« Refaire sa poitrine », refaire ses seins » désignent l'ensemble des interventions de chirurgie esthétique mammaire visant à modifier le volume, la forme ou la position des seins : augmentation mammaire par implants ou lipofilling, lifting mammaire et réduction mammaire. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je vous explique sur cette page les techniques possibles, les cicatrices à prévoir, les prix, la possibilité d’une prise en charge par la Sécurité Sociale et je vous présente des photos avant/après pour chaque opération.
Refaire sa poitrine : l’essentiel
- 5 techniques principales : augmentation par implants, lipofilling (graisse), lifting mammaire (mastopexie), réduction mammaire, ou combinaison de ces gestes.
- Le choix dépend de 3 critères : volume actuel des seins, présence d'une ptôse mammaire (seins tombants), réserves graisseuses disponibles.
- Prix : 3800 € pour une chirurgie prise en charge, entre 5900 et 6650 € pour une intervention de chirurgie esthétique non prise en charge.
- Prise en charge Sécurité sociale possible uniquement pour : réduction mammaire ≥ 300 g/sein, hypoplasie sévère (< bonnet A), seins tubéreux, syndrome de Poland, asymétrie ≥ 2 bonnets.
- Convalescence : reprise des activités quotidiennes dès le lendemain, arrêt du sport et du port de charges lourdes pendant 1 mois. Arrêt du tabac obligatoire 1 mois avant et 1 mois après.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
REFAIRE SA POITRINE : TOUTES LES INTERVENTIONS
« Refaire sa poitrine », « refaire ses seins » sont des demandes fréquentes en chirurgie esthétique.
Plusieurs interventions peuvent être envisagées : augmentation mammaire avec ou sans prothèses, lipofilling mammaire, réduction mammaire, lifting mammaire, ou association de plusieurs gestes.
Il s’agit toujours d’un projet personnalisé, élaboré sur mesure en fonction de l’aspect de votre poitrine, de votre morphologie et de vos attentes.
L’arrêt du tabac est indispensable pour garantir la sécurité de l’intervention et la qualité du résultat.
Dans certaines situations bien précises, une prise en charge par la Sécurité sociale est possible, au titre de la chirurgie réparatrice.

Tout savoir sur les interventions pour refaire ses seins
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Refaire sa poitrine : de quoi parle-t-on ?
« Refaire sa poitrine » et « refaire ses seins » sont parmi les demandes les plus fréquentes dans ma consultation de chirurgie esthétique mammaire. Derrière cette formulation simple se cachent des situations cliniques très différentes : une poitrine vidée après plusieurs grossesses, des seins tombants après une perte de poids, une hypoplasie présente depuis l'adolescence, une asymétrie qui s'est aggravée avec le temps, ou simplement un manque de volume vécu comme un complexe.
Refaire sa poitrine n'est jamais un geste standardisé. C'est un projet sur mesure, qui dépend de l'anatomie de votre poitrine, de la qualité de votre peau, de l'existence ou non d'une ptôse mammaire, de vos réserves graisseuses, de votre morphologie générale et — surtout — de vos attentes.
En pratique, j'utilise cinq grandes techniques, seules ou en association au cours d'une même intervention :
- Augmentation mammaire par implants (prothèses mammaires) — restauration de volume et de projection.
- Lipofilling mammaire (injection de votre propre graisse) — augmentation modérée et naturelle, sans corps étranger.
- Augmentation composite (implants + lipofilling) — combine volume et naturel des contours.
- Lifting mammaire (mastopexie) — corrige la ptôse sans changer le volume.
- Réduction mammaire — diminue le volume et corrige la ptôse en cas d'hypertrophie.
Quelles sont les techniques pour refaire sA poitrine ?
Le tableau ci-dessous synthétise les cinq techniques principales pour refaire sa poitrine, avec pour chacune l'indication principale, la durée moyenne d'intervention, le type de cicatrices, la convalescence et la possibilité d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.
| Technique | Indication principale | Durée | Cicatrices | Convalescence | Prise en charge Sécurité sociale |
|---|---|---|---|---|---|
| Augmentation par implants | Manque de volume sans ptôse (ou ptôse modérée) | 1h30-2h | Sillon sous-mammaire (4–5 cm) | 5–7 jours hors travail physique | Possible si hypoplasie sévère, asymétrie sévère, seins tubéreux (entente préalable) |
| Lipofilling mammaire | Manque de volume modéré, asymétrie mammaire | 3h | Infracentimétriques (sites de prélèvement) | 5–7 jours | Possible si seins tubéreux, syndrome de Poland, asymétrie sévère (sans entente préalable) |
| Lifting mammaire (mastopexie) | Ptôse sans manque de volume marqué | 2h–3h | Périaréolaire ± verticale ± sillon (T inversé) | 7–10 jours | Jamais |
| Lifting mammaire avec implants | Ptôse et manque de volume | 3h | Périaréolaire ± verticale ± sillon (T inversé) | 7–10 jours | Possible en cas de seins tubéreux (entente préalable) |
| Réduction mammaire | Hypertrophie mammaire avec gêne fonctionnelle | 2h | T inversé | 10–14 jours | Oui sans entente préalable si ≥ 300 g/sein |
Les durées et convalescences indiquées pour des interventions standards chez une patiente non fumeuse à poids stable. Les délais peuvent varier selon l'ampleur du geste et l'association éventuelle de plusieurs techniques (par exemple pour des seins tubéreux).
Refaire sa poitrine après une grossesse ou un allaitement
Repères factuels
- Délai conseillé après accouchement avant la chirurgie : ≥ 12 mois.
- Délai conseillé après arrêt de l'allaitement : ≥ 6 mois.
- Stabilité pondérale requise : poids stable depuis ≥ 6 mois.
- Si une nouvelle grossesse est envisagée à court terme, l'intervention est déconseillée.
La grossesse et l’allaitement entraînent très fréquemment des modifications durables de la poitrine. Les séquelles les plus courantes sont une ptôse mammaire, avec des seins qui tombent, et une perte de volume, en particulier dans la partie supérieure du sein, au niveau du décolleté.
Le choix de la chirurgie dépend avant tout de l’aspect de votre poitrine :
- Lorsque les seins sont tombants mais conservent un volume satisfaisant, un lifting mammaire seul permet de remonter la poitrine et de repositionner les aréoles, sans augmenter la taille des seins.
- Lorsque les seins sont à la fois tombants et vides, la solution est souvent un lifting mammaire avec pose d’implants. Le lifting corrige la ptôse, tandis que les implants restaurent le volume perdu.
- S’il n’existe pas de ptôse mammaire, ou seulement une ptôse très modérée, mais que les seins manquent de volume, une augmentation mammaire par prothèses peut suffire à redonner de la projection et du galbe.
- Enfin, lorsqu’il n’y a pas de ptôse mammaire et que la perte de volume est modérée, le lipofilling mammaire est une excellente option, à condition de disposer de réserves de graisse suffisantes. Cette technique consiste à injecter votre propre graisse dans la poitrine afin d’en augmenter le volume de façon mesurée.
Le timing de l’intervention est un élément essentiel. On recommande d’attendre au moins un an après l’accouchement et plusieurs mois après l’arrêt de l’allaitement, afin que la poitrine ait terminé son évolution. Le poids doit être stable et aucun nouveau projet de grossesse à court terme ne doit être envisagé, au risque d’altérer le résultat.
Enfin, après l’intervention, il est nécessaire d’éviter le port de charges lourdes pendant environ un mois. En pratique, cela implique d’anticiper une aide à domicile, notamment pour porter votre enfant durant la période de convalescence.

Implants ergonomiques de 285 cc, en dual plane, cicatrice sous le sein.
Résultats à 6 mois.

Refaire ses seins après une perte de poids importante
Points clés
- Poids stable : ≥ 6 mois (idéalement ≥ 12 mois après une chirurgie bariatrique).
- Absence de dénutrition (risque cicatriciel).
- Aucune prise en charge n'est possible pour la poitrine après bypass ou sleeve, contrairement à la plastie abdominale ou au bodylift.
- Technique de prédilection : lifting + implants en dual plane (derrière le muscle).
Une perte de poids importante, qu’elle soit liée à un régime ou à une chirurgie bariatrique, entraîne très fréquemment des séquelles importantes au niveau de la poitrine. Les deux conséquences les plus courantes sont un relâchement cutané important, responsable d’une ptôse mammaire, et des seins globalement vidés, avec une perte de galbe, en particulier au niveau du décolleté.
Le choix de l'intervention va dépendre avant tout de l’aspect de la poitrine après l’amaigrissement :
- Lorsque les seins sont très tombants mais conservent un volume suffisant, un lifting mammaire seul permet de retirer l’excès de peau, de remonter la poitrine et de repositionner les aréoles.
- Lorsque les seins sont à la fois tombants et vidés, la solution la plus adaptée est le plus souvent un lifting mammaire combiné à la pose d’implants. Le lifting corrige la ptôse, tandis que les implants permettent de restaurer le volume perdu.
- Plus rarement, lorsqu’il existe peu de ptôse mais essentiellement un manque de volume, une augmentation mammaire seule peut être envisagée. Dans ce contexte post-amaigrissement, les implants sont le plus souvent positionnés derrière le muscle pectoral, selon la technique dite « dual plane », afin de limiter leur visibilité sous une peau souvent fine et relâchée.
Avant toute intervention, il est indispensable que le poids soit parfaitement stable, idéalement depuis plusieurs mois. Intervenir alors que le poids continue d’évoluer expose à un mauvais résultat esthétique. Par ailleurs, il faudra éliminer toute dénutrition sous-jacente, fréquente dans ce contexte (dosage de l'albuminémie et de la pré-albuminémie si nécessaire).
Enfin, il est important de préciser que, contrairement à d’autres chirurgies réparatrices après amaigrissement, comme la plastie abdominale, le bodylift ou les dermolipectomies des membres, aucune prise en charge n’est possible pour la poitrine, ni par la Sécurité sociale ni par les mutuelles, y compris après un bypass ou une sleeve.

Chirurgie mammaire après perte de poids importante.
Implants ergonomiques de 300 cc, en dual plane, cicatrice autour de l'aréole.
Résultats à 6 mois.

Refaire sa poitrine en cas de poitrine tombante
À retenir — ptôse mammaire
- Technique principale : lifting mammaire (mastopexie), avec ou sans implants selon le volume.
- Nombre de cicatrices proportionnel à l'importance de la ptôse (1, 2 ou 3 cicatrices).
- Aucune prise en charge Sécurité sociale n'est possible, quelle que soit l'origine de la ptôse.
Une poitrine tombante, ou ptôse mammaire, est une situation fréquente. Elle peut apparaître après des grossesses, un allaitement, une perte de poids ou simplement avec le temps. La chirurgie permet d’y répondre, mais le choix de la technique dépend toujours de l’importance de la ptôse et du volume des seins.
Lorsque les seins sont tombants mais conservent un volume satisfaisant, la solution repose sur un lifting mammaire seul. Le nombre de cicatrices dépend directement de la quantité de peau à retirer pour remonter la poitrine, et donc du degré de ptôse :
- une cicatrice autour de l’aréole lorsque la ptôse est légère,
- une cicatrice péri-aréolaire associée à une cicatrice verticale en cas de ptôse plus marquée,
- et, dans les formes importantes, une cicatrice supplémentaire dans le sillon sous-mammaire, réalisant une cicatrice en T inversé.
Lorsque la poitrine est à la fois tombante et vidée, un lifting mammaire associé à la pose d’implants constitue le plus souvent la meilleure option. Le lifting corrige l’affaissement, tandis que les implants restaurent le volume et la projection, en particulier au niveau du décolleté.
Dans certaines situations, lorsque la ptôse est modérée et que le principal problème est un manque de volume, une pose d’implants seule peut suffire. Le volume de l’implant permet alors de remettre la peau en tension et d’améliorer la forme du sein, sans ajouter les cicatrices d’un lifting.
Il est essentiel de préciser que la ptôse mammaire n’ouvre jamais droit à une prise en charge. Quelle que soit son origine, y compris après des grossesses ou un amaigrissement important, la chirurgie relève exclusivement de la chirurgie esthétique. Il n’existe donc aucune prise en charge par la Sécurité sociale ni par les mutuelles dans ce contexte.

Mastopexie sans pose d'implant.
Correction de la ptôse mammaire.
Résultats à 6 mois.

Refaire sa poitrine quand on la juge trop petite
À retenir — hypoplasie mammaire
- 4 techniques : implants, lipofilling, augmentation composite, ou techniques mini-invasives (Mia Femtech, Préservé).
- Implants Motiva Ergonomix micro-texturés en première intention.
- Prise en charge Sécurité sociale possible uniquement si bonnet < A (entente préalable CPAM).
Une poitrine jugée trop petite peut être source de complexe au quotidien. Plusieurs solutions chirurgicales existent pour augmenter le volume des seins et regagner confiance en soi. Le choix va dépendre de votre morphologie, des caractéristiques de votre poitrine et de vos attentes.
Quelles techniques pour augmenter le volume de la poitrine ?
L’augmentation mammaire par prothèses reste la technique la plus fiable pour obtenir un gain de volume net et durable. Les implants permettent de choisir précisément le volume et la projection du sein. On pourra les positionner devant ou derrière le muscle pectoral. L’objectif est d’avoir un résultat naturel, avec un implant bien camouflé par vos tissus.
Le lipofilling mammaire consiste à injecter votre propre graisse dans les seins, après l’avoir prélevée par liposuccion. Cette technique permet une augmentation modérée, généralement de l’ordre d’un bonnet par séance. Le rendu est plus naturel qu’avec des implants, mais il nécessite des réserves graisseuses suffisantes.
L’augmentation mammaire composite associe implants et lipofilling. Les implants apportent le volume principal, tandis que la graisse adoucit les contours, notamment au niveau du décolleté. Cette approche est particulièrement intéressante chez les femmes minces ou lorsque l’on souhaite placer les prothèses devant le muscle pectoral.
Les techniques dites « mini-invasives », comme Mia Femtech ou Préservé, reposent également sur la pose d’implants mammaires introduits par des incisions plus courtes. Elles ne permettent qu’une augmentation modérée du volume et ne s’adressent pas à toutes les patientes. Elles concernent les femmes ayant déjà un certain volume mammaire et sans ptôse mammaire.

Implants ergonomiques de 265 cc, en dual plane, cicatrice sous le sein.
Résultats à 6 mois.

Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible ?
Dans certains cas bien précis, une prise en charge par la Sécurité sociale est possible pour une augmentation mammaire par implants, après entente préalable avec la CPAM. Cela concerne :
- une hypoplasie mammaire sévère (bonnet strictement inférieur à A),
- certaines malformations mammaires, comme les seins tubéreux ou le syndrome de Poland,
- une asymétrie mammaire sévère, supérieure à deux bonnets.
En dehors de ces situations, l’augmentation mammaire relève de la chirurgie esthétique et n’est pas prise en charge.
Refaire sa poitrine quand les seins sont asymétriques
À retenir — asymétrie mammaire
- Trois types : asymétrie de volume, de position des aréoles ou de forme des seins.
- Quatre solutions : réduction du sein le plus gros, augmentation du plus petit (implant ou lipofilling), lifting unilatéral, ou association de plusieurs gestes.
- Prise en charge Sécurité sociale possible si asymétrie ≥ 2 bonnets (après entente préalable CPAM en cas de pose d'implants).
Une asymétrie mammaire peut concerner le volume des seins, la position des aréoles ou encore la forme de la poitrine. Dans la majorité des cas, cette asymétrie existe depuis l’adolescence, mais elle peut aussi s’accentuer avec le temps, après une grossesse, une perte de poids ou même après une chirurgie mammaire.
Quelles solutions pour corriger une asymétrie mammaire ?
Lorsque l’asymétrie porte principalement sur le volume, plusieurs options existent.
Si un sein est nettement plus volumineux que l’autre, on pourra proposer de réduire le sein le plus gros afin de rééquilibrer la poitrine. À l’inverse, lorsque le problème est un manque de volume d’un côté, il est possible d’augmenter le sein le plus petit, soit par la pose d’un implant mammaire, soit par des injections de graisse (lipofilling).
L’asymétrie peut également concerner la position des aréoles. Si un sein tombe davantage que l’autre, un lifting mammaire permet de remonter le sein le plus bas et de repositionner l’aréole à une hauteur plus symétrique. Dans certains cas, ce geste est associé à une correction de volume.
Il est possible de combiner plusieurs techniques au cours d’une même intervention.
Prise en charge par la Sécurité Sociale de la correction d’une asymétrie mammaire
Dans certaines situations bien précises, une prise en charge par la Sécurité sociale peut être envisagée. C’est notamment le cas :
- d’une réduction mammaire unilatérale lorsqu’un sein est beaucoup plus gros que l’autre,
- ou d’une pose d’implant mammaire pour corriger une asymétrie sévère, après entente préalable avec la CPAM.
En dehors de ces situations, la correction de l’asymétrie mammaire relève de la chirurgie esthétique et n’est pas prise en charge.
Refaire sa poitrine car les seins sont tubéreux
À retenir — seins tubéreux
- Malformation congénitale : base étroite, forme conique, pôle inférieur creux, aréole élargie, asymétrie fréquente.
- Traitement combiné : libération de l'anneau fibreux + implants ou lipofilling + plastie aréolaire systématique, souvent en plusieurs interventions.
- Prise en charge Sécurité sociale possible au titre de la chirurgie réparatrice.
Les seins tubéreux correspondent à une anomalie du développement de la poitrine, présente dès la puberté. Les seins présentent le plus souvent une base trop étroite, une forme allongée ou conique, un manque de volume, en particulier dans la partie inférieure, ainsi que des aréoles élargies. L'asymétrie mammaire est fréquente.
La correction des seins tubéreux repose sur la combinaison de plusieurs gestes, et diffère d’une simple augmentation mammaire. Le traitement doit être adapté à chaque situation, et plusieurs interventions peuvent être nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant.
La première étape consiste à libérer la glande mammaire, en sectionnant l’anneau fibreux responsable de la forme tubéreuse. Ce geste permet d’élargir la base du sein et de lui redonner une forme plus naturelle.
Lorsque le volume est insuffisant, la pose d’implants mammaires constitue une excellente option. Les implants permettent de restaurer le volume et de remplir le pôle inférieur du sein, habituellement hypoplasique.
Le lipofilling mammaire constitue également une option pour apporter du volume sans implant. Plusieurs séances d’injection de graisse peuvent toutefois être nécessaires, et les réserves graisseuses doivent être suffisantes.
La plastie aréolaire est systématique afin de réduire le diamètre de l’aréole. Selon les cas, un lifting mammaire peut également être nécessaire, notamment lorsque les aréoles sont trop basses.
La correction des seins tubéreux est une chirurgie techniquement exigeante, qui nécessite une expertise spécifique et des attentes réalistes. Dans ce contexte, une prise en charge par la Sécurité sociale est possible au titre de la chirurgie réparatrice. Une entente préalable peut être nécessaire.
Refaire ses seins avec des implants mammaires
À retenir — implants mammaires
- Implants Motiva Ergonomix micro-texturés en première intention : projection d'un implant rond, rendu naturel d'un implant anatomique, sans risque de rotation.
- Position devant ou derrière le muscle pectoral : technique dual plane privilégiée chez les femmes minces.
- Cicatrice unique de 4–5 cm dans le sillon sous-mammaire. Changement d'implant envisagé à 10–15 ans.
L’augmentation mammaire par prothèses permet de restaurer le volume, la projection et la forme des seins. L’objectif reste toujours un résultat naturel. Pour cela, le choix de l’implant doit être adapté à votre morphologie et à vos attentes.
On utilise aujourd’hui des implants micro-texturés Motiva Ergonomix. Ces implants se distinguent des implants ronds ou anatomiques classiques par leur comportement dynamique. Ils sont plus souples et se déforment sous l’effet de la gravité : plus ronds en position allongée, plus en forme de goutte en position debout. Ils combinent ainsi la projection d’un implant rond et le rendu naturel d’un implant anatomique, sans risque de rotation.
On pourra placer les implants devant ou derrière le muscle pectoral. Chez les femmes minces, un positionnement derrière le muscle (« en dual plane ») permet souvent de réduire la visibilité de l’implant et d’obtenir des contours plus discrets, notamment dans la partie supérieure du sein. Le choix du positionnement de l’implant va dépendre de l’épaisseur des tissus au niveau de la poitrine.
Il est également possible d’associer la pose d’implants à des injections de graisse dans les seins, ce qu’on appelle une augmentation mammaire composite. La graisse permet d’adoucir les contours de l’implant, notamment au niveau du décolleté.
Dans des indications très ciblées, des techniques dites mini-invasives comme Mia Femtech ou Préservé peuvent être proposées. Elles s’adressent aux femmes souhaitant une augmentation modérée, disposant déjà d’un certain volume mammaire et sans ptôse.
En cas de ptôse mammaire, il faudra combiner la pose d’implants à un lifting mammaire. Le nombre de cicatrices va dépendre de l’importance de la ptôse.
Dans tous les cas, le résultat dépend avant tout du choix précis de l’implant qui doit être cohérent avec votre silhouette et vos attentes.

Implants ergonomiques de 245 cc, en dual plane, cicatrice sous le sein.
Résultats à 6 mois.

Refaire sa poitrine a l'aide d'injections de graisse (lipofilling mammaire)
À retenir — lipofilling mammaire
- Augmentation mammaire sans prothèse : graisse prélevée par liposuccion, purifiée, puis injectée dans les seins.
- Augmentation modérée d'un bonnet par séance. 60–70 % de la graisse injectée est définitive.
- Indications : volume modéré à apporter, asymétrie, seins tubéreux. Ne corrige pas la ptôse.
Le lipofilling mammaire est un transfert de graisse « autologue » dans les seins. On utilise donc votre propre graisse (« autologue ») pour restaurer le volume et améliorer la forme de la poitrine. Il s’agit d’une approche sans implants, qui répond à des indications bien précises.
On prélève la graisse par liposuccion sur des zones où elle est présente en excès, le plus souvent le ventre, les hanches, les cuisses ou le dos. On la purifie ensuite avant de l'injecter dans les seins afin d’en augmenter le volume.
Le lipofilling mammaire s’adresse principalement aux femmes souhaitant une augmentation modérée du volume, généralement de l’ordre d’un bonnet. Il est particulièrement adapté lorsque les seins ont une bonne consistance, mais manquent de volume. Il peut également être utilisé pour corriger une asymétrie mammaire ou des seins tubéreux.
Le principal avantage du lipofilling est le résultat très naturel, tant à l’œil qu’au toucher. La graisse que l’on injecte a une texture proche de celle du tissu mammaire. En revanche, elle ne rend pas les seins plus fermes et ne permet pas de corriger une ptôse mammaire. En cas de seins tombants, on privilégiera la pose d’implants mammaires.
Il est important de comprendre les limites de cette technique. Une partie de la graisse que l’on injecte se résorbe naturellement dans les premiers mois. Le volume définitif correspond à la graisse qui a survécu à cette phase. Dans certains cas, plusieurs séances peuvent être nécessaires pour atteindre l’objectif. Par ailleurs, le lipofilling nécessite des réserves graisseuses suffisantes.
En pratique, le lipofilling mammaire nécessite de bien poser les indications, car cette technique n’est pas adaptée à toutes les poitrines.
Comment choisir entre un lifting mammaire et une réduction mammaire ?
Lifting mammaire vs réduction mammaire
- Le critère de choix est le volume des seins, pas la ptôse.
- Seuil de 300 g de glande à retirer par sein (≥ 2 bonnets) pour une réduction mammaire.
- Réduction prise en charge par la Sécurité Sociale sans entente préalable si ≥ 300 g/sein. Lifting jamais pris en charge.
Le choix entre un lifting mammaire et une réduction mammaire repose essentiellement sur le volume des seins, plus précisément sur l’existence ou non d’une hypertrophie mammaire gênante au quotidien.
Lorsque le volume des seins est satisfaisant mais qu’ils tombent (ptôse mammaire)
Si vos seins sont tombants, mais que leur taille vous convient, on optera pour un lifting mammaire (mastopexie). La mastopexie permet de remonter la poitrine, de repositionner les aréoles et d’améliorer la forme des seins, sans retirer de glande mammaire. Les seins conservent leur volume.
Il s’agit d’une chirurgie strictement esthétique, qui n’est jamais prise en charge par la Sécurité sociale.

Mastopexie avec cicatrices en T.
Résultats à 12 mois.

Lorsque les seins sont trop volumineux (hypertrophie mammaire)
Si vos seins sont trop gros et tombants, avec une gêne importante au quotidien (douleurs cervicales ou dorsales, difficultés pour le sport ou l’habillage), on parle d’hypertrophie mammaire. Dans ce cas, une réduction mammaire est la solution. Elle permet à la fois de réduire le volume et de corriger la ptôse.
La réduction mammaire implique de retirer au moins 300 grammes de glande mammaire par sein, ce qui correspond en pratique à une diminution d’au moins deux bonnets. Lorsqu’elle répond à ce critère, la réduction mammaire bénéficie d’une prise en charge par la Sécurité sociale, sans entente préalable.

Résection de 450 g à gauche et 400 g à droite.
Passage d'un bonnet E à un gros bonnet C.
Résultats à 12 mois.

Peut-on combiner plusieurs gestes pour refaire ses seins ?
Oui, il est tout à fait possible de combiner plusieurs gestes pour refaire sa poitrine, et cette situation est même très fréquente. La chirurgie mammaire doit être pensée « sur mesure ».
En pratique, un seul geste ne suffit pas dans de nombreuses situations. Par exemple, lorsque les seins sont à la fois tombants et vidés, un lifting mammaire seul permet de remonter la poitrine, mais n’apporte pas de volume. Il est alors pertinent d’associer un lifting mammaire à une pose d’implants au cours de la même intervention, afin de corriger la ptôse tout en restaurant le galbe.
Il est également possible de combiner un lifting mammaire et un lipofilling lorsque le manque de volume est modéré et que l’on souhaite éviter les implants. La graisse permet alors d’apporter un complément de volume, notamment dans la partie supérieure des seins.
Dans certains cas, la pose d’implants peut être associée à des injections de graisse : on parle alors d’augmentation mammaire composite. L’implant apporte le volume principal, tandis que la graisse adoucit les contours et améliore le décolleté, en particulier chez les femmes minces.
D’autres associations sont fréquentes, comme la correction d’une asymétrie mammaire en combinant la réduction d’un sein et l’augmentation de l’autre.
Enfin, dans le traitement des seins tubéreux, il est systématique d’associer plusieurs gestes, parfois au cours de plusieurs interventions successives.
L’objectif n’est pas de multiplier les gestes, mais de traiter chaque problématique identifiée afin d’atteindre un résultat cohérent avec vos attentes.

Implants ergonomiques de 300 cc, en dual plane, cicatrice sous le sein.
Résultats à 6 mois.

Comment choisir la solution adaptée à votre poitrine ?
Seule une consultation avec un chirurgien plasticien disposant d’une expertise solide en chirurgie mammaire permet de déterminer la solution la plus adaptée à votre situation.
Chaque cas est différent. Le choix de la technique doit prendre en compte de nombreux paramètres : le volume de votre poitrine, la forme de vos seins, la qualité de votre peau, l’existence d’une ptôse mammaire et son importance, la symétrie de vos seins, l’existence de seins tubéreux, vos réserves de graisse si l’on envisage un lipofilling, ainsi que vos attentes personnelles. Il faudra également prendre en considération votre morphologie, car la poitrine après l’intervention doit rester en harmonie avec votre silhouette.
Une consultation approfondie permet d’analyser précisément votre poitrine et vos attentes, de vous expliquer les différentes options possibles, leurs limites, les cicatrices associées et les suites opératoires. Dans de nombreux cas, plusieurs consultations sont nécessaires afin d’affiner le projet, d’ajuster les objectifs et de s’assurer que la solution proposée est réaliste et adaptée à votre morphologie.
Il est essentiel de ne pas se précipiter. Prendre le temps de la réflexion, poser toutes vos questions et bien comprendre les implications de chaque option constitue une étape indispensable pour obtenir un résultat à la fois satisfaisant et durable.
Les cicatrices après une chirurgie mammaire
Une crainte fréquente et légitime
Les cicatrices constituent une source fréquente de crainte avant toute chirurgie mammaire. Beaucoup de patientes craignent qu’elles soient trop visibles, voire franchement inesthétiques. Cette inquiétude est légitime, mais elle est souvent très éloignée de la réalité des résultats observés à distance de l’intervention.
Toute chirurgie mammaire implique des cicatrices. On les place toutefois de manière stratégique. Leur localisation dépend du geste réalisé : autour de l’aréole, verticalement entre l’aréole et le sillon sous-mammaire, ou dans le sillon sous-mammaire. Le chirurgien cherche toujours à obtenir le meilleur résultat possible avec le minimum de cicatrices nécessaires. Une chirurgie sans cicatrice n’est tout simplement pas possible.
Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que les cicatrices n’ont pas immédiatement leur aspect définitif. Durant les premiers mois, elles sont souvent rosées ou rouges, parfois légèrement épaissies. Cet aspect est normal et correspond à la phase inflammatoire de la cicatrisation. Progressivement, les cicatrices s’assouplissent, s’éclaircissent et deviennent beaucoup plus discrètes. Cette évolution prend du temps : en moyenne un an, parfois davantage.
La grande majorité des patientes constatent qu’à distance de l’intervention, les cicatrices sont peu visibles, en particulier lorsqu’elles sont dissimulées dans le sillon sous-mammaire ou au pourtour de l’aréole. Les cicatrices liées au lipofilling ou à la liposuccion sont quant à elles très petites, souvent infracentimétriques, et deviennent généralement imperceptibles.
Enfin, la qualité finale des cicatrices dépend aussi de facteurs individuels : qualité de la peau, absence de tabagisme, respect strict des consignes postopératoires et protection solaire. Des solutions existent lorsque l’évolution cicatricielle n’est pas satisfaisante.
En pratique, les cicatrices ne doivent donc pas être un frein à la chirurgie. Elles sont indispensables pour corriger durablement la poitrine et, dans la majorité des cas, deviennent secondaires par rapport au bénéfice obtenu.
Que penser du laser UrgoTouch ?
Le laser UrgoTouch est parfois présenté comme une « solution miracle » pour améliorer la qualité des cicatrices. À ce jour, aucune étude indépendante de grande ampleur, reposant sur une méthodologie robuste, n’a démontré un bénéfice clair, reproductible et durable de cette technique. Son utilisation représente un surcoût pour la patiente et n’est pas dénuée de risques, notamment celui de brûlures cutanées. Une grande prudence s’impose donc face au discours promotionnel des laboratoires et de certains chirurgiens.
Existe-t-il une technique de suture « spéciale » ?
Il est important de rappeler que les techniques de suture et les fils utilisés n’ont pas fondamentalement évolué depuis plusieurs décennies. La qualité d’une cicatrice dépend avant tout de la précision du geste chirurgical, de l’absence de tension excessive sur la peau, du respect de la vascularisation des tissus et de la bonne observance des consignes postopératoires. Elle ne dépend pas d’une prétendue innovation technologique mise en avant à des fins commerciales. Attention aux discours trompeurs.
Refaire sa poitrine : convalescence et arrêt de travail
Convalescence — repères chronologiques
- J0 : retour à domicile le jour même pour les interventions ambulatoires.
- J1 : repos à la maison. Douche autorisée.
- J+2 à J+7 : reprise des activités quotidiennes (habillage, repas, déplacements). Évitez le port de charges lourdes (≥ 5 kg). Conduite possible.
- J+7 à J+14 : reprise du télétravail ou d'une activité professionnelle non physique.
- J+30 : reprise progressive du sport (marche, natation, vélo d'appartement).
- J+45 à J+60 : reprise du sport avec sollicitation des pectoraux (course, fitness, sports de raquette).
Arrêt de travail
- Possible uniquement si l'intervention bénéficie d'une prise en charge Sécurité sociale (réduction mammaire ≥ 300 g, hypoplasie sévère, seins tubéreux, asymétrie sévère).
- Durée habituelle : 7 à 15 jours selon l'opération et la profession.
- En l'absence de prise en charge par la Sécurité Sociale, prévoir des congés ou du télétravail.
Les interventions de chirurgie mammaire ne sont jamais des interventions lourdes. Les gestes de la vie quotidienne sont possibles très rapidement après l’opération. Dès le lendemain de l’intervention, vous pourrez vous habiller seule, vous déplacer normalement, prendre votre douche, préparer vos repas et même conduire.
La douleur après une chirurgie mammaire, qu’il s’agisse d’un lifting mammaire, d’une réduction mammaire ou de la pose d’implants, y compris lorsqu’ils sont placés sous le muscle, est généralement bien contrôlée en post-opératoire par des antalgiques simples.
En revanche, certaines activités doivent être temporairement limitées. Le port de charges lourdes est déconseillé pendant environ un mois, en particulier lorsqu’il s’agit de porter un enfant. Cette contrainte doit être anticipée en vous organisant avec votre entourage afin d’éviter toute mise en tension excessive des cicatrices.
Concernant le sport, aucune activité sportive n’est autorisée durant le premier mois. Cette période de repos est indispensable pour permettre une bonne cicatrisation, éviter les tensions sur les cicatrices, qui pourraient entraîner leur ouverture, et prévenir le déplacement d’éventuels implants mammaires. Après un mois, la reprise progressive des activités physiques est possible, en privilégiant d’abord les activités douces. Les sports sollicitant fortement le haut du corps, les pectoraux ou impliquant des impacts devront être repris plus tard, après validation en consultation.
Sur le plan professionnel, un arrêt de travail peut être prescrit lorsque l’intervention a bénéficié d’une prise en charge par la Sécurité sociale, par exemple dans le cadre d’une réduction mammaire ou d’une pose d’implants pour hypoplasie mammaire sévère. En l’absence de prise en charge par la Sécurité sociale, aucun arrêt de travail ne peut être prescrit. Il est donc nécessaire d’anticiper cette contrainte en posant des congés ou en organisant, lorsque cela est possible, une période de télétravail.
Pourquoi est-il indispensable d’arrêter de fumer avant de refaire sa poitrine ?
Arrêter de fumer avant une chirurgie mammaire est indispensable pour réduire les risques de complications et optimiser le résultat. Le tabac a un effet délétère sur la vascularisation des tissus et donc sur la cicatrisation.
La nicotine provoque une vasoconstriction : les petits vaisseaux se contractent, l’oxygénation des tissus diminue et la cicatrisation est plus lente et les cicatrices plus fragiles.
Dans le cadre d’une chirurgie mammaire, qu’il s’agisse d’un lifting, d’une réduction, de la pose d’implants ou d’un lipofilling, cette altération de la microcirculation expose à des complications parfois sévères.
Les risques augmentés chez les fumeuses incluent notamment :
- des retards de cicatrisation,
- des désunions de cicatrices,
- des cicatrices élargies ou inesthétiques,
- des infections, notamment l’infection d’une prothèse,
- et, dans les cas les plus graves, une souffrance voire une nécrose de l’aréole, complication redoutée après une réduction mammaire ou un lifting mammaire.
Le tabac compromet également la prise de la graisse lors d’un lipofilling mammaire. Une mauvaise vascularisation réduit la survie des cellules graisseuses injectées, ce qui diminue le volume final d’un lipofilling et augmente le risque de complications d’infection de la graisse.
Pour toutes ces raisons, un arrêt complet du tabac est impératif, en général au moins un mois avant l’intervention et un mois après. Ce délai permet à la microcirculation de se normaliser et aux tissus de retrouver de meilleures capacités de cicatrisation.
En revanche, le vapotage sans nicotine est autorisé. Il ne provoque pas de vasoconstriction et n’altère pas la cicatrisation. Il peut donc constituer une alternative transitoire pour vous aider à arrêter de fumer avant l’intervention.
Arrêter de fumer n’est pas une option : c’est une condition essentielle de sécurité pour refaire sa poitrine dans de bonnes conditions.
À quel âge refaire ses seins ?
Il n’existe pas d’âge idéal pour refaire sa poitrine. Il s’agit avant tout d’une décision personnelle, qui prend tout son sens dès lors que le projet a été suffisamment mûri.
Chez les femmes jeunes, il est indispensable que le développement mammaire soit achevé, ce qui est généralement le cas après 18 ans. À cet âge, la demande concerne le plus souvent un manque de volume, une hypertrophie mammaire difficile à vivre au quotidien, une asymétrie mammaire ou une malformation mammaire, comme les seins tubéreux. La décision doit alors être mûrement réfléchie, avec des objectifs réalistes et sans pression extérieure. A cet âge, il est particulièrement important de ne pas se précipiter.
Chez les femmes âgées de 30 à 50 ans, les motivations sont fréquemment liées aux grossesses, à l’allaitement ou à des variations de poids. La poitrine peut devenir tombante, se vider ou perdre de sa fermeté. C’est une période courante pour envisager un lifting mammaire, une augmentation mammaire ou une association des deux, à condition que les projets de grossesse soient terminés et que le poids soit bien stabilisé.
Après 50 ou 60 ans, il est également tout à fait possible de refaire sa poitrine. L’âge n’est pas une contre-indication en soi. Ce qui importe avant tout est l’état de santé général, l’absence de pathologies non équilibrées et la capacité à supporter une anesthésie. La qualité de la peau et des tissus est alors prise en compte afin d’adapter la technique et de fixer des objectifs réalistes.
En pratique, on peut refaire sa poitrine à tout âge, à condition que l’indication soit cohérente, que l’état de santé le permette et que le projet soit réfléchi et bien encadré.
Refaire sa poitrine : déroulement de l'intervention
L'ensemble de mes interventions de chirurgie mammaire se déroule au Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann à Neuilly-sur-Seine, établissement accrédité par la HAS et reconnu pour son plateau technique en chirurgie plastique.
Avant l'intervention :
- Deux consultations préopératoires espacées d'au moins 15 jours (délai légal de réflexion) au cabinet.
- Bilan d'imagerie mammaire et consultation d'anesthésie.
- Arrêt complet du tabac un mois avant.
Le jour de l'intervention :
- Anesthésie générale dans tous les cas.
- Durée opératoire : 1h30 à 3h selon la technique (voir tableau plus haut).
- Hospitalisation : ambulatoire le plus souvent (sortie le jour même).
Après l'intervention :
- Pansements quotidiens avec un(e) infirmier(e) à domicile pendant 7 à 15 jours, soutien-gorge de contention pendant 1 mois jour et nuit.
- Antalgiques simples (paracétamol ± Acupan) pour le contrôle de la douleur.
- Premier rendez-vous post-opératoire la première semaine, puis 1 fois par semaine pendant 1 mois puis à 3 mois, 6 mois, 1 an.
Refaire sa poitrine : prix à Paris
Le prix pour refaire sa poitrine à Paris dépend principalement de la technique, du temps opératoire, de la pose éventuelle d'implants (qu'il faut commander en amont), des honoraires de la clinique et de l'éventuelle prise en charge par la Sécurité sociale. Les tarifs ci-dessous correspondent à ma pratique au Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann à Neuilly-sur-Seine.
| Intervention | Tarif | Prise en charge Sécurité sociale |
|---|---|---|
| Augmentation mammaire par implants | 6650 € | Possible après entente préalable |
| Lipofilling mammaire | 5400 € | Possible si seins tubéreux ou Poland |
| Augmentation composite | 7650 € | Possible après entente préalable |
| Lifting mammaire seul | 5900 € | Jamais |
| Lifting + implants | 8500 € | Seins tubéreux, après entente préalable |
| Réduction mammaire | 3800 € | Oui si ≥ 300 g/sein |
Les tarifs détaillés, ce qu'ils incluent et les modalités de devis sont précisés sur la page Tarifs et remboursement. Un devis personnalisé est systématiquement remis à l'issue de la première consultation.
Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible si je souhaite refaire ma poitrine ?
Oui, une prise en charge par la Sécurité sociale est possible dans certaines situations bien précises, mais elle reste strictement encadrée. La majorité des interventions visant à « refaire sa poitrine » relèvent de la chirurgie esthétique et ne sont donc pas remboursées. Il existe toutefois quelques exceptions.
La réduction mammaire peut bénéficier d’une prise en charge sans entente préalable avec la CPAM, à condition qu’il soit prévu de retirer au moins 300 grammes de glande mammaire par sein, ce qui correspond en pratique à une diminution d’au moins deux bonnets. On évalue ce critère cliniquement en consultation. Si ce seuil ne peut pas être atteint, l’intervention est considérée comme esthétique et n’est pas remboursée.
Un lipofilling mammaire peut également être pris en charge sans entente préalable lorsqu’il est réalisé dans un cadre réparateur, notamment pour la correction de seins tubéreux ou dans le syndrome de Poland. En dehors de ces indications, les injections de graisse dans les seins relèvent de la chirurgie esthétique.
La pose d’implants mammaires peut, dans certains cas, faire l’objet d’une prise en charge, mais uniquement après entente préalable avec la CPAM. Cela concerne des situations spécifiques :
- hypoplasie mammaire sévère,
- asymétrie mammaire sévère rendant l’habillage difficile,
- seins tubéreux ou syndrome de Poland.
Dans ces situations, la décision finale de la prise en charge appartient au médecin conseil de la Sécurité sociale.
En revanche, aucune prise en charge n’est possible pour un lifting mammaire, une augmentation mammaire à visée esthétique, une correction de forme ou une reprise de cicatrices. Les mutuelles ne prennent pas en charge ces interventions lorsqu’elles sont considérées comme esthétiques.
Comment choisir son chirurgien pour refaire sa poitrine ?
Refaire sa poitrine est une intervention dont le résultat dépend directement de l'expertise du chirurgien.
Voici les critères objectifs à vérifier avant de choisir votre praticien :
- Deux consultations préopératoires : la loi française impose 15 jours de réflexion entre la première consultation et l'intervention. Méfiez-vous de tout praticien qui propose une intervention dans des délais plus courts.
- Qualification ordinale : le chirurgien doit être inscrit au tableau du Conseil de l'Ordre des Médecins, dans la spécialité chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Vérifiez son numéro RPPS sur annuaire.esante.gouv.fr.
- Spécialisation mammaire : un chirurgien dont l'activité mammaire représente la majorité de son exercice apporte une expertise nettement supérieure. La chirurgie du sein est une spécialité à part entière.
- Affiliation hospitalière : la pratique parallèle en milieu hospitalier (notamment en reconstruction mammaire) est un signal fort de compétence technique.
- Publications scientifiques : un chirurgien qui publie dans des revues internationales à comité de lecture (disponibles sur PubMed) entretient une expertise actualisée.
- Plateau technique : l'intervention doit être réalisée dans un établissement accrédité par l'HAS, disposant d'un plateau technique adapté.
- Photos avant/après : un chirurgien expérimenté présente une iconographie diversifiée et représentative de sa pratique.
Mon profil
- Diplômé du DESC de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, formé exclusivement à Paris.
- Activité exclusive en chirurgie mammaire (esthétique et reconstruction).
- Ancien Assistant Spécialiste à l'Institut Gustave Roussy.
- Chirurgien attaché à l'Institut Curie (reconstruction mammaire après cancer du sein).
- Inscrit au Conseil de l'Ordre de Paris — RPPS 10101382645.
- Membre de la SOFCPRE.
- Auteur de publications scientifiques en chirurgie mammaire (voir mes publications).
Refaire sa poitrine : questions fréquentes (FAQ)
Combien coûte une intervention pour refaire sa poitrine à Paris ?
Le prix dépend de la technique : 5 400 € pour un lipofilling mammaire seul, 6650 € pour des implants, 5900 € pour un lifting et 8500 € pour un lifting avec implants et 3800 € pour une réduction mammaire.
Peut-on refaire sa poitrine sans implants ?
Oui. Le lipofilling mammaire permet d'augmenter le volume des seins en injectant votre propre graisse, sans aucun corps étranger. Il convient pour des augmentations modérées (de l'ordre d'un bonnet par séance) et nécessite des réserves graisseuses suffisantes.
Combien de temps dure une intervention pour refaire la poitrine ?
Entre 1h30 pour des implants seuls et 3h pour un lipofilling mammaire ou lifting mammaire avec pose d'implants. Toutes les interventions se déroulent sous anesthésie générale.
Faut-il dormir à la clinique après l'opération ?
Non, la majorité des interventions de chirurgie mammaire se déroulent en ambulatoire. Cela signifie que vous pourrez rentrer chez vous le jour même.
À partir de quel âge peut-on refaire sa poitrine ?
À partir de 18 ans en règle générale, dès que le développement mammaire est terminé. Dans certaines situations spécifiques (seins tubéreux, hypoplasie sévère, asymétrie majeure), une intervention peut être discutée plus tôt, à condition que la puberté soit achevée.
La Sécurité sociale rembourse-t-elle une intervention pour refaire sa poitrine ?
Uniquement dans des situations précises : réduction mammaire avec ≥ 300 g de glande retirée par sein (sans entente préalable), hypoplasie mammaire sévère (bonnet < A), seins tubéreux, syndrome de Poland, asymétrie mammaire sévère (≥ 2 bonnets de différence) avec ou sans entente préalable (selon la technique nécessaire). Toutes les autres situations relèvent de la chirurgie esthétique et ne sont pas remboursées.
Combien de temps faut-il arrêter de fumer avant l'opération ?
Au minimum 1 mois avant et 1 mois après l'intervention. Le tabac provoque une vasoconstriction qui altère gravement la cicatrisation et augmente le risque de désunion de cicatrices et — dans les cas les plus graves — de nécrose de l'aréole.
Reste-t-il des cicatrices visibles ?
Toute chirurgie mammaire laisse des cicatrices, dont la localisation dépend de la technique : sillon sous-mammaire pour les implants, cicatrices en T pour le lifting et la réduction. Ces cicatrices évoluent pendant 12 à 24 mois et deviennent généralement très discrètes à terme.
Peut-on allaiter après avoir refait sa poitrine ?
Oui dans la majorité des cas, en particulier après une augmentation par implants ou un lipofilling. L'allaitement est plus aléatoire après une réduction mammaire ou un lifting car on remonte l'aréole, mais il reste possible chez la majorité des patientes.
Quand peut-on reprendre le sport ?
Aucun sport pendant le premier mois. Reprise progressive à partir de J+30 (marche, natation, vélo). Reprise des sports sollicitant les pectoraux (course, musculation, sports de raquette) à partir de J+45–60, après validation en consultation.
Combien de temps dure le résultat ?
Un lifting tient en moyenne 10 à 15 ans, sous l'effet de la gravité et des variations pondérales. Les implants ne durent pas toute la vie : un changement est habituellement nécessaire à 10–15 ans. Le lipofilling est définitif pour la part de graisse qui a pris (60–70 % du volume injecté).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd'hui en tant que Praticien Attaché à l'Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l'Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








