Expert en chirurgie mammaire à Paris, j’exerce à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein et à la clinique Ambroise Paré de Neuilly-sur-Seine pour la chirurgie esthétique du sein. Je vous présente ici, en toute transparence, tout ce qu’il faut savoir sur la ptôse mammaire : définition, causes, classification, auto-évaluation et indications du lifting mammaire (mastopexie).
Points clés sur la ptôse mammaire
- Définition : affaissement de la poitrine caractérisé par la descente de la glande mammaire et de l’aréole sous le sillon sous-mammaire.
- Classification de référence : échelle de Regnault (1976) en 3 grades, complétée par la pseudo-ptôse.
- Principaux facteurs de risque (Rinker et al., 2010) : âge, multiparité (plusieurs grossesses), IMC élevé (surpoids ou obésité), perte de poids importante, tabagisme et hypertrophie mammaire avant grossesse.
- L’allaitement n’est pas un facteur de risque indépendant de ptôse mammaire (Rinker et al., 2008).
- Aucun traitement médical (crèmes, massages, médecine esthétique, sport) n’a démontré d’efficacité sur la ptôse mammaire.
- Traitement chirurgical exclusif : mastopexie (lifting mammaire), avec ou sans implants, avec ou sans lipofilling, selon l’examen clinique.
- Prise en charge Sécurité Sociale : aucune, quelle que soit la cause de la ptôse et sa sévérité (chirurgie esthétique pure).
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
PTOSE MAMMAIRE (OU AFFAISSEMENT DES SEINS)
La ptôse mammaire désigne l’affaissement de la poitrine, caractérisé par la descente de la glande mammaire et de l’aréole sous le niveau du sillon sous-mammaire. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’une évolution anatomique fréquente liée à la perte d’élasticité de la peau, au relâchement des ligaments suspenseurs du sein (ligaments de Cooper) et à l’involution graisseuse de la glande mammaire.
La ptôse peut apparaître à tout âge, mais elle survient le plus souvent après une ou plusieurs grossesses, après une perte de poids importante ou avec le vieillissement naturel des tissus. Sa sévérité s’évalue selon la classification de Regnault (1976), qui distingue trois grades en fonction de la position du mamelon par rapport au sillon sous-mammaire.
Cette page est un guide diagnostique : elle vous aide à comprendre ce qu’est une ptôse mammaire, à en identifier les causes, à évaluer son grade et à savoir quand consulter. Les techniques chirurgicales de correction font l’objet d’une page dédiée.
La chirurgie de la ptôse mammaire n’est jamais prise en charge par la Sécurité Sociale, quelle que soit la cause de l’affaissement.

Tout savoir sur la ptôse mammaire


Qu’est-ce que la ptôse mammaire ?
La ptôse mammaire est définie en chirurgie plastique comme la descente de la glande mammaire et de l’aréole sous le niveau du sillon sous-mammaire. C’est un terme purement descriptif et anatomique : il ne préjuge ni d’une pathologie, ni d’une indication chirurgicale. Une ptôse peut être physiologique, modérée et parfaitement bien tolérée, ou au contraire marquée et source de gêne fonctionnelle ou psychologique.
Le mot « ptôse » vient du grec ptōsis, qui signifie « chute ». Il est utilisé en médecine pour désigner la descente anormale d’un organe (ptôse palpébrale pour la paupière par exemple). En chirurgie mammaire, il désigne ce que le langage courant appelle « affaissement de la poitrine », « seins qui tombent » ou « poitrine tombante » : il s’agit du même phénomène, simplement nommé avec le vocabulaire médical consacré.
À partir de quand parle-t-on de ptôse mammaire ?
On parle de ptôse mammaire dès que le mamelon descend au niveau du sillon sous-mammaire ou en dessous. Tant que le mamelon reste nettement au-dessus du sillon et orienté vers l’avant, il n’y a pas de ptôse au sens chirurgical du terme, même si vous ressentez que vos seins ont « un peu changé » après une grossesse ou avec l’âge.
Le repère clinique est donc la ligne horizontale passant par le sillon sous-mammaire. C’est sur ce repère que repose la classification internationale de la ptôse (échelle de Regnault, 1976) et toute la stratégie chirurgicale.
Anatomie du sein et structures de soutien
Pour comprendre la ptôse mammaire, il faut connaître la composition du sein et les structures qui assurent son soutien. Le sein est composé de trois éléments principaux : la glande mammaire, le tissu graisseux qui l’entoure et la peau qui le recouvre. La répartition glande/graisse varie considérablement d’une femme à l’autre et évolue avec l’âge : chez une jeune femme sans enfant, la glande représente typiquement 60 à 70 % du volume mammaire ; après la ménopause, cette proportion s’inverse au profit du tissu graisseux (involution graisseuse).
La tenue de la poitrine repose essentiellement sur trois structures :
- Les ligaments de Cooper, fines lames fibreuses décrites en 1840 par l’anatomiste britannique Sir Astley Cooper, qui amarrent la glande mammaire à la peau et à l’aponévrose du muscle grand pectoral. Ces ligaments forment un véritable réseau suspenseur qui maintient le sein en position haute sur le thorax.
- La peau, dont l’élasticité conditionne la capacité du sein à conserver sa forme. Plus la peau est élastique et tonique, mieux elle résiste à la traction permanente exercée par le poids du sein.
- La glande mammaire elle-même, qui contribue au volume et à la consistance du sein. Une glande dense et ferme soutient mieux le sein qu’une glande involutive remplacée par du tissu graisseux.
À ces trois structures s’ajoute un élément souvent oublié : le fascia superficiel, qui sépare le sein du muscle pectoral et participe également au maintien.
Mécanismes physiopathologiques de la ptôse
La ptôse mammaire survient lorsque ces structures perdent leur capacité de soutien. Quatre mécanismes se conjuguent habituellement :
- la distension des ligaments de Cooper, qui se détendent sous l’effet de la traction permanente, des variations de volume mammaire (grossesses, prise et perte de poids) ou du vieillissement ;
- la perte d’élasticité cutanée, liée au vieillissement, au tabagisme, à l’exposition solaire et à la distension répétée de la peau ;
- l’involution graisseuse de la glande mammaire, c’est-à-dire le remplacement progressif du tissu glandulaire dense par du tissu adipeux, plus mou et moins porteur — phénomène qui s’accentue avec l’âge et particulièrement après la ménopause ;
- l’effet permanent de la gravité, qui exerce une traction constante vers le bas, accentuée par la marche, le sport et le poids propre du sein. Plus le sein est volumineux, plus cet effet est important — c’est pourquoi les femmes à forte poitrine développent plus précocement une ptôse.
Le sein s’affaisse alors progressivement, le mamelon descend, et la partie supérieure du sein (le décolleté) se vide. Le volume mammaire se redistribue vers le bas, ce qui donne au sein son aspect caractéristique en « poire » dans les ptôses sévères.
Les signes cliniques de la ptôse mammaire
Cliniquement, la ptôse mammaire associe plusieurs éléments caractéristiques, variables selon la sévérité de la ptôse :
| Signe clinique | Description | Signification |
|---|---|---|
| Position de l’aréole | Sous le sillon sous-mammaire | Symptôme principal — base de la classification de Regnault |
| Direction du mamelon | Orientation vers le bas au lieu de vers l’avant | Témoin de l’affaissement de la glande et du relâchement de la peau |
| Pôle supérieur | Décolleté vide, aspect plat ou creux | Tout le volume du sein est redistribué dans le pôle inférieur, sous l’aréole |
| Distension cutanée | Étirement de la peau, parfois avec vergetures | Marqueur de la perte de l’élasticité cutanée |
| Aréole | Distension et agrandissement, déformation | Fréquent dans les formes sévères |
| Sillon sous-mammaire | Macération, irritation, parfois intertrigo | Spécifique des ptôses sévères |
Ptôse mammaire : pathologie ou évolution naturelle ?
Il est important de souligner que la ptôse mammaire n’est pas une maladie. Il s’agit d’une évolution anatomique du sein, parfois prévisible (grossesses, perte de poids, vieillissement), qui peut concerner aussi bien des femmes jeunes que des patientes plus âgées. Une étude de référence (Rinker et al., 2010) a montré que 85 % des femmes ayant eu au moins une grossesse rapportent une modification défavorable de la forme de leurs seins, avec des degrés de ptôse très variables d’une patiente à l’autre.
L’indication d’une correction chirurgicale dépend exclusivement de la gêne ressentie — qu’elle soit esthétique, fonctionnelle ou psychologique — et non de l’importance de la ptôse seule. Une femme présentant une ptôse de grade 2 vécue comme un handicap dans sa vie intime ou son rapport au corps peut légitimement envisager une chirurgie ; une autre patiente présentant la même ptôse de grade 2 mais sans gêne particulière n’a aucune raison d’être opérée.
C’est tout l’intérêt de cette page : permettre une auto-évaluation éclairée avant la consultation, afin que la décision chirurgicale, si elle est prise, repose sur une compréhension claire de ce qu’est la ptôse mammaire et de ce qu’une intervention chirurgicale peut, ou ne peut pas, en corriger.
Classification de la ptôse mammaire selon Regnault
Si vous pensez avoir une ptôse mammaire, la première question n’est pas « faut-il opérer ? » mais « de quelle ptôse parle-t-on ? ». Il existe en effet plusieurs degrés de ptôse. Savoir évaluer la sévérité de la ptôse est important car le degré de ptôse oriente vers telle ou telle technique chirurgicale et détermine le nombre de cicatrices.
Pour évaluer cela, tous les chirurgiens plasticiens utilisent depuis 1976 la classification de Regnault, qui reste aujourd’hui la référence internationale (Regnault, 1976). Cette classification est simple, reproductible, et surtout très utile : elle vous permet, devant un miroir, de comprendre dans quelle catégorie se situe votre poitrine.
Le principe : la position du mamelon par rapport au sillon sous-mammaire
Le sillon sous-mammaire est le pli horizontal qui marque la limite inférieure de votre sein, là où le sein rejoint le thorax. C’est ce pli qui sert de ligne de référence.
Selon que votre mamelon se situe au-dessus, au niveau ou en dessous de cette ligne, on parle de :
- Absence de ptôse : mamelon nettement au-dessus du sillon.
- Ptôse de grade 1 : mamelon au niveau du sillon.
- Ptôse de grade 2 : mamelon en dessous du sillon, mais au-dessus du bord inférieur du sein.
- Ptôse de grade 3 : mamelon au bord inférieur du sein, pointant vers le bas.
- Pseudo-ptôse : mamelon au-dessus du sillon, mais sein affaissé en dessous.

Ptôse de grade 1 : la ptôse légère
Votre mamelon est au niveau du sillon sous-mammaire ou très légèrement en dessous. Il regarde encore vers l’avant. La majorité du tissu mammaire reste au-dessus de la ligne du sillon.
À ce stade, la ptôse est discrète. Elle est souvent visible uniquement de profil, et reste largement masquée par un soutien-gorge bien adapté. La gêne, quand elle existe, est essentiellement esthétique : vous avez l’impression que vos seins « tombent un peu », que votre décolleté est moins haut qu’avant.
Ptôse de grade 2 : la ptôse modérée
Votre mamelon est clairement en dessous du sillon sous-mammaire, mais il reste au-dessus du bord inférieur de votre sein. Il commence à pointer vers le bas.
C’est le grade le plus fréquent en consultation. La ptôse est visible y compris habillée, et le décolleté apparaît vide : vous avez la sensation que vos seins « se vident vers le bas ».
Ptôse de grade 3 : la ptôse sévère
Votre mamelon est nettement en dessous du sillon et se situe au niveau du bord inférieur de votre sein, voire en dessous. Il pointe franchement vers le sol.
La majorité du volume mammaire est en position basse, le pôle supérieur (le décolleté) est complètement vide. La ptôse sévère s’observe le plus souvent après plusieurs grossesses, après une perte de poids importante (notamment après chirurgie bariatrique de type sleeve ou bypass), ou avec un vieillissement avancé.
À ce stade, la gêne n’est plus uniquement esthétique. Elle devient souvent fonctionnelle : irritations dans le sillon sous-mammaire l’été (macération, mycoses), difficulté à trouver des soutiens-gorge adaptés, gêne pour la pratique sportive, douleurs dorsales chez les patientes à forte poitrine.
La pseudo-ptôse : un cas particulier souvent méconnu
C’est probablement le cas le plus mal compris des patientes — et celui qui explique le plus de quiproquos en consultation.
Dans la pseudo-ptôse, votre mamelon reste au-dessus du sillon sous-mammaire. Selon Regnault au sens strict, ce n’est donc pas une « vraie » ptôse. Et pourtant, votre sein est clairement affaissé : le pôle supérieur est vide, et la majorité du volume mammaire est passée en dessous du sillon, donnant au sein une forme allongée, lourde dans sa partie basse.
La pseudo-ptôse s’observe principalement après allaitement et après amaigrissement, parfois aussi sur certains seins constitutionnellement. Sa correction ne consiste pas à remonter l’aréole (qui est déjà bien placée), mais à redistribuer le volume mammaire vers le haut — ce qui demande une approche chirurgicale spécifique, souvent associant remodelage glandulaire et lipofilling ou implant.
C’est pourquoi il est important, en consultation, de différencier une vraie ptôse de grade 1 d’une pseudo-ptôse : les deux peuvent ressembler de loin, mais elles ne se traitent pas de la même façon.
Tableau récapitulatif des différents grades
| Situation | Position du mamelon | Volume mammaire | Gêne typique |
|---|---|---|---|
| Pas de ptôse | Nettement au-dessus du sillon sous-mammaire | Réparti normalement | Aucune |
| Grade 1 (légère) | Au niveau du sillon | Encore majoritairement au-dessus du sillon | Esthétique discrète, profil |
| Grade 2 (modérée) | En dessous du sillon, au-dessus du bord inférieur du sein | Réparti à hauteur du sillon | Esthétique nette, décolleté vide |
| Grade 3 (sévère) | En dessous du sillon, au bord inférieur du sein, pointe vers le bas | Majoritairement dans la partie inférieure du sein, sous le sillon | Esthétique + fonctionnelle |
| Pseudo-ptôse | Au-dessus du sillon | Affaissé en dessous du sillon malgré tout | Sein vide en haut, lourd en bas |
Pourquoi cette classification est-elle si utilisée ?
Près de cinquante ans après sa publication, la classification de Regnault reste la référence dans le monde entier — y compris dans les études récentes qui évaluent la performance des intelligences artificielles à reconnaître la ptôse mammaire sur des photographies (Haider et al., 2024).
Trois raisons expliquent son succès : elle est simple (un seul critère anatomique à observer, la position du mamelon), elle est reproductible (deux chirurgiens classent la même patiente dans le même grade), et surtout elle est utile — chaque grade oriente vers une stratégie chirurgicale spécifique, ce que nous verrons plus bas dans la section consacrée au traitement.
Comment auto-évaluer sa ptôse mammaire ?
Avant de prendre rendez-vous, vous pouvez réaliser chez vous une auto-évaluation simple de votre ptôse mammaire. Cette évaluation ne remplace pas une consultation chirurgicale mais elle vous donne une première orientation : ai-je une ptôse, et si oui, de quel grade ? Cela vous permet d’arriver en consultation avec une idée plus claire, et de mieux comprendre ce que je vais examiner.
Tout repose sur quatre étapes simples, à faire devant un miroir, debout, torse nu, bras le long du corps.
Étape 1 : repérer votre sillon sous-mammaire
Le sillon sous-mammaire est le pli horizontal qui marque la limite inférieure de votre sein, là où il rejoint votre thorax. C’est votre ligne de référence anatomique — toute l’évaluation repose sur elle.
Repérez ce pli des deux côtés. Si vous avez du mal à le voir, posez délicatement la main sous le sein et soulevez-le légèrement : le pli apparaît clairement. Mémorisez sa hauteur sur votre thorax (par exemple : « juste sous mes côtes inférieures », « au niveau de la pointe de mes coudes pliés »).
Étape 2 : situer votre mamelon par rapport au sillon
Reprenez votre position initiale, sans soulever vos seins. Tracez mentalement une ligne horizontale qui passe par votre sillon sous-mammaire. Maintenant, regardez où se situe votre mamelon par rapport à cette ligne :
- Mamelon nettement au-dessus du sillon, orienté vers l’avant → pas de ptôse, ou ptôse très discrète.
- Mamelon au niveau du sillon → vous êtes probablement au grade 1 (ptôse légère).
- Mamelon clairement en dessous du sillon, mais au-dessus du bord inférieur de votre sein → vous êtes probablement au grade 2 (ptôse modérée).
- Mamelon au bord inférieur de votre sein, pointant vers le sol → vous êtes probablement au grade 3 (ptôse sévère).
C’est cette étape qui donne, à elle seule, 80 % du diagnostic (et du type de chirurgie nécessaire si vous souhaitez vous faire opérér). La position du mamelon est le critère pivot de la classification de Regnault, et c’est ce que j’observe en premier lors de l’examen clinique.
Étape 3 : faire le test du crayon
Le « test du crayon » est une astuce simple, popularisée par les chirurgiens plasticiens anglo-saxons sous le nom de pencil test. Elle complète l’évaluation visuelle en donnant une indication objective sur l’excès cutané sous votre sein.
Voici comment procéder :
- Tenez-vous debout, torse nu.
- Glissez un crayon (ou un stylo, une règle fine) à l’horizontale dans votre sillon sous-mammaire, contre votre thorax.
- Lâchez le crayon.
Interprétation :
- Le crayon tombe → votre sein ne recouvre pas le sillon, donc pas de ptôse significative.
- Le crayon est retenu en place par votre sein → votre sein recouvre le sillon sous-mammaire, ce qui signe l’existence d’une ptôse. Plus le crayon est solidement maintenu (au point qu’il faille faire un effort pour le récupérer), plus la ptôse est marquée.
C’est un test très ancien, très simple, et étonnamment fiable. Il a l’avantage de dédramatiser : beaucoup de patientes pensent avoir « une ptôse énorme » alors que le crayon tombe immédiatement.
Étape 4 : observer la direction de votre mamelon
C’est le dernier élément à évaluer, et le plus discret :
- Mamelon orienté vers l’avant : ptôse absente ou minime.
- Mamelon orienté vers le bas : ptôse significative (grade 2 ou 3).
Quand le mamelon « regarde vers les pieds », c’est que la glande mammaire a basculé en position basse (elle s’est ramassée dans la partie inférieure du sein).
Les limites de l’auto-évaluation
Cette auto-évaluation a un objectif simple : vous aider à savoir si une consultation se justifie, et à mieux comprendre votre propre poitrine. Mais elle a des limites réelles, dont il faut être consciente. Quatre éléments-clés ne sont pas évaluables seule devant un miroir :
- la distinction entre une vraie ptôse et une pseudo-ptôse (mamelon bien placé mais volume affaissé) — c’est souvent là que les patientes se trompent ;
- une éventuelle asymétrie mammaire associée (un sein plus ptôse que l’autre, ou un sein plus volumineux que l’autre) ;
- la qualité de votre peau et son potentiel de rétraction, qui orientent le choix de la technique chirurgicale ;
- le volume mammaire réel, et la question — souvent essentielle — de savoir s’il faut associer ou non une augmentation à la correction de la ptôse.
Si votre auto-évaluation suggère une ptôse et que celle-ci vous gêne, une consultation spécialisée permet de poser un diagnostic précis, de préciser le grade exact, et surtout de discuter ce que vous attendez vraiment de l’intervention. C’est ce dialogue, plus que la classification anatomique seule, qui détermine si une chirurgie est indiquée — et laquelle.
Quelles sont les causes de la ptôse mammaire ?
C’est probablement la question que vous vous posez en premier : pourquoi mes seins ont-ils changé ? Pourquoi sont-ils tombants alors qu’ils ne l’étaient pas il y a quelques années ? Est-ce ma faute, est-ce génétique, aurais-je pu l’éviter ?
La bonne nouvelle, c’est que la ptôse mammaire a été étudiée scientifiquement, et que ses vrais facteurs de risque sont aujourd’hui bien identifiés. La moins bonne, c’est qu’il existe énormément d’idées reçues sur ce sujet — et que les bonnes réponses ne sont pas toujours celles auxquelles on s’attend.
Reprenons cela dans l’ordre, à la lumière des données scientifiques actuelles.
Les facteurs de risque scientifiquement démontrés
Une étude de référence menée sur 132 patientes a permis d’identifier, par analyse statistique rigoureuse, les véritables facteurs de risque indépendants de la ptôse mammaire (Rinker et al., 2010). Voici les six facteurs qui ressortent comme significativement liés à la ptôse :
- L’âge. Avec le temps, la peau perd de son élasticité, les ligaments de Cooper se distendent, et la glande mammaire subit une involution graisseuse. La ptôse liée à l’âge est progressive et inévitable, même chez les femmes qui n’ont pas eu d’enfant.
- Le nombre de grossesses. Chaque grossesse contribue à distendre la peau et les ligaments suspenseurs du sein. Plus vous avez eu de grossesses, plus le risque de ptôse augmente — et cet effet est cumulatif.
- L’indice de masse corporelle (IMC) élevé. Plus le sein est lourd, plus la traction exercée vers le bas est importante. Un IMC élevé prédispose à des seins volumineux, eux-mêmes plus vulnérables à l’affaissement.
- Une perte de poids importante (supérieure à 23 kg dans l’étude). C’est l’un des facteurs les plus puissants. Quand le poids chute brutalement, la graisse mammaire fond, mais la peau et les ligaments distendus ne reviennent pas à leur état initial. Cela explique les ptôses sévères après chirurgie de l’obésité (sleeve, bypass).
- La taille de soutien-gorge avant grossesse. Plus votre bonnet était élevé avant la grossesse, plus le risque de ptôse post-grossesse est important. Là encore, la mécanique du poids du sein joue.
- Le tabagisme. Le tabac altère l’élasticité de la peau et le métabolisme du collagène. Les patientes fumeuses développent des ptôses plus précoces et plus sévères, à âge équivalent.
Les idées reçues : ce qui ne provoque pas la ptôse
Plusieurs causes communément attribuées à la ptôse mammaire ne sont pas, scientifiquement, des facteurs de risque indépendants.
L’allaitement ne cause pas la ptôse mammaire. C’est sans doute l’idée reçue la plus tenace, et probablement celle qui a découragé le plus de jeunes mères d’allaiter. Une étude spécifiquement consacrée à cette question, portant sur 93 patientes, a démontré que l’antécédent d’allaitement n’est pas un facteur de risque indépendant de ptôse mammaire (Rinker et al., 2008). Ce qui distend la peau et les ligaments, c’est la grossesse elle-même (avec l’augmentation transitoire du volume mammaire), pas l’allaitement qui survient après. Vous pouvez allaiter sans crainte.
La prise de poids pendant la grossesse n’est pas un facteur indépendant. Toujours dans la même étude, prendre beaucoup ou peu de poids pendant la grossesse n’a pas d’effet propre sur le risque de ptôse. Ce qui compte, c’est le poids et le nombre de grossesses.
L’absence d’exercice du haut du corps n’est pas un facteur de risque. Faire ou ne pas faire de pompes, de musculation des pectoraux, n’a aucun effet démontré sur la ptôse mammaire. La glande mammaire n’est pas un muscle ; renforcer le grand pectoral ne la « remonte » pas. Cela peut améliorer la posture mais cela ne corrige pas un sein tombant.
Le port d’un soutien-gorge inadapté n’est pas un facteur indépendant. Aucune étude n’a démontré qu’un mauvais soutien-gorge cause la ptôse. Un bon soutien-gorge améliore le confort et la silhouette, mais il ne « protège » pas non plus contre la ptôse.
Dormir sans soutien-gorge n’aggrave pas la ptôse. C’est une question qui revient régulièrement en consultation. Aucune donnée scientifique ne soutient cette croyance.
Les crèmes raffermissantes ne préviennent pas la ptôse. Aucun principe actif appliqué localement sur la peau du sein n’a démontré d’effet sur l’élasticité des ligaments de Cooper ou sur l’involution glandulaire.
Peut-on prévenir la ptôse mammaire ?
Vous pouvez agir sur certains facteurs :
- arrêter de fumer (effet majeur sur l’élasticité cutanée et la qualité du collagène) ;
- éviter les variations de poids brutales (perte progressive plutôt qu’amaigrissement express) ;
- maintenir un poids stable dans la durée.
C’est pour cette raison que la ptôse mammaire reste l’un des motifs de consultation les plus fréquents en chirurgie esthétique du sein : elle touche, à des degrés divers, la grande majorité des femmes au cours de leur vie. Ce n’est ni une fatalité, ni une faute. C’est, le plus souvent, une simple conséquence du temps qui passe.
Voici une synthèse des principales causes et des mécanismes en jeu :
| Facteur de risque | Mécanisme principal | Comment limiter la ptôse ? |
|---|---|---|
| Âge | Perte d’élasticité cutanée, involution glandulaire | Aucune (hélas on ne peut ralentir le temps!) |
| Grossesses | Distension cutanée et ligamentaire répétée | Espacement des grossesses |
| IMC élevé | Poids mammaire plus important | Maintenir un poids stable (éviter le surpoids) |
| Perte de poids importante | Fonte graisseuse + relâchement cutané | Perte progressive plutôt que brutale |
| Hypertrophie mammaire avant grossesse | Poids du sein pendant la grossesse | Réduction mammaire avant la grossesse |
| Tabagisme | Altération du collagène de la peau | Arrêt du tabac |
Pourquoi les méthodes non chirurgicales sont inefficaces
Si vous avez tapé « comment remonter la poitrine sans chirurgie » dans Google, vous êtes probablement tombée sur des dizaines d’articles vantant des crèmes, des massages, des techniques de médecine esthétique ou des programmes de musculation « miraculeux ». Soyons clairs : aucune de ces méthodes n’a démontré d’efficacité sur la ptôse mammaire. Et il y a une raison anatomique simple à cela, que je vais vous expliquer.
Pourquoi rien d’autre que la chirurgie ne fonctionne ?
La ptôse mammaire repose sur trois problèmes anatomiques que nous avons vus plus haut :
- la peau est distendue et a perdu son élasticité ;
- les ligaments de Cooper sont relâchés et ne soutiennent plus le sein ;
- la glande mammaire a parfois subi une involution graisseuse, donc s’est ramollie.
Pour corriger durablement une ptôse, il faut donc obligatoirement retirer l’excès de peau et remodeler le tissu mammaire — deux gestes qui, par définition, ne peuvent être réalisés que chirurgicalement. Aucune technique externe ne peut « rétracter » plusieurs centimètres de peau distendue, et aucune crème ne peut « retendre » des ligaments fibreux qui ont perdu leur élasticité.
C’est ce verrou anatomique qui explique l’inefficacité de toutes les approches alternatives. Reprenons-les une par une, pour que vous sachiez exactement à quoi vous en tenir.
Les exercices physiques et la musculation des pectoraux
C’est probablement le mythe le plus tenace : « il suffit de muscler les pectoraux pour remonter les seins ». C’est faux, et la raison est anatomique.
Vos pectoraux sont derrière la glande mammaire. Renforcer le grand pectoral vous donnera un buste plus tonique, une meilleure posture, et peut-être l’impression d’un décolleté un peu plus « relevé ». Mais la glande mammaire elle-même ne contient aucun muscle — donc rien à muscler. Vous pouvez faire des centaines de pompes par jour, vos seins ne remonteront pas d’un millimètre.
Plus encore : une activité sportive intense sans soutien-gorge adapté peut au contraire favoriser la ptôse, en infligeant aux ligaments de Cooper des micro-traumatismes répétés. Le bon soutien-gorge de sport est donc surtout utile pendant le sport, pas après.
Les crèmes raffermissantes, sérums et gels
L’industrie cosmétique vend chaque année pour des millions d’euros de crèmes « raffermissantes pour le buste ». Aucune n’a fait la preuve de son efficacité dans une étude scientifique internationale à comité de lecture.
La raison est triple :
- Aucun principe actif n’atteint les ligaments de Cooper, qui se trouvent dans la profondeur du sein et non en surface de la peau.
- Aucune crème ne peut « rétracter » de la peau distendue. Au mieux, certaines hydratent et améliorent l’aspect cutané superficiel — ce qui est utile pour le confort, mais sans effet sur la ptôse elle-même.
- Les ingrédients souvent mis en avant (caféine, peptides, extraits végétaux) n’ont pas d’effet démontré sur l’élasticité des tissus profonds.
Les jets d’eau froide et les massages
Les jets d’eau froide sur la poitrine, parfois conseillés par les magazines féminins, ont un effet vasomoteur transitoire (la peau se contracte temporairement sous l’effet du froid). Il n’y a aucun effet durable sur l’élasticité cutanée, et encore moins sur les ligaments de Cooper. Au mieux, vous gagnez une sensation tonique pendant quelques minutes après la douche.
Les massages à l’huile, quant à eux, peuvent être agréables et améliorer la qualité de la peau si elle est très sèche. Mais aucune manipulation externe ne « remonte » durablement un sein affaissé.
La cryolipolyse
La cryolipolyse est une technique de médecine esthétique qui détruit les cellules graisseuses par le froid. Elle est validée pour traiter des excès graisseux localisés (poignées d’amour, ventre), mais n’a aucune indication pour traiter une ptôse mammaire.
Pire : appliquer une cryolipolyse sur un sein tombant aggraverait probablement la ptôse, puisqu’on détruirait du volume mammaire (la graisse) sans corriger l’excès cutané ni la position de l’aréole. Le résultat serait un sein plus petit, mais toujours aussi affaissé — voire davantage.
La radiofréquence et les ultrasons (HIFU)
La radiofréquence et les ultrasons focalisés (HIFU) sont des techniques de médecine esthétique qui chauffent le derme pour stimuler la production de collagène. Elles peuvent être utiles sur le visage, le cou ou l’abdomen, où les gains de quelques millimètres de fermeté cutanée ont un effet visible.
Sur le sein, en revanche, le gain de fermeté cutanée superficielle ne corrige pas la ptôse. Le sein pèse plusieurs centaines de grammes ; aucune amélioration de l’élasticité superficielle ne peut compenser cette charge mécanique et faire remonter durablement le mamelon.
Vous lirez peut-être qu’« avant/après » une séance, les seins « ont l’air plus toniques ». C’est de l’œdème postopératoire transitoire, qui disparaît en quelques semaines. Pas une correction de ptôse.
Les fils tenseurs
Les fils tenseurs (fils crantés, fils résorbables) sont parfois proposés comme un « lifting mammaire sans chirurgie ». Cette indication n’est validée par aucune société savante internationale, et la pose de fils tenseurs sur le sein expose à des complications réelles : visibilité des fils sous la peau, douleurs, infections, asymétries, déception.
Aucun fil tenseur ne peut soutenir le poids d’un sein dans la durée. Au mieux, l’effet est minime et de courte durée (quelques mois). Au pire, vous avez payé plusieurs milliers d’euros pour un résultat décevant — et vous arrivez ensuite en consultation de chirurgie avec une situation parfois plus complexe à corriger qu’avant.
Les soutiens-gorge « liftants » et autres dispositifs
Un bon soutien-gorge bien adapté peut considérablement améliorer votre silhouette habillée et votre confort au quotidien. C’est un allié réel — mais il faut bien comprendre qu’il agit uniquement pendant qu’il est porté. Dès que vous l’enlevez, votre poitrine retrouve sa position spontanée.
Aucun soutien-gorge, aussi sophistiqué soit-il, n’a d’effet « correcteur » durable sur la ptôse. Les dispositifs commercialisés comme « rééducateurs mammaires » ou « bandeaux liftants nocturnes » relèvent du marketing, pas de la médecine.
Tableau récapitulatif : ce qui marche, ce qui ne marche pas
| Méthode | Efficacité sur la ptôse | À retenir |
|---|---|---|
| Exercices, musculation des pectoraux | Aucune | Améliore la posture, pas la ptôse |
| Crèmes et sérums raffermissants | Aucune | Hydrate la peau, n’agit pas en profondeur |
| Jets d’eau froide, massages | Aucune | Effet transitoire sans correction durable |
| Cryolipolyse | Aucune | Peut aggraver la ptôse en réduisant le volume |
| Radiofréquence, HIFU | Aucune | Validée sur le visage, pas sur le sein |
| Fils tenseurs | Aucune (et risquée) | Indication non validée, résultats décevants |
| Soutien-gorge « liftant » | Effet pendant le port uniquement | Allié confort, pas un traitement |
| Mastopexie (lifting mammaire) | Validée scientifiquement | Seule technique correctrice durable |
En conclusion : pourquoi la chirurgie est, à ce jour, la seule solution
Si l’on résume : la ptôse mammaire combine un excès cutané, une distension ligamentaire et parfois une perte de volume glandulaire. Aucune technique non chirurgicale ne peut simultanément retirer la peau distendue et remodeler le tissu mammaire en profondeur.
La mastopexie — qu’on appelle aussi lifting mammaire — reste à ce jour la seule technique pour corriger durablement une ptôse mammaire. Les techniques chirurgicales sont aujourd’hui matures, codifiées et reproductibles ; elles font l’objet d’une page dédiée sur ce site, dans laquelle je détaille les trois grandes variantes (sans implant, avec implants, avec lipofilling) et les critères de choix entre elles.
Ce n’est pas une bonne nouvelle pour qui espérait une solution moins lourde — mais c’est une information honnête, qui vous évitera de perdre du temps, de l’argent et de la confiance dans des promesses qui ne pourront jamais être tenues.

Correction de la ptôse mammaire sans implant.
Résultats à 3 mois.

Retentissement physique et psychologique de la ptôse mammaire
Avant d’entrer dans les considérations chirurgicales, il y a une question qu’on me pose rarement directement en consultation, mais que beaucoup de patientes portent en silence : est-ce que ce que je vis est légitime ? Ai-je le droit d’être gênée par mes seins tombants, alors que la ptôse n’est pas une maladie ? Est-ce que ma souffrance est « assez » pour justifier une chirurgie ?
La réponse est oui — sans réserve. La ptôse mammaire a un retentissement réel, parfois lourd, sur la qualité de vie. Ce retentissement est multiple : il peut être physique, esthétique, psychologique, intime, social. Il n’y a aucune hiérarchie entre ces différentes formes de gêne, et aucune d’entre elles n’est plus « valable » qu’une autre pour justifier une demande chirurgicale.
Le retentissement physique et fonctionnel
C’est la dimension la plus tangible, et celle qu’on évoque le plus facilement. Une ptôse mammaire significative, surtout à partir du grade 2-3, peut s’accompagner de plusieurs gênes physiques :
- Irritation et macération du sillon sous-mammaire. Quand le sein recouvre durablement le sillon, la zone reste humide, ce qui favorise rougeurs, démangeaisons, mycoses et intertrigo (irritation cutanée du pli). C’est particulièrement marqué l’été, ou après le sport.
- Difficulté à trouver un soutien-gorge adapté. Les patientes décrivent souvent un parcours frustrant : les soutiens-gorge standards ne maintiennent pas, les modèles « grande poitrine » donnent une silhouette de femme âgée, et la lingerie un peu plus séduisante est inadaptée à la morphologie. Cela peut paraître anecdotique, mais c’est un irritant quotidien réel.
- Gêne pour la pratique sportive. Courir, sauter, faire du yoga ou de la danse peut devenir inconfortable, voire douloureux, quand les seins ne sont pas correctement maintenus. Cela conduit certaines patientes à renoncer progressivement à des activités qu’elles aimaient — un retentissement qu’il faut prendre au sérieux.
- Douleurs dorsales et cervicales. Chez les patientes à forte poitrine, le poids du sein affaissé tire vers l’avant et favorise des douleurs cervicales, dorsales hautes, ou des tensions dans les épaules (sillons creusés par les bretelles du soutien-gorge). Il s’agit ici d’un retentissement qui rejoint celui de l’hypertrophie mammaire, et la distinction entre les deux situations doit se faire en consultation.
- Difficultés vestimentaires. Certains vêtements deviennent inconfortables ou inadaptés : décolletés qui « bâillent », hauts cintrés qui marquent, robes d’été sans soutien-gorge qui deviennent impossibles à porter.
Ces gênes ne mettent pas la vie en danger, mais elles dégradent la qualité de vie au quotidien. Et la qualité de vie est un critère médical à part entière.
Le retentissement esthétique et l’image de soi
C’est la dimension la plus souvent évoquée — mais elle est plus profonde qu’il n’y paraît. Quand une patiente me dit « je n’aime plus mes seins », c’est le signe d’une rupture entre l’image qu’elle a d’elle-même et l’image que lui renvoie son miroir.
Cette rupture survient souvent à un moment précis : après une grossesse (« mon corps n’est plus le même »), après une perte de poids (« j’ai gagné en santé mais perdu en féminité »), à un âge charnière (« je ne me reconnais plus »). La poitrine est, dans l’imaginaire de beaucoup de femmes, un marqueur fort de jeunesse et de féminité — son affaissement est vécu, à des degrés divers, comme une perte symbolique.
Plusieurs conséquences peuvent en découler :
- évitement du miroir et des situations où le corps est exposé (vestiaires, plage, piscine) ;
- choix vestimentaires de plus en plus restrictifs, orientés vers la dissimulation ;
- baisse de l’estime de soi globale, qui dépasse la seule question de la poitrine ;
- sentiment de honte ou de gêne, souvent silencieux, parfois ancien.
Aucune de ces conséquences n’est « anecdotique ». Une chirurgie de la ptôse mammaire qui résout ces difficultés a un impact réel sur la qualité de vie globale — et c’est cet impact, plus que le grade anatomique, qui justifie la démarche.
Le retentissement sur la vie intime
C’est la dimension la moins souvent évoquée en consultation — et celle qui, pourtant, motive un grand nombre de demandes chirurgicales. Beaucoup de patientes hésitent à en parler spontanément. Je vais donc l’évoquer ici, parce que vous lisez peut-être cette page précisément parce que c’est ce qui vous préoccupe.
La ptôse mammaire peut avoir un impact sur :
- la gêne à se montrer nue devant son ou sa partenaire, parfois même après plusieurs années de vie commune ;
- la diminution du désir d’intimité, par anticipation négative du regard de l’autre ou de soi-même ;
- une modification de la sensibilité du sein, perçue comme un appauvrissement du plaisir ;
- une perte de confiance corporelle qui se répercute sur la sexualité de façon plus globale.
Là encore, il n’y a aucune hiérarchie : une gêne intime liée à la ptôse est un motif parfaitement légitime d’envisager une chirurgie. Beaucoup de patientes me confient en consultation que c’est leur principale motivation — et qu’elles ne l’avaient jamais formulée à voix haute auparavant.
Le retentissement psychologique
Au-delà de ces dimensions spécifiques, il existe un retentissement plus global, parfois diffus, parfois marqué :
- baisse de l’humeur, irritabilité, tristesse face au miroir ;
- pensées intrusives sur l’apparence des seins, qui peuvent occuper l’esprit plusieurs fois par jour ;
- chez certaines patientes, véritable retrait social (refus de la plage, de la piscine, de situations où la poitrine pourrait être devinée).
Ce retentissement psychologique peut être particulièrement envahissant. Il mérite d’être nommé et écouté, ce que j’essaie de faire systématiquement en consultation.
Votre ressenti est le vrai critère d’indication
Voilà le message principal : une chirurgie de la ptôse mammaire n’est jamais indiquée par le grade anatomique seul. Elle l’est par la gêne ressentie — esthétique, fonctionnelle, intime, psychologique, ou toutes ces dimensions à la fois.
Une patiente présentant un grade 2 vécu comme un handicap au quotidien a une indication chirurgicale légitime. Une patiente présentant le même grade 2 mais sans aucune gêne particulière n’en a aucune. C’est votre ressenti — pas une classification anatomique — qui décide.
C’est aussi pour cette raison que la consultation est si importante : pas seulement pour examiner votre poitrine, mais pour vous écouter sur ce que vous vivez. Une bonne décision chirurgicale repose toujours sur ce double éclairage : l’anatomie d’un côté, votre histoire de l’autre.
Quand consulter un chirurgien plasticien pour une ptôse mammaire ?
Beaucoup de patientes hésitent pendant des mois, voire des années, avant de franchir la porte d’un chirurgien. Soit par peur du jugement, soit par crainte d’entendre qu’il « faut opérer » alors qu’elles ne sont pas prêtes, soit parce qu’elles ne savent simplement pas si leur ptôse « justifie » une consultation.
En réalité, il n’y a pas de mauvais moment pour consulter. En effet, cette consultation, en elle-même, ne vous engage à rien — elle vous éclaire, c’est tout.
Consulter, c’est s’informer, pas s’engager
Premier point essentiel : prendre rendez-vous avec un chirurgien plasticien ne signifie pas que vous allez être opérée. La consultation a trois objectifs :
- poser un diagnostic précis : avez-vous une vraie ptôse, et de quel grade ? S’agit-il d’une pseudo-ptôse ? Y-a-t-il une asymétrie associée ? Une hypertrophie associée ? S’agit-il en réalité de seins tubéreux ?
- vous expliquer les options disponibles dans votre cas, leurs bénéfices et leurs limites ;
- vous laisser le temps de la réflexion. Un délai de 15 jours minimum est légalement obligatoire entre la consultation et la chirurgie esthétique. En pratique, ce délai est toujours bien plus long — plusieurs mois, parfois plusieurs années.
Beaucoup de patientes consultent une première fois « pour savoir », puis reviennent un, deux ou trois ans plus tard quand elles se sentent prêtes. C’est une démarche normale et que j’encourage.
Les situations qui justifient pleinement une consultation
Vous avez une raison parfaitement légitime de consulter si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations :
- Vous avez une ptôse de grade 2 ou 3 identifiée par votre auto-évaluation, et elle vous gêne au quotidien.
- Vous avez une ptôse de grade 1 mais elle vous gêne suffisamment pour que vous y pensiez régulièrement.
- Vous avez une pseudo-ptôse (mamelon bien placé mais sein affaissé en dessous), particulièrement après allaitement ou amaigrissement.
- Vous avez une asymétrie mammaire marquée associée à la ptôse, qui complique le choix des soutiens-gorge et le rapport à votre corps.
- Vous avez des irritations chroniques du sillon sous-mammaire, particulièrement l’été.
- Vous renoncez à des activités (sport, baignade, intimité) à cause de votre poitrine.
Les moments charnières de la vie où consulter est particulièrement pertinent
Indépendamment du stade de sévérité de votre ptôse mammaire, certains moments de vie se prêtent particulièrement à une consultation, parce que la ptôse est généralement stable et que les conditions sont réunies pour une réflexion sereine.
Après une grossesse, à condition d’attendre suffisamment. Les seins continuent d’évoluer plusieurs mois après l’accouchement, et davantage encore après la fin d’un allaitement. Il est recommandé d’attendre au moins un an après l’accouchement, ou un an après la fin de l’allaitement, avant d’envisager une chirurgie. Une consultation plus précoce est en revanche tout à fait possible : vous saurez ce que vous avez, et vous pourrez planifier la suite.
Après une perte de poids importante, une fois le poids stabilisé. Si vous avez perdu beaucoup de poids — régime, nouveaux traitements médicamenteux, ou chirurgie bariatrique — il est essentiel d’attendre que votre poids soit stable depuis au moins 6 mois, idéalement un an, avant d’envisager une chirurgie. Là encore, la consultation peut être anticipée pour comprendre ce qui sera proposé.
Une fois votre désir de grossesse achevé. Une nouvelle grossesse après une mastopexie peut dégrader le résultat. On recommande donc d’envisager la chirurgie de la ptôse après votre dernière grossesse souhaitée. Si vous hésitez encore sur votre projet familial, une consultation diagnostique reste utile — mais la chirurgie sera idéalement différée.
À tout moment de la vie où la gêne devient significative. Il n’y a pas d’âge limite pour consulter. La mastopexie peut être réalisée à 30, 40, 50, 60 ans ou plus, dès lors que la gêne est réelle et que l’état de santé général le permet.
Les situations où il vaut mieux attendre avant de programmer une chirurgie
À l’inverse, certaines situations rendent prématurée la programmation d’une chirurgie — mais n’empêchent en rien une consultation à visée informative :
- vous envisagez une future grossesse à moyen terme ;
- vous êtes en cours d’amaigrissement ou votre poids n’est pas encore stabilisé ;
- vous fumez et n’êtes pas encore prête à arrêter (l’arrêt complet est exigé un mois avant et un mois après la chirurgie) ;
- vous traversez une période psychologique difficile (deuil, séparation, dépression non traitée). La chirurgie est rarement la bonne réponse à une souffrance qui appelle d’abord un autre type de soin ;
- vous dépendez du regard de quelqu’un d’autre sur votre projet (conjoint, famille, entourage). La décision doit venir de vous, pour vous.
Dans tous ces cas, consulter reste utile — pour comprendre, anticiper, et programmer plus tard dans de meilleures conditions.
Comment se préparer à votre première consultation
Si vous avez décidé de prendre rendez-vous, quelques éléments simples vous aideront à tirer le meilleur de ce temps d’échange :
- Préparez toutes vos questions à l’avance.
- Préparez votre histoire mammaire : nombre de grossesses, allaitements, variations de poids significatives, antécédents éventuels de chirurgie du sein, antécédents familiaux de cancer du sein.
- Faites le point sur vos traitements en cours : pilule contraceptive, traitement hormonal, traitements pour la coagulation, allergies.
- Apportez vos derniers examens s’ils existent : mammographie, échographie.
- N’hésitez pas à venir accompagnée, si cela vous rassure — beaucoup de patientes le font, particulièrement pour la première consultation.
La consultation pour ptôse mammaire : comment se déroule-t-elle ?
C’est probablement le moment qui suscite le plus d’appréhension chez les patientes qui n’ont jamais consulté un chirurgien plasticien : « Comment ça va se passer ? Vais-je devoir me déshabiller tout de suite ? Va-t-on me pousser à me faire opérer ? Vais-je oser poser mes questions ? ».
Je vais donc vous décrire exactement comment se déroule une consultation pour ptôse mammaire à mon cabinet de la rue de Prony. Vous arriverez ainsi plus sereinement, en sachant à quoi vous attendre — et vous saurez quelles questions préparer pour en tirer le meilleur.
Durée et cadre de la consultation
Une consultation diagnostique pour ptôse mammaire dure environ 30 minutes. C’est un temps long, volontairement, parce qu’il faut à la fois examiner, expliquer, écouter et laisser le temps de la réflexion. Une consultation expédiée en 10 minutes ne permet pas une bonne décision chirurgicale.
L’échange se déroule dans mon cabinet, au 99 rue de Prony, dans le 17ᵉ arrondissement de Paris. Le cadre est volontairement sobre, calme, et veille à préserver votre intimité. Aucune photo, aucun examen ne se fait à votre insu.
Le temps de l’écoute
La première partie de la consultation n’est pas un examen. C’est un temps d’échange. Je vais vous poser plusieurs questions ouvertes pour comprendre votre situation :
- Pourquoi consultez-vous aujourd’hui ? Qu’est-ce qui vous gêne précisément ? Depuis quand ?
- Quelle est votre histoire mammaire ? Nombre de grossesses, durée des allaitements, variations de poids significatives, antécédents éventuels de chirurgie du sein.
- Qu’attendez-vous d’une éventuelle chirurgie ? Ce que vous voulez retrouver, mais aussi ce que vous craignez.
- Où en êtes-vous dans votre projet ? Information préliminaire, démarche aboutie, doutes à éclaircir.
Cette première partie est essentielle. Elle me permet de comprendre votre demande bien au-delà de l’anatomie — et c’est sur ce socle que repose toute la suite. Une demande purement esthétique, une demande motivée par la vie intime, une demande de réconciliation avec son corps après grossesse : ce ne sont pas les mêmes histoires, et elles n’appellent pas toujours la même stratégie.
Le temps de l’examen clinique
L’examen vient ensuite dans des conditions strictement médicales. Il est court, indolore, et systématique.
Je vous demande de vous tenir debout, bras le long du corps, devant un miroir. J’évalue successivement :
- la position des aréoles et des mamelons par rapport au sillon sous-mammaire, ce qui me permet de poser le grade de Regnault ;
- la direction du mamelon (vers l’avant ou vers le bas) ;
- la qualité de la peau : élasticité, présence de vergetures, épaisseur, capacité de rétraction ;
- le volume mammaire estimé, et sa répartition (pôle supérieur vide ? pôle inférieur lourd ?) ;
- la symétrie : asymétrie de volume, asymétrie de position des aréoles, asymétrie du sillon sous-mammaire ;
- la présence éventuelle d’une pseudo-ptôse plutôt que d’une vraie ptôse ;
- la palpation mammaire, qui complète l’examen sur le plan sénologique (et qui ne remplace en aucun cas votre suivi gynécologique habituel).
Cet examen prend rarement plus de 5 minutes. Il est ensuite consigné dans votre dossier médical.
Les photographies médicales
Les photographies médicales ne sont jamais prises lors de la première consultation. Elle seront prises lors de la seconde consultation avec votre consentement explicite, une fois que vous aurez pris la décision de vous faire opérer.
Je réalise des photographies médicales standardisées : de face, de profil droit, de profil gauche, de trois quarts. Ces clichés ont trois fonctions :
- ils servent de référence pour la planification chirurgicale ;
- ils permettent de comparer le résultat post-opératoire au point de départ (photos avant/après) ;
- ils sont strictement médicaux et confidentiels.
Le temps de l’explication : ce que je vous propose
Une fois l’examen terminé et l’échange clinique mené, je vous explique en détail :
- votre situation : type de ptôse, grade, particularités éventuelles (asymétrie, pseudo-ptôse, association avec hypertrophie ou hypotrophie, seins tubéreux) ;
- les options chirurgicales adaptées à votre cas : mastopexie sans implant, mastopexie avec implants, mastopexie avec lipofilling, et la justification de chaque option dans votre situation ;
- le nombre de cicatrices nécessaires (péri-aréolaire seule, verticale, ou en T inversé) selon le grade de votre ptôse ;
- les résultats prévisibles : ce que la chirurgie peut faire, mais surtout ce qu’elle ne peut pas faire — c’est un point sur lequel j’insiste systématiquement, parce que les attentes irréalistes sont la première cause d’insatisfaction post-opératoire ;
- les risques et complications possibles, en toute transparence ;
- les suites opératoires : chirurgie en ambulatoire le plus souvent, douleurs attendues, durée des arrêts d’activité, délais de cicatrisation ;
- le coût total de l’intervention.
À ce stade, vous repartez avec une compréhension claire de ce que vous avez, de ce qui peut être fait, et de ce que cela implique.

Mastopexie et correction de l’asymétrie mammaire.
Résultats à 6 mois.

Le devis et les documents remis
Conformément à la réglementation française sur la chirurgie esthétique, vous repartez systématiquement avec :
- un devis détaillé et nominatif mentionnant tous les frais (honoraires chirurgicaux, frais d’anesthésie, frais de bloc opératoire, frais d’hospitalisation, TVA à 20 %, coût des implants éventuels) ;
- une ordonnance pour des examens d’imagerie (écho-mammographie si dernière imagerie mammaire date) ;
- mes coordonnées directes pour me poser vos questions complémentaires par mail.
Le délai de réflexion obligatoire
C’est un point essentiel et que beaucoup de patientes ignorent : la loi française impose un délai minimum de 15 jours entre la remise du devis et la signature du consentement éclairé. Ce délai est incompressible. Aucune chirurgie esthétique ne peut être réalisée avant ce délai, même à votre demande.
Concrètement, cela signifie que vous avez au moins 15 jours pour réfléchir entre la consultation et la décision. En pratique, ce délai est souvent bien plus long — plusieurs semaines, plusieurs mois, parfois plus d’un an. C’est une démarche qui se prend dans le temps, et c’est tant mieux.
Combien de consultations avant l’intervention ? En moyenne, trois.
C’est un point sur lequel je suis transparent : en moyenne, je réalise trois consultations avec mes patientes avant une chirurgie de ptôse mammaire. Seule la première consultation est facturée 80 euros, conformément aux honoraires de consultation pour chirurgie esthétique mammaire. Les deux consultations suivantes ne sont pas facturées : elles font partie intégrante de la prise en charge.
Cette organisation en trois temps n’est pas un excès de prudence — c’est ce qui me paraît juste pour une chirurgie qui engage votre corps, vos cicatrices et plusieurs années de votre vie. Voici à quoi sert chacune de ces trois consultations.
La première consultation : poser le diagnostic, expliquer, remettre le devis
C’est celle que je viens de décrire en détail plus haut. Elle dure entre 30 minutes, elle est facturée 80 euros, et elle ouvre le délai légal de réflexion de 15 jours.
La deuxième consultation : valider le projet et programmer l’intervention
Elle a généralement lieu plusieurs semaines ou plusieurs mois après la première, à votre rythme. Cette consultation n’est pas facturée. Elle poursuit plusieurs objectifs concrets :
- réexpliquer le projet chirurgical, en repartant de votre compréhension à ce stade et en éclaircissant les points qui ont émergé entre les deux rendez-vous ;
- reformuler les objectifs de l’intervention : ce que nous cherchons à corriger, ce que la chirurgie peut faire, ce qu’elle ne peut pas faire ;
- revoir les risques et les suites opératoires, parce qu’ils méritent d’être entendus deux fois ;
- réaliser les photographies médicales standardisées ;
- contrôler les résultats de votre écho-mammographie ou de votre bilan d’imagerie préopératoire, et m’assurer qu’il n’y a aucune contre-indication à l’intervention ;
- programmer la date opératoire, avec en amont une consultation d’anesthésie obligatoire à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine (possibilité de télé-consultation).
À l’issue de cette deuxième consultation, votre projet est calé, la date est posée, et il ne reste plus qu’à se préparer concrètement à l’intervention.
La troisième consultation : les derniers ajustements, quelques jours avant l’intervention
Cette dernière consultation, également non facturée, a lieu quelques jours avant l’opération. Elle est plus courte et très concrète. Elle me permet de :
- refaire un dernier point sur les objectifs de l’intervention, parce que c’est souvent à ce moment-là que les ultimes doutes ou questions ressurgissent — et c’est normal ;
- répondre à vos questions pratiques : horaire d’admission, horaire de sortie le jour même, organisation de la garde des enfants éventuellement, retour à domicile ;
- vous remettre les ordonnances post-opératoires, afin que vous puissiez aller chercher les médicaments à la pharmacie avant l’intervention. C’est un point important : vous rentrerez chez vous avec tout ce qu’il vous faut, sans avoir à faire des courses en sortant du bloc ;
- organiser les soins post-opératoires à domicile avec une prise de rendez-vous avec un(e) infirmier(e) qui commencera dès le lendemain de l’intervention pour les pansements et la surveillance.
À l’issue de cette troisième consultation, vous repartez avec tout ce qu’il vous faut pour aborder sereinement l’intervention : ordonnances en main, infirmière prévenue, horaires connus, doutes levés. Le jour J ne doit plus être un moment d’incertitude, mais simplement l’aboutissement d’un projet bien préparé.
Faut-il consulter plusieurs chirurgiens ?
Oui, c’est tout à fait légitime, et même recommandé pour une chirurgie aussi importante que la mastopexie. La chirurgie de la ptôse mammaire est une intervention qu’il ne faut pas prendre à la légère, dont le résultat dépend largement de l’expérience du chirurgien et de la qualité de la relation avec lui. Comparer deux ou trois avis vous aide à choisir le praticien avec qui le courant passe le mieux et dont l’approche correspond à vos attentes.
Une bonne consultation de chirurgie plastique est celle qui vous laisse mieux informée, jamais sous pression. Si vous sortez d’un rendez-vous avec l’impression d’avoir été pressée de signer, c’est probablement le signe qu’il faut chercher ailleurs.
Traitement chirurgical de la ptôse mammaire
Si votre ptôse mammaire vous gêne et que envisagez une chirurgie, voici ce qu’il faut savoir en quelques mots. Chaque technique fait ensuite l’objet d’une page dédiée, sur laquelle vous trouverez le détail du déroulement, des cicatrices, des suites opératoires et des tarifs.
Toutes les interventions chirurgicales se déroulent à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine.
Une seule intervention de référence : la mastopexie
Le traitement chirurgical de la ptôse mammaire repose sur une seule intervention : la mastopexie, également appelée lifting mammaire. Les deux termes désignent exactement la même opération — mastopexie est le terme médical, lifting mammaire le terme courant.
Le principe est toujours le même, quelle que soit la variante technique : retirer l’excès de peau, remodeler la glande mammaire et repositionner l’aréole à sa hauteur idéale, afin de remonter durablement la poitrine. La mastopexie ne se substitue à aucune autre approche et est, à ce jour, la seule technique possible pour corriger une ptôse mammaire constituée.
→ Pour tout savoir sur l’intervention, le panorama complet des techniques et le choix entre elles, consultez la page dédiée : Mastopexie : toutes les techniques pour corriger la ptôse mammaire.

Mastopexie sans pose de prothèses.
Résultats à 3 mois.

Trois variantes techniques selon votre situation
La mastopexie n’est pas une intervention unique mais une famille de techniques, choisies en fonction de votre volume mammaire, de la qualité de votre peau et de vos attentes :
- Mastopexie sans implant (lifting mammaire pur) — indiquée lorsque votre volume mammaire est suffisant et que seule la ptôse est à corriger. L’intervention redistribue le volume existant sans l’augmenter.
- Mastopexie avec implants (plastie-prothèse) — indiquée lorsque la ptôse s’accompagne d’un manque de volume marqué, en particulier d’un décolleté très vide. L’implant restaure le volume, la mastopexie corrige la ptôse.
- Mastopexie avec lipofilling — indiquée lorsque vous souhaitez un complément de volume modéré (jusqu’à un bonnet environ) sans recourir à un implant. La graisse est prélevée par liposuccion sur d’autres zones du corps puis réinjectée dans les seins.
Le choix entre ces trois variantes se fait en consultation, sur la base de votre morphologie et de vos attentes. C’est l’objet de la première consultation décrite plus haut.
Le nombre de cicatrices dépend du grade de votre ptôse
Un point essentiel à comprendre : le nombre de cicatrices ne dépend pas de la technique retenue (sans implant, avec implant, avec lipofilling), mais uniquement de la sévérité de votre ptôse. Plus la ptôse est importante, plus la peau à retirer est étendue, plus les cicatrices sont nombreuses :
- Ptôse légère : une seule cicatrice péri-aréolaire (autour de l’aréole) — technique dite round-block.
- Ptôse modérée : deux cicatrices, péri-aréolaire et verticale.
- Ptôse sévère : trois cicatrices, en T inversé (péri-aréolaire, verticale et sous-mammaire).
On place toujours ces cicatrices de façon stratégique afin qu’elles restent masquées par un soutien-gorge ou un maillot de bain. Elles s’estomperont au fil du temps, mais ne disparaîtront jamais totalement.
Aucune prise en charge par la Sécurité Sociale
La chirurgie de la ptôse mammaire est considérée comme une intervention de chirurgie esthétique pure. À ce titre, elle ne bénéficie d’aucune prise en charge par la Sécurité Sociale ni par les mutuelles, quelle que soit la cause de la ptôse (grossesses, allaitement, perte de poids, chirurgie bariatrique, vieillissement) et sa sévérité.
Aucun code CCAM n’est attribué à la mastopexie, aucun arrêt de travail ne peut être délivré, et la TVA à 20 % s’applique sur les honoraires chirurgicaux. Les tarifs varient selon la technique retenue : 5 900 € pour une mastopexie sans implant, jusqu’à 8 850 € pour une mastopexie avec implants. Le détail des tarifs et des modalités de prise en charge est disponible sur la page tarifs et remboursement.
Pour aller plus loin
| Si vous voulez savoir… | Consultez cette page |
|---|---|
| Quelle technique de mastopexie correspond à mon cas | Mastopexie : techniques, choix et tarifs |
| Comment se déroule un lifting mammaire sans implant | Lifting mammaire sans implant |
| Comment se déroule un lifting mammaire avec implants | Lifting mammaire avec implants (plastie-prothèse) |
| Comment se déroule un lifting mammaire avec lipofilling | Associer lifting mammaire et lipofilling |
| Quels sont les tarifs détaillés | Tarif d’un lifting mammaire à Paris |
| Quel est le remboursement par la Sécurité Sociale | Remboursement de la chirurgie mammaire |
Le point de vue du Dr Struk sur la ptôse mammaire
Cette section n’est pas un résumé de ce qui précède. C’est ma position personnelle de chirurgien, formée par plusieurs années de consultations et plusieurs centaines de mastopexies réalisées. Elle reflète des convictions cliniques que je défends. Elle n’engage uniquement que ma pratique.
Ce que je dis à mes patientes en consultation
La ptôse mammaire n’est pas une maladie, c’est une évolution normale. La très grande majorité des femmes la connaîtront à un moment de leur vie — après une grossesse, après une perte de poids, avec l’âge. Pourtant, beaucoup de mes patientes arrivent en consultation avec le sentiment que leurs seins sont devenus « anormaux ». Ce n’est jamais le cas. Cela révèle plutôt un décalage entre l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et ce que leur renvoie le miroir. Ce décalage est légitime, et il justifie pleinement une démarche chirurgicale — pas parce qu’il y aurait quelque chose à « réparer », mais parce qu’il y a quelque chose à réharmoniser.
La sévérité anatomique ne décide jamais d’une chirurgie. C’est vous qui décidez. Une ptôse de grade 3 n’impose aucune intervention : si vous vivez bien avec votre poitrine telle qu’elle est, il n’y a strictement rien à corriger, et je serai le premier à vous le dire. À l’inverse, une ptôse de grade 1 peut être une vraie source de gêne, et justifier pleinement une mastopexie. Mon rôle est de vous donner un diagnostic clair et de vous expliquer ce qui est possible ; ce n’est jamais de vous convaincre. La décision vous appartient, entièrement, et c’est ainsi que je conçois mon métier.
Les attentes irréalistes sont la première cause de déception. Avant d’opérer, je m’assure systématiquement que ce que vous attendez correspond à ce que la chirurgie peut faire. Un lifting mammaire ne vous rendra pas vos seins de vingt ans. Il vous redonnera une poitrine plus haute, plus galbée, plus en harmonie avec votre corps actuel. Si vous attendez plus, vous serez déçue — et c’est ma responsabilité de vous le dire avant, pas après.
Trois convictions cliniques que je défends
Ne jamais poser un implant « par défaut ». Beaucoup de patientes arrivent en consultation persuadées que la mastopexie passe automatiquement par la pose d’un implant. C’est faux. Dans ma pratique, la majorité des mastopexies que je réalise sont des mastopexies sans implant. L’implant n’est justifié que lorsque la ptôse s’accompagne d’un manque de volume réel et que vous souhaitez ce gain de volume. Sinon, c’est un corps étranger introduit sans bénéfice — avec des contraintes de suivi à vie, un risque de coque, un risque de rupture, et la nécessité de réinterventions futures pour les remplacer.
Refuser les volumes excessifs. Quand la pose d’implants est indiquée, je propose des volumes mesurés, adaptés à votre morphologie. Un implant trop volumineux exerce une traction excessive sur des tissus déjà fragilisés par la ptôse. Résultat : la ptôse récidive plus vite, parfois en un ou deux ans seulement, et il faut tout recommencer. Un bon résultat de mastopexie, c’est un résultat qui dure — pas un résultat spectaculaire qui se dégrade en 18 mois.
Préférer deux temps opératoires plutôt qu’un, quand c’est plus sûr. Pour certaines patientes — peau fine, ptôse sévère, antécédent de chirurgie bariatrique, âge avancé —, je propose volontiers de réaliser la mastopexie d’abord, puis la pose d’implants ou le lipofilling 4 à 6 mois plus tard. C’est moins « vendeur » que de tout faire en une seule fois, mais c’est plus sûr : moins de tension sur les cicatrices, moins de risque de complications, meilleure stabilité du résultat dans la durée.
Ce que je refuse en pratique
Pour être complet, voici ce que je ne fais pas — et que je refuse systématiquement, même à la demande explicite des patientes :
- opérer une patiente qui fume sans arrêt complet préalable (le risque de nécrose de l’aréole est trop élevé) ;
- opérer une patiente dont le poids n’est pas stabilisé depuis au moins 6 mois après une perte de poids significative ;
- opérer une patiente qui envisage une nouvelle grossesse à court terme, c’est à dire dans les mois qui suivent (le résultat serait dégradé) ;
- poser des implants chez une patiente avec une peau fine ou âgée ;
Refuser une indication n’est pas un échec. C’est, au contraire, ce qui distingue une chirurgie élective bien menée. Le meilleur acte chirurgical est parfois celui qu’on ne fait pas.
Ce qui a changé dans ma pratique ces dernières années
La mastopexie a beaucoup évolué depuis le début de ma pratique. Trois évolutions principales me semblent dignes d’être partagées :
- Une indication plus fréquente du lipofilling, qui permet d’apporter un complément de volume sans implant chez les patientes qui ne souhaitent pas de corps étranger. C’est une excellente technique chez la patiente bien sélectionnée.
- Une réflexion plus systématique sur la stratégie en deux temps, particulièrement après une chirurgie bariatrique, pour limiter les risques de complications cicatricielles.
- Une attention accrue à la dimension intime et psychologique de la demande. Une bonne consultation aujourd’hui ne se résume pas à un examen clinique — elle inclut un véritable temps d’écoute sur ce que vous vivez et sur ce que vous attendez. C’est dans cet écart que se joue, en grande partie, la satisfaction post-opératoire.
Si vous reconnaissez votre situation dans ce que je viens d’écrire, je serai heureux de vous recevoir en consultation au cabinet, pour en parler concrètement.
FAQ – Foire aux questions sur la ptôse mammaire
Comment savoir si j’ai une ptôse mammaire ?
Le critère diagnostique est simple : on parle de ptôse mammaire dès que le mamelon descend au niveau du sillon sous-mammaire ou en dessous. Vous pouvez le vérifier vous-même devant un miroir, debout, bras le long du corps. Si votre mamelon reste nettement au-dessus du sillon et orienté vers l’avant, il n’y a pas de ptôse au sens chirurgical. S’il est au niveau ou en dessous, vous avez une ptôse de grade 1 à 3 selon sa position exacte. Le « test du crayon » (un crayon glissé dans le sillon : s’il est maintenu en place par le sein, vous avez une ptôse) complète utilement cette évaluation.
À partir de quel âge la ptôse mammaire apparaît-elle ?
Il n’y a pas d’âge fixe. La ptôse mammaire peut apparaître dès la fin de l’adolescence chez certaines femmes à prédisposition génétique, ou rester très discrète jusqu’à 60 ans chez d’autres. Les principaux facteurs déclenchants sont les grossesses, les variations de poids importantes et le vieillissement naturel des tissus. En pratique, la grande majorité des femmes constatent une ptôse, à des degrés variables, après leur première grossesse ou après la quarantaine.
L’allaitement fait-il tomber les seins ?
Non. L’allaitement n’est pas un facteur de risque indépendant de ptôse mammaire. C’est une idée reçue très tenace, mais qui a été scientifiquement démentie par une étude de référence portant sur 93 patientes (Rinker et al., 2008). Ce qui distend la peau et les ligaments, c’est la grossesse elle-même — avec l’augmentation transitoire du volume mammaire — pas l’allaitement qui survient après. Vous pouvez allaiter sans craindre que cela aggrave la ptôse de vos seins.
Le sport et la musculation des pectoraux peuvent-ils corriger une ptôse mammaire ?
Non. La glande mammaire ne contient aucun muscle ; elle repose simplement sur les pectoraux. Vous pouvez muscler vos pectoraux autant que vous voulez, cela améliorera votre posture et la tonicité de votre buste, mais cela ne remontera pas vos seins. Aucun exercice physique ne peut corriger l’excès de peau et le relâchement des ligaments de Cooper qui caractérisent une ptôse constituée.
Les crèmes raffermissantes pour le buste sont-elles efficaces ?
Non, aucune crème n’a démontré d’efficacité sur la ptôse mammaire. Les ligaments de Cooper, responsables de la tenue du sein, se trouvent dans la profondeur du tissu mammaire — aucun principe actif appliqué localement ne peut les atteindre ni les retendre. Au mieux, les crèmes hydratent et améliorent l’aspect de la peau.
Dormir sans soutien-gorge favorise-t-il la ptôse ?
Non, aucune donnée scientifique ne soutient cette croyance. Le port d’un soutien-gorge la nuit, n’a pas d’effet démontré sur la prévention de la ptôse mammaire.
Quelle est la différence entre une ptôse et une pseudo-ptôse ?
C’est une distinction importante, souvent mal comprise. Dans une vraie ptôse (selon la classification de Regnault), le mamelon est descendu en dessous du sillon sous-mammaire. Dans une pseudo-ptôse, le mamelon reste au-dessus du sillon, mais la majorité du volume mammaire s’est affaissée en dessous : le sein apparaît vide en haut et lourd en bas, alors que l’aréole est paradoxalement bien placée. La pseudo-ptôse s’observe principalement après allaitement et après amaigrissement. Son traitement ne consiste pas à remonter l’aréole, mais à redistribuer le volume mammaire vers le haut — la stratégie chirurgicale est donc différente.
À partir de quel grade de ptôse faut-il envisager une chirurgie ?
Il n’y a pas de grade qui impose la chirurgie. Une patiente avec une ptôse de grade 3 qui vit bien avec sa poitrine n’a aucune indication chirurgicale ; une patiente avec une ptôse de grade 1 dont la gêne quotidienne est réelle a, elle, une indication parfaitement légitime. C’est votre ressenti — esthétique, fonctionnel, intime, psychologique — qui décide, jamais le grade seul. La consultation a précisément pour but de faire la part entre ces deux dimensions.
La ptôse mammaire peut-elle s’aggraver avec le temps ?
Oui, presque toujours. La ptôse mammaire est un phénomène progressif, qui résulte de la conjonction du vieillissement cutané, de l’involution glandulaire et de l’effet permanent de la gravité. Certains facteurs accélèrent cette évolution : grossesses successives, variations de poids importantes, tabagisme. À l’inverse, maintenir un poids stable et arrêter de fumer sont les deux leviers les plus efficaces pour ralentir l’aggravation d’une ptôse existante.
Peut-on prévenir la ptôse mammaire ?
Partiellement, mais pas totalement. Vous pouvez agir sur certains facteurs : arrêter de fumer (effet majeur sur l’élasticité cutanée), éviter les variations de poids brutales, maintenir un poids stable dans la durée. En revanche, vous ne pouvez pas agir sur l’âge, sur le nombre de grossesses (si vous souhaitez avoir des enfants), ni sur votre génétique. La ptôse, à des degrés variables, touche la grande majorité des femmes au cours de leur vie.
Une ptôse mammaire est-elle dangereuse pour la santé ?
Non. La ptôse mammaire n’est pas une maladie et ne présente aucun danger pour la santé. Elle peut néanmoins entraîner une gêne fonctionnelle (irritations du sillon sous-mammaire, douleurs dorsales chez les patientes à forte poitrine, gêne pour la pratique sportive) et parfois avoir un retentissement psychologique réel. Sa correction relève exclusivement de la chirurgie esthétique — et n’est jamais prise en charge par la Sécurité Sociale.
La ptôse mammaire est-elle prise en charge par la Sécurité Sociale ?
Non, en aucun cas. Quelle que soit la cause de la ptôse (grossesses multiples, perte de poids importante, chirurgie bariatrique, vieillissement), et quelle que soit la technique chirurgicale envisagée (mastopexie sans implant, avec implants, avec lipofilling), l’intervention est considérée comme de la chirurgie esthétique pure. Aucun code CCAM ne lui est attribué, aucun arrêt de travail ne peut être délivré, et aucun remboursement n’est possible — ni par l’Assurance Maladie, ni par les mutuelles.
Références scientifiques
Anatomie du sein
- Cooper AP. On the Anatomy of the Breast. London: Longman, Orme, Green, Browne, and Longmans; 1840. Description princeps des ligaments suspenseurs du sein qui portent depuis son nom.
- Regnault P. Breast ptosis. Definition and treatment. Clin Plast Surg. 1976;3(2):193-203. PubMed PMID : 1261176.
Classification de la ptôse mammaire
- Haider SA, Pressman SM, Borna S, Gomez-Cabello CA, Sehgal A, Leibovich BC, Forte AJ. Evaluating Large Language Model (LLM) Performance on Established Breast Classification Systems. Diagnostics (Basel). 2024;14(14):1491. doi:10.3390/diagnostics14141491.
Facteurs de risque de la ptôse mammaire
- Rinker B, Veneracion M, Walsh CP. The effect of breastfeeding on breast aesthetics. Aesthet Surg J. 2008;28(5):534-7. doi:10.1016/j.asj.2008.07.004.
- Rinker B, Veneracion M, Walsh CP. Breast ptosis: causes and cure. Ann Plast Surg. 2010;64(5):579-84. doi:10.1097/SAP.0b013e3181c39377.
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Ptôse mammaire : causes, grades et diagnostic. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 18 mai 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/lifting-mammaire/ptose-mammaire/
Format APA :
Struk, S. (2026, 18 mai). Ptôse mammaire : causes, grades et diagnostic. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/lifting-mammaire/ptose-mammaire/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








