthésiste, frais de clinique, implants ou lipofilling). Ce tarif n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale dans une indication esthétique. Une prise en charge partielle est possible en chirurgie réparatrice (seins tubéreux, agénésie mammaire, asymétrie de plus de deux bonnets), sur entente préalable.
Quand peut-on reprendre le sport après une augmentation mammaire ?
Un arrêt complet du sport est recommandé pendant 4 semaines après une augmentation mammaire, qu’elle soit réalisée avec implants ou par lipofilling. La reprise se fait ensuite progressivement, en commençant par les activités douces sollicitant peu le haut du corps. Toutes les disciplines (musculation, cross-fit, natation, escalade) peuvent ensuite être reprises à leur intensité habituelle, y compris avec des implants positionnés sous le muscle.
Quels sont les risques des implants mammaires ?
Les principaux risques des implants mammaires sont l’infection péri-prothétique (moins de 1 % des cas, dans le premier mois), la rupture d’implant (tardive, sans danger pour la santé grâce au gel cohésif) et la coque péri-prothétique (rétraction capsulaire). Aucune étude scientifique solide n’a montré d’augmentation du risque de cancer du sein, d’altération de la fertilité ou de diffusion systémique du silicone avec les implants modernes.
À partir de quel âge peut-on faire une augmentation mammaire ?
L’augmentation mammaire est pratiquée à partir de 18 ans en France, sous réserve que le développement mammaire soit terminé. La loi française impose un délai de réflexion de 15 jours minimum entre les deux consultations préopératoires obligatoires. Il n’existe pas de limite d’âge supérieure : l’intervention peut être réalisée à 50, 60 ans ou plus si l’état de santé général le permet, notamment l’absence de pathologies non équilibrées.
Que sont les techniques mini-invasives Mia Femtech et Preservé ?
Mia Femtech et Preservé sont des techniques d’augmentation mammaire récentes utilisant un petit implant pré-pectoral posé par une courte incision axillaire, sous anesthésie locale. Elles s’adressent à des patientes sélectionnées souhaitant une augmentation modérée, sans ptôse mammaire. Leur intérêt reste limité. Elles ne permettent ni de corriger une ptôse, ni d’obtenir une augmentation marquée. En outre, elles impliquent un surcoût important. Aucun recul scientifique long terme n’est disponible à ce jour.
Quelle cicatrice après une augmentation mammaire ?
La cicatrice après augmentation mammaire par implants est généralement très discrète, dissimulée dans le sillon sous-mammaire (sous le sein). Cette voie d’abord est privilégiée car elle respecte au mieux les structures glandulaires et préserve les chances d’allaitement. Une voie péri-aréolaire (autour de l’aréole) est utilisée en cas de ptôse modérée nécessitant un retrait de peau. Après lipofilling, les cicatrices sont quasi invisibles (incisions de quelques millimètres pour insérer les canules).
Combien de temps avant de voir le résultat définitif ?
Il faut attendre environ 3 mois après une augmentation mammaire par implants pour apprécier le résultat définitif, le temps que l’œdème disparaisse et que les implants prennent leur place. Après un lipofilling mammaire, le délai est plus long, de 4 à 6 mois, le temps que la phase de résorption naturelle d’une partie de la graisse injectée (environ 50 % en moyenne) soit terminée et que le volume définitif se stabilise.
Comment savoir si je suis une bonne candidate pour un lipofilling mammaire plutôt que pour des implants ?
Le lipofilling mammaire convient à quatre profils de patientes :
- celles qui souhaitent un gain de volume modéré (un bonnet maximum par séance) plutôt qu’une transformation marquée,
- celles qui rejettent l’idée d’un corps étranger en silicone,
- celles qui présentent une asymétrie mammaire ou une forme de seins tubéreux nécessitant un remodelage subtil,
- et surtout celles qui disposent de réserves de graisse suffisantes sur les zones donneuses (flancs, abdomen, cuisses, hanches).
À l’inverse, une patiente très mince, ou souhaitant passer d’un bonnet A à un bonnet C, ou présentant une ptôse mammaire significative, sera mieux servie par des implants. Par ailleurs, le taux de survie graisseuse à 12 mois après lipofilling est en moyenne de 37,1 % selon le BREAST-trial (Wederfoort et al., 2024), ce qui explique le gain volumique modéré et la nécessité éventuelle de séances complémentaires.
Quelle différence concrète entre un implant placé devant ou derrière le muscle pectoral pour une augmentation mammaire ?
Le positionnement de l’implant — pré-pectoral (devant le muscle) ou rétro-pectoral (derrière le muscle, généralement selon la technique du dual plane décrite par Tebbetts en 2001) — a 3 conséquences :
- Sur la couverture des tissus : la position rétro-pectorale ajoute une épaisseur musculaire qui camoufle mieux les contours de l’implant, ce qui est capital chez les patientes minces (réduction du risque de rippling visible).
- Sur la sensation tactile : la position pré-pectorale donne un toucher plus naturel mais expose davantage aux irrégularités.
- Sur la durabilité du résultat : la position rétro-pectorale tend à mieux maintenir le sein en position au fil du temps, mais peut entraîner un phénomène d’animation visible lors de la contraction musculaire. En pratique, chez une patiente mince, je privilégie le dual plane ou une augmentation composite avec lipofilling péri-prothétique. Chez une patiente disposant d’une couverture glandulaire et graisseuse suffisante, la position pré-pectorale peut être discutée, notamment dans le cadre des techniques mini-invasives type Mia ou Preservé.
Pourquoi un chirurgien spécialisé du sein peut-il déconseiller une augmentation mammaire par technique Mia Femtech ou Preservé à certaines patientes ?
Les techniques mini-invasives par voie axillaire (Mia Femtech, Preservé) sont commercialement présentées comme une avancée majeure, mais leurs indications restent en réalité étroites et non négociables.
Trois situations cliniques constituent des critères d’exclusion formels : la présence d’une ptôse mammaire même légère (la technique ne permet aucun geste sur la peau ni sur la position de l’aréole), la recherche d’une augmentation de plus d’un bonnet (les implants utilisés sont limités à 165-280 cc), et un capital cutané et glandulaire insuffisant au pôle supérieur (risque élevé de rippling avec un implant pré-pectoral).
Par ailleurs, ces dispositifs sont récents (moins de 5 ans de commercialisation en France), avec un recul scientifique très inférieur à celui des implants classiques (Kooiman et al. rapportent un suivi à 15-19 ans pour les implants Eurosilicone).
Enfin, le surcoût est significatif (50 à 70 % de plus qu’une augmentation classique). En consultation, je récuse l’indication Mia/Preservé chez toute patiente présentant ces critères d’exclusion, et oriente vers une technique éprouvée — implants classiques en dual plane ou augmentation composite — pour des raisons de sécurité, de prévisibilité du résultat et de durabilité.
Est-ce qu’une augmentation mammaire empêche le dépistage du cancer du sein ou complique la mammographie de surveillance ?
Non, une augmentation mammaire ne contre-indique pas le dépistage du cancer du sein et ne le rend pas significativement moins fiable, à condition de prévenir le radiologue de la présence des implants. La mammographie reste réalisable chez les femmes porteuses d’implants, mais elle utilise une technique spécifique dite « incidence d’Eklund » (le radiologue déplace l’implant en arrière et comprime uniquement le tissu mammaire), qui permet de visualiser correctement le parenchyme.
En cas de doute ou de tissu mammaire dense, l’échographie et l’IRM mammaire viennent compléter le bilan. Plusieurs études ont montré que les implants mammaires modernes n’augmentent pas le risque de cancer du sein, ni de retard diagnostique significatif lorsque le suivi est correctement adapté. Ma pratique parallèle en reconstruction mammaire à l’Institut Curie me permet d’avoir une vision globale du sein, tant sur le plan esthétique que sur les enjeux oncologiques de surveillance à long terme.
Quels sont les signes qui doivent m’alerter et me faire consulter rapidement après une augmentation mammaire par implants ?
Quatre situations cliniques justifient une consultation rapide après une augmentation mammaire par implants.
Dans le premier mois post-opératoire : toute douleur intense ou persistante au-delà des premiers jours, toute rougeur étendue, fièvre ou écoulement par la cicatrice doivent faire évoquer une infection péri-prothétique, qui est exceptionnelle (incidence d’environ 0,08 % selon Liu et al., 2024) mais nécessite une prise en charge urgente.
À distance : l’apparition d’un sérome tardif (épanchement liquidien tardif autour de l’implant, survenant plus d’un an après la pose) doit faire éliminer un LAGC-AIM (lymphome anaplasique associé aux implants), complication très rare mais codifiée par l’ANSM, qui justifie une ponction écho-guidée pour analyse.
Toute modification progressive de la consistance du sein (sein devenant dur, rétracté ou douloureux) peut évoquer une coque péri-prothétique.
Enfin, toute déformation visible inhabituelle doit faire évoquer une rupture d’implant ou une malposition. Le suivi annuel recommandé par l’ANSM et la SOFCPRE permet de détecter précocement ces complications, qui sont toutes traitables lorsqu’elles sont prises en charge à temps.
Références bibliographiques
Cette page repose sur les publications scientifiques internationales de référence en chirurgie mammaire esthétique et reconstructrice. Les données chiffrées, les techniques décrites et les recommandations cliniques sont issues des sources suivantes, citées selon le format Vancouver et accessibles via leur identifiant DOI.
Techniques chirurgicales de référence
- Tebbetts JB. Dual plane breast augmentation: optimizing implant-soft-tissue relationships in a wide range of breast types. Plast Reconstr Surg. 2001;107(5):1255-1272. DOI : 10.1097/00006534-200104150-00027
- Coleman SR. Structural fat grafting: more than a permanent filler. Plast Reconstr Surg. 2006;118(3 Suppl):108S-120S. DOI : 10.1097/01.prs.0000234610.81672.e7
- Khouri RK, Eisenmann-Klein M, Cardoso E, et al. Brava and autologous fat transfer is a safe and effective breast augmentation alternative: results of a 6-year, 81-patient, prospective multicenter study. Plast Reconstr Surg. 2012;129(5):1173-1187. DOI : 10.1097/PRS.0b013e31824a2db6
Satisfaction patiente et qualité de vie
- Knoedler S, Knoedler L, Kauke-Navarro M, et al. Quality of life and satisfaction after breast augmentation: A systematic review and meta-analysis of Breast-Q patient-reported outcomes. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2024;95:300-318. DOI : 10.1016/j.bjps.2024.06.016
- Alvaro AI, Willet JW, Dounas GD, et al. A Systematic Review of Outcomes and Complications of Tuberous Breast Surgery. Aesthet Surg J. 2023;43(12):NP1001-NP1009. DOI : 10.1093/asj/sjad229
Sécurité et complications des implants
- Liu C, Shahid M, Yu Q, et al. Complications following Breast Augmentation: A Systematic Review and Meta-Analysis. Plast Reconstr Surg. 2024;153(6):1240-1251. DOI : 10.1097/PRS.0000000000010691
- Orel GY, Noam C, Jacky GY. Five-Year Safety and Satisfaction With the Lightweight Breast Implant. Aesthet Surg J. 2022;42(3):261-272. DOI : 10.1093/asj/sjab054
- Kooiman L, Torensma B, Stevens H, van der Lei B. Single Center and Surgeon’s Long-Term (15-19 Years) Patient Satisfaction and Revision Rate of Round Textured Eurosilicone Breast Implants. Aesthet Surg J. 2022;42(5):NP282-NP292. DOI : 10.1093/asj/sjab373
- Aitzetmüller-Klietz ML, Yang S, Wiebringhaus P, et al. Complication Rates after Breast Surgery with the Motiva Smooth Silk Surface Silicone Gel Implants: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Clin Med. 2023;12(5):1881. DOI : 10.3390/jcm12051881
Lipofilling : survie graisseuse et résultats volumétriques
- 10. Wederfoort JLM, Trommelen DAX, Al Tarah M, et al. Volumetric evaluation of autologous fat transfer for total breast reconstruction. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2024;99:317-328. DOI : 10.1016/j.bjps.2024.09.08
- 11. Lutfi D, Turkof E. Adipose-derived stem cell enrichment is counter-productive for the majority of women seeking primary aesthetic breast augmentation by autologous fat transfer: A systematic review. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2020;73(11):2025-2032. DOI : 10.1016/j.bjps.2020.08.057
Ces références constituent un socle scientifique solide en matière de chirurgie esthétique et reconstructrice du sein. Pour toute question complémentaire ou pour discuter de votre situation personnelle, je vous invite à prendre rendez-vous en consultation ou à consulter mes publications scientifiques personnelles.
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Augmentation mammaire : implants, lipofilling, techniques composite et mini-invasive. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 10 mai 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/augmentation-mammaire/
Format APA :
Struk, S. (2026, 10 mai). Augmentation mammaire : implants, lipofilling, techniques composite et mini-invasive. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/augmentation-mammaire/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.







