Le lifting mammaire (ou mastopexie) est l'intervention idéale pour corriger la ptôse mammaire, c'est à dire pour remonter et regalber durablement votre poitrine. En tant qu'expert en chirurgie mammaire à Paris, le Dr Samuel Struk vous explique tout ce qu'il faut savoir sur cette opération en toute transparence : évolution des cicatrices, prix détaillé et photos avant après.
Points clés sur le lifting mammaire (sans implant)
- Objectif : Remonter et regalber une poitrine affaissée (ptôse mammaire).
- Durée de l'intervention : 2h00.
- Type d'anesthésie : Générale.
- Hospitalisation : Ambulatoire (entrée et sortie le jour même).
- Douleur post-opératoire : Faible à modérée (gérée par antalgiques simples).
- Cicatrices : Autour de l'aréole, verticale, et souvent dans le sillon sous-mammaire (T inversé), selon le degré de ptôse.
- Reprise des activités : Activités quotidiennes possibles dès le lendemain, reprise du travail après 5 à 7 jours, sport après 4 à 6 semaines.
- Tarif : 5900 € (intervention purement esthétique, non prise en charge par la Sécurité Sociale, pas de remboursement possible).
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
LIFTING MAMMAIRE (MASTOPEXIE OU CURE DE PTÔSE MAMMAIRE) SANS IMPLANT
Le lifting mammaire, qu'on appelle aussi mastopexie ou cure de ptôse mammaire, est une intervention de chirurgie esthétique qui vise à remonter et à regalber les seins.
Les seins peuvent s'affaisser avec l'âge, ou parfois après une grossesse ou un amaigrissement important. On appelle ce phénomène la ptôse mammaire.
La correction de la ptôse se fait le plus souvent sans implant mammaire.
L'opération a lieu sous anesthésie générale, en ambulatoire, et n'est pas particulièrement douloureuse.
L'arrêt du tabac est indispensable.
Le lifting mammaire n'est jamais pris en charge par la Sécurité Sociale, il s'agit d'une intervention de chirurgie esthétique.

Tout savoir sur le lifting mammaire
Qu’est-ce qu’un lifting mammaire ?
Le lifting mammaire, dont le terme médical est la plastie mammaire pour ptôse (ou mastopexie), est une intervention de chirurgie esthétique visant à remonter et remodeler la poitrine. Contrairement à une réduction mammaire, on ne retire pas de glande (sauf asymétrie mammaire). L'opération consiste uniquement à supprimer l'excès de peau afin de remonter l'aréole et de "reconcentrer" le volume naturel du sein. Résultat : le sein est plus galbé et paraît plus jeune. C’est pourquoi, on dit souvent que c’est une opération de rajeunissement de la poitrine.
Pourquoi les seins s'affaissent-ils ? (les causes de la ptôse)
La ptôse mammaire est la conséquence d’un déséquilibre entre le contenant (l'enveloppe cutanée) et le contenu (la glande mammaire). L'excès de peau entraîne alors une chute du sein, qui prend un aspect vide ou flasque. Ce phénomène est naturel et résulte principalement de quatre facteurs :
- Les grossesses et l'allaitement : Le volume de la poitrine augmente puis diminue. Cela étire irrémédiablement la peau et les ligaments suspenseurs du sein.
- Les variations de poids importantes : Après un amaigrissement massif (régime ou chirurgie bariatrique type sleeve/bypass), la graisse fond mais la peau distendue ne se rétracte pas complètement.
- Le vieillissement naturel (l'âge) : Avec le temps, la glande mammaire s'atrophie (elle se vide) et la glande se transforme progressivement en graisse. C'est ce que l'on appelle l'involution graisseuse, qui entraîne une perte de fermeté.
- La génétique : Certaines patientes présentent une peau naturellement moins élastique et développent une ptôse mammaire précoce, parfois dès la fin de la puberté.
Les objectifs et bénéfices de la chirurgie
L'objectif premier d'un lifting mammaire n’est pas d’augmenter le volume des seins, mais de restaurer une apparence plus jeune et une consistance plus ferme. Concrètement, cette chirurgie permet de :
- Remonter l'aréole et le mamelon : Ils sont repositionnés à leur hauteur idéale, au sommet du nouveau cône mammaire. On remonte habituellement l’aréole à la hauteur du milieu du bras.
- Redonner du galbe et de la projection : En reconcentrant les tissus mammaires, le sein apparaît plus bombé dans sa partie supérieure, au niveau du décolleté. Ce remodelage permet souvent de "regagner" un bonnet dans le soutien-gorge, sans ajout d'implant.
- Réduire et symétriser les aréoles : La ptôse élargit souvent les aréoles. L'intervention permet de diminuer leur diamètre pour un rendu plus esthétique et plus symétrique.
- Corriger une asymétrie mammaire : On ajuste la position et la forme de chaque sein pour corriger les différences de hauteur ou de volume.

Mastopexie et correction de l'asymétrie mammaire.
Résultats à 6 mois.

Bénéfices sur la qualité de vie : ce que dit la littérature scientifique
Au-delà du résultat esthétique, le lifting mammaire engendre un bénéfice mesurable et durable sur la qualité de vie de mes patientes. La revue systématique la plus récente, publiée en 2026 dans Plastic and Reconstructive Surgery Global Open, a synthétisé l'ensemble des données sur 510 patientes opérées : elle conclut que la mastopexie entraîne une amélioration significative de la satisfaction et de la qualité de vie, évaluées par le BREAST-Q, l'outil de référence validé internationalement pour mesurer le ressenti des patientes en chirurgie mammaire (Weale R et al., 2026).
Cette amélioration porte simultanément sur les quatre dimensions évaluées par le BREAST-Q : la satisfaction vis-à-vis de la poitrine, le bien-être psychosocial, le bien-être sexuel et le bien-être physique. Une étude prospective portant sur 107 patientes a démontré que ces gains sont déjà statistiquement significatifs dès le premier mois postopératoire et se maintiennent à six mois (Cabral IV et al., 2018). Une seconde série prospective sur 151 patientes consécutives a confirmé ces résultats, avec une amélioration significative des scores BREAST-Q après mastopexie (Zaussinger M et al., 2022).
Concrètement, cette opération permet à mes patientes de se réconcilier avec leur silhouette, une plus grande aisance dans le choix de leurs vêtements, une confiance en soi renforcée et une vie intime apaisée. Ces bénéfices expliquent que le lifting mammaire figure aujourd'hui parmi les interventions de chirurgie esthétique ayant le plus haut niveau de satisfaction documenté.

Mastopexie sans pose d'implant.
Résultats à 6 mois.

À qui s'adresse cette opération de chirurgie esthétique ?
Le lifting mammaire s'adresse à toute femme souffrant physiquement ou psychologiquement de l'affaissement de sa poitrine. Néanmoins, pour que l'intervention soit une réussite, il est essentiel que votre poids soit poids stable. Par ailleurs, on recommande qu'aucune grossesse ne soit programmée dans l'année qui suit l'opération. Cela garantit la pérennité du résultat.
L'intervention permet de répondre à plusieurs situations cliniques spécifiques :
Ptôse mammaire après une grossesse ou l'allaitement
C'est l'une des demandes les plus fréquentes en consultation. Pendant la grossesse et la période de lactation, les seins subissent des variations de volume importantes. La peau s'étire et peine parfois à retrouver son élasticité originelle, laissant la poitrine affaissée.
- Le timing idéal : on recommande d'attendre au moins 6 mois après la fin de l'allaitement (ou 12 mois après l'accouchement si vous n'allaitez pas). Cela permet à la glande de retrouver son volume définitif et de stabiliser les tissus.
- Et pour une future grossesse ? Un lifting mammaire peut empêcher un futur allaitement, car les canaux galactophores sont souvent sectionnés afin de remonter l’aréole. En outre, une nouvelle grossesse risque de détériorer le résultat esthétique du lifting. Il est donc souvent conseillé de réaliser cette chirurgie lorsque les projets de maternité sont achevés.

Mastopexie sans pose de prothèses.
Résultats à 3 mois.

Lifting mammaire chez la jeune femme & allaitement
L'affaissement de la poitrine n'est pas exclusivement lié à l'âge ou aux grossesses. De nombreuses jeunes femmes, dès la fin de la puberté (entre 18 et 25 ans), présentent des seins tombants. Il s'agit d'une ptôse mammaire constitutionnelle, un phénomène d'origine génétique lié à un défaut d'élasticité de la peau.
À cet âge, la préoccupation principale et légitime concerne la maternité : "Pourrai-je allaiter mes futurs enfants si je me fais opérer maintenant ?" Soyez rassurée, le lifting mammaire n'est pas incompatible avec un projet d'allaitement futur. Pour les jeunes patientes, j’adapterai spécifiquement la technique chirurgicale lorsque cela est possible (cela dépend principalement de la plasticité de la glande mammaire). Lors de l'intervention, l'aréole et le mamelon ne sont jamais détachés : ils restent reliés à la glande mammaire sous-jacente. L'objectif de cette technique est de préserver au maximum les canaux galactophores (les canaux responsables du transport du lait) ainsi que l'innervation sensitive du sein.
Cependant, pour être parfaitement transparent, il faut savoir qu'un allaitement ne peut jamais être garanti à 100 %. La chirurgie comporte toujours une part d'incertitude.
Ptôse mammaire après une perte de poids importante (Sleeve, Bypass)
Une perte de poids massive, qu'elle soit due à un régime ou à une chirurgie bariatrique (sleeve gastrectomy, anneau gastrique, bypass), entraîne inévitablement une fonte importante de la graisse mammaire. La peau, fortement distendue du fait de l’obésité, se relâche après l’amaigrissement.
- Poids stable : L'opération ne peut être réalisée que lorsque votre poids cible est atteint et qu'il est stable depuis au moins 6 mois. Une variation de poids ultérieure (à la hausse comme à la baisse) viendrait altérer le résultat de la mastopexie.
- Absence de prise en charge par la Sécurité Sociale : Contrairement à d'autres chirurgies réparatrices post-amaigrissement (comme l'abdominoplastie ou le lifting des bras), le lifting mammaire est considéré comme une intervention purement esthétique en France. Il n'est jamais pris en charge par la Sécurité Sociale. Il n’y a donc aucun remboursement possible après une chirurgie de l'obésité. Cela est vrai quelle que soit la perte de poids ou l’importance des séquelles esthétiques au niveau de la poitrine.

Mastopexie après amaigrissement massif (> 20 kg)
Résultats à 6 mois.

Attention à la dénutrition après un amaigrissement important
Si un poids stable est un critère indispensable avant d'envisager un lifting mammaire après une chirurgie de l'obésité (sleeve, bypass), ce n'est cependant pas le seul paramètre clinique à prendre en compte.
Il est absolument primordial de s'assurer que vous ne vous trouvez pas en période de dénutrition. Une perte de poids massive s'accompagne fréquemment de carences en protéines, en fer ou en vitamines, des éléments essentiels au renouvellement cellulaire. Si le lifting mammaire est réalisé alors que l'organisme est carencé, votre corps n'aura pas les ressources métaboliques nécessaires pour cicatriser efficacement.
Cette dénutrition vous exposerait à un risque majeur de retard de cicatrisation, pouvant aller jusqu'à l'ouverture des cicatrices (désunion cicatricielle) et l'infection. C'est pourquoi, un bilan sanguin nutritionnel complet vous sera systématiquement demandé lors de la consultation préopératoire afin de garantir une chirurgie en toute sécurité.
Dénutrition après chirurgie bariatrique : ce que dit la science
La sleeve gastrectomie et le bypass gastrique entraînent une perte de poids spectaculaire, mais aussi des carences nutritionnelles fréquentes et durables, qui peuvent compromettre la cicatrisation et augmenter le risque de complications si une opération de chirurgie plastique est envisagée trop tôt et sans préparation adéquate. Une revue récente publiée dans Plastic and Reconstructive Surgery souligne que les patientes ayant perdu du poids après chirurgie bariatrique présentent régulièrement des carences en protéines, en fer, en vitamine B12 et en divers micronutriments essentiels à la cicatrisation. La sleeve gastrectomie, bien que moins malabsorptive que le bypass, expose néanmoins à des déficits protéiques significatifs en raison de la réduction des apports alimentaires et des intolérances digestives (Mehta M et al., 2025).
Les recommandations actuelles préconisent alors un apport protéique de 60 à 120 g par jour, objectif que de nombreuses patientes n'atteignent pas. Or, un déficit en protéines altère directement la synthèse de collagène, la vascularisation tissulaire et les défenses immunitaires — trois piliers de la cicatrisation. Les auteurs insistent sur l'importance d'une prise en charge nutritionnelle sur-mesure avant d'envisager tout geste de chirurgie plastique après amaigrissement massif. L’objectif est de corriger les éventuelles carences en micronutriments et de fractionner les apports protéiques sur la journée.
Le cas spécifique de l'asymétrie mammaire
Il est tout à fait normal que les deux seins ne soient pas parfaitement identiques. Cependant, lorsque l'asymétrie est importante (un sein plus bas ou plus volumineux que l'autre), elle peut créer un véritable complexe. La mastopexie est la solution chirurgicale idéale pour symétriser la poitrine. On adapte pour cela le geste sur chaque sein de manière indépendante. Par exemple, on peut retirer plus de peau d'un côté, ou associer le lifting à une légère réduction mammaire sur le sein le plus fort afin d'harmoniser les volumes et de positionner les deux aréoles sur la même ligne horizontale.
Remboursement de la chirurgie de l’asymétrie mammaire en France
La question de la prise en charge par la Sécurité Sociale en cas d’asymétrie mammaire est fréquente. Il est important de comprendre qu’une asymétrie entre les deux seins ne donne pas systématiquement droit à un remboursement. Cela dépend en effet exclusivement de la nature du du geste chirurgical requis.
- Quand la prise en charge est-elle possible ? Une prise en charge par l'Assurance Maladie est envisageable uniquement si l'asymétrie de volume est très sévère, c'est-à-dire s'il existe une différence de plus de deux bonnets entre les deux seins. Dans ce cas précis, le chirurgien devra réaliser soit la pose d'un implant mammaire d'un côté, soit une réduction mammaire unilatérale importante (retrait de glande). Ces deux actes spécifiques peuvent bénéficier d'un remboursement sous conditions.
- Quand la prise en charge est-elle refusée ? Si votre asymétrie se caractérise "uniquement" par un sein plus tombant que l'autre, l'intervention à réaliser est un lifting mammaire (mastopexie). Or, cette procédure visant à remonter le sein est considérée comme purement esthétique. Dans ce cas de figure, aucune prise en charge et aucun remboursement ne sont possibles, ni par la Sécurité Sociale ni par votre mutuelle.
Pour faire simple : S'il est nécessaire d'ajouter un implant ou de retirer une grande quantité de glande d'un côté, une prise en charge est possible. Si l'opération consiste uniquement à remonter la poitrine (lifting), l'intervention restera intégralement à votre charge.
Les différentes techniques de lifting des seins
Chaque poitrine est unique, tout comme les attentes de chaque patiente. Lors de votre consultation à Paris, nous évaluerons ensemble votre degré de ptôse mammaire, la qualité de votre peau et le volume de votre glande mammaire. Cela me permettra de vous orienter vers la technique la plus adaptée à vos attentes. Il existe en effet trois grandes approches chirurgicales.
Le lifting mammaire sans implant (mastopexie pure)
C'est la technique de référence si vous êtes satisfaite du volume naturel de vos seins (tel qu'il apparaît dans le soutien-gorge), mais que vous souhaitez corriger l'affaissement.
- Le principe : On retire uniquement l'excès de peau. On ne retire pas de glande mammaire (contrairement à une réduction mammaire). La glande est néanmoins remodelée et fixée plus haut sur le muscle pectoral pour recréer un sein ferme et galbé.
- Le résultat : Il est 100 % naturel. Bien que le volume global reste identique, le fait de reconcentrer la glande permet de regagner un bonnet et d'améliorer la projection du sein. Cette intervention améliore nettement la définition du décolleté.

Résultats à 3 mois.

L'approche par "auto-augmentation" : un bénéfice prouvé
Il est tout à fait possible de regalber efficacement le décolleté sans recourir à un implant en silicone. En remodelant votre propre tissu mammaire (technique du lambeau glandulaire), il est possible d'utiliser la partie inférieure de votre glande mammaire pour apporter du volume dans le décolleté. Ce remodelage agit ainsi comme une "prothèse naturelle". L'efficacité de cette technique "d'auto-augmentation" est largement démontrée. Une étude de 2022 publiée dans la revue Aesthetic Plastic Surgery et portant sur plus de 150 patientes a confirmé que ce type de plastie mammaire permettait d'obtenir d'excellents résultats esthétiques. Le niveau de satisfaction, mesuré par les questionnaires de qualité de vie validés BREAST-Q, était par ailleurs très élevé(Zaussinger et al., 2022).

Mastopexie sans pose de prothèses.
Technique "Auto-augmentation" sans implant.
Résultats à 6 mois.

Mastopexie sans pose de prothèses.
Technique "auto-augmentation" sans implant.
Résultats à 3 mois.
Le lifting mammaire avec prothèses (plastie-prothèse)
Lorsque l'affaissement des seins s'accompagne d'une perte de volume importante (les seins sont "vidés", particulièrement dans leur partie supérieure), remonter la peau ne suffira pas à recréer un beau décolleté. L'association d'un lifting et d'une augmentation mammaire est alors nécessaire. On appelle cette opération une plastie-prothèse.
- Le principe : Dans un même temps opératoire, on retire la peau excédentaire, on remodèle la glande et on insère un implant mammaire (en silicone) pour restaurer le volume manquant.
- Risques accrus : Si la ptôse est très prononcée et que le volume désiré est important, je pourrai vous proposer de réaliser cette intervention en deux étapes (le lifting d'abord, puis la pose d'implants 4 à 6 mois plus tard). Cette séquence permet de réduire significativement le risque de complications post-opératoires (comme la désunion des cicatrices liées à une tension excessive avec le risque de retrait des implants).
Ce que dit la littérature scientifique
Cette approche de prudence chirurgicale est formellement soutenue par la littérature médicale internationale. Comme le souligne une étude publiée en 2020 dans la revue scientifique Plastic and Reconstructive Surgery - Global Open, associer lifting mammaire et pose d'implants dans un même temps opératoire (plastie-prothèse) constitue l'une des interventions les plus complexes en chirurgie plastique. Elle cumule en effet des forces biomécaniques opposées sur les tissus. C'est pourquoi je privilégie une analyse sur-mesure de votre anatomie pour déterminer si la combinaison de ces gestes est raisonnable dans votre cas, ou s'il est préférable de dissocier ces deux gestes pour plus de sécurité (Ramanadham SR, Rose Johnson A, 2020).
Le lifting mammaire avec lipofilling (injection de graisse autologue)
Associer un lifting des seins à un lipomodelage (transfert de graisse) est une demande très fréquente en consultation. C'est une option particulièrement plébiscitée par les patientes souhaitant profiter de l'intervention pour réaliser une liposuccion de la silhouette (ventre, cuisses, hanches). Il est cependant important de bien en comprendre les limites lorsqu’on réalise ces deux gestes simultanément.
- Une augmentation très modérée : Lors d'un lifting mammaire, on remet en tension l’enveloppe cutanée du sein. Injecter d'importants volumes de graisse au même moment créerait une pression excessive sur les tissus et les cicatrices. De ce fait, un lipofilling réalisé pendant la mastopexie permet tout au plus d'apporter un léger complément de volume, généralement ciblé pour repulper le décolleté, ou de corriger une asymétrie mammaire modérée.
- Le protocole pour un vrai gain de volume (Intervention en 2 temps) : Si votre objectif est d'obtenir une véritable augmentation mammaire par transfert de graisse (gain d’un bonnet ou plus), il est indispensable de dissocier les deux gestes dans le temps. Le protocole le plus sûr consiste à réaliser le lifting mammaire dans un premier temps, puis de procéder au lipofilling quelques mois plus tard, une fois que la poitrine aura bien cicatrisé.
Le lifting mammaire sans implant : la technique privilégiée
Dans la grande majorité des cas, la pose d'implants mammaires n'est absolument pas nécessaire pour obtenir un résultat esthétique satisfaisant. La plastie mammaire (le lifting pur) suffit à reconcentrer votre propre glande pour recréer un galbe naturel et harmonieux.
Il est d'ailleurs important de comprendre que l'ajout d'une prothèse mammaire lors d'un lifting des seins n'est pas un acte anodin :
- Augmentation des risques chirurgicaux : Insérer un corps étranger (l'implant) en même temps qu'une mastopexie augmente la tension sur les cicatrices et majore le risque de complications, notamment le risque d'infection de la prothèse, ce qui peut obliger le chirurgien à la retirer.
- Engagement sur le long terme : Une prothèse nécessite un suivi régulier. De plus, elle ne va pas durer toute la vie. Il faudra en effet prévoir une ou plusieurs réinterventions pour la changer (on entend souvent parler d'un remplacement tous les 10 ans, mais cette durée est en réalité très variable d'une patiente à l'autre, parfois moins, souvent plus).
La stratégie des "deux temps" opératoires
Si vous avez un doute sur le volume final, la démarche la plus prudente et la plus qualitative consiste à réaliser le lifting seul dans un premier temps. Si, après quelques mois, le volume vous semble finalement insuffisant, la pose d'implants pourra être réalisée lors d'une seconde intervention plus simple. Cette stratégie est doublement bénéfique :
- Elle optimise le résultat esthétique : nous pourrons plus facilement choisir un implant parfaitement adapté à la forme de votre « nouvelle » poitrine, garantissant ainsi un résultat véritablement sur-mesure.
- Elle réduit drastiquement les risques de l'intervention initiale.
Tableau comparatif : Quelle technique de lifting mammaire choisir ?
| Lifting sans implant (Mastopexie pure) | Lifting avec implants (Plastie-prothèse) | Lifting avec lipofilling (Transfert de graisse) | |
| Indication principale | Patiente satisfaite de son volume naturel mais souffrant de ptôse (seins tombants). | Patiente souffrant de ptôse et de seins "vidés" nécessitant une forte augmentation. | Patiente désirant corriger la ptôse avec un léger ajout de volume, sans corps étranger. |
| Apport de volume | Aucun. Le volume global reste identique, mais le remodelage crée un effet "push-up" naturel. | Important. Permet un gain de plusieurs bonnets selon la prothèse choisie. | Léger à modéré. Gain limité si réalisé en même temps (idéal pour corriger asymétrie). |
| Corps étranger | Non (100% naturel). | Oui (Implant en silicone). | Non (Votre propre graisse). |
| Risques spécifiques | Désunion cicatricielle classique (traitée par soins infirmiers). | Risque d'infection (pouvant mener au retrait), coque, rupture de l'implant. | Résorption partielle de la graisse injectée (environ 30-60%). |
| Suivi à long terme | Suivi classique. | Surveillance régulière. Changement des implants à prévoir. | Suivi classique. |
| Avantage principal | Risques limités, résultat naturel et pérenne. | Permet de recréer un décolleté très pigeonnant et un volume sur-mesure. | Double bénéfice silhouette (liposuccion + poitrine). |
| Inconvénient majeur | Ne permet pas d'augmenter le volume des seins. | Multiplie les risques (infection, tension). Parfois conseillé en 2 temps opératoires. | Nécessite d'avoir des réserves de graisse suffisantes (ventre, cuisses). |

Correction de la ptôse mammaire sans implant.
Résultats à 3 mois.

Cicatrices du lifting mammaire : à quoi s'attendre ?
C'est la préoccupation numéro un en consultation : la peur des cicatrices. Il est chirurgicalement impossible de retirer de la peau en excès et de remonter une poitrine sans laisser de cicatrices. Le « lifting mammaire sans cicatrice » reste donc un mythe. Cependant, avec une technique minutieuse et un bon suivi post-opératoire, celles-ci seront le plus souvent très discrètes.
Le nombre de cicatrices dépendra directement de l'importance de votre ptôse (la sévérité de l'affaissement). On décrit plusieurs degrés de sévérité en fonction de la position de l'aréole par rapport au sillon sous-mammaire. L'évaluation se fait en examinant le sein de profil (aréole au-dessus, au même niveau, ou en-dessous du sillon sous-mammaire).

Les types d'incisions (péri-aréolaire, verticale ou en T inversé)
Nous adapterons le schéma des cicatrices pour qu'il soit le plus court possible, tout en garantissant un beau galbe. Il existe trois configurations principales :
- La cicatrice péri-aréolaire seule (Technique du "Round Block") : La cicatrice est située uniquement autour de l'aréole, à la frontière entre la peau foncée et la peau claire. Cette technique laisse très peu de traces, mais elle est réservée aux ptôses extrêmement légères, car elle ne permet de remonter l'aréole que de 1 à 2 cm maximum. Les possibilités de remodelage de la glande sont par ailleurs très limitées avec cette technique.
- La cicatrice verticale : Elle comprend la cicatrice autour de l'aréole, à laquelle s'ajoute une ligne verticale descendant jusqu'au sillon sous-mammaire (le pli sous le sein). Elle est indiquée pour les ptôses modérées.
- La cicatrice en T inversé (ou "ancre marine") : C'est la technique la plus fréquente. Elle permet de traiter les ptôses importantes. Elle associe la cicatrice péri-aréolaire, la verticale, et une cicatrice horizontale dissimulée dans le pli sous le sein. Bien qu'elle comporte trois incisions, la partie horizontale est naturellement cachée par la retombée naturelle du sein. C’est cette technique qui permet de remodeler le plus efficacement la glande mammaire.

Cicatrices en T.
Résultats à 6 mois.

Lifting mammaire et cicatrices en T
Beaucoup de patientes redoutent la fameuse cicatrice en "T inversé" (ou en ancre marine) et espèrent pouvoir bénéficier d'une intervention avec une cicatrice minimale. Cependant, il est important de savoir que dans la très grande majorité des cas, le lifting mammaire à 3 cicatrices est incontournable. Loin d'être un "défaut" de la chirurgie, c'est au contraire la technique de référence absolue pour obtenir le plus beau résultat.
Réaliser une cicatrice péri-aréolaire, une cicatrice verticale et une cicatrice dans le sillon sous-mammaire est souvent nécessaire pour trois raisons fondamentales :
- Une correction optimale de la ptôse : C'est la seule technique géométrique qui permet de retirer suffisamment de peau distendue sur tous les axes (horizontal et vertical) afin de remonter l'aréole et le mamelon exactement à leur hauteur idéale.
- Un remodelage profond pour regalber le sein : La cicatrice en T offre au chirurgien l'accès nécessaire pour mobiliser, reconcentrer et fixer la glande mammaire en profondeur. C'est ce geste technique précis qui permet de recréer un sein magnifiquement projeté et galbé, plutôt qu'un sein simplement "remonté" mais plat.
- La pérennité du résultat : En redrapant l'enveloppe cutanée de manière harmonieuse, on répartit équitablement les tensions sur le sein. Cela évite l'élargissement des cicatrices et garantit un maintien solide et durable de votre nouvelle poitrine sur le très long terme.
Évolution des cicatrices et consignes post-opératoires
L'aspect définitif d'une cicatrice ne se juge jamais immédiatement. La cicatrisation est un processus physiologique qui prend environ un an. Au début, les cicatrices seront rouges et souvent légèrement en relief (phase inflammatoire pendant 3 à 6 mois), avant de s'estomper et de blanchir progressivement.
Pour obtenir la cicatrice la plus fine et discrète possible, votre implication personnelle est tout aussi importante que le geste chirurgical. Voici les consignes post-opératoires à respecter scrupuleusement :
- L'arrêt strict du tabac : C'est la règle d'or. Vous devrez arrêter de fumer au moins 1 mois avant et 1 mois après l'intervention. Fumer réduit l'oxygénation des tissus et augmente de façon significative le risque de "désunion" (ouverture de la cicatrice) ou de nécrose de l’aréole.
- Les massages quotidiens : À partir du 15ème jour post-opératoire, vous pourrez masser vos cicatrices tous les jours avec une crème cicatrisante spécifique pour assouplir les tissus.
- La protection solaire : Vous devrez protéger vos cicatrices des rayons UV (écran total ou maillot de bain opaque) pendant une durée de 2 ans pour éviter une pigmentation brune définitive.

Mastopexie avec cicatrices en T.
Résultats à 12 mois.

Est-il possible d'améliorer l'aspect des cicatrices de lifting mammaire au laser ?
Beaucoup de patientes m'interrogent en consultation sur l'utilisation du laser pour "effacer" les cicatrices après l'intervention, souvent influencées par les tendances du marketing esthétique. Il est néanmoins important de rétablir une vérité. L'utilisation du laser en post-opératoire est possible, mais elle doit rester absolument exceptionnelle.
Je ne recommande pas l'utilisation du laser dans mon protocole de suivi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'a aucun intérêt sur une cicatrice qui évolue normalement. Une cicatrice saine, fermée par des sutures intradermiques minutieuses au bloc opératoire et massée assidûment à domicile, va s'estomper naturellement avec le temps pour devenir une fine ligne claire et discrète. Le laser n'accélérera pas ce processus physiologique naturel.
Nous réservons l'usage du laser (comme le laser fractionné) uniquement pour traiter les rares cas de cicatrices inesthétiques ou pathologiques, c'est-à-dire :
- Les cicatrices chéloïdes : une anomalie spécifique de la cicatrisation (souvent d'origine génétique) où le tissu cicatriciel prolifère de manière excessive, débordant largement les limites de l'incision initiale.
- Les cicatrices hypertrophiques : des cicatrices qui restent anormalement rouges, épaisses et en relief bien au-delà de la phase inflammatoire classique (après 12 mois).
Pourquoi je n'utilise pas le laser Urgotouch
En consultation, vous êtes nombreuses à m'interroger sur le laser UrgoTouch, souvent présenté sur internet comme une solution miracle pour effacer les cicatrices. Appliqué au bloc opératoire sur la plaie fraîchement suturée, ce laser thermique fait l'objet d'un marketing intense. J'ai pourtant fait le choix de ne pas l'utiliser, pour trois raisons fondamentales.
1. L'absence de preuves scientifiques : À ce jour, aucune étude indépendante, rigoureuse et à grande échelle n'a prouvé l'efficacité réelle de ce laser préventif par rapport à une suture chirurgicale classique. Ma pratique s'appuie sur la médecine fondée sur les preuves, non sur des promesses commerciales.
2. Un surcoût financier injustifié : L'utilisation de cette machine représente un surcoût majeur pour la patiente, aux alentours de 1000 euros. Cette somme reste intégralement à votre charge, sans aucun remboursement possible par la Sécurité Sociale ou la mutuelle. Je refuse d'alourdir votre devis avec une option onéreuse au bénéfice clinique non démontré.
3. Un risque de complication inutile : Appliquer un laser thermique sur une cicatrice tout juste fermée expose la peau à de très rares, mais réels, cas de brûlures.
La finesse d'une cicatrice repose sur deux piliers : la minutie du geste chirurgical (surjets intradermiques sans tension) et votre rigueur (arrêt strict du tabac, massages et protection solaire). Aucune machine onéreuse ne remplacera ces fondamentaux.
Est-il possible de faire disparaître les vergetures sur les seins avec la mastopexie ?
Il est important de bien comprendre ce que la chirurgie peut réellement apporter afin d’éviter toute attente irréaliste.
Les vergetures correspondent à des altérations profondes de la peau, liées à une distension rapide des tissus. Il s’agit de véritables cicatrices. Elles apparaissent fréquemment après une grossesse, un allaitement, une prise ou une perte de poids importante, ou encore au cours de la puberté. Une fois installées, elles ne peuvent pas être totalement effacées par une intervention chirurgicale.
La mastopexie consiste à retirer un excès de peau sur le sein afin de remonter la poitrine et de corriger la ptôse mammaire. Lorsque des vergetures sont situées dans les zones de peau retirées, le plus souvent dans la partie inférieure du sein, elles sont alors supprimées en même temps que l’excédent cutané.
En revanche, les vergetures situées sur la partie supérieure du sein, au niveau du décolleté et en dehors des zones réséquées, ne disparaissent pas avec une mastopexie.
Il est également essentiel de comprendre que la mastopexie n’améliore pas la qualité intrinsèque de la peau. Elle remet simplement la peau en tension, sans lui redonner l’élasticité perdue. Dans certains cas, cette remise en tension peut même rendre certaines vergetures plus visibles de façon transitoire, avant que la peau ne s’assouplisse progressivement.
En pratique, la mastopexie peut faire disparaître certaines vergetures uniquement lorsqu’elles se situent dans la peau retirée. Elle ne permet jamais de les supprimer totalement.
Comment se déroule un lifting mammaire ?
Un lifting mammaire ne se résume pas à l'acte chirurgical. C'est un accompagnement global qui commence dès votre première visite au cabinet et se poursuit jusqu'à la cicatrisation complète de votre poitrine. Voici les grandes étapes de votre prise en charge.
La consultation préopératoire et le bilan : un parcours en trois étapes
Parce qu'un lifting des seins est une décision réfléchie, j'ai instauré un protocole d'accompagnement rigoureux en trois consultations avant l'intervention. Ce parcours permet de garantir une sécurité médicale maximale et une sérénité totale avant l'opération :
- La consultation initiale (Prise de contact et diagnostic) : Ce premier échange permet d'analyser vos attentes et de définir la stratégie chirurgicale (avec ou sans prothèses, type de cicatrices). À l'issue de ce rendez-vous, je vous remets un devis personnalisé et vous prescrit le bilan radiologique indispensable (écho-mammographie).
- Tarif : Cette consultation est la seule facturée (80 €, non remboursée par la Sécurité Sociale).
- La seconde consultation (Validation et programmation) : Une fois votre bilan radiologique effectué, ce rendez-vous permet d'en contrôler les résultats et de réaliser les photographies médicales nécessaires au dossier. C'est à ce moment qu'on programme l'intervention, en respectant scrupuleusement le délai de réflexion médico-légal de 15 jours.
- Cette consultation n'est pas facturée.
- L'ultime consultation (Derniers préparatifs) : Quelques jours avant l'opération, ce dernier point permet de dissiper vos ultimes doutes et de répondre aux questions de dernière minute. C'est un moment d'échange privilégié pour aborder la chirurgie avec une confiance absolue. Pour les patientes ne résidant pas en Ile-de-France, nous pourrons surseoir à cette consultation.
- Cette consultation n'est pas facturée.
Tous ces consultations se déroule dans mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris.
L'opération au bloc opératoire et l'anesthésie
Le lifting mammaire est une intervention de routine que j'effectue chaque semaine. Pour vous garantir les meilleures conditions de sécurité et de confort, j’opère au sein de la Clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine. Cet établissement de pointe bénéficie d'une excellente réputation et dispose d'un plateau technique ultra-moderne dédié à la chirurgie esthétique et réparatrice (3ème meilleure clinique de France, d’après le classement Le Point 2025).
- Durée et anesthésie : L'opération dure en moyenne entre 1h30 et 2h00, selon la complexité du remodelage (avec ou sans prothèses). Elle se déroule systématiquement sous anesthésie générale, encadrée par une équipe d'anesthésistes-réanimateurs spécialisés de la clinique.
- Hospitalisation en ambulatoire : Dans l'immense majorité des cas, l'intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire. Vous entrez à la clinique Ambroise Paré le matin et vous regagnez votre domicile le jour même, quelques heures après votre réveil, après mon accord.
- Absence de drains : La mise en place de drains (des petits tuyaux pour évacuer les fluides) est inutile pour cette intervention. Cela rend les suites opératoires immédiates beaucoup plus confortables et facilite grandement votre retour à la maison.

Les suites opératoires, douleurs et convalescence
Contrairement à ce que l'on pourrait redouter, le lifting mammaire n'est pas une intervention douloureuse.
- Gestion de la douleur : La sensation s'apparente davantage à des courbatures ou une tension au niveau de la poitrine. Des antalgiques simples de palier 1 (type Paracétamol / Doliprane) et palier 2 (type Nefopam / Acupan) sont suffisants dans l'immense majorité des cas pour soulager cet inconfort.
- Soins infirmiers quotidiens : Des soins infirmiers simples seront nécessaires pendant environ 2 semaines. Un(e) infirmier(e) pourra passer chez vous, ou bien vous pourrez vous rendre dans un cabinet de soins infirmiers. Vous pourrez prendre votre douche dès le lendemain (sans les pansements).
- Convalescence et vie quotidienne : La reprise des activités quotidiennes légères est possible dès le lendemain. En revanche, il faut prévoir un arrêt de travail de 5 à 7 jours selon la pénibilité de votre profession. Etant donné qu’il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. Il faudra donc posé des jours de congés.
- Le port du soutien-gorge de contention : Un soutien-gorge médical spécifique (brassière de contention sans armatures) vous sera mis en place dès la fin de l'opération. Il devra être porté jour et nuit pendant environ 1 mois. Il permet de maintenir votre nouvelle poitrine et de soulager la tension sur les cicatrices.
- Le sport : Toute activité sportive sollicitant le haut du corps ou générant des impacts (course à pied, fitness) doit être suspendue pendant 4 à 6 semaines. La reprise du sport se fera progressivement.
Les consultations de suivi post-opératoire
La réussite d'un lifting mammaire ne s'arrête pas à la sortie du bloc opératoire. La phase de cicatrisation est un processus important qui nécessite une surveillance médicale rigoureuse. C'est pourquoi j’assure personnellement le suivi régulier de mes patientes.
Toutes les consultations de suivi ont lieu directement à mon cabinet situé dans le 17ème arrondissement de Paris. Le calendrier des rendez-vous est précisément cadencé pour accompagner chaque étape de votre récupération :
- 48 heures après l'intervention : Premier contrôle post-opératoire immédiat.
- Chaque semaine durant le premier mois : Surveillance étroite de la cicatrisation initiale et du confort.
- À 3 mois, 6 mois et 1 an : Suivi à moyen et long terme pour valider la forme des seins, leur volume et l’aspect définitif des cicatrices.
Ces consultations de suivi ne sont jamais facturées.
Quels sont les risques et les complications possibles ?
Bien que le lifting mammaire (mastopexie) soit une intervention de routine que je pratique chaque semaine, il faut garder en tête qu’il s’agit d'un véritable acte chirurgical.
À ce titre, il comporte, comme toute opération, une part d'aléas. L'objectif n'est pas de vous alarmer, mais de vous informer en toute transparence pour que vous puissiez prendre votre décision de manière éclairée.
Heureusement, les complications graves sont rares. Voici les événements post-opératoires qui peuvent survenir :
La désunion cicatricielle (ouverture des cicatrices)
C'est l'aléa le plus fréquent. Il survient généralement pendant les deux premières semaines de cicatrisation, souvent au niveau de la jonction des cicatrices (le fameux "T inversé"). Ce n'est pas une complication grave. Il est inutile (et médicalement déconseillé) de tenter de re-suturer la zone. Des soins infirmiers locaux quotidiens permettront une cicatrisation dirigée et spontanée en quelques semaines. Cela ne compromet pas la forme finale du sein ; tout au plus, la cicatrice sera très légèrement plus large à cet endroit précis. (rappel : le tabac multiplie considérablement ce risque).
L'hématome post-opératoire
Il s'agit d'une accumulation de sang dans le sein, survenant généralement dans les heures qui suivent l'opération. Si le volume de sang est important et que le sein gonfle anormalement, un retour rapide au bloc opératoire peut être nécessaire pour évacuer l'hématome et stopper le saignement en toute sécurité.
Le risque d'infection
L'infection est très rare lors d'un lifting mammaire sans implant. Elle se manifeste par des rougeurs, une chaleur locale et de la fièvre dans les jours suivant l'intervention. Lorsqu'elle survient, elle se traite le plus souvent par la simple prescription d'antibiotiques ciblés.
Infection de prothèse en cas de lifting mammaire avec implants
Si l'association d'un lifting mammaire et d'une pose d'implants (plastie-prothèse) permet de restaurer un volume important, elle expose à un risque spécifique majeur : l'infection de la prothèse.
Il est fondamental de comprendre qu'en présence d'un corps étranger en silicone, une infection bactérienne se traite très difficilement par de simples antibiotiques. Lorsqu'elle survient, elle conduit quasi-systématiquement au retrait chirurgical de l'implant infecté. Il faut alors patienter plusieurs mois, le temps que les tissus guérissent et s'assainissent totalement, avant de pouvoir envisager la mise en place d'une nouvelle prothèse.
Pourquoi ce risque est-il plus élevé que lors d'une simple augmentation mammaire ?
L'incidence de l'infection de prothèse est plus importante lors d'un lifting avec implants que lors d'une augmentation mammaire standard, et ce pour trois raisons précises :
- Des cicatrices plus longues : Le lifting nécessitant de retirer de la peau (souvent avec une cicatrice en T inversé), la surface cicatricielle est beaucoup plus étendue, ce qui multiplie mécaniquement les portes d'entrée potentielles pour les bactéries.
- Une tension tissulaire accrue : Le redrapage de l'enveloppe cutanée (pour remonter le sein) associé au volume de l'implant qui pousse vers l'avant crée une tension importante sur les sutures. Cela majore le risque de petite désunion cicatricielle (ouverture), qui peut alors exposer la prothèse à l'air libre et aux germes environnants.
- Une durée opératoire prolongée : Associer deux gestes chirurgicaux complexes (remodelage de la glande et de la peau + pose de prothèses) rallonge significativement le temps passé au bloc opératoire, ce qui augmente proportionnellement le risque d'exposition bactérienne des tissus.
Les troubles de la sensibilité (mamelons et aréoles)
Une modification de la sensibilité des mamelons et des aréoles (hypersensibilité ou, au contraire, engourdissement) est fréquente durant les premières semaines. La sensibilité normale revient progressivement en l'espace de quelques mois. De manière exceptionnelle, une perte de sensibilité partielle peut être définitive.
La souffrance cutanée ou nécrose
La nécrose de l'aréole est la complication la plus redoutée. Elle reste heureusement exceptionnelle. Cette complication est la conséquence d'un manque d'oxygénation des tissus. Elle survient quasi exclusivement chez les patientes fumeuses n'ayant pas respecté la consigne stricte d'arrêt du tabac avant l'intervention. Elle se traduit par la disparition définitive de tout ou partie de l'aréole.
Les risques liés à l'anesthésie générale
Ces risques sont inhérents à tout acte anesthésique. Ils vous seront expliqués en détail par le médecin anesthésiste-réanimateur lors de la consultation pré-opératoire obligatoire.
L'importance du suivi post-opératoire
Gardez à l'esprit que la survenue d'une complication n'est pas une fatalité, mais un événement médical qui nécessite une prise en charge. Le suivi post-opératoire très rapproché mis en place dans notre cabinet (rendez-vous hebdomadaires le premier mois) a justement pour but de dépister et de traiter ces éventuels désagréments le plus précocement possible.
Prix et prise en charge du lifting mammaire à Paris
Le tarif d'un lifting mammaire (sans implant) est de 5900 euros.
Parce qu'une intervention chirurgicale ne doit comporter aucune surprise financière, ce tarif est un forfait global. Voici précisément ce qui est inclus et ce qui reste à votre charge.
Ce tarif de 5900 € comprend TOUT le parcours chirurgical :
- Les honoraires chirurgicaux (incluant la TVA à 20% applicable aux actes esthétiques).
- Les honoraires du médecin anesthésiste.
- Les honoraires de l'aide opératoire.
- Les frais de clinique (forfait pour l'hospitalisation à la journée en ambulatoire).
- Les frais liés au bloc opératoire (forfait d'occupation de 2 heures).
- L'intégralité des consultations de suivi post-opératoire au cabinet.
Ce qui n'est pas compris dans ce tarif (à prévoir en supplément) :
- La consultation pré-opératoire obligatoire avec le médecin anesthésiste qui va vous endormir.
- L'achat du soutien-gorge de contention spécifique (à vous procurer en pharmacie avant l'intervention).
- Les soins infirmiers quotidiens à domicile (réfection des pansements) pendant la phase de cicatrisation.
Un remboursement par la Sécurité Sociale est-il possible ?
C'est une question très fréquente. La législation française est stricte. Le lifting mammaire (mastopexie) est une intervention de chirurgie purement esthétique. Il n'est donc jamais pris en charge par la Sécurité Sociale.
Pour dissiper tout malentendu, voici ce que cela implique concrètement :
- Après plusieurs grossesses ou allaitements : Le nombre de grossesses ne constitue jamais un motif de prise en charge pour remonter la poitrine.
- Après une perte de poids (Sleeve, Bypass) : Contrairement à d'autres chirurgies de la silhouette (comme l'abdominoplastie ou le lifting des bras qui peuvent être remboursés après une chirurgie de l'obésité), le lifting des seins reste considéré comme esthétique, quelle que soit votre perte de poids.
- Conséquences professionnelles : S'agissant d'une intervention non conventionnée, aucun arrêt de travail ne pourra vous être délivré en post-opératoire. Vous devrez impérativement prévoir de poser des jours de congés (généralement 5 à 7 jours) pour votre convalescence.
Rappel : Seuls les cas exceptionnels d'asymétrie mammaire très sévère nécessitant une réduction ou la pose d'un implant de plus de deux bonnets d'écart peuvent faire l'objet d'une demande d'entente préalable, mais cela ne concerne pas le lifting mammaire pur.
Photos avant/après lifting mammaire
Foire aux questions (FAQ)
Au bout de combien de temps puis-je reprendre le travail ?
La reprise du travail est généralement possible après 5 à 7 jours de convalescence. Ce délai varie en fonction de la pénibilité physique de votre profession. Le lifting mammaire n'étant pas pris en charge par la Sécurité Sociale, vous devrez obligatoirement poser des jours de congés, car aucun arrêt de travail ne peut être délivré.
Combien de temps durent les résultats d'un lifting mammaire ?
Les résultats sont durables, s'étendant généralement sur 10 à 15 ans. Cependant, le sein n'est pas figé. Le vieillissement naturel, les effets de la gravité, ainsi que les éventuelles variations de poids ou grossesses ultérieures continueront d'influencer la fermeté et la tenue de votre poitrine au fil des années.
Pourrai-je allaiter si je tombe enceinte après l'intervention ?
Oui, dans la plupart des cas, l'allaitement reste possible car la technique chirurgicale préserve au maximum les canaux galactophores et la glande mammaire. Toutefois, la capacité à allaiter ne peut jamais être garantie à 100 % après une chirurgie mammaire. Il est d'ailleurs recommandé d'attendre la fin de vos projets de maternité pour réaliser un lifting afin de ne pas altérer le résultat esthétique.
Puis-je choisir ma taille de bonnet si je ne mets pas d'implants ?
Non, sans implant, la taille finale dépend exclusivement de votre volume glandulaire initial. On ne peut pas "créer" du volume sans prothèse. Néanmoins, en retirant la peau distendue et en "reconcentrant" votre propre glande mammaire, l'intervention améliore considérablement la projection du sein, ce qui permet très souvent de regagner visuellement l'équivalent d'un bonnet.
Quand pourrai-je reprendre le sport ?
La reprise du sport s'effectue progressivement après 4 à 6 semaines. La marche légère est autorisée dès les premiers jours pour favoriser la circulation sanguine, mais toute activité sollicitant le muscle pectoral (fitness, natation, musculation) ou générant des rebonds (course à pied, équitation) est strictement interdite durant le premier mois pour protéger les cicatrices.
Dans quelle position dois-je dormir après l'opération ?
Vous devrez obligatoirement dormir sur le dos, avec le buste légèrement surélevé, pendant 3 à 4 semaines. Dormir sur le ventre ou sur le côté écraserait la poitrine, créerait des tensions très asymétriques sur les points de suture et pourrait compromettre la bonne cicatrisation.
Que se passe-t-il si je perds ou prends beaucoup de poids après mon lifting ?
Une variation de poids importante (supérieure à 10% de votre poids) dégradera le résultat esthétique. En cas de prise de poids, la peau va de nouveau s'étirer ; en cas de perte de poids, la poitrine va se vider et s'affaisser à nouveau. C'est pourquoi avoir un poids stable est une condition indispensable avant l'opération.
Quand pourrai-je remettre des soutiens-gorge avec armatures ?
Les soutiens-gorge avec armatures (ou baleines) sont proscrits pendant 6 semaines. Durant cette période, vous devrez porter exclusivement votre soutien-gorge de contention médical (ou des brassières de sport douces) jour et nuit. Les armatures rigides risqueraient de frotter directement sur la cicatrice du sillon sous-mammaire et de perturber la cicatrisation.
Références scientifiques
- Weale R, Sahai D, Symonette C, Javed MU. Systematic Review of Patient Satisfaction Following Mastopexy Surgery. Plast Reconstr Surg Glob Open. 2026. Lien DOI | Lien Pubmed
- Cabral IV, da Silva Garcia E, Sobrinho RN, Pinto NLL, Juliano Y, Veiga-Filho J, Ferreira LM, Veiga DF. Use of the BREAST-Q™ Survey in the Prospective Evaluation of Reduction Mammaplasty Outcomes. Aesthetic Plast Surg. 2018. Lien DOI | Lien Pubmed
- Ramanadham SR, Rose Johnson A. Breast Lift with and without Implant: A Synopsis and Primer for the Plastic Surgeon. Plast Reconstr Surg Glob Open. 2020. Lien DOI | Lien Pubmed
- Zaussinger M, Wenny R, Huemer GM. Auto-Augmentation Mastopexy: Inferiorly Based Parenchymal Flap Technique and Evaluation of Outcomes Using BREAST-Q After 151 Consecutive Patients. Aesthetic Plast Surg. 2022. Lien DOI | Lien Pubmed
- Mehta M, Rometo D, Gusenoff J, Rubin JP. Nutritional Challenges in Post-Massive Weight Loss Body Contouring: Guidance for Plastic Surgeons on GLP-1 Agonists and Sleeve Gastrectomy. Plast Reconstr Surg. 2025. Lien DOI | Lien Pubmed
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd'hui en tant que Praticien Attaché à l'Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l'Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.













