Une correction de chirurgie mammaire, ou chirurgie mammaire secondaire, est une nouvelle intervention réalisée sur des seins déjà opérés, afin de corriger un résultat jugé insatisfaisant, de traiter une complication ou d’accompagner l’évolution de la poitrine au fil du temps. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je reçois régulièrement en consultation des patientes déjà opérées, par mes soins ou par un autre chirurgien : cette page vous aide à identifier votre situation et vous oriente vers la page qui la détaille.
Correction de chirurgie mammaire : l’essentiel en bref
- Une chirurgie mammaire secondaire est une intervention réalisée sur un sein déjà opéré : elle corrige un résultat jugé insatisfaisant, traite une complication ou accompagne l’évolution naturelle de la poitrine.
- Le bon moment dépend de la stabilisation du résultat : en dehors d’une complication, il faut attendre en règle générale 6 à 12 mois après la première intervention, et au moins un an lorsque le motif est une insatisfaction esthétique.
- Certains signes doivent amener à consulter : un sein qui durcit, une prothèse qui semble se déplacer, un changement de forme ou une douleur persistante. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’une urgence, mais ces signes ne doivent jamais être banalisés.
- Les tissus déjà opérés sont cicatriciels et leur vascularisation peut être plus précaire : une chirurgie secondaire est le plus souvent plus délicate qu’une première intervention et se prépare soigneusement.
- La consultation de reprise repose sur l’analyse de votre historique opératoire (compte rendu, type d’implants) et sur une imagerie adaptée, que votre première intervention ait été réalisée à mon cabinet ou ailleurs.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
CORRECTION DE CHIRURGIE MAMMAIRE (CHIRURGIE SECONDAIRE)
La correction d’une chirurgie mammaire peut être envisagée lorsque l’intervention initiale n’a pas permis d’obtenir le résultat attendu ou lorsque ce résultat s’est altéré avec le temps.
Il est possible d’améliorer le résultat de tout type de chirurgie mammaire, qu’il s’agisse d’une augmentation mammaire, d’une réduction mammaire ou d’un lifting mammaire.
La chirurgie mammaire secondaire est souvent plus complexe que l’intervention initiale et peut comporter davantage de risques.
Il faut considérer cette intervention comme un nouveau projet chirurgical à part entière, et non comme un simple geste de retouche.
Dans ce contexte, une expertise spécifique en chirurgie mammaire est indispensable.

Tout savoir sur la reprise ou la correction d’une chirurgie mammaire
Qu’est-ce qu’une chirurgie mammaire secondaire ?
Une chirurgie mammaire secondaire est une intervention chirurgicale réalisée sur un sein déjà opéré, afin de corriger un résultat jugé insatisfaisant, de traiter une complication ou d’adapter la poitrine à son évolution naturelle. On parle aussi de reprise de chirurgie mammaire ou de correction de chirurgie mammaire.
Cette définition recouvre des situations très différentes. La première intervention peut avoir été une augmentation mammaire par prothèses, une réduction mammaire ou un lifting mammaire. Le motif de la reprise peut être esthétique, médical, ou les deux à la fois.
Beaucoup de patientes emploient des mots plus durs. Certaines parlent de « chirurgie mammaire ratée », d’autres expriment simplement le souhait de « refaire leur poitrine ». Il est important de comprendre qu’un résultat qui ne vous convient pas ne traduit pas nécessairement une erreur. En effet, un sein opéré continue de vivre : il vieillit, il réagit aux grossesses et aux variations de poids, et il peut développer des complications propres aux implants, parfois des années après leur pose. C’est pourquoi une chirurgie secondaire ne se résume jamais à « refaire » la première intervention. Elle constitue un nouveau projet chirurgical à part entière, avec sa propre analyse, ses propres objectifs et sa propre préparation.
Quand faut-il envisager une correction de chirurgie mammaire ?
Une correction de chirurgie mammaire peut être envisagée lorsque le résultat de la première intervention est stabilisé, c’est-à-dire en règle générale 6 à 12 mois après l’opération, ou à tout moment lorsqu’une complication le justifie.
Attendre la stabilisation du résultat : un préalable indispensable
Dans les mois qui suivent une chirurgie mammaire, le résultat n’est pas définitif. L’œdème se résorbe progressivement, les tissus s’assouplissent et les cicatrices évoluent pendant 12 à 24 mois. C’est pourquoi il faut attendre 6 à 12 mois avant d’évaluer sereinement le résultat d’une première intervention. Intervenir trop tôt reviendrait à corriger un état encore transitoire, avec le risque de traiter un défaut qui se serait atténué spontanément.
Lorsque le motif de la reprise est une insatisfaction esthétique, je recommande d’attendre au moins un an. Ce délai laisse au résultat le temps de se révéler pleinement. Il vous laisse également le temps de la réflexion. Une chirurgie secondaire se décide sans précipitation, après un ou plusieurs avis spécialisés. Si le résultat de votre augmentation ne répond pas à vos attentes, la page consacrée à la correction d’une augmentation mammaire détaille les défauts esthétiques les plus fréquents et leurs solutions.
Les trois grandes familles de motifs
Les motifs d’une chirurgie mammaire secondaire se répartissent en trois familles :
- La première est l’insatisfaction vis-à-vis du résultat initial : un volume trop important ou insuffisant, une forme qui ne convient pas, une asymétrie.
- La deuxième est l’évolution du résultat avec le temps : une grossesse, un allaitement, une variation de poids ou simplement les années peuvent modifier une poitrine opérée, même lorsque le résultat initial était satisfaisant.
- La troisième est la complication, notamment liée aux implants : elle peut survenir précocement ou très à distance de la pose.
Ces situations sont loin d’être exceptionnelles. L’analyse des registres américains de la FDA, portant sur près de 100 000 patientes, rapporte qu’environ une patiente sur dix est réopérée dans les 7 ans qui suivent une première augmentation mammaire (Coroneos et al., 2019). L’équipe de la Mayo Clinic avait déjà montré 20 ans auparavant, sur un suivi moyen de 8 ans, qu’environ une femme sur quatre porteuses d’implants bénéficiait d’une nouvelle intervention en rapport avec eux (Gabriel et al., 1997). Envisager une chirurgie secondaire n’a donc rien d’exceptionnel : c’est une étape possible, parfois prévisible, de la vie d’une poitrine opérée.
Les signes qui doivent amener à consulter
Certains signes justifient une consultation sans attendre le résultat définitif à un an. C’est notamment le cas :
- d’un sein qui durcit progressivement, change de forme ou devient douloureux ;
- d’une prothèse qui semble se déplacer : sein trop haut, trop bas, trop écarté ;
- d’une asymétrie d’apparition récente, alors que la poitrine était symétrique ;
- d’une augmentation du volume d’un sein, que ce soit spontanément ou après un choc ;
- d’une douleur persistante ou d’une gêne nouvelle.
Dans la majorité des cas, ces situations ne constituent pas une urgence. En revanche, il ne faut jamais les banaliser : une consultation permet d’en identifier la cause et de définir, si nécessaire, la prise en charge adaptée.
Correction de chirurgie mammaire : les 7 situations les plus fréquentes
Les situations qui conduisent à une chirurgie mammaire secondaire sont nombreuses, mais sept d’entre elles concentrent la grande majorité des consultations. Pour chacune, voici ce que vous pouvez constater. Leur prise en charge est ensuite détaillée sur une page dédiée.
La coque péri-prothétique : un sein qui durcit, se déforme ou devient douloureux
La coque, ou rétraction capsulaire, correspond à un durcissement anormal de la capsule fibreuse qui entoure naturellement toute prothèse mammaire. En pratique, vous constatez qu’un sein devient progressivement plus ferme, puis dur au toucher. Il peut également remonter, prendre une forme trop arrondie et figée, voire devenir douloureux. Ces signes peuvent apparaître des mois, voire des années après la pose des implants, et ne concernent souvent qu’un seul côté.
Une coque débutante et peu gênante peut relever d’une simple surveillance. En revanche, une coque qui déforme le sein ou devient douloureuse justifie une intervention chirurgicale, car il n’existe pas de traitement médical efficace d’une coque constituée.
La rupture de prothèse mammaire : souvent découverte à l’imagerie
La rupture d’une prothèse mammaire passe souvent inaperçue. En effet, les implants actuels contiennent un gel de silicone cohésif qui reste majoritairement contenu dans l’enveloppe en silicone de la prothèse en cas de rupture. C’est pourquoi il est fréquent de découvrir une rupture à l’occasion d’une imagerie de contrôle, sans aucun symptôme. On parle alors de rupture silencieuse. Dans d’autres cas, vous pouvez remarquer un changement de forme, ou ressentir une gène, parfois après un choc ou un traumatisme.
Il est important de savoir qu’une rupture de prothèse n’est pas une urgence chirurgicale. Elle justifie en revanche une consultation, afin de confirmer le diagnostic et d’organiser la suite dans de bonnes conditions.
La malposition d’implants mammaires : une prothèse trop haute, trop basse ou trop écartée
La malposition désigne le déplacement d’un implant par rapport à sa position idéale. Vous constatez que le sein et la prothèse ne semblent plus alignés : l’implant est descendu trop bas (bottoming out), il est resté ou remonté trop haut, ou il s’est déplacé vers l’extérieur, donnant des seins trop écartés et un décolleté vide. Un double sillon sous le sein ou, à l’inverse, des seins qui se rejoignent au milieu du thorax appartiennent à la même famille de problèmes.
Une malposition peut être présente dès la première intervention ou apparaître secondairement, parfois des années plus tard. Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique.
Le changement d’implants mammaires
Vous portez des implants depuis plusieurs années et vous vous demandez s’il faut les changer, ou vous souhaitez faire évoluer le résultat : un volume différent, une forme plus naturelle, des implants de dernière génération. Il faut d’abord rappeler un point essentiel : les prothèses mammaires n’ont pas de date de péremption, et il n’est pas nécessaire de remplacer des implants intacts après un nombre d’années déterminé. La recommandation d’un changement systématique tous les dix ans ne correspond plus aux pratiques actuelles.
Le changement d’implants se discute ainsi dans deux contextes : lorsqu’une complication ou une usure le justifie, ou lorsque vous souhaitez modifier le résultat esthétique.
Le retrait d’implants mammaires
Certaines patientes souhaitent retirer définitivement leurs implants, sans les remplacer. Cette demande peut être motivée par une complication, par une lassitude vis-à-vis de la surveillance des prothèses, ou par un choix personnel : le rapport au corps évolue, et la poitrine recherchée il y a quinze ans ne correspond plus toujours à ce que vous souhaitez aujourd’hui.
La question centrale est alors celle de l’aspect de la poitrine après le retrait. Le sein sera nécessairement moins volumineux, et un relâchement cutané peut apparaître, notamment lorsque les prothèses sont anciennes. Des solutions existent pour accompagner ce changement, et elles se planifient dès la consultation.
Refaire une réduction mammaire : un sein encore trop volumineux
Après une réduction mammaire, deux situations peuvent conduire à une nouvelle intervention :
- Dans la première, le volume retiré lors de l’opération initiale vous semble insuffisant : la poitrine reste lourde, et la gêne physique qui avait motivé la chirurgie persiste.
- Dans la seconde, le résultat initial vous convenait, mais la poitrine a repris du volume, sous l’effet d’une prise de poids, d’une grossesse ou de variations hormonales. Une récidive de la ptôse mammaire (l’affaissement des seins) peut s’y associer.
Refaire une réduction mammaire est possible, mais cette reprise obéit à des règles précises, car les tissus sont plus fragiles du fait de la première intervention.
Refaire un lifting mammaire : une poitrine qui retombe après une mastopexie
Après un lifting mammaire, la poitrine peut retomber progressivement. Ce phénomène ne traduit pas nécessairement un défaut de la première intervention : le sein continue de vieillir, et une grossesse ou une variation de poids importante peuvent distendre à nouveau les tissus. Vous constatez alors que les seins redescendent, que l’aréole regarde vers le bas ou que le décolleté se vide, comme avant la première opération.
Plus rarement, la correction initiale de la ptôse s’avère incomplète d’emblée, et le résultat ne correspond pas à ce qui était attendu. Dans les deux cas, un nouveau lifting est possible, selon des conditions précises.
Comment se déroule la consultation pour une chirurgie mammaire secondaire ?
La consultation pour une chirurgie mammaire secondaire a lieu à mon cabinet, au 99 rue de Prony, 75017 Paris. Elle est plus approfondie qu’une consultation de première intention, car elle doit reconstituer l’histoire de votre poitrine avant de définir la suite.
Le compte rendu opératoire initial : la clé de l’analyse
L’analyse commence par votre historique opératoire. Le compte rendu de la première intervention est le document le plus précieux : il précise la technique utilisée et, en cas d’implants, leur marque, leur volume et leur position. La carte d’implant qui vous a été remise après l’opération renseigne également sur la nature des prothèses. Ces éléments conditionnent directement les options possibles pour une reprise chirurgicale. C’est pourquoi je vous recommande de les apporter en consultation, ainsi que tout document utile : comptes rendus d’imagerie, photographies d’avant la première intervention si vous en disposez.
Si vous n’avez plus ces documents, vous pouvez les demander à l’établissement où vous avez été opérée : la loi vous garantit l’accès à votre dossier médical sur simple demande.
L’imagerie avant une chirurgie mammaire secondaire
Un bilan d’imagerie est demandé avant toute chirurgie secondaire. Il comprend le plus souvent une échographie mammaire, associée à une mammographie selon votre âge et votre suivi de dépistage. Si vous portez des implants, une IRM mammaire peut compléter ce bilan afin d’évaluer l’intégrité des prothèses. L’objectif est de dépister toute lésion suspecte du sein et, le cas échéant, de vérifier l’intégrité de vos implants mammaires.
Opérée ailleurs : comment se passe la consultation pour un avis ?
Une grande partie des patientes que je reçois pour une chirurgie secondaire ont été opérées initialement par un autre chirurgien. Cette situation est parfaitement normale : vous êtes libre de choisir le praticien qui réalisera votre reprise, et il est même souvent utile de recueillir un avis extérieur avant de décider.
Mon rôle dans cette consultation est d’analyser votre situation actuelle et de vous proposer des solutions. Il n’est pas de juger l’intervention initiale : un résultat imparfait ou une complication ne signifient pas que la première chirurgie a été mal conduite, car la cicatrisation et l’évolution des tissus comportent une part qui échappe à tout chirurgien. Cette réserve relève de la déontologie médicale, et elle correspond surtout à la réalité clinique. En revanche, je vous explique précisément ce que je constate, ce qui peut être amélioré, dans quelles limites, et par quels moyens. Dans tous les cas, la fiche d’information de la SOFCPRE correspondant à l’intervention envisagée vous est remise, y compris si votre démarche est un simplement d’obtenir un second avis.
Quelles sont les spécificités d’une chirurgie mammaire secondaire ?
Une chirurgie mammaire secondaire est toujours plus délicate qu’une première intervention, car elle s’effectue sur des tissus déjà opérés. Cette particularité ne l’empêche pas d’offrir de réelles améliorations, mais elle impose une préparation plus rigoureuse et des attentes bien définies.
Toutes les interventions se déroulent à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine.
Des tissus cicatriciels : opérer un sein déjà opéré
La première intervention a laissé des cicatrices sur la peau, mais aussi des remaniements internes : des zones de fibrose, des plans de dissection modifiés et, en présence d’implants, une capsule fibreuse autour de la prothèse. Par ailleurs, la vascularisation des tissus, notamment celle de l’aréole, peut être plus précaire qu’avant la première chirurgie. Ces éléments ne se voient pas à l’œil nu, et c’est précisément pour cela que l’analyse préalable est si importante : le compte rendu opératoire initial et l’imagerie permettent d’anticiper ce que l’on trouvera.
Ces contraintes expliquent deux règles générales des chirurgies secondaires. La première est le respect des délais : opérer sur des tissus stabilisés et bien revascularisés offre de meilleures conditions de cicatrisation. La seconde est la planification : le geste est défini précisément à l’avance, en fonction de l’historique, plutôt qu’improvisé au bloc opératoire.
Des attentes réalistes, définies avant l’intervention
L’objectif d’une chirurgie secondaire est une amélioration réelle et durable, définie précisément avec vous avant l’intervention.
Sur des tissus cicatriciels, chercher la perfection expose à multiplier les gestes, et donc les risques. C’est pourquoi je préfère définir avec vous, en consultation, ce qui peut être corrigé, ce qui peut être seulement atténué, et ce qui doit être accepté. Vos souhaits sont le point de départ de cette discussion : qu’est-ce qui vous gêne précisément aujourd’hui ? Le résultat initial vous a-t-il convenu à un moment donné ? La réponse à ces questions oriente le choix de la solution autant que l’examen clinique.
Que dit la littérature scientifique sur la chirurgie mammaire secondaire ?
La littérature scientifique confirme ces principes de prudence.
L’équipe de Michelle Spring, qui a consacré une revue de référence aux reprises de plastie-prothèses, insiste sur l’importance de l’analyse préopératoire et de la sélection rigoureuse des indications (Spring et al., 2014). Les études de suivi au long cours montrent par ailleurs que les réinterventions liées aux implants sont fréquentes au fil des années, ce qui justifie la surveillance régulière de toute poitrine opérée (Handel et al., 2006).
Enfin, une étude suisse a décrit ce que ses auteurs appellent la « cascade de réinterventions » : parmi les patientes réopérées après une augmentation mammaire, une sur quatre a eu besoin de plus d’une reprise (Forster et al., 2013). Ce constat renforce une conviction simple : la première reprise est la plus importante. Bien indiquée, bien préparée et bien réalisée, elle donne les meilleures chances d’éviter les suivantes.
Prise en charge et tarifs d’une correction de chirurgie mammaire
Il n’existe pas de tarif unique pour une correction de chirurgie mammaire, car cette chirurgie recouvre des situations très diverses. Certaines reprises relèvent de la chirurgie esthétique et restent à votre charge. D’autres, notamment en cas de complication objectivée, peuvent bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance Maladie après entente préalable. Les conditions exactes sont détaillées sur la page dédiée à chaque situation, ainsi que sur ma page consacrée au remboursement de la chirurgie mammaire.
Dans tous les cas, un devis détaillé, conforme à la réglementation, vous est remis à l’issue de la consultation, et un délai légal de réflexion de 15 jours est obligatoire avant toute intervention à visée esthétique.
Foire aux questions (FAQ) sur la correction de chirurgie mammaire
Combien de temps faut-il attendre avant une reprise chirurgicale ?
En dehors d’une complication, il faut attendre que le résultat de la première intervention soit stabilisé, soit en règle générale 6 à 12 mois. Lorsque le motif est une insatisfaction esthétique, un délai d’au moins un an est recommandé : le résultat continue d’évoluer pendant la première année, et un défaut visible à trois mois peut s’atténuer spontanément. En cas de complication, aucun délai minimal ne s’applique : la consultation détermine le moment le plus adapté pour intervenir.
Peut-on se faire opérer par un autre chirurgien que celui de la première intervention ?
Oui. Vous êtes entièrement libre de choisir le chirurgien qui réalisera votre chirurgie secondaire, qu’il s’agisse de celui de la première intervention ou d’un autre praticien. Consulter un autre chirurgien est fréquent et parfaitement légitime, notamment pour recueillir un second avis. Il est simplement utile de rassembler les documents de votre première opération, afin que le nouveau chirurgien dispose de toutes les informations nécessaires.
Faut-il retrouver le compte rendu opératoire de ma première chirurgie ?
C’est très utile, car ce document précise la technique utilisée et, en cas d’implants, leur marque, leur volume et leur position. Vous pouvez l’obtenir sur simple demande auprès du chirurgien ou de l’établissement où vous avez été opérée : l’accès à votre dossier médical est un droit. Si le compte rendu est introuvable, la consultation reste bien sûr possible : l’examen clinique et l’imagerie permettent de reconstituer l’essentiel des informations.
Une chirurgie mammaire secondaire est-elle plus compliquée qu’une première chirurgie ?
Le plus souvent, oui. Les tissus ont déjà été opérés : ils comportent des zones cicatricielles et leur vascularisation peut être plus fragile. C’est pourquoi une chirurgie secondaire demande une analyse préalable plus poussée, une planification rigoureuse et une expertise spécifique de la chirurgie mammaire. Menée dans ces conditions, elle permet le plus souvent une amélioration réelle et durable.
Que faire si je ne suis pas satisfaite de ma chirurgie mammaire ?
La première étape est d’en parler au chirurgien qui vous a opérée, une fois le résultat définitif obtenu : certaines insatisfactions des premiers mois s’estompent avec l’évolution naturelle des tissus. Si l’insatisfaction persiste au-delà d’un an, un avis spécialisé permet de déterminer si une correction est possible, ce qu’elle peut apporter et dans quelles limites. Prenez le temps de la réflexion : une chirurgie secondaire réussie est une chirurgie bien indiquée, jamais une décision précipitée.
Une reprise de chirurgie mammaire est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Cela dépend entièrement du motif. Une reprise motivée par une insatisfaction esthétique n’est pas prise en charge. En revanche, certaines situations précises, notamment des complications objectivées, peuvent ouvrir droit à une prise en charge après demande d’entente préalable.
Références scientifiques
- Gabriel SE, Woods JE, O’Fallon WM, Beard CM, Kurland LT, Melton LJ 3rd. Complications leading to surgery after breast implantation. N Engl J Med. 1997;336(10):677-682. doi:10.1056/NEJM199703063361001
- Handel N, Cordray T, Gutierrez J, Jensen JA. A long-term study of outcomes, complications, and patient satisfaction with breast implants. Plast Reconstr Surg. 2006;117(3):757-767. doi:10.1097/01.prs.0000201457.00772.1d
- Forster NA, Künzi W, Giovanoli P. The reoperation cascade after breast augmentation with implants: what the patient needs to know. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2013;66(3):313-322. doi:10.1016/j.bjps.2012.09.033
- Spring MA, Macias LH, Nadeau M, Stevens WG. Secondary augmentation-mastopexy: indications, preferred practices, and the treatment of complications. Aesthet Surg J. 2014;34(7):1018-1040. doi:10.1177/1090820X14543943
- Coroneos CJ, Selber JC, Offodile AC 2nd, Butler CE, Clemens MW. US FDA breast implant postapproval studies: long-term outcomes in 99,993 patients. Ann Surg. 2019;269(1):30-36. doi:10.1097/SLA.0000000000002990
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Correction de chirurgie mammaire : comprendre les chirurgies secondaires du sein. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 8 août 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-chirurgie-mammaire/
Format APA :
Struk, S. (2026, 8 août). Correction de chirurgie mammaire : comprendre les chirurgies secondaires du sein. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/correction-chirurgie-mammaire/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








