Les techniques de reconstruction mammaire se répartissent en deux familles : la reconstruction par prothèse et la reconstruction avec vos propres tissus, par lambeau DIEP, lambeau PAP, lambeau de grand dorsal ou injections de graisse.
Expert en chirurgie mammaire à Paris et praticien attaché à l’Institut Curie, je pratique ces cinq techniques au même endroit, avec une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, sans dépassement d’honoraires. Cette page compare ces différentes techniques afin que vous compreniez ce que chacune implique : durée de l’intervention, cicatrices, convalescence et éventuelles interventions complémentaires.
Comparer les techniques de reconstruction mammaire en bref
- Cinq techniques permettent de reconstruire un sein avec ou sans prothèse.
- La radiothérapie (réalisée ou prévue) est le critère le plus important : elle oriente plutôt vers une reconstruction définitive sans prothèse.
- La possibilité de conserver ou non l’aréole au moment de la mastectomie est également un élément important pour le choix de la technique de reconstruction définitive.
- Aucune technique n’est meilleure dans l’absolu : néanmoins, pour une situation donnée, une technique est souvent plus adaptée que les autres, et le choix se fait avec vous en consultation.
- Prise en charge à 100 % : les cinq techniques sont réalisées à l’Institut Curie, au titre de l’ALD, sans dépassement d’honoraires.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris, ou directement à l’Institut Curie.
- Intervention : Institut Curie (Saint-Cloud).
- Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
Les cinq techniques de reconstruction mammaire
La reconstruction mammaire par prothèse recrée le volume du sein avec un implant en gel de silicone, en une intervention courte et sans cicatrice supplémentaire.
Le lambeau DIEP reconstruit le sein avec la peau et la graisse du ventre, rebranchées par microchirurgie, sans prélever de muscle. Il s’agit d’une technique de premier choix.
Le lambeau PAP utilise la peau et la graisse de la face interne de la cuisse lorsque le ventre n’est pas utilisable, pour les seins de petit volume. Cette technique fait aussi appel à des compétences en microchirurgie.
Le lambeau de grand dorsal fait pivoter la peau, la graisse et le muscle du dos vers le sein à reconstruire. Cette technique doit être associée à la pose d’une prothèse ou à des injections de graisse pour augmenter son volume.
Le lipofilling exclusif permet de reconstruire le sein uniquement avec votre propre graisse, en plusieurs séances espacées de 3 à 4 mois. Les réserves de graisse doivent être suffisantes et le sein de volume modéré.

Reconstruction du sein par prothèse, lambeau ou graisse
Quelles sont les différences entre les techniques de reconstruction mammaire ?
Cinq techniques permettent de reconstruire un sein, à l’aide d’un implant ou de vos propres tissus. Elles diffèrent par la durée de l’intervention, le temps de récupération après la chirurgie et les éventuelles cicatrices supplémentaires. La fiche ci-dessous les compare selon ces critères. Les indications de chaque technique sont détaillées sur la page qui lui est consacrée.
Fiche comparative des cinq techniques de reconstruction mammaire
| Ce que la technique utilise | Durée, hospitalisation, arrêt de travail | Cicatrice ajoutée | |
|---|---|---|---|
| Prothèse | Un implant en gel de silicone, placé le plus souvent devant le muscle grand pectoral | Environ 1 heure ; sortie le lendemain ; récupération rapide | Aucune : la cicatrice de la mastectomie est réutilisée |
| Lambeau DIEP | La peau et la graisse de la partie basse du ventre, sans le muscle, rebranchées par microchirurgie | 4 à 5 heures en double équipe ; 5 jours ; 4 à 6 semaines | Cicatrice d’abdominoplastie (d’une hanche à l’autre), cachée dans les sous-vêtements |
| Lambeau PAP | La peau et la graisse de la face interne de la cuisse, rebranchées par microchirurgie | 4 à 5 heures en double équipe ; 5 jours ; 4 à 6 semaines | Cicatrice dans le pli sous-fessier |
| Lambeau de grand dorsal | La peau, la graisse et le muscle du dos, pivotés vers le thorax sans microchirurgie, avec une prothèse ou de la graisse | Intervention plus courte qu’un lambeau libre ; hospitalisation de quelques jours | Cicatrice dans le dos, dans le prolongement du sillon sous-mammaire |
| Lipofilling exclusif | Votre propre graisse, prélevée par liposuccion et injectée dans le sein | Environ 1 heure par séance, en ambulatoire ; plusieurs séances espacées de 3 à 4 mois ; environ 10 jours d’arrêt par séance | Cicatrices de liposuccion et d’injection, très discrètes |
En résumé
- La prothèse est la technique la plus simple et la seule qui n’ajoute aucune cicatrice.
- Les lambeaux DIEP et PAP sont des interventions longues, qu’on effectue à deux chirurgiens, et qui nécessitent cinq jours d’hospitalisation, mais ils permettent de reconstruire le sein avec un tissu vivant.
- Le lambeau de grand dorsal évite la microchirurgie, mais il prélève un muscle, ce qui peut être pourvoyeur de douleurs au dos et à l’épaule, et nécessite la pose d’une petite prothèse ou des injections de graisse pour accroître le volume du sein reconstruit.
- Le lipofilling exclusif nécessite plusieurs opérations (jusqu’à 5 ou 6) espacées de plusieurs mois, et des réserves de graisse suffisantes.
Que dit la littérature scientifique sur les complications de chaque technique ?
L’étude multicentrique MROC, publiée dans JAMA Surgery en 2018, a suivi 2 343 patientes pendant deux ans après une reconstruction mammaire. Elle distingue les complications nécessitant un traitement, celles imposant une nouvelle opération et les échecs de reconstruction. Voici les résultats pour trois des techniques étudiées (Bennett et al., 2018).
| Technique | Au moins une complication | Réopération pour complication | Échec de reconstruction |
|---|---|---|---|
| Prothèse après expansion cutanée | 26,6 % | 15,5 % | 7,1 % |
| Prothèse posée directement | 31,3 % | 18,8 % | 7,1 % |
| Lambeau DIEP | 47,4 % | 29,2 % | 1,3 % |
| Lambeau de grand dorsal | 39,4 % | 14,1 % | 2,8 % |
Une complication ne signifie donc pas que la reconstruction est perdue. Le DIEP présente davantage de complications à deux ans, mais moins d’échecs que les prothèses.
Ces chiffres ne prédisent pas votre risque individuel : les groupes de patientes différaient, et le suivi était limité à deux ans. Le choix doit tenir compte de votre situation et des traitements prévus. On rappelle que le tabac est l’un des principaux facteurs de risque de complication. Il est donc impératif d’arrêter de fumer au moins 1 mois avant et 1 mois après la chirurgie.
Reconstruction mammaire avec ou sans prothèse : quelles sont les différences ?
La reconstruction par prothèse repose sur un implant en silicone, un corps étranger, tandis qu’un lambeau utilise vos propres tissus : de la peau et de la graisse, avec leur propre vascularisation. Cette différence conditionne la durée de l’intervention, la convalescence et les cicatrices, mais aussi l’apparence et la souplesse du sein reconstruit, son évolution avec le vieillissement et les éventuelles interventions ultérieures.
Avantages de la reconstruction mammaire par prothèse
La reconstruction par prothèse constitue une excellente option lorsqu’il est possible de conserver la peau du sein et l’aréole, et qu’aucune radiothérapie n’est prévue. Elle trouve tout son intérêt en reconstruction immédiate et en chirurgie prophylactique, chez une femme jeune dont la peau est de bonne qualité. L’intervention dure environ une heure, vous sortez le lendemain et vous n’avez aucune cicatrice supplémentaire, autre que celle nécessaire pour réaliser la mastectomie.
L’implant est placé le plus souvent devant le muscle grand pectoral, en position pré-pectorale. Préserver le muscle pectoral évite que ses contractions ne déforment le sein reconstruit et réduirait également le risque de coque.
Implant devant ou derrière le muscle ?
Une méta-analyse publiée en 2022 par l’équipe d’Edvin Ostapenko a comparé la reconstruction par prothèse devant et derrière le muscle, à partir de 15 études regroupant 3 101 patientes (Ostapenko et al., 2022). La position pré-pectorale était associée à moins de coques (odds ratio : 0,54), et à moins d’échecs de reconstruction par prothèse (odds ratio : 0,58). Les déformations du sein lors de la contraction du muscle étaient quasi-inexistantes (odds ratio : 0,02), sans augmentation observée du taux global de complications. Ces résultats confirment qu’il vaut mieux préserver le muscle pectoral lors d’une reconstruction mammaire par prothèses.
Avantages de la reconstruction mammaire par lambeau
La reconstruction par lambeau apporte de la peau lorsqu’elle manque et un tissu vivant doté de sa propre vascularisation, un atout particulièrement précieux lorsque les tissus ont été fragilisés par la radiothérapie. Ce tissu suit les variations de votre poids et ne nécessite pas de remplacement. Le sein reconstruit est souple et chaud. C’est pourquoi je privilégie cette technique en reconstruction secondaire et en reconstruction tertiaire, ainsi que chez les femmes qui souhaitent une reconstruction sans corps étranger.
En contrepartie, l’intervention est longue, l’hospitalisation dure cinq jours et le lambeau ajoute une cicatrice sur le ventre, la cuisse ou le dos. La technique de référence est le lambeau DIEP, qui préserve le muscle abdominal.
En reconstruction mammaire immédiate, lorsqu’une radiothérapie est prévue ou que son indication reste incertaine, je privilégie la mise en place d’une prothèse temporaire. Celle-ci reste en place pendant l’irradiation, puis est remplacée par un lambeau quelques mois après la fin de la radiothérapie, pour réaliser la reconstruction définitive. Cette stratégie permet de préserver le lambeau des effets de l’irradiation, qui peut notamment entraîner rétraction et atrophie.
Comparatif reconstruction mammaire par prothèse et reconstruction par lambeau
| Reconstruction par prothèse | Reconstruction par lambeau (DIEP, PAP) | |
|---|---|---|
| Nature et évolution du sein reconstruit | Corps étranger, sein plus ferme et moins mobile, de volume fixe | Tissu vivant, souple et chaud, qui suit les variations de poids |
| Durée de vie | L’implant n’est pas définitif : son remplacement sera nécessaire un jour ou l’autre | Reconstruction définitive, à vie |
| Durée, hospitalisation et arrêt de travail | Environ 1 heure ; sortie le lendemain ; récupération rapide | 4 à 5 heures en double équipe ; 5 jours ; 4 à 6 semaines |
| Cicatrices | Aucune cicatrice ajoutée | Cicatrice sur la zone de prélèvement |
| Peau et tissus nécessaires | La peau conservée du sein est indispensable ; aucune réserve de tissus nécessaire | Le lambeau apporte la peau manquante ; une réserve de peau et de graisse sur le ventre ou les cuisses est nécessaire |
| Radiothérapie | Peu adaptée aux tissus irradiés | Adaptée avant comme après radiothérapie |
| Risques spécifiques | Infection, exposition de l’implant, coque, rupture | Thrombose (caillot) des vaisseaux reconnectés, de l’ordre de 1 à 3 % dans les centres spécialisés ; complications de la zone de prélèvement |
En résumé
- La prothèse offre une intervention d’environ une heure, sans cicatrice ajoutée, mais elle reste un corps étranger, qui tolère mal la radiothérapie et dont le remplacement est toujours nécessaire un jour ou l’autre.
- Le lambeau permet de reconstruire un sein vivant, souple et chaud, qui apporte la peau manquante et supporte la radiothérapie, en contrepartie d’une intervention de 4 à 5 heures, de cinq jours d’hospitalisation et d’une cicatrice sur la zone de prélèvement (ventre, cuisse ou dos selon la technique).
Quelle est la différence entre une prothèse et un lambeau au quotidien ?
La différence se ressent surtout au toucher, dans la souplesse du sein et dans son évolution avec le temps.
Une prothèse peut donner un résultat naturel sous les vêtements, mais le sein peut sembler plus ferme et moins mobile, avec parfois une sensation de corps étranger. Son volume reste constant même si votre poids change, et une nouvelle intervention peut devenir nécessaire en cas de coque, de rupture ou de modification du résultat.
Un lambeau, constitué de vos propres tissus, offre généralement un sein plus souple, dont la consistance se rapproche davantage de celle d’un sein naturel. Son volume peut varier avec votre poids et il évolue avec votre corps. Lorsqu’il est utilisé sans prothèse, il ne nécessite pas de remplacement lié à l’usure d’un implant. En contrepartie, la récupération initiale est plus longue et le prélèvement laisse une cicatrice supplémentaire sur le ventre, la cuisse ou le dos.
Enfin, un toucher naturel ne signifie pas une sensibilité normale : après une mastectomie, la sensibilité du sein disparaît complètement, quelle que soit la technique choisie. Cette question est détaillée sur la page reconstruction mammaire autologue.
Reconstruction avec ou sans implant : quelle satisfaction à long terme ?
La revue Cochrane menée par l’équipe de Nicola Rocco, regroupant 35 études et 57 555 patientes, suggère une satisfaction et un bien-être supérieurs après une reconstruction utilisant les propres tissus de la patiente, par rapport à une reconstruction par implant (Rocco et al., 2024). Ces conclusions doivent toutefois être interprétées avec prudence, car le niveau de preuve reste faible.
L’équipe de Jonas Nelson, au Memorial Sloan Kettering Cancer Center de New York, a également étudié 3 268 patientes sur une période de huit ans à l’aide du BREAST-Q, un questionnaire de référence évaluant la satisfaction et la qualité de vie après une chirurgie mammaire (Nelson et al., 2019). À chaque évaluation — à un, trois, cinq et sept ans —, la satisfaction à l’égard du sein reconstruit était plus élevée chez les femmes ayant bénéficié d’une reconstruction avec leurs propres tissus. La radiothérapie post-opératoire était associée à une satisfaction moindre. Ces résultats suggèrent que l’avantage des reconstructions par tissus autologues persiste dans le temps, tandis que la satisfaction après une reconstruction par prothèse reste stable, sans diminution observée au cours du suivi.
Lambeau DIEP ou lambeau PAP : ventre ou cuisse ?
Le lambeau DIEP et le lambeau PAP reposent sur les mêmes principes. On prélève de la peau et de la graisse sans muscle, on les transfère au niveau du thorax et on rebranche leurs vaisseaux par microchirurgie. La différence est la zone de prélèvement : le ventre pour le DIEP, la face interne de la cuisse pour le PAP.
Le DIEP reste la technique de référence, car le ventre apporte davantage de volume et de peau. Le lambeau PAP prend le relais lorsque les tissus du ventre ne peuvent pas être utilisés : patiente mince, ventre déjà opéré, souhait de grossesse. Son volume plus limité le destine aux seins de petit volume, et un complément de lipofilling est presque toujours réalisé quelques mois plus tard.
Comparatif lambeau DIEP et lambeau PAP
| Lambeau DIEP | Lambeau PAP | |
|---|---|---|
| Zone de prélèvement | Partie basse du ventre | Face interne de la cuisse |
| Volume apporté | Important, adapté aux seins volumineux et tombants | Modéré, adapté aux seins de petit volume |
| Peau apportée | Quantité de peau importante : convient en reconstruction secondaire | Quantité de peau limitée : peu adapté en reconstruction secondaire |
| Cicatrice | Cicatrice d’abdominoplastie, d’une hanche à l’autre | Cicatrice dans le pli sous-fessier |
| Conditions requises | Réserve de peau et de graisse sur le ventre ; pas d’abdominoplastie antérieure | Réserve de graisse sur la cuisse ; ventre non utilisable |
| Durée et hospitalisation | 4 à 5 heures ; 5 jours | 4 à 5 heures ; 5 jours |
En résumé
- A durée et à hospitalisation égales, le DIEP apporte plus de volume et plus de peau, ce qui en fait le lambeau des reconstructions secondaires et des seins volumineux.
- Le PAP est une excellente alternative chez les femmes minces ou dont le ventre a déjà été opéré, pour un sein de petit volume.
Lambeau PAP vs lambeau DIEP : des risques comparables ?
La méta-analyse publiée en 2025 par l’équipe de Liwen Zhu a regroupé 24 études portant sur 1 612 lambeaux PAP (Zhu et al., 2025). Le taux de succès atteignait 99,6 %, avec 0,4 % de pertes totales du lambeau. Dans les études comparant les deux techniques, les patientes reconstruites par PAP étaient généralement plus minces et les lambeaux prélevés moins volumineux qu’avec un DIEP, sans différence significative concernant le risque d’échec ou de nécrose graisseuse (cytostéatonécrose). Ces résultats confortent la place du PAP comme alternative lorsque le DIEP n’est pas réalisable, une approche qui correspond à ma pratique.
Lambeau libre ou lambeau de grand dorsal : quelles sont les différences ?
La principale différence concerne la manière de transférer les tissus pour reconstruire le sein. Un lambeau « libre », comme le DIEP ou le PAP, est entièrement détaché de la zone où il est prélevé. Ses vaisseaux sont ensuite raccordés à ceux du thorax aux loupes ou sous microscope : c’est la microchirurgie.
Le lambeau de grand dorsal reste, lui, relié à ses vaisseaux d’origine. La peau, la graisse et le muscle du dos sont déplacés vers le sein en les faisant pivoter sous la peau. Ce lambeau est donc « pédiculé ». Cela explique qu’il ait une fiabilité proche de 100 % car il ne nécessite pas de raccordement microchirurgical.
Le lambeau de grand dorsal apporte moins de volume qu’un DIEP, car le dos offre généralement moins de peau et de graisse que le ventre. Le muscle transféré, détaché de certaines de ses insertions et souvent dénervé, perd également une partie de son volume au fil du temps. L’ajout d’une prothèse ou d’injections de graisse est donc souvent nécessaire pour obtenir le volume mammaire souhaité. Enfin, le prélèvement laisse une cicatrice dans le dos, parfois difficile à dissimuler, et peut entraîner une gêne au niveau de l’épaule ou du dos.
Pour ces raisons, je réserve le grand dorsal à certaines situations dans ma pratique :
- lorsque les tissus du ventre ou des cuisses ne permettent pas de réaliser un lambeau libre (DIEP ou PAP) ;
- ou en cas d’échec de l’un de ces lambeaux.
Comparatif lambeau libre et lambeau de grand dorsal
| Lambeau libre (DIEP, PAP) | Lambeau de grand dorsal | |
|---|---|---|
| Tissu prélevé | Peau et graisse, sans muscle | Peau, graisse et muscle du dos |
| Vascularisation | Vaisseaux rebranchés par microchirurgie | Vaisseaux conservés, lambeau pivoté |
| Volume apporté | Suffisant à lui seul | Insuffisant à lui seul : prothèse ou graisse en complément |
| Radiothérapie | Le lambeau peut être irradié (mais pas conseillé) | Le muscle supporte mal l’irradiation |
| Séquelles de la zone de prélèvement | Cicatrice du ventre ou de la cuisse ; faiblesse abdominale rare | Cicatrice du dos ; sérome (poche de liquide) ; gêne de l’épaule possible |
| Principal risque | Thrombose (caillot) des vaisseaux, de l’ordre de 1 à 3 % | Fonte du muscle avec le temps ; complications propres à la prothèse associée |
En résumé
- Un lambeau libre permet de reconstruire un sein avec un volume satisfaisant tout en limitant les séquelles du prélèvement, mais nécessite des compétences de microchirurgie.
- Le lambeau de grand dorsal ne nécessite pas de microchirurgie, mais implique le prélèvement d’un muscle et doit souvent être complété par une prothèse ou des injections de graisse pour obtenir le volume souhaité.
Que dit la littérature scientifique sur le grand dorsal par rapport au DIEP ?
L’équipe suédoise de Jonas Löfstrand, à l’université de Göteborg, a comparé 135 femmes reconstruites par grand dorsal avec prothèse à 118 femmes reconstruites par DIEP, toutes en reconstruction secondaire après mastectomie et radiothérapie. Avec un recul médian de huit ans, les patientes reconstruites par DIEP rapportaient de meilleurs résultats dans cinq des six domaines de satisfaction et de qualité de vie étudiés (Löfstrand et al., 2023).
La même équipe s’est intéressée aux séquelles au niveau des zones de prélèvement (Löfstrand et al., 2022). Après une reconstruction par grand dorsal, certaines patientes décrivaient une gêne liée à une diminution de la force de l’épaule. Après un DIEP, la complication la plus souvent rapportée était un bombement de la paroi abdominale, appelé bulge. Les patientes opérées d’un DIEP se déclaraient également moins satisfaites de l’aspect de leur ventre que celles opérées d’un grand dorsal ne l’étaient de l’aspect de leur dos. Ces résultats rappellent l’importance d’une information précise avant un DIEP sur la cicatrice abdominale et les modifications possibles de l’aspect du ventre.
Dans ma pratique, le bombement abdominal reste rare. Pour limiter ce risque, nous sélectionnons soigneusement les indications — notamment en ne proposant pas de DIEP aux patientes présentant une obésité — et privilégions, lorsque l’anatomie le permet, un vaisseau dont le trajet dans le muscle est court. La dissection est minutieuse afin de préserver au mieux la paroi abdominale. Enfin, nous apportons à la fermeture du ventre et au positionnement de la cicatrice le même soin que lors d’une abdominoplastie esthétique.
Lipofilling exclusif ou lambeau : peut-on reconstruire un sein uniquement avec de la graisse ?
Oui, dans certaines situations. Le lipofilling exclusif permet de reconstruire le sein en utilisant votre propre graisse, qu’on prélève par liposuccion puis qu’on ré-injecte au niveau de la zone de mastectomie. Cette technique ne nécessite aucun corps étranger et ne laisse que de très petites cicatrices, généralement inférieures à un centimètre, aux points de prélèvement et d’injection. Chaque séance dure environ une heure et peut être réalisée en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.
La principale différence avec un lambeau réside dans le nombre d’interventions nécessaires. Une partie de la graisse injectée se résorbe et les tissus ne peuvent en accueillir qu’une quantité limitée à chaque séance. La reconstruction nécessite donc plusieurs interventions, espacées de trois à quatre mois, parfois jusqu’à six séances.
Le lipofilling exclusif demande des réserves de graisse suffisantes, ce qui peut limiter son utilisation chez les femmes minces. Il convient surtout à la reconstruction de seins de petit volume, en reconstruction secondaire, y compris après une radiothérapie lorsque l’état des tissus le permet.
Le lambeau permet, quant à lui, d’apporter l’essentiel du volume et de la peau nécessaires en une seule intervention, même si des retouches peuvent être proposées par la suite. Il laisse toutefois une cicatrice sur la zone de prélèvement et nécessite généralement plusieurs jours d’hospitalisation ainsi qu’une convalescence plus longue.
Comparatif lipofilling exclusif et reconstruction par lambeau
| Lipofilling exclusif | Lambeau (DIEP, PAP) | |
|---|---|---|
| Nombre d’interventions pour le volume | Plusieurs séances, espacées de 3 à 4 mois | Une intervention |
| Durée et hospitalisation | Environ 1 heure par séance, en ambulatoire | 4 à 5 heures ; 5 jours |
| Cicatrices | Très discrètes | Cicatrice du ventre ou de la cuisse |
| Volume reconstructible | Petit volume | Petit à grand volume |
| Conditions requises | Réserves de graisse suffisantes ; accepter plusieurs interventions | Réserve de peau et de graisse sur la zone de prélèvement |
| Radiothérapie | Possible, avec davantage de séances | Possible |
En résumé
- Le lipofilling exclusif convient aux femmes disposant de réserves de graisse suffisantes, qui souhaitent reconstruire un sein de petit volume, sans corps étranger et avec des cicatrices très discrètes, et qui acceptent plusieurs séances.
- Le lambeau permet de reconstruire l’essentiel du sein en une seule intervention, y compris pour un sein volumineux ou tombant, même si des retouches peuvent être nécessaires.
Reconstruction par lipofilling exclusif : combien d’interventions ?
La méta-analyse publiée en 2018 par l’équipe danoise de Mikkel Herly a regroupé 21 études, soit 1 011 reconstructions chez 834 patientes reconstruites uniquement par injections de graisse (Herly et al., 2018). Après une mastectomie, il fallait en moyenne 2,8 à 4,7 séances pour achever la reconstruction. La radiothérapie était le facteur qui augmentait le plus le nombre de séances nécessaires et le taux de complications. Ces chiffres correspondent à ce que j’annonce en consultation : la reconstruction par graisse seule est possible, mais elle se compte en séances, davantage encore après une radiothérapie.
Quelle technique de reconstruction mammaire après une radiothérapie ?
Après une radiothérapie, je privilégie une reconstruction par lambeau. La peau et la paroi du thorax irradiées sont plus fines, plus rigides et moins bien vascularisées, et une prothèse placée sous ces tissus expose à davantage de coques, d’infections et d’échecs. Le lambeau, lui, apporte des tissus non irradiés et supporte l’irradiation.
Lorsqu’une radiothérapie est prévue après la mastectomie, une prothèse d’attente permet de conserver la peau du sein le temps des traitements ; la reconstruction définitive, le plus souvent par lambeau, est réalisée à distance. Le lipofilling exclusif reste une option après radiothérapie, avec des séances supplémentaires. Le lambeau de grand dorsal, lui, ne doit pas être irradié.
Que dit la littérature scientifique sur la reconstruction après radiothérapie ?
Deux méta-analyses vont dans le même sens. Celle de l’équipe irlandaise de John O’Donnell, à partir de 16 études et 2 322 reconstructions, place la reconstruction immédiate par lambeau parmi les stratégies les moins exposées à l’échec lorsqu’une radiothérapie doit suivre la mastectomie (O’Donnell et al., 2021). Celle de l’équipe de Yanxin Ren, à partir de 8 études et 1 261 patientes ayant reçu une radiothérapie après la mastectomie, chiffre le sur-risque d’échec de la prothèse par rapport au lambeau à un facteur d’environ huit (Ren et al., 2023). Chez une femme ayant reçu ou devant recevoir une radiothérapie, le lambeau est donc la technique de référence.
Dans ma pratique, lorsqu’une radiothérapie est prévue après la mastectomie et qu’un lambeau a été retenu pour la reconstruction définitive, je préfère ne pas exposer ce lambeau à l’irradiation. Je mets alors en place une prothèse d’attente au moment de la mastectomie, qui reste en place pendant la radiothérapie. Quelques mois après la fin du traitement, je la remplace par un lambeau de tissus bien vascularisés, préservé des effets néfastes de l’irradiation. Cette stratégie, appelée reconstruction mammaire immédiate différée, permet de conserver l’enveloppe cutanée du sein tout en reportant la reconstruction définitive après la radiothérapie.
Comment choisir sa technique de reconstruction mammaire en consultation ?
Il n’existe pas de technique idéale pour toutes les femmes. Le choix dépend de votre situation, de votre morphologie et de vos souhaits. En consultation, j’évalue avec vous cinq critères, dans cet ordre :
- La radiothérapie, reçue ou prévue : elle oriente plutôt vers une reconstruction définitive par lambeau. Une prothèse d’attente peut être mise en place jusqu’à la fin des traitements, avant d’être remplacée par un lambeau.
- La possibilité de conserver la peau lors de la mastectomie : cette conservation favorise une reconstruction immédiate par prothèse, notamment en chirurgie prophylactique.
- Les tissus disponibles sur votre corps : j’examine d’abord le ventre, puis les cuisses et les réserves de graisse pouvant être prélevées par lipoaspiration. Le dos reste une solution de recours.
- Vos souhaits et le temps de récupération que vous pouvez envisager : certaines femmes privilégient une reconstruction sans corps étranger, tandis que d’autres préfèrent une intervention plus courte.
- Les cicatrices supplémentaires que vous êtes prête à accepter, notamment sur le ventre, les cuisses ou le dos.
Quelle que soit la technique retenue, l’arrêt complet du tabac pendant au moins un mois avant et un mois après l’intervention est indispensable. Dans ma pratique, un tabagisme actif contre-indique la reconstruction par implant.
En pratique
Ces critères guident les orientations que je propose à l’Institut Curie :
- La reconstruction par prothèse : en chirurgie prophylactique ou en reconstruction immédiate sans radiothérapie, lorsque le sein est de volume modéré et peu tombant.
- Le lambeau DIEP : en reconstruction secondaire ou tertiaire, ainsi qu’en reconstruction immédiate lorsque le sein est volumineux ou tombant.
- Le lambeau PAP : lorsque les tissus du ventre ne peuvent pas être utilisés et que le sein à reconstruire est de petit volume.
- Le lipofilling exclusif : pour reconstruire un petit sein, chez une femme disposant de réserves de graisse suffisantes et qui accepte plusieurs interventions.
- Le lambeau de grand dorsal : comme alternative au PAP ou comme solution de recours après l’échec d’une autre technique.
Je réalise toutes ces techniques à l’Institut Curie, sans dépassement d’honoraires. Toutes peuvent ainsi être envisagées sans que le coût n’influence votre choix. Les reconstructions par microchirurgie sont réalisées chaque semaine, en double équipe, avec le Dr Jean-Baptiste Schaff.
Enfin, les techniques peuvent se combiner ou se succéder au fil de votre parcours. Des injections de graisse viennent souvent compléter une reconstruction par lambeau ou par prothèse pour affiner les contours du sein. Dans ma pratique, le grand dorsal est toujours associé à une prothèse ou à des injections de graisse. Une prothèse mal tolérée peut même être remplacée par un lambeau : c’est l’objet de la reconstruction tertiaire.
Pour vous aider à réfléchir à ces possibilités, la Haute Autorité de santé propose une aide à la décision partagée, qui présente les différentes techniques, les moments possibles pour reconstruire le sein et l’option de ne pas réaliser de reconstruction.
Foire aux questions (FAQ) sur les techniques de reconstruction mammaire
Quelle est la technique de reconstruction mammaire la plus rapide ?
La reconstruction par prothèse. L’intervention dure environ une heure, vous sortez le lendemain et aucune cicatrice n’est ajoutée à celle de la mastectomie. Elle suppose toutefois que la peau du sein ait été conservée et qu’aucune radiothérapie ne soit prévue. En contrepartie, la prothèse est un corps étranger qui nécessitera d’être remplacée un jour ou l’autre au cours de sa vie.
Quelle technique de reconstruction mammaire laisse le moins de cicatrices ?
La prothèse, puis le lipofilling exclusif. La prothèse réutilise la cicatrice de la mastectomie. Le lipofilling laisse des cicatrices de liposuccion et d’injection très discrètes. Les lambeaux ajoutent une cicatrice sur la zone de prélèvement : le bas du ventre pour le DIEP, le pli sous-fessier pour le PAP, le dos pour le grand dorsal.
Quelle est la technique de reconstruction mammaire la plus durable ?
La reconstruction par lambeau. Le sein reconstruit avec vos propres tissus est vivant : il vieillit avec vous, suit vos variations de poids et ne nécessite aucun remplacement. Une prothèse n’est pas définitive et son remplacement sera forcément nécessaire un jour ou l’autre, en cas de coque, de rupture ou de gêne.
Peut-on changer de technique de reconstruction en cours de parcours ?
Oui. Une prothèse mal tolérée, douloureuse ou déformée par une coque peut être remplacée par un lambeau DIEP ou PAP, ou par des injections de graisse.
Quelle technique de reconstruction mammaire choisir quand on est très mince ?
Le lambeau PAP ou la prothèse, selon la situation. Une femme mince n’a souvent pas assez de graisse sur le ventre pour un DIEP ni de réserves suffisantes pour un lipofilling exclusif. La face interne de la cuisse permet le plus souvent de prélever un lambeau PAP pour un sein de petit volume. Lorsque la peau du sein a été conservée et qu’aucune radiothérapie n’est prévue, la prothèse reste une bonne option.
La reconstruction par prothèse est-elle possible après une radiothérapie ?
Elle est possible, mais elle expose à davantage de complications. Sur des tissus irradiés, la prothèse entraîne plus de coques, d’infections et d’échecs de reconstruction qu’un lambeau. Lorsqu’une radiothérapie a été réalisée, un lambeau est donc privilégié. Lorsqu’elle est prévue, une prothèse d’attente conserve la peau du sein pendant les traitements et la reconstruction définitive est réalisée à distance.
Combien de temps dure chaque technique de reconstruction mammaire ?
Environ une heure pour une prothèse, 4 à 5 heures pour un lambeau DIEP ou PAP, 6 à 7 heures pour un double lambeau. Une séance de lipofilling dure environ une heure, en ambulatoire, et doit être répétée plusieurs fois à 3 ou 4 mois d’intervalle. Un lambeau libre demande cinq jours d’hospitalisation ; après une prothèse, la sortie a lieu le lendemain.
Le sein reconstruit par lambeau grossit-il et maigrit-il avec le poids ?
Oui. Le lambeau est constitué de votre propre graisse : il grossit lorsque vous prenez du poids et fond lorsque vous en perdez, comme l’autre sein. C’est l’une des raisons pour lesquelles un poids stable est demandé avant l’intervention. Une prothèse, en revanche, conserve un volume fixe quelles que soient vos variations de poids.
Quelle est la technique de reconstruction mammaire la plus sûre ?
Aucune technique n’est sans risque, mais les risques ne sont pas les mêmes. Les lambeaux exposent à davantage de complications, mais la perte du lambeau reste rare, de l’ordre de 1 à 3 % dans les centres spécialisés. Les prothèses exposent à moins de complications, mais une infection ou une exposition de l’implant conduit le plus souvent à son retrait. Le tabac majore les risques de toutes les techniques ; son arrêt complet est demandé un mois avant et un mois après l’intervention.
Références scientifiques
Comparaison de la reconstruction par prothèse et de la reconstruction autologue
- Rocco N, Catanuto GF, Accardo G, Velotti N, Chiodini P, Cinquini M, et al. Implants versus autologous tissue flaps for breast reconstruction following mastectomy. Cochrane Database Syst Rev. 2024. Lien PubMed | Lien DOI
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Prothèse en position pré-pectorale
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Lambeau PAP et lambeau DIEP
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Lambeau de grand dorsal et lambeau DIEP
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Reconstruction par lipofilling exclusif
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Reconstruction après radiothérapie
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Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant, vous pouvez citer cette page selon l’un des formats suivants.
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
Vancouver : Struk S. Techniques de reconstruction mammaire : comparatif prothèse, DIEP, PAP, grand dorsal et lipofilling. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 11 septembre 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/reconstruction-mammaire/techniques-reconstruction-mammaire/
APA : Struk, S. (2026, 11 septembre). Techniques de reconstruction mammaire : comparatif prothèse, DIEP, PAP, grand dorsal et lipofilling. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/reconstruction-mammaire/techniques-reconstruction-mammaire/
LES INTERVENTIONS DE RECONSTRUCTION MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.









