L’augmentation mammaire mini-invasive regroupe deux techniques récentes, Mia Femtech™ et Preservé™, qui reposent sur la pose d’implants mammaires en silicone à travers une incision plus courte. En tant que chirurgien plasticien spécialisé en chirurgie mammaire à Paris, je vous propose ici une information objective sur ces techniques : ce qu’elles changent réellement, à qui elles s’adressent et ce qu’elles ne permettent pas.
Les techniques Mia Femtech™ et Preservé™ en bref
- Il s’agit toujours d’une pose d’implants mammaires en silicone : l’incision est plus courte, mais la nature de l’intervention, réalisée au bloc opératoire, reste la même.
- L’implant est obligatoirement placé devant le muscle pectoral, dans une loge créée par un ballon gonflable plutôt que par une dissection chirurgicale classique.
- Les indications sont très ciblées : augmentation modérée de l’ordre d’un bonnet, volume mammaire initial suffisant, absence de ptôse et peau de bonne qualité.
- Les suites peuvent être plus simples qu’après une augmentation en dual plane, car le muscle pectoral n’est pas décollé ; les risques liés aux implants (coque, rupture, malposition) restent en revanche identiques.
- Le remplacement des implants n’est le plus souvent pas possible par la cicatrice initiale : une nouvelle cicatrice ou un allongement sera généralement nécessaire, ce qui doit être anticipé dès la première intervention.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
AUGMENTATION MAMMAIRE « MINI-INVASIVE » MIA FEMTECH OU PRESERVÉ
L’augmentation mammaire dite « mini-invasive » par Mia Femtech™ ou Preservé™ repose sur la pose d’implants mammaires en silicone, positionnés devant le muscle, à travers des incisions volontairement plus courtes.
Elle ne constitue pas une révolution chirurgicale, mais une variante technique portée en grande partie par un discours marketing, sans modification des contraintes fondamentales liées aux implants.
Elle concerne les femmes qui souhaitent une augmentation modérée du volume mammaire, et qui ont déjà suffisamment de poitrine, sans ptôse mammaire.
Enfin, le recul scientifique reste limité et le surcoût est important, sans preuve démontrée d’un bénéfice durable par rapport à une augmentation mammaire classique.

Tout savoir sur l’augmentation mammaire mini-invasive par Mia™ ou Preservé™
Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire « mini-invasive » ?
Une augmentation mammaire dite « mini-invasive » désigne un ensemble de techniques récentes de pose d’implants mammaires en silicone dont l’objectif principal est de réduire la taille des cicatrices. Le terme relève avant tout d’un argument commercial, mis en avant par les laboratoires dans leurs communications promotionnelles. En effet, il s’agit toujours d’une intervention chirurgicale, réalisée au bloc opératoire, avec l’introduction d’une prothèse mammaire en silicone et la création de cicatrices sur la peau.
Ces techniques reposent sur trois principes communs :
- Le premier est la création de la loge de l’implant à l’aide d’un ballon gonflable, introduit par une incision courte, sans recours aux instruments chirurgicaux classiques.
- Le deuxième est l’utilisation d’implants en silicone spécifiques, généralement de plus petit volume, conçus pour passer par cette incision raccourcie.
- Le troisième est le positionnement de l’implant devant le muscle pectoral, imposé par la technique.
Deux procédés dominent aujourd’hui ce marché, Mia Femtech™ et Preservé™. Ils proviennent du même fabricant, Establishment Labs, qui produit également les implants Motiva Ergonomix® largement utilisés dans les augmentations mammaires classiques.
Que signifie le terme « harmonisation mammaire » ?
Le terme « harmonisation mammaire » n’a aucune définition médicale officielle. Il ne correspond ni à une technique chirurgicale précise, ni à un acte codifié dans les nomenclatures médicales. Il s’agit d’un intitulé promotionnel, utilisé dans les communications des laboratoires autour des techniques mini-invasives.
C’est pourquoi il est important de rester prudente face à cette appellation. Deux patientes à qui l’on propose une « harmonisation mammaire » peuvent en réalité bénéficier d’interventions totalement différentes : pose d’implants, lipofilling, mastopexie, correction d’asymétrie ou association de plusieurs gestes. Les indications, les cicatrices, les suites et les risques de ces interventions n’ont rien de comparable. Avant d’accepter une « harmonisation mammaire », vous devez ainsi savoir précisément quels gestes sont prévus, s’il y aura ou non des implants, quelles cicatrices seront nécessaires et quelles alternatives existent.
En consultation, ce qui compte n’est pas l’intitulé employé, mais l’analyse précise de votre poitrine : volume de la poitrine, forme des seins, ptôse mammaire éventuelle, qualité de la peau, symétrie, attentes. À partir de cette analyse, le chirurgien doit proposer un projet chirurgical clair, en nommant précisément chaque geste envisagé.
Quelles sont les techniques d’augmentation mammaire « mini-invasive » ?
Les techniques d’augmentation mammaire dites « mini-invasives » reposent sur des principes communs :
- implant placé devant le muscle pectoral, c’est-à-dire directement derrière la glande mammaire,
- incision plus courte, soit sous le sein, soit dans l’aisselle,
- création de l’espace pour l’implant à l’aide d’un ballon gonflable,
- utilisation de dispositifs brevetés (prothèses spécifiques, ballon gonflable, dispositif d’insertion de l’implant).
Deux techniques sont principalement mises en avant aujourd’hui : Mia Femtech™ et Preservé™. Elles se distinguent par la voie d’abord, par le mode d’insertion de l’implant et par le type de prothèse imposé.
Mia Femtech™ : une pose d’implant par voie axillaire
La technique Mia Femtech™ repose sur l’utilisation d’un implant en silicone dit « injectable », selon la terminologie du laboratoire. On réalise d’abord une incision au niveau de l’aisselle. On crée ensuite la loge de l’implant devant le muscle pectoral, c’est-à-dire sous la glande mammaire, à l’aide d’un dispositif breveté constitué d’un ballon gonflable. Pour cela, on introduit ce ballon dans le sein, puis on le gonfle progressivement afin de créer l’espace destiné à recevoir l’implant. Une fois la loge préparée, l’implant en silicone est introduit par injection, à l’aide d’un second dispositif breveté. Le laboratoire décrit cet implant comme « injectable », bien qu’il s’agisse toujours d’une prothèse mammaire en silicone (prothèse en silicone Diamond®), simplement conçue pour être propulsée à travers un conduit étroit.
Cette technique impose :
- l’utilisation d’implants en silicone de petit volume,
- le positionnement de l’implant exclusivement devant le muscle,
- l’utilisation d’un matériel spécifique coûteux.
Néanmoins, l’intervention ne nécessite pas forcément d’anesthésie générale. Elle est possible sous anesthésie locale et dure moins longtemps qu’une technique classique (une trentaine de minutes contre 1 heure 30).

En haut : système d’insertion (qui aspire l’implant et permet de l’injecter dans le sein).
En bas : ballon gonflable permettant de créer l’espace dans le sein pour l’implant, et implants « injectables ».
Preservé™ : une incision raccourcie dans le sillon sous-mammaire
La technique Preservé™ repose sur une logique assez proche, mais utilise moins de matériel. On réalise cette fois-ci l’incision dans le sillon sous-mammaire. Celle-ci mesure environ 2,5 cm, contre 4 à 5 cm pour une augmentation mammaire classique. L’espace destiné à l’implant est également créé devant le muscle pectoral à l’aide d’un ballon gonflable. L’implant mammaire est ensuite mis en place à l’aide d’un dispositif d’insertion similaire à celui utilisé en chirurgie classique. Néanmoins, la technique Preservé™ impose l’utilisation d’une prothèse spécifique plus souple, conçue pour passer par une incision plus courte (prothèse en silicone Ergonomix 2®).
Là encore, les indications sont restreintes :
- augmentation modérée du volume (mais plus importante qu’avec Mia),
- implant obligatoirement en position pré-pectorale,
- utilisation de matériel spécifique avec un surcoût non négligeable par rapport à une technique classique (moindre qu’avec Mia).
Là encore, l’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale, mais ce n’est pas obligatoire.

A gauche : système introduit dans le sein avant de passer le ballon gonflable.
A droite : ballon gonflable permettant de créer l’espace dans le sein pour l’implant, implant et système d’insertion (« poche à douille » classique).
Création de la loge de l’implant par ballon gonflable
Dans une augmentation mammaire classique, on crée la loge de l’implant par une dissection aux instruments, sous contrôle direct de la vue, ce qui nécessite une incision suffisante pour y travailler.
Le ballon gonflable qu’on utilise avec Mia Femtech™ ou Preservé™ procède autrement. On l’introduit dégonflé par l’incision courte, puis on le gonfle progressivement devant le muscle pectoral : c’est l’expansion du ballon qui décolle les tissus et crée l’espace destiné à recevoir la prothèse. On retire ensuite le ballon et on met l’implant en place dans la loge ainsi formée. C’est ce mécanisme qui permet de raccourcir l’incision, puisque la dissection ne passe plus par elle. En revanche, il ne permet pas de conformer la loge avec la même précision qu’une dissection sous contrôle de la vue, ce qui explique que ces techniques soient réservées aux cas simples.
Ce qu’il faut retenir sur ces techniques
Ces deux techniques reposent sur l’utilisation de dispositifs médicaux spécifiques. Elles ne modifient ni la nature de l’intervention, il s’agit toujours d’une pose de prothèses mammaires en silicone, ni les contraintes à long terme liées aux implants. Elles ne remplaceront pas la technique classique, mais peuvent présenter un intérêt chez certaines patientes ne souhaitant pas d’anesthésie générale. Leurs indications doivent rester très ciblées.
A qui s’adresse l’augmentation mammaire mini-invasive Mia Femtech™ ou Preservé™ ?
L’augmentation mammaire mini-invasive s’adresse à des cas ciblés.
Elle concerne principalement les femmes qui souhaitent une augmentation modérée du volume, en général de l’ordre d’un bonnet, et qui présentent déjà un volume mammaire initial suffisant (bonnet B ou supérieur). En effet, les prothèses étant placées devant le muscle, ces techniques ne sont pas adaptées aux femmes ayant une poitrine très peu développée. Par exemple, elles n’ont pas d’intérêt chez une femme présentant un bonnet A ou inférieur. Elles ne visent donc pas à remplacer une augmentation mammaire classique.
Ces techniques s’adressent également aux patientes sans ptôse mammaire, c’est-à-dire sans affaissement de la poitrine. En présence d’une ptôse, même modérée, elles ne sont pas adaptées, car elles ne permettent pas d’associer un geste de mastopexie (lifting mammaire).
Les patientes doivent par ailleurs présenter une peau de bonne qualité, avec une élasticité suffisante. Une peau fine, relâchée ou marquée par des grossesses ou des variations de poids expose à un résultat moins satisfaisant, du fait du positionnement nécessairement pré-pectoral des implants.
Ces techniques peuvent toutefois intéresser des femmes qui souhaitent éviter une anesthésie générale, car Mia Femtech™ et Preservé™ peuvent, dans certains cas, être réalisées sous anesthésie locale. Ce point constitue souvent un critère déterminant dans la décision.
En revanche, elles ne s’adressent pas aux situations complexes. Elles ne permettent ni de corriger une asymétrie mammaire, des seins tubéreux ou une ptôse mammaire, ni de traiter des cas de chirurgie mammaire secondaire.
À qui ces techniques ne conviennent-elles pas ?
Ces techniques ne conviennent donc pas à toutes les poitrines.
Le point important est qu’elles ne permettent pas d’augmentation importante de volume, par exemple passer d’un bonnet A à un gros bonnet C. Elles ne corrigent ni une poitrine tombante, ni une asymétrie mammaire importante, ni des seins tubéreux. Enfin, ces techniques ne sont pas adaptées aux femmes très minces présentant par ailleurs une faible poitrine (bonnet A ou inférieur) car la prothèse, placée obligatoirement devant le muscle, serait trop visible.
Pour toutes ces situations, les techniques classiques donneront de meilleurs résultats :
- Une augmentation mammaire par implants classique permet de choisir librement le volume, la position de l’implant et les gestes associés. Chez les femmes très minces, il est préférable de placer l’implant derrière le muscle, en dual plane, afin d’obtenir une meilleure couverture de la prothèse et un résultat plus naturel. Il est impossible de réaliser un dual plane avec les techniques dites « mini-invasives ».
- Par ailleurs, le lipofilling mammaire seul permet d’augmenter le volume des seins sans aucun implant.
Le choix entre ces techniques repose sur l’examen clinique et sur l’écoute de vos attentes.
En quoi Mia Femtech™ et Preservé™ diffèrent-elles d’une augmentation mammaire classique ?
La différence porte sur la voie d’abord, la taille de l’incision et le mode de création de la loge. Une augmentation mammaire par prothèses classique laisse le choix du volume, de la voie d’abord et de la position de l’implant, devant le muscle ou en dual plane, et permet d’associer un lifting mammaire si nécessaire. Les techniques mini-invasives offrent moins de polyvalence : implants spécifiques de volume plus limité, position pré-pectorale obligatoire et dissection au ballon.
Il est important de comprendre que ces techniques ne sont pas de « meilleures » augmentations mammaires. Leur prix plus élevé s’explique par le coût d’un matériel breveté et ne traduit pas un résultat supérieur.
De la même façon, la mention « chirurgien certifié Mia » ou « certifié Preservé » ne correspond à aucune certification médicale reconnue par les autorités de santé, l’Ordre des médecins ou les sociétés savantes. Elle atteste le plus souvent d’une formation privée organisée par le laboratoire qui commercialise le dispositif. Ces formations familiarisent avec le matériel ; elles ne constituent ni un diplôme, ni un titre protégé.
Comparatif Mia Femtech™, Preservé™ et augmentation mammaire classique
| Mia Femtech™ | Preservé™ | Augmentation classique | |
| Incision | Aisselle | Sillon sous-mammaire, environ 2,5 cm | Sillon sous-mammaire, 4 à 5 cm, ou au bord inférieur de l’aréole |
| Création de la loge | Ballon gonflable | Ballon gonflable | Dissection sous contrôle de la vue |
| Position de l’implant | Devant le muscle, obligatoire | Devant le muscle, obligatoire | Devant le muscle ou dual plane |
| Implants | Prothèse en silicone injectable Diamond® | Prothèse en silicone Ergonomix 2®, plus souple | Gamme complète, notamment Motiva Ergonomix®, tous volumes |
| Insertion de l’implant | Par injection, dispositif breveté | Inserteur classique | Inserteur classique |
| Gain de volume | Modéré | Modéré, un peu supérieur à Mia | Adapté à votre demande, de modéré à important |
| Mastopexie associée possible | Non | Non | Oui, si nécessaire |
| Anesthésie | Locale possible, environ 30 minutes | Locale possible | Générale, 1 à 2 heures |
| Réutilisation de la cicatrice pour changer les implants | Le plus souvent impossible | Allongement nécessaire | Oui |
| Coût | 10 000 euros environ | 8 000 à 10 000 euros | 6 650 euros |
Quelle est la différence entre l’augmentation mammaire Mia Femtech™ et Preservé™ ?
La technique Mia Femtech™ laisse une cicatrice au niveau de l’aisselle. L’implant en silicone est introduit dans le sein par injection à l’aide d’un dispositif spécifique.
La technique Preservé™ repose sur une incision située dans le sillon sous-mammaire. Elle ne nécessite pas de dispositif d’injection particulier : l’implant est mis en place à l’aide d’un inserteur classique.
Chaque technique fait appel à un implant mammaire spécifique, différent de ceux utilisés dans une augmentation mammaire classique. Néanmoins, il s’agit dans tous les cas d’implants mammaires en silicone. Cet implant peut être légèrement plus volumineux dans la technique Preservé™ par rapport à la technique Mia™.
Y a-t-il moins de douleurs après une augmentation mammaire mini-invasive ?
Oui, ces techniques s’accompagnent de suites plus simples, avec moins de douleurs en comparaison d’une augmentation mammaire en dual plane. Cela tient à un point précis : l’implant est placé devant le muscle pectoral, sans décollement musculaire. Une augmentation en dual plane implique en effet de décoller le muscle grand pectoral, car l’objectif est de glisser la prothèse sous le muscle afin de diminuer sa visibilité. Ce temps opératoire explique une douleur souvent plus marquée durant les premiers jours, avec une sensation de tension plus importante. Ne pas décoller le muscle rend indéniablement les suites plus confortables.
En revanche, si l’on compare Mia Femtech™ ou Preservé™ à une augmentation rétro-glandulaire classique, où l’implant est également placé devant le muscle, le bénéfice devient moins évident. La loge de l’implant est la même, seuls les instruments utilisés pour limiter la taille de la cicatrice diffèrent.
On peut parfois lire que ces techniques « préservent les nerfs et les ligaments » du sein. Aucune étude scientifique ne corrobore cette affirmation, et aucune étude de grande ampleur n’a démontré une diminution significative des douleurs post-opératoires par rapport à une pose classique pré-musculaire.
Que dit la littérature scientifique ?
Le recul scientifique sur ces techniques reste limité, et il faut comprendre d’où viennent les données disponibles.
Les principales publications sont l’œuvre des concepteurs de la technique, en lien avec le fabricant. Ainsi, l’équipe de Manuel Chacón-Quirós, qui a développé le procédé, rapporte dans une étude prospective portant sur 100 patientes suivies pendant 3 ans un taux de complications de 3,2 %, sans coque sévère ni rupture d’implant, avec une augmentation de 1 à 3 bonnets chez trois quarts des patientes (Chacón-Quirós et al., 2026). La même équipe a publié le concept de « préservation tissulaire » qui sous-tend ces techniques (Chacón-Quirós, 2025) ainsi qu’une étude rétrospective de 111 patientes suivies un an, retrouvant un taux de complications de 4,5 % (Chacón-Quirós et al., 2026).
Ces résultats sont rassurants et ne font pas apparaître de signal d’alerte dans les données publiées. Ils doivent toutefois être interprétés avec prudence. En effet, ces études émanent des promoteurs de la technique, portent sur des effectifs limités et un recul de 1 à 3 ans, et aucune étude comparative indépendante n’a confronté ces techniques à une augmentation classique.
Comment se déroule une augmentation mammaire Mia Femtech™ ou Preservé™ ?
La consultation se déroule au 99 rue de Prony, 75017 Paris. L’examen clinique détermine d’abord si vous êtes réellement candidate à une technique mini-invasive. Pour celan j’évalue le volume de vos seins, la qualité et l’élasticité de la peau, l’absence de ptôse ainsi que vos attentes en termes de volume. Nous discutons également de votre rapport à l’anesthésie générale, car c’est souvent ce qui motive la demande. Si votre anatomie ne s’y prête pas, je vous explique pourquoi et je vous présente les alternatives adaptées à votre situation. Plusieurs consultations sont obligatoires avant de prendre une décision. L’intervention aura lieu à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine.
Le jour de l’intervention, le déroulement diffère d’une augmentation classique sur plusieurs points. L’intervention peut se dérouler sous anesthésie locale. On réalise d’abord l’incision courte, dans l’aisselle pour Mia Femtech™ ou dans le sillon sous-mammaire pour Preservé™. Puis, on introduit le ballon de dissection, que l’on gonfle progressivement pour créer la loge devant le muscle pectoral. Enfin, on met l’implant en place, par injection avec le dispositif dédié pour Mia Femtech™, ou à l’aide d’un inserteur classique pour Preservé™. L’ensemble dure environ une trentaine de minutes, contre 1 heure 30 pour une technique classique.
Les consignes post-opératoires et le suivi restent en revanche ceux de toute pose d’implants mammaires. L’utilisation de prothèses mammaires impose une surveillance au long cours.
Existe-t-il vraiment une certification pour Mia Femtech™ et Preservé™ ?
Non. Il n’existe pas de certification médicale officielle reconnue par les autorités de santé, l’Ordre des médecins ou les sociétés savantes de chirurgie plastique pour l’utilisation des techniques Mia Femtech™ ou Preservé™.
Les termes « chirurgien certifié Mia » ou « certifié Preservé » relèvent en réalité d’un discours promotionnel. Ils correspondent le plus souvent à la participation à une formation privée organisée par le laboratoire qui commercialise le dispositif et les implants associés. Ces formations peuvent attester qu’un chirurgien a été formé à l’utilisation du matériel, mais elles ne constituent ni un diplôme, ni un titre protégé, ni une accréditation indépendante.
Il est important de comprendre qu’il n’existe aucune formation universitaire, aucun diplôme d’État et aucune certification réglementaire spécifique à ces techniques. Elles ne sont pas reconnues comme des actes distincts dans les nomenclatures médicales et ne font l’objet d’aucune validation officielle indépendante.
Un chirurgien peut donc avoir été formé à l’utilisation de Mia Femtech™ ou Preservé™, sans que cela ne signifie qu’il bénéficie d’une certification médicale reconnue ou qu’il soit plus qualifié qu’un autre chirurgien expérimenté en augmentation mammaire.
En pratique, il est essentiel de ne pas confondre formation industrielle et certification médicale. Lors de la consultation, l’élément déterminant reste la qualité de l’analyse de votre poitrine, la clarté des explications fournies et l’adéquation de la technique proposée à votre situation, bien plus qu’un intitulé promotionnel.
Quels sont les risques des techniques Mia Femtech™ et Preservé™ ?
Mia Femtech™ et Preservé™ exposent aux mêmes risques que toute pose de prothèses mammaires, puisqu’elles reposent dans tous les cas sur la mise en place d’implants en silicone : infection, coque péri-prothétique, rupture et malposition, détaillés sur la page consacrée aux implants mammaires. Le caractère « mini-invasif » ne supprime aucun de ces risques. De plus, les implants implants devront, quoi qu’il arrive, être remplacés un jour ou l’autre. Les risques ci-dessous s’y ajoutent ou y prennent un relief particulier.
Visibilité de l’implant et plis (rippling)
Avec ces techniques, l’implant est obligatoirement placé devant le muscle pectoral. Ce positionnement expose davantage au risque de visibilité de la prothèse : contours marqués dans le décolleté ou plis de l’enveloppe se dessinant sous la peau (rippling). Ce risque est particulièrement présent lorsque la couverture glandulaire est insuffisante ou lorsque la peau est fine. C’est précisément pour cette raison que la sélection des candidates doit être stricte. Chez une femme mince avec peu de poitrine, ces techniques exposeraient en effet à un résultat artificiel avec une prothèse trop visible.
Nouvelle cicatrice en cas de remplacement ou retrait des implants
Les incisions de Mia Femtech™ et Preservé™ ont été conçues pour l’implantation initiale, pas pour une chirurgie de reprise. Or un changement de prothèses mammaires ne consiste pas seulement à introduire une nouvelle prothèse : il faut aussi retirer l’implant en place et, le plus souvent, retravailler la loge. Ces gestes nécessitent une exposition chirurgicale suffisante, incompatible avec une incision sous le sein de 2,5 cm ou avec une voie d’abord axillaire très limitée.
De même, le retrait des implants nécessite de retirer également la capsule qui s’est naturellement constituée autour de la prothèse afin de l’isoler des tissus environnants. Cette capsulectomie requiert une exposition chirurgicale suffisante, difficilement compatible avec les incisions très courtes utilisées lors des techniques dites mini-invasives.
En pratique, pour Mia Femtech™, une nouvelle incision, le plus souvent dans le sillon sous-mammaire, devient nécessaire. Pour Preservé™, un allongement de la cicatrice initiale est généralement indispensable. C’est un élément essentiel à comprendre avant d’opter pour ces techniques, car il relativise l’argument de la cicatrice courte à l’échelle d’une vie avec des implants.
Courbe d’apprentissage des dispositifs
L’utilisation du ballon de dissection et des systèmes d’insertion, notamment pour Mia Femtech™, nécessite une formation particulière, dispensée par le laboratoire. Il existe par ailleurs une courbe d’apprentissage avant d’obtenir des résultats pleinement maîtrisés. La dissection au ballon se fait en outre sans contrôle direct de la vue. Cela laisse moins de latitude pour ajuster finement la loge de l’implant en cours d’intervention.
Recul scientifique limité
Le recul à long terme concernant ces techniques demeure plus limité que pour l’augmentation mammaire classique. À ce jour, aucune étude robuste et indépendante n’a comparé de façon fiable les résultats à long terme, ni démontré un bénéfice significatif en termes de récupération ou de douleur par rapport à une pose classique d’implants en pré-musculaire. Ce constat n’interdit pas ces techniques ; il impose simplement de les choisir pour de bonnes raisons, et non sur la foi d’un argument promotionnel.
Le lipofilling mammaire est-il moins invasif que Mia Femtech™ ou Preservé™ ?
Oui, le lipofilling mammaire est la technique d’augmentation mammaire la moins invasive.
Il consiste à prélever votre propre graisse par liposuccion, puis à la réinjecter dans vos seins. Il s’agit d’une chirurgie sans corps étranger. Elle n’expose donc ni à l’infection de prothèse, ni à la coque, ni à la rupture d’implant, ni à la malposition d’un implant ou à son déplacement secondaire, ni à la nécessité d’un remplacement à long terme. Par ailleurs, les injections se font par des incisions punctiformes, infracentimétriques, plus courtes encore que celles des techniques dites « mini-invasives », et sans dissection profonde du sein. Le sein conserve une consistance naturelle car la graisse injectée présentant des caractéristiques proches de celles de la glande mammaire.
Le lipofilling a toutefois ses propres limites, qu’il faut connaître pour comparer honnêtement. Le gain de volume reste modéré, de l’ordre d’un bonnet par séance, et vos réserves de graisse doivent être suffisantes. Enfin, la récupération peut être plus longue qu’après une pose d’implants : la liposuccion est responsable de douleurs importantes pendant les deux premières semaines, comparables à de fortes courbatures, au niveau des zones lipoaspirées.
Quel est le prix d’une augmentation mammaire Mia Femtech™ ou Preservé™ ?
Le prix d’une augmentation mammaire mini-invasive est nettement plus élevé que celui d’une augmentation mammaire classique.
Cette différence ne s’explique pas par un geste chirurgical plus complexe, celui-ci étant même souvent plus simple sur le plan technique, mais essentiellement par le coût du matériel. Comme pour toute chirurgie mammaire, une part importante du devis correspond aux honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste ainsi qu’aux frais de bloc opératoire : à ce niveau, il n’existe pas de différence majeure. En revanche, ces techniques reposent sur des dispositifs médicaux propriétaires particulièrement coûteux : implants spécifiques, ballon de dissection, système d’insertion ou d’injection. L’utilisation de ce matériel entraîne un surcoût de plusieurs milliers d’euros par rapport à une augmentation classique réalisée avec des implants standards, dont le tarif de référence à mon cabinet est de 6 650 €. Ce surcoût est généralement plus important avec Mia Femtech™ qu’avec Preservé™, en raison du nombre plus élevé de dispositifs dédiés.
L’augmentation mammaire par Mia Femtech™ ou Preservé™ relève par ailleurs de la chirurgie esthétique : elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Les rares situations d’augmentation mammaire ouvrant droit à une prise en charge après entente préalable, à savoir l’hypoplasie mammaire sévère, l’asymétrie sévère et les seins tubéreux (code QEMA004), ne relèvent précisément pas de ces techniques, qui ne s’adressent ni aux poitrines très peu développées ni aux malformations.
Un devis personnalisé vous est remis à l’issue de la consultation, et le délai légal de réflexion de 15 jours s’applique avant toute intervention.
Foire aux questions (FAQ) sur l’augmentation mammaire mini-invasive
Qu’est-ce que l’augmentation mammaire Mia Femtech™ ?
Mia Femtech™ est une technique de pose d’implants mammaires en silicone par une incision courte située dans l’aisselle. La loge de l’implant est créée devant le muscle pectoral à l’aide d’un ballon gonflable, puis l’implant est introduit par injection grâce à un dispositif breveté. L’intervention dure environ trente minutes et peut, dans certains cas, être réalisée sous anesthésie locale. Elle est réservée aux augmentations modérées, chez des patientes sans ptôse disposant d’un volume mammaire initial suffisant.
Quelle est la différence entre Mia Femtech™ et Preservé™ ?
Mia Femtech™ laisse une cicatrice dans l’aisselle et introduit l’implant par injection à l’aide d’un dispositif spécifique. Preservé™ laisse une cicatrice d’environ 2,5 cm dans le sillon sous-mammaire et utilise un inserteur classique, avec un implant un peu plus volumineux. Dans les deux cas, la loge est créée par un ballon gonflable, l’implant est en silicone et il est obligatoirement placé devant le muscle pectoral.
Peut-on éviter l’anesthésie générale avec Mia Femtech™ ou Preservé™ ?
Oui, dans certains cas. Ces deux techniques peuvent être réalisées sous anesthésie locale, ce qui constitue souvent le critère déterminant pour les patientes qui les choisissent. Ce n’est toutefois pas systématique : la faisabilité d’une anesthésie locale dépend de votre situation et s’évalue en consultation, avec le médecin anesthésiste.
Existe-t-il une certification officielle « chirurgien certifié Mia Femtech™ ou Preservé™ » ?
Non. Aucune autorité de santé, ni l’Ordre des médecins, ni les sociétés savantes de chirurgie plastique ne délivrent de certification pour ces techniques. Les mentions « chirurgien certifié » correspondent le plus souvent à une formation privée organisée par le laboratoire qui commercialise les dispositifs. Elles attestent d’une familiarité avec le matériel, mais ne constituent ni un diplôme, ni un titre protégé, ni une accréditation indépendante.
Pourra-t-on remplacer mes implants par la même cicatrice ?
Dans la majorité des cas, non. Les incisions de Mia Femtech™ et Preservé™ sont optimisées pour la première pose, pas pour une reprise. Le remplacement des implants exige de retirer la prothèse en place et de retravailler la loge, ce qui nécessite une exposition suffisante. Une nouvelle cicatrice dans le sillon sous-mammaire, ou un allongement de la cicatrice initiale, est donc le plus souvent nécessaire. Ce point doit être compris avant de choisir ces techniques, car les implants devront tôt ou tard être remplacés.
L’augmentation mammaire mini-invasive est-elle une révolution ?
Non. Ces techniques ne changent pas la nature de l’intervention, qui reste une pose d’implants mammaires en silicone avec ses contraintes à long terme. Elles réduisent la taille de l’incision et permettent parfois d’éviter l’anesthésie générale, ce qui présente un intérêt réel chez certaines patientes soigneusement sélectionnées. En revanche, leurs indications sont très limitées, leur coût est plus élevé et leur recul scientifique reste inférieur à celui des techniques classiques.
Références scientifiques
- Chacón-Quirós M, Sforza M, Solis-Chaves P, Herrera-Mora G, Botti G, Munhoz AM, et al. The 3-year results of a 100-patient prospective study of the safety and effectiveness of Mia Femtech. Aesthet Surg J. 2026;46(3):250-259. doi:10.1093/asj/sjaf196
- Chacón-Quirós M. Breast tissue preservation: a paradigm shift in aesthetic breast surgery. Clin Plast Surg. 2025;53(2):255-265. doi:10.1016/j.cps.2025.11.015
- Chacón-Quirós M, Burke R, Gordon A, Herrera-Mora G, Solis-Torres J, Solis-Chaves P, et al. Retrospective validation of a tissue-preserving breast augmentation approach: from native tissue geometry to surgical practice. Aesthet Surg J. 2026;46(Suppl 2):S127-S137. doi:10.1093/asj/sjag110
Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Augmentation mammaire mini-invasive : Mia Femtech™ et Preservé™. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 16 août 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/augmentation-mammaire-mia-femtech-preserve/
Format APA :
Struk, S. (2026, 16 août). Augmentation mammaire mini-invasive : Mia Femtech™ et Preservé™. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/augmentation-mammaire-mia-femtech-preserve/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








