Augmentation mammaire Mia Femtech et Preservé à Paris

AUGMENTATION MAMMAIRE « MINI-INVASIVE » MIA FEMTECH OU PRESERVÉ

L’augmentation mammaire dite « mini-invasive » par Mia Femtech ou Preservé repose sur la pose d’implants mammaires en silicone, positionnés devant le muscle, à travers des incisions volontairement plus courtes.

Elle ne constitue pas une révolution chirurgicale, mais une variante technique portée en grande partie par un discours marketing, sans modification des contraintes fondamentales liées aux implants.

Elle concerne les femmes qui souhaitent une augmentation modérée du volume mammaire, et qui ont déjà suffisamment de poitrine, sans ptôse mammaire.

Enfin, le recul scientifique reste limité et le surcoût est important, sans preuve démontrée d’un bénéfice durable par rapport à une augmentation mammaire classique.

Augmentation mammaire mini invasive MIA Préservé

Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire « mini-invasive » ?

Une augmentation mammaire dite « mini-invasive » désigne un ensemble de techniques récentes dont l’objectif principal est de réduire la taille des cicatrices. L’autre objectif avancé par l’industrie serait de limiter « l’agression des tissus » par rapport à une augmentation mammaire classique. Le terme « mini-invasif » relève toutefois avant tout d’un argument marketing, mis en avant par les laboratoires dans leurs communications promotionnelles et relayé par certains chirurgiens. Il convient donc de nuancer ce discours : il s’agit toujours d’une intervention chirurgicale, réalisée au bloc opératoire, avec l’introduction d’une prothèse mammaire en silicone et la création de cicatrices sur la peau.

Ces techniques reposent sur l’utilisation de dispositifs médicaux brevetés par les laboratoires. Elles font appel, d’une part, à un ballon gonflable destiné à créer la loge de l’implant à travers une incision courte, sans recours aux instruments chirurgicaux classiques, et, d’autre part, à des implants mammaires en silicone spécifiques, généralement de plus petit volume, introduits par cette même incision. Dans certains cas, l’intervention nécessite également l’utilisation d’un dispositif spécifique facilitant l’insertion de l’implant.

L’objectif affiché est double : obtenir une cicatrice plus courte et, parallèlement, favoriser une récupération présentée comme plus rapide.


Que signifie le terme « harmonisation mammaire » ? 

Le terme « harmonisation mammaire » n’a aucune définition médicale officielle. Il ne correspond ni à une technique chirurgicale précise ni à un acte codifié. Il s’agit d’un terme marketing, utilisé dans des communications promotionnelles par les laboratoires.

Dans la pratique, l’« harmonisation mammaire » peut recouvrir des gestes très différents selon le contexte : augmentation mammaire par implants, lipofilling mammaire, mastopexie, correction d’asymétrie ou association de plusieurs techniques. Le terme suggère une approche personnalisée, mais ne renseigne pas sur la nature du geste réellement réalisé.

Il est donc important de rester prudente face à cette appellation. Deux patientes à qui l’on propose une « harmonisation mammaire » peuvent en réalité bénéficier d’interventions totalement différentes, avec des indications, des cicatrices, des suites et des risques qui n’ont rien de comparable. Le terme ne permet pas non plus de savoir s’il s’agit d’une chirurgie avec ou sans implants.

En consultation, ce qui compte n’est pas l’intitulé employé, mais l’analyse précise de votre poitrine : volume de la poitrine, forme des seins, ptôse mammaire éventuelle, qualité de la peau, symétrie, attentes. À partir de cette analyse, le chirurgien propose un projet chirurgical clair, en nommant précisément chaque geste envisagé.

En pratique, lorsqu’un professionnel parle d’« harmonisation mammaire », il est donc essentiel de demander :

  • quels gestes sont réellement prévus,
  • s’il y a ou non des implants,
  • quelles cicatrices seront nécessaires,
  • quelles sont les alternatives possibles.

Cela permet d’éviter toute confusion et d’aborder votre projet de manière transparente et éclairée.


Quelles sont les techniques d’augmentation mammaire « mini-invasive »?

Les techniques d’augmentation mammaire dites « mini-invasives » reposent sur des principes communs :

  • implant placé devant le muscle pectoral, c’est-à-dire directement derrière la glande mammaire,
  • incision plus courte, soit sous le sein, soit dans l’aisselle,
  • création de l’espace pour l’implant à l’aide d’un ballon gonflable,
  • utilisation de dispositifs brevetés (prothèses spécifiques, ballon gonflable, dispositif d’insertion de l’implant).

Deux techniques sont principalement mises en avant aujourd’hui : Mia Femtech et Preservé.

Mia Femtech

La technique Mia Femtech repose sur l’utilisation d’un implant en silicone dit « injectable », selon la terminologie du laboratoire. On réalise d’abord une incision au niveau de l’aisselle. On crée ensuite la loge de l’implant devant le muscle pectoral, c’est-à-dire sous la glande mammaire, à l’aide d’un dispositif breveté constitué d’un ballon gonflable. Pour cela, on introduit ce ballon dans le sein, puis on le gonfle progressivement afin de créer l’espace destiné à recevoir l’implant. Une fois la loge préparée, l’implant en silicone est introduit par injection, à l’aide d’un second dispositif breveté. Le laboratoire décrit cet implant comme « injectable », bien qu’il s’agisse toujours d’une prothèse mammaire en silicone (prothèse en silicone « Diamond »).

Cette technique impose :

  • l’utilisation d’implants en silicone de petit volume,
  • le positionnement de l’implant exclusivement devant le muscle,
  • l’utilisation d’un matériel spécifique coûteux.

Néanmoins, l’intervention ne nécessite pas forcément d’anesthésie générale. Elle est possible sous anesthésie locale et dure moins longtemps qu’une technique classique (une trentaine de minutes contre 1 heure 30).

Augmentation mammaire mini invasive Mia Femtech
Dispositif Mia Femtech.
En haut : système d’insertion (qui aspire l’implant et permet de l’injecter dans le sein).
En bas : ballon gonflable permettant de créer l’espace dans le sein pour l’implant, et implants « injectables ».

Preservé

La technique Preservé repose sur une logique assez proche, mais utilise moins de matériel. On réalise cette fois-ci l’incision dans le sillon sous-mammaire. Celle-ci mesure environ 2,5 cm, contre 4 à 5 cm pour une augmentation mammaire classique. L’espace destiné à l’implant est également créé devant le muscle pectoral à l’aide d’un ballon gonflable. L’implant mammaire est ensuite mis en place à l’aide d’un dispositif d’insertion similaire à celui utilisé en chirurgie classique. Néanmoins, la technique Preservé impose l’utilisation d’une prothèse spécifique plus souple, conçue pour passer par une incision plus courte (prothèse en silicone « Ergonomix 2 »).

Là encore, les indications sont restreintes :

  • augmentation modérée du volume (mais plus importante qu’avec Mia),
  • implant obligatoirement en position pré-pectorale,
  • utilisation de matériel spécifique avec un surcoût non négligeable par rapport à une technique classique (moindre qu’avec Mia).

Là encore, l’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale, mais ce n’est pas obligatoire.

Augmentation mammaire mini invasive Préservé
Dispositif Preservé.
A gauche : système introduit dans le sein avant de passer le ballon gonflable.
A droite : ballon gonflable permettant de créer l’espace dans le sein pour l’implant, implant et système d’insertion (« poche à douille » classique).

En pratique

Ces deux techniques reposent sur l’utilisation de dispositifs médicaux spécifiques. Elles ne modifient ni la nature de l’intervention, il s’agit toujours d’une pose de prothèses mammaires en silicone, ni les contraintes à long terme liées aux implants. Elles ne remplaceront pas la technique classique, mais peuvent présenter un intérêt chez certaines patientes ne souhaitant pas d’anesthésie générale. Leurs indications doivent rester très ciblées


A qui s’adresse l’augmentation mammaire mini-invasive Mia Femtech ou Preservé ?

L’augmentation mammaire mini-invasive s’adresse à un profil très spécifique de patientes.

Elle concerne principalement les femmes qui souhaitent une augmentation modérée du volume, en général de l’ordre d’un bonnet, et qui présentent déjà un volume mammaire initial suffisant. En effet, les prothèses étant placées devant le muscle, ces techniques ne sont pas adaptées aux femmes ayant une poitrine très peu développée. Par exemple, elles n’ont pas d’intérêt chez une femme présentant un bonnet A ou inférieur. Elles ne visent donc pas à remplacer une augmentation mammaire classique.

Ces techniques s’adressent également aux patientes sans ptôse mammaire, c’est-à-dire sans affaissement de la poitrine. En présence d’une ptôse, même modérée, elles ne sont pas adaptées, car elles ne permettent pas d’associer un geste de mastopexie (lifting mammaire).

Les patientes doivent par ailleurs présenter une peau de bonne qualité, avec une élasticité suffisante. Une peau fine, relâchée ou marquée par des grossesses ou des variations de poids expose à un résultat moins satisfaisant, du fait du positionnement nécessairement pré-pectoral des implants.

Ces techniques peuvent toutefois intéresser des femmes qui souhaitent éviter une anesthésie générale, car Mia Femtech et Preservé peuvent, dans certains cas, être réalisées sous anesthésie locale. Ce point constitue souvent un critère déterminant dans la décision.

En revanche, elles ne s’adressent pas aux situations complexes. Elles ne permettent ni de corriger une asymétrie mammaire, des seins tubéreux ou une ptôse mammaire, ni de traiter des cas de chirurgie mammaire secondaire.


Quelle est la différence entre l’augmentation mammaire Mia Femtech et Preservé ?

La technique Mia Femtech laisse une cicatrice au niveau de l’aisselle. L’implant en silicone est introduit dans le sein par injection à l’aide d’un dispositif spécifique.

La technique Preservé repose sur une incision située dans le sillon sous-mammaire. Elle ne nécessite pas de dispositif d’injection particulier : l’implant est mis en place à l’aide d’un inserteur classique.

Chaque technique fait appel à un implant mammaire spécifique, différent de ceux utilisés dans une augmentation mammaire classique. Néanmoins, il s’agit dans tous les cas d’implants mammaires en silicone. Cet implant peut être légèrement plus volumineux dans la technique Preservé par rapport à la technique Mia.

Description de l'augmentation mammaire mini invasive Préservé
Augmentation mammaire « mini-invasive » selon la technique Preservé.


Quels sont les risques de l’augmentation mammaire Mia Femtech ou Preservé ?

Les techniques Mia Femtech et Preservé exposent aux mêmes risques qu’une augmentation mammaire classique par implants, puisqu’elles reposent, dans tous les cas, sur la mise en place de prothèses mammaires en silicone. Le caractère dit « mini-invasif », mis en avant par certains laboratoires et relayé par certains chirurgiens, ne supprime en rien ces risques.

Risques liés aux implants mammaires

Comme pour toute pose de prothèses, il existe un risque d’infection, de coque péri-prothétique, de rupture d’implant ou de malposition secondaire. Ces complications peuvent survenir à court ou à long terme et nécessiter une chirurgie de reprise. Par ailleurs, les implants devront, quoi qu’il arrive, être remplacés un jour ou l’autre.

Risques liés à la position pré-pectorale

Avec les techniques Mia Femtech et Preservé, l’implant est placé devant le muscle pectoral. Cette position expose davantage au risque de visibilité de la prothèse, de contours marqués ou de plis visibles, appelés « rippling ». Ce risque est particulièrement présent chez les femmes minces, avec peu de poitrine et donc disposant d’une couverture glandulaire insuffisante, ou lorsque la peau est fine.

Risques liés à la technique dite « mini-invasive »

L’utilisation de dispositifs spécifiques de dissection, comme le ballon gonflable, et de systèmes d’insertion de l’implant, notamment pour la technique Mia, nécessite une formation particulière, dispensée par les laboratoires. Il existe par ailleurs une courbe d’apprentissage avant d’obtenir des résultats pleinement maîtrisés.

De plus, les incisions volontairement très courtes et l’utilisation de dispositifs dédiés peuvent compliquer une chirurgie secondaire. En cas de remplacement d’implant, il est le plus souvent nécessaire de créer une nouvelle cicatrice ou d’allonger la cicatrice initiale, ce qui doit être anticipé dès la première intervention.

Recul scientifique limité

Le recul à long terme concernant ces techniques demeure plus limité que pour l’augmentation mammaire classique. À ce jour, aucune étude robuste n’a permis de comparer de façon fiable les résultats à long terme, ni de démontrer un bénéfice significatif en termes de récupération ou de douleur par rapport aux techniques classiques.


Y-a-t’il moins de douleurs après une augmentation mammaire Mia Femtech ou Preservé qu’après une augmentation mammaire classique ?

Oui, dans certains cas, ces techniques peuvent s’accompagner de suites plus simples, avec moins de douleurs. Cela tient surtout à un point simple : avec Mia Femtech et Preservé, l’implant est placé devant le muscle pectoral. Il n’y a donc pas de décollement du muscle pectoral.

En comparaison, une augmentation mammaire en dual plane implique de décoller le muscle pectoral, car les prothèses sont placées sous ce muscle afin de diminuer la visibilité de l’implant et d’obtenir un résultat plus esthétique. Ce temps opératoire explique une douleur souvent plus marquée durant les premiers jours, avec une sensation de tension plus importante. Il est indéniable que les suites sont plus confortables lorsqu’on évite ce décollement musculaire.

En revanche, si l’on compare Mia Femtech ou Preservé à une augmentation mammaire rétro-glandulaire classique, où l’implant est également placé devant le muscle, le bénéfice en termes de douleur reste moins évident. La loge de l’implant est la même ; seuls les instruments utilisés diffèrent afin de limiter la taille de la cicatrice. Même si l’on peut parfois lire que ces techniques « préservent les nerfs et les ligaments », aucune étude sérieuse ne corrobore cette affirmation.

Par ailleurs, il n’existe à ce jour aucune étude de grande ampleur permettant de démontrer que Mia ou Preservé diminuent de manière significative les douleurs post-opératoires par rapport à une technique classique où l’implant est placé devant le muscle.


Est-il possible de remplacer les implants par les mêmes cicatrices ?

Non, dans la majorité des cas, il n’est pas possible de réutiliser les cicatrices d’une technique Mia Femtech ou Preservé lors du remplacement des implants. Il est important de comprendre ce point, car les implants mammaires devront, tôt ou tard, être remplacés.

Les techniques Mia Femtech et Preservé reposent sur des incisions volontairement très courtes, rendues possibles par l’utilisation d’implants spécifiques et de dispositifs dédiés. Ces incisions ont été conçues pour l’implantation initiale, et non pour une chirurgie de reprise.

Lors d’un changement d’implants, la situation est différente. Il ne s’agit plus seulement d’introduire une nouvelle prothèse, mais également de retirer l’implant en place, d’évaluer l’état de la capsule fibreuse qui entourait l’implant et, le plus souvent, de retravailler la loge de l’implant. Ces gestes nécessitent une exposition chirurgicale suffisante, incompatible avec une incision de 2,5 cm ou avec une voie axillaire très limitée.

Dans le cas de Mia Femtech, l’incision axillaire utilisée pour l’injection de l’implant ne permet pas, dans des conditions de sécurité satisfaisantes, de retirer un implant, de réaliser une capsulectomie ou d’adapter la loge. Une nouvelle incision, le plus souvent située dans le sillon sous-mammaire, devient alors nécessaire.

Pour la technique Preservé, bien que l’incision initiale soit réalisée dans le sillon sous-mammaire, elle reste trop courte pour permettre un changement d’implant dans de bonnes conditions. Un allongement de la cicatrice est généralement indispensable.

En pratique, les cicatrices dites « mini-invasives » sont optimisées pour la première intervention, mais ne sont pas adaptées à une chirurgie secondaire. C’est un élément essentiel à connaître avant d’opter pour ces techniques.

C’est pourquoi, lors de la consultation, il est important de prendre en compte non seulement le résultat immédiat, mais également les contraintes à long terme liées au suivi et au remplacement des implants. 


Existe-t’il vraiment une certification pour l’utilisation de la procédure Mia Femtech ou Preservé ?

Non. Il n’existe pas de certification médicale officielle reconnue par les autorités de santé, l’Ordre des médecins ou les sociétés savantes de chirurgie plastique pour l’utilisation des techniques Mia Femtech ou Preservé.

Les termes « chirurgien certifié Mia » ou « certifié Preservé » relèvent en réalité d’un discours marketing. Ils correspondent le plus souvent à la participation à une formation privée organisée par le laboratoire qui commercialise le dispositif et les implants associés. Ces formations peuvent attester qu’un chirurgien a été formé à l’utilisation du matériel, mais elles ne constituent ni un diplôme, ni un titre protégé, ni une accréditation indépendante.

Il est important de comprendre qu’il n’existe aucune formation universitaire, aucun diplôme d’État et aucune certification réglementaire spécifique à ces techniques. Elles ne sont pas reconnues comme des actes distincts dans les nomenclatures médicales et ne font l’objet d’aucune validation officielle indépendante.

Un chirurgien peut donc avoir été formé à l’utilisation de Mia Femtech ou Preservé, sans que cela ne signifie qu’il bénéficie d’une certification médicale reconnue ou qu’il soit plus qualifié qu’un autre chirurgien expérimenté en augmentation mammaire.

En pratique, il est essentiel de ne pas confondre formation industrielle et certification médicale. Lors de la consultation, l’élément déterminant reste la qualité de l’analyse de votre poitrine, la clarté des explications fournies et l’adéquation de la technique proposée à votre situation, bien plus qu’un intitulé promotionnel.


Le lipofilling mammaire est-il moins invasif que les techniques dites « mini-invasives » ?

Oui, d’un point de vue médical, le lipofilling mammaire est indéniablement moins invasif que les techniques dites « mini-invasives » reposant sur l’utilisation d’implants, telles que Mia Femtech ou Preservé. Il s’agit même de la technique d’augmentation mammaire la moins invasive.

Le lipofilling mammaire consiste à prélever votre propre graisse par liposuccion, puis à la réinjecter dans les seins. Il s’agit d’une chirurgie sans corps étranger, sans implant en silicone. À ce titre, elle n’expose pas aux risques spécifiques liés aux prothèses mammaires, comme l’infection de prothèse, la coque péri-prothétique, la rupture d’implant ou la nécessité d’un remplacement à long terme.

À l’inverse, les techniques Mia Femtech et Preservé, malgré leur appellation « mini-invasive », reposent toujours sur la pose d’implants mammaires en silicone. Elles impliquent donc les mêmes contraintes qu’une augmentation mammaire classique : présence d’un corps étranger, cicatrices visibles et nécessité d’un suivi à long terme. La réduction de la taille de l’incision ne modifie pas cette réalité fondamentale.

Par ailleurs, les injections de graisse dans les seins sont réalisées par des incisions punctiformes, infracentimétriques, plus courtes que celles utilisées dans une chirurgie dite « mini-invasive ». De plus, le lipofilling mammaire ne nécessite aucune dissection profonde du sein. Cette approche respecte davantage les structures mammaires, notamment en ce qui concerne la sensibilité. Le sein conserve une consistance naturelle, la graisse injectée présentant des caractéristiques proches de celles de la glande mammaire.

En revanche, le gain de volume reste modéré, généralement de l’ordre d’un bonnet par séance. Il est également important de préciser que la récupération après un lipofilling mammaire peut être plus longue qu’après une pose d’implants, en raison de la liposuccion associée, responsable de douleurs prolongées de type courbatures au niveau des zones lipoaspirées. En outre, vos réserves de graisse devront être suffisantes.


Augmentation mammaire mini-invasive : une révolution pour les patientes ?

L’augmentation mammaire dite « mini-invasive » ne constitue pas une « révolution médicale» comme on peut le lire parfois. Il s’agit de techniques récentes, aux indications ciblées, largement portée par un discours marketing. Elles n’ont pas pour objectif de remplacer la technique classique.

Ces techniques visent principalement à réduire la taille de l’incision et, dans certains cas, à éviter l’anesthésie générale. En revanche, elles reposent toujours sur la pose d’implants mammaires en silicone, positionnés devant le muscle pectoral. Les contraintes fondamentales restent donc comparables à celles d’une augmentation mammaire classique.

Leurs indications sont par ailleurs très limitées. Elles s’adressent essentiellement aux femmes souhaitant une augmentation modérée du volume, sans ptôse mammaire, avec suffisamment de poitrine et une peau de bonne qualité. Elles ne permettent ni des augmentations importantes de volume, par exemple passer d’un bonnet A à un bonnet C, ni la correction d’une poitrine tombante, d’une asymétrie mammaire ou de seins tubéreux. Pour la majorité des patientes, elles ne constituent donc pas une alternative aux techniques classiques.

Sur le plan de l’invasivité réelle, il est important de s’appuyer sur des données objectives. Ces techniques imposent un positionnement de la prothèse devant le muscle, sans décollement du muscle pectoral. Elles sont donc moins douloureuses qu’une augmentation mammaire en dual plane. En revanche, comparées à une augmentation rétro-glandulaire classique, où l’implant est également placé devant le muscle, le bénéfice en termes de douleur ou de récupération reste à démontrer par des études de grande ampleur, avec une méthodologie rigoureuse.

Enfin, le recul scientifique demeure limité et ces techniques s’accompagnent souvent d’un surcoût, sans preuve d’un bénéfice durable supérieur. Si elles peuvent présenter un intérêt dans des situations très ciblées, elles ne remplaceront pas les techniques classiques.


Quel est le prix d’une augmentation mammaire par procédé Mia Femtech ou Preservé ?

Le prix d’une augmentation mammaire mini-invasive, qu’il s’agisse de Mia Femtech ou de Preservé, est nettement plus élevé que celui d’une augmentation mammaire classique. Cette différence ne s’explique pas par un geste chirurgical plus complexe, il est même souvent plus simple sur le plan technique, mais essentiellement par le coût du matériel utilisé.

Comme pour toute chirurgie mammaire, une part importante du devis correspond aux honoraires du chirurgien et aux frais liés au bloc opératoire. À ce niveau, il n’existe pas de différence majeure par rapport à une augmentation mammaire standard.

En revanche, les techniques Mia Femtech et Preservé reposent sur l’utilisation de dispositifs médicaux propriétaires particulièrement coûteux :

  • implants spécifiques,
  • dispositifs brevetés (ballon de dissection, système d’insertion ou d’injection).

L’utilisation de ce matériel entraîne un surcoût de plusieurs milliers d’euros par rapport à une augmentation mammaire classique réalisée avec des implants standards. Ce surcoût est généralement plus important avec Mia Femtech qu’avec Preservé, en raison du nombre plus élevé de dispositifs dédiés nécessaires à la technique.


FAQ – Augmentation mammaire « mini-invasive »

Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire dite « mini-invasive » ?

C’est un ensemble de techniques qui cherchent surtout à réduire la taille des cicatrices. Cependant, il s’agit toujours d’une chirurgie au bloc, avec implants en silicone et cicatrice. Le terme « mini-invasif » relève surtout d’un discours marketing.

Est-ce vraiment moins invasif qu’une augmentation mammaire classique ?

Pas au sens médical du terme. La taille de l’incision diminue parfois, mais l’intervention reste une pose d’implants. Les contraintes à long terme restent les mêmes.

Quel est le principe de ces techniques ?

Elles utilisent des implants spécifiques, souvent de petit volume. Elles créent la loge avec un ballon gonflable et des dispositifs dédiés. Ensuite, l’implant est introduit par une incision courte, sous le sein ou dans l’aisselle.

Ces techniques constituent-elles une révolution ?

Non. Elles ne changent pas la nature de l’intervention, car elles reposent toujours sur des implants. De plus, leur recul scientifique est plus limité.


FAQ – « Harmonisation mammaire »

Que signifie « harmonisation mammaire » ?

Ce terme n’a aucune définition médicale officielle. Il ne correspond ni à une technique précise, ni à un acte codifié. En pratique, il s’agit d’un intitulé promotionnel.

Quelles interventions peuvent se cacher derrière ce terme ?

Cela peut désigner des gestes très différents. Par exemple, implants, lipofilling, mastopexie, correction d’asymétrie, ou une combinaison de ces gestes. Donc, le terme ne renseigne pas sur ce qui sera réellement fait.


FAQ – Quelles techniques « mini-invasives » existent ?

Quelles sont les caractéristiques communes de ces techniques ?

Implant placé devant le muscle pectoral. Incision plus courte, sous le sein ou dans l’aisselle. Création de la loge avec un ballon gonflable et utilisation de matériel breveté.

Quelles techniques sont surtout mises en avant aujourd’hui ?

Deux techniques dominent. Mia Femtech et Preservé. Elles proviennent du même laboratoire.


FAQ – Mia Femtech

En quoi consiste Mia Femtech ?

L’incision se situe dans l’aisselle. Un ballon gonflable crée la loge devant le muscle. Ensuite, l’implant est introduit via un dispositif d’injection.

Quelles contraintes impose Mia Femtech ?

Implants de petit volume uniquement. Implant obligatoirement devant le muscle. Matériel spécifique coûteux.

Faut-il une anesthésie générale avec Mia Femtech ?

Pas forcément. Dans certains cas, une anesthésie locale suffit. La durée opératoire est plus courte qu’une technique classique.


FAQ – Preservé

En quoi consiste la technique Preservé ?

L’incision se situe dans le sillon sous-mammaire. Elle mesure environ 2,5 cm, donc plus courte qu’une incision classique. La loge est aussi créée par ballon gonflable, puis l’implant est introduit avec un inserteur.

Quelles contraintes impose Preservé ?

Augmentation modérée, mais souvent plus qu’avec Mia. Implant obligatoirement devant le muscle. Matériel spécifique, avec un surcoût, généralement inférieur à Mia.

L’anesthésie locale est-elle possible avec Preservé ?

Oui, parfois. Cependant, ce n’est pas obligatoire.


FAQ – Pour qui ces techniques sont-elles adaptées ?

À qui s’adresse une augmentation mammaire mini-invasive ?

Aux patientes souhaitant une augmentation modérée, souvent autour d’un bonnet. Il faut néanmoins avoir suffisamment de poitrine à la base afin que la glande recouvre l’implant. Il faut aussi une peau de bonne qualité.

Est-ce adapté si j’ai très peu de poitrine ?

En général, non. Comme l’implant est devant le muscle, il faut une couverture glandulaire suffisante. Ces techniques n’ont pas d’intérêt pour un bonnet A ou inférieur.

Est-ce compatible avec une poitrine tombante ?

Non. Ces techniques ne permettent pas d’associer un lifting mammaire. Elles ne conviennent pas en cas de ptôse mammaire.

Est-ce adapté aux situations complexes, comme seins tubéreux ou asymétrie ?

Non. Elles ne corrigent ni une malformation, ni une asymétrie complexe. Elles ne s’adaptent pas non plus à la chirurgie secondaire.

Quel est l’intérêt principal de ces techniques, en dehors de la cicatrice plus courte ?

Éviter une anesthésie générale. C’est souvent le critère déterminant. En revanche, cela ne doit pas faire oublier les limites de l’indication.


FAQ – Différences Mia Femtech vs Preservé

Quelle est la différence principale entre Mia Femtech et Preservé ?

Mia laisse une cicatrice à l’aisselle et introduit l’implant par injection. Preservé laisse une cicatrice sous le sein et utilise un inserteur classique (poche en plastique). Dans les deux cas, il s’agit d’implants en silicone.

Les implants sont-ils identiques à ceux d’une augmentation classique ?

Non. Chaque technique impose l’utilisation d’implants spécifiques. Cependant, ce sont toujours des prothèses mammaires en silicone.


FAQ – Risques et limites

Les risques sont-ils différents d’une augmentation mammaire classique ?

Non. Ces techniques exposent aux mêmes risques liés aux implants. Le terme « mini-invasive » signifie seulement que l’incision est plus courte.

Quels sont les risques liés aux implants mammaires ?

Infection, coque, rupture et malposition. Ces complications peuvent survenir tôt ou tard. Et, tôt ou tard, les implants devront être remplacés.

Quels risques sont liés au positionnement devant le muscle ?

Plus de risque de visibilité de l’implant. Les contours peuvent être marqués, avec « rippling ». Ce risque augmente chez les femmes minces ou à peau fine.

Les dispositifs spécifiques ajoutent-ils un risque ?

Ils imposent une courbe d’apprentissage. De plus, une incision très courte complique parfois une reprise chirurgicale. Cela doit être anticipé dès la première intervention.

Le recul scientifique est-il suffisant ?

Il reste limité par rapport aux techniques classiques. À ce jour, aucune preuve robuste ne démontre un bénéfice durable supérieur.


FAQ – Douleur et récupération

Est-ce moins douloureux qu’une augmentation en dual plane ?

Oui, car l’implant est devant le muscle, sans décollement du muscle pectoral.

Est-ce moins douloureux qu’une augmentation rétro-glandulaire classique ?

Le bénéfice est moins évident. Dans les deux cas, l’implant se place devant le muscle.

Les arguments sur la préservation des nerfs et ligaments sont-ils prouvés ?

Non. Aucune étude sérieuse ne confirme ces affirmations. Il faut donc considérer ces messages avec précaution.


FAQ – Remplacement des implants et cicatrices

Peut-on remplacer les implants par les mêmes cicatrices ?

Dans la majorité des cas, non. Le remplacement des implants exige une exposition suffisante pour retirer l’implant et travailler la capsule. Une nouvelle cicatrice ou un allongement de la cicatrice est souvent nécessaire.

Pourquoi la cicatrice initiale ne suffit-elle pas ?

Parce qu’elle a été conçue pour l’implantation initiale. Lors d’un remplacement, il faut aussi retirer l’implant et adapter la loge. Ces gestes deviennent difficiles avec une incision de 2,5 cm ou une voie axillaire limitée.


FAQ – « Certification » Mia Femtech ou Preservé

Existe-t-il une certification médicale officielle pour Mia Femtech ou Preservé ?

Non. Aucune autorité de santé ni société savante ne délivre de certification officielle spécifique. Les mentions « certifié » relèvent surtout de la communication.

Que signifient alors ces formations ?

Elles correspondent le plus souvent à une formation organisée par le laboratoire. Cela atteste d’une familiarité avec le matériel, pas d’un titre médical reconnu. Il ne faut pas confondre formation organisée par un laboratoire et certification indépendante.


FAQ – Lipofilling et chirurgie « mini-invasive »

Le lipofilling mammaire est-il moins invasif que ces techniques ?

Oui, d’un point de vue médical. Il s’agit d’une augmentation sans implant, donc sans corps étranger. Il évite aussi les risques spécifiques des prothèses, comme coque ou rupture.

Pourquoi le lipofilling laisse-t-il des cicatrices plus petites ?

Les incisions sont punctiformes et infracentimétriques car elles servent simplement à aspirer la graisse sur le corps puis à la réinjecter dans le sein. De plus, il n’y a pas de dissection profonde du sein. Cependant, le gain de volume reste modéré, souvent autour d’un bonnet par séance et les réserves de graisse doivent être suffisantes.

La récupération est-elle toujours plus simple avec le lipofilling ?

Non. Il y a peu de douleurs au niveau de la poitrine, mais la liposuccion donne des courbatures prolongées.


FAQ – Prix

Pourquoi Mia Femtech ou Preservé coûtent-ils plus cher ?

Le surcoût vient surtout du matériel propriétaire. Implants spécifiques, ballon de dissection et dispositifs d’insertion ou d’injection augmentent la facture. Le surcoût est souvent plus important avec Mia qu’avec Preservé.

Ce prix plus élevé signifie-t-il un meilleur résultat à long terme ?

Pas nécessairement. Le recul scientifique reste limité et aucune preuve robuste ne démontre un bénéfice durable supérieur à ce jour.


LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

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Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine

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