
Tout savoir sur les risques de l’augmentation mammaire :
Introduction
Vous envisagez une augmentation mammaire par implants, mais vous vous interrogez sur les risques liés à cette intervention de chirurgie esthétique. Comme pour toute opération, l’augmentation mammaire par prothèses comporte en effet des risques qu’il est essentiel de connaître. Cet article a pour objectif de vous informer précisément sur les complications possibles de cette chirurgie afin que vous preniez une décision éclairée.
Points clés
- L’augmentation mammaire est une intervention sûre et parfaitement maîtrisée en France
- Elle comporte néanmoins des risques essentiels à connaître : risques anesthésiques, risques opératoires et risques liés aux prothèses mammaires
- La survenue d’une complication reste exceptionnelle mais peut néanmoins conduire à retirer les prothèses mammaires
- Une surveillance annuelle clinique est indispensable après la pose de prothèses mammaires


L’augmentation mammaire est-elle une intervention risquée ?
Chaque année, près de 60 000 femmes ont recours à cette opération en France, ce qui en fait l’une des interventions les plus pratiquées en chirurgie esthétique.
L’opération dure généralement entre 1 heure 30 et deux heures. Elle se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie générale, en ambulatoire, ce qui signifie que vous rentrez chez vous le jour même de l’intervention, après quelques heures de surveillance post-opératoire.
L’augmentation mammaire reste une intervention de surface. Les seuls tissus manipulés sont la peau, la glande mammaire et éventuellement le muscle grand pectoral. C’est pourquoi le risque de complications est faible et la plupart de ces complications ne sont pas majeures.
Cependant, même si l’incidence de ces complications est faible, il est essentiel de les connaître avant de se lancer dans un projet d’augmentation mammaire.
Les risques de l’augmentation mammaire peuvent être classés en trois grandes catégories :
- Les risques liés à l’anesthésie (réactions allergiques, complications respiratoires ou cardiovasculaires) – risques exceptionnels et propres à toute chirurgie qui se déroule sous anesthésie générale.
- Les risques propres à l’acte chirurgical (hématome, infection, trouble de la cicatrisation, malposition de l’implant) – complications précoces, survenant habituellement dans le mois suivant l’intervention.
- Et enfin, les risques spécifiques aux prothèses mammaires (rupture de la prothèse, coque péri-prothétique, lymphome anaplasique à grandes cellules) – complications plus tardives, survenant plusieurs mois voire plusieurs années après l’opération.
Encore une fois, ces complications restent rares. Néanmoins, il est essentiel d’en être pleinement informée avant de prendre votre décision.
Quels sont les risques liés à l’anesthésie ?
La survenue d’une complication secondaire à l’anesthésie générale est exceptionnelle. Le risque anesthésique n’est pas propre à l’augmentation mammaire, mais dépend principalement du terrain. Plus précisément, il dépend de votre état de santé et de vos co-morbidités (tabagisme, maladie cardiaque éventuelle, etc.). Les complications de l’anesthésie générale sont donc exceptionnelles chez une femme jeune et sans antécédent particulier.
Durant l’intervention, vous serez donc entièrement endormie et prise en charge par un médecin anesthésiste-réanimateur, qui surveillera étroitement vos fonctions vitales (cœur, respiration, pression artérielle).
Malgré toutes ces précautions, certaines complications peuvent survenir exceptionnellement. Il s’agit essentiellement de réactions allergiques aux médicaments anesthésiques, d’accidents cardiovasculaires (trouble du rythme cardiaque, baisse ou augmentation soudaine de la tension artérielle) ou respiratoires (difficultés respiratoires transitoires, spasmes bronchiques).
Par ailleurs, il n’est pas rare d’éprouver les effets secondaires bénins des médicaments anesthésiques au réveil. Il s’agit des nausées, de vomissements éventuels ou d’une sensation de somnolence. Il est également possible de ressentir des douleurs à la gorge secondaires à l’intubation.
Bien que rares, ces complications potentielles justifient une consultation préopératoire avec l’anesthésiste. L’objectif de cette consultation est d’évaluer précisément votre état de santé et vos antécédents médicaux afin de réduire au maximum tout risque anesthésique.
Quels sont les risques de la chirurgie ?
Comme la plupart des interventions de chirurgie esthétique, l’augmentation mammaire est une intervention de surface. Il n’y a donc pas de risque de complication majeure (comme cela pourrait être le cas pour une intervention de chirurgie digestive par exemple).
Le principal risque est de devoir néanmoins retirer les prothèses mammaires en urgence, en raison de la survenue d’une complication.
Infection de prothèse
Parmi les complications possibles de l’augmentation mammaire par implants, l’infection demeure la plus redoutée.
L’infection de prothèse est très rare en chirurgie esthétique (1 à 2% des cas dans les grandes séries).
Elle survient dans la majorité des cas au cours du premier mois post-opératoire.
Les signes cliniques incluent une rougeur globale du sein, un gonflement du sein lié à une accumulation de liquide autour de l’implant (épanchement péri-prothétique, également appelé collection ou sérome). Le sein est sensible au toucher, et la fièvre apparaît généralement tardivement.
Le principal facteur pronostic est la rapidité de prise en charge. Il s’agit donc d’une urgence chirurgicale. Plus on réalise l’intervention précocément, plus les chances de remettre une prothèse sans récidive infectieuse sont importantes.
Le traitement consiste à retirer les prothèses, laver soigneusement la loge, et réaliser des prélèvements. La décision de remettre ou non une prothèse immédiatement va dépendre de la gravité de l’infection au moment de la ré-intervention. On initie une antibiothérapie intraveineuse à large spectre, que l’on adapte secondairement à l’antibiogramme des prélèvements réalisés. Cette antibiothérapie dure généralement six semaines. En cas de récidive infectieuse, il faudra retirer définitivement les prothèses. Une nouvelle augmentation mammaire par prothèses reste possible, mais elle nécessitera une attente minimale de six mois.
Hématome
L’hématome correspond à une accumulation de sang autour de l’implant. Il est la conséquence d’un saignement dans le sein. L’hématome survient généralement dans les heures suivant l’intervention. Cliniquement, le sein gonfle rapidement, des ecchymoses apparaissent sur la peau et une douleur est souvent ressentie en raison de la tension exercée sur le sein. Dans tous les cas, une ré-intervention chirurgicale s’impose afin d’arrêter le saignement, évacuer les caillots de sang et nettoyer soigneusement la loge. Il n’est pas nécessaire de retirer la prothèse.
Un hématome tardif est possible au cours des premières semaines, mais il reste très rare et résulte le plus souvent d’un effort physique important. C’est pourquoi on vous recommande d’éviter le sport et de ne pas porter de charges lourdes pendant au moins quatre semaines après votre chirurgie.
Malposition de l’implant
Le mauvais positionnement d’un implant mammaire constitue un autre risque de l’augmentation mammaire par prothèses. Cette complication peut résulter d’une erreur initiale de positionnement de l’implant, du choix d’une prothèse de taille inadaptée, ou plus souvent d’un déplacement secondaire de l’implant survenant au cours du premier mois à la suite d’un mouvement brusque ou d’un effort physique.
Pour prévenir ce risque, vous devrez éviter toute activité sportive et tout effort important (ne pas porter de charges lourdes) pendant au moins un mois après votre opération. Le port rigoureux du soutien-gorge de contention durant cette période est également indispensable afin de maintenir correctement les prothèses en place.
Rotation en cas d’implant anatomique
Il existe principalement deux types d’implants mammaires :
- Les implants ronds :
Ils ont une forme parfaitement symétrique, avec un volume réparti uniformément dans toutes les directions. Cela permet un résultat homogène, en particulier pour le décolleté qui apparaît plus rempli. L’aspect est souvent un peu plus marqué au niveau du haut du sein, mais reste naturel lorsque les implants sont bien choisis et correctement positionnés. - Les implants anatomiques (ou en forme de goutte d’eau) :
Ils imitent la forme naturelle du sein, plus fins en haut et plus volumineux en bas, avec une projection progressive. On privilégie ces implants lorsque l’on recherche un résultat particulièrement discret et naturel, notamment pour corriger une poitrine peu développée ou en cas de reconstruction mammaire.
La rotation d’un implant rond n’a donc aucune conséquence sur l’aspect esthétique du sein.
En revanche, la rotation d’un implant anatomique entraîne inévitablement une déformation du sein. Il est alors nécessaire de ré-opérer pour repositionner l’implant et réduire la taille de la loge de la prothèse afin de prévenir la récidive.
Troubles de la cicatrisation (cicatrice chéloïde ou hypertrophique)
Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes sont des cicatrices anormalement épaisses et foncées, qui peuvent démanger.
La survenue de ces cicatrices est souvent liée à des facteurs génétiques, notamment chez les personnes ayant des origines africaine ou asiatique, ou avec des antécédents personnels de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes. Des injections locales de corticoïdes (Kenacort) permettent de les atténuer.
Elles sont exceptionnelles après une augmentation mammaire.
Quels sont les risques liés aux prothèses mammaires à long terme ?
Coque péri-prothétique
Lorsqu’on introduit un implant dans le corps, l’organisme réagit toujours en formant une fine capsule fibreuse. Cette membrane permet d’isoler la prothèse des tissus environnants. Normalement, cette capsule est extrêmement fine, comparable à du papier à cigarette, et reste parfaitement souple.
Toutefois, dans de rares cas, une réaction inflammatoire excessive peut se produire. Cette inflammation entraîne alors un épaississement et un durcissement anormal de la capsule fibreuse. Celle-ci se contracte, comprimant ainsi l’implant mammaire. On parle alors de coque péri-prothétique ou de rétraction capsulaire.
Cette complication se manifeste par :
- Un durcissement progressif du sein.
- Une modification visible de sa forme.
- Une douleur pouvant apparaître progressivement.
Le traitement est toujours chirurgical, indépendamment de la sévérité de la coque.
La prise en charge consiste à réaliser :
- une capsulectomie totale, c’est-à-dire une ablation complète de la capsule fibreuse épaissie ;
- un changement systématique de l’implant mammaire.
Afin de réduire le risque de récidive de cette complication, on recommande également de changer la loge d’implantation. Par exemple, si l’implant était initialement placé derrière le muscle (position rétro-musculaire), il est préférable de placer le nouvel implant devant le muscle (position pré-musculaire), et inversement.
Bien qu’il soit impossible d’éliminer complètement ce risque, certaines précautions permettent de le réduire sensiblement. Ainsi, on sait maintenant que les implants mammaires à surface microtexturée présentent un risque moindre de formation de coque péri-prothétique par rapport aux implants à surface lisse (qui bougent plus dans le sein). Une technique chirurgicale rigoureuse et le respect des recommandations post-opératoires (port du soutien-gorge de contention, éviction du sport le premier mois post-opératoire) contribuent également à limiter ce risque.
Rupture de la prothèse
La rupture d’une prothèse mammaire correspond à une perte d’intégrité de l’enveloppe en silicone de l’implant, ou à une dégradation de son contenu (gel de silicone cohésif). Bien qu’elle reste rare avec les implants modernes, cette complication peut survenir plusieurs années après l’implantation.
On distingue deux types de ruptures :
- Rupture intra-capsulaire : Elle correspond à la rupture du gel de silicone cohésif, sans rupture de l’enveloppe externe de l’implant. Le gel perd sa forme mais reste parfaitement contenu dans l’enveloppe de la prothèse. Il n’y a aucun risque de fuite de silicone à l’extérieur. Le sein peut néanmoins parfois perdre sa forme du fait de la déformation du gel rompu. Il n’est pas rare de découvrir fortuitement une rupture intra-capsulaire lors d’une échographie ou d’une IRM mammaire.
- Rupture extra-capsulaire : Elle correspond à la rupture de l’enveloppe en silicone de la prothèse. Le gel de silicone cohésif peut alors sortir de l’enveloppe de l’implant. Toutefois, le gel reste habituellement contenu à l’intérieur de la capsule fibreuse, cette fine membrane que l’organisme crée naturellement autour de tout implant mammaire. Cette rupture peut rester silencieuse pendant longtemps. Dans certains cas, elle peut également entraîner une modification de la forme du sein et rarement la formation de siliconomes (boules dures dans le sein).
Quelles sont les causes de rupture d’une prothèse mammaire ?
Les principales causes identifiées sont :
- Le vieillissement naturel de la prothèse (usure progressive avec le temps).
- Un traumatisme direct violent sur la poitrine (accident ou choc important).
- Un défaut exceptionnel de fabrication (rare avec les implants modernes).
- Des manipulations chirurgicales répétées pouvant fragiliser l’enveloppe de la prothèse au moment de la pose des prothèses.
Par ailleurs, les implants modernes contiennent un gel de silicone dit « cohésif ». Ce gel a la particularité de ne pas couler et de rester compact même en cas de rupture. Ainsi, en cas de fuite extra-capsulaire, le silicone ne migre généralement pas en grande quantité vers les tissus environnants. Ce gel cohésif n’est pas toxique pour l’organisme, mais il peut toutefois provoquer une réaction inflammatoire locale en cas de rupture prolongée.
Que faut-il faire en cas de prothèse rompue ?
Le traitement est toujours chirurgical, quelle que soit la forme de rupture. Il consiste à remplacer l’implant rompu.
Lymphome anaplasique à grandes cellules
Un cancer lié aux implants mammaires ?
Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est une forme très rare de cancer du système immunitaire (lymphome non hodgkinien), qui peut survenir chez les femmes porteuses d’implants mammaires. Il se développe au sein de la capsule de la prothèse, la membrane que le corps forme naturellement autour de l’implant mammaire. Ce n’est pas un cancer du sein à proprement parler.
À ce jour, le LAGC-AIM a été principalement associé aux implants mammaires à surface macro-texturée ou en polyuréthane (surface très rugueuse). Ces implants sont aujourd’hui interdits en France.
Cette complication reste extrêmement rare. Selon les données scientifiques les plus récentes, l’incidence est estimée à environ 1 cas pour 3 000 à 1 cas pour 30 000 porteuses d’implants macro-texturés. Avec les implants lisses ou microtexturés, le risque est encore plus faible, proche de zéro. En France, depuis l’identification de cette pathologie, quelques centaines de cas seulement ont été recensés sur plus de 500 000 femmes porteuses d’implants mammaires.
Quels sont les symptômes d’un lymphome lié aux prothèses mammaires ?
Le LAGC-AIM se manifeste habituellement par des symptômes survenant tardivement, le plus souvent plusieurs années après la pose d’implants mammaires (en moyenne entre 7 et 10 ans après l’intervention).
Le symptôme le plus fréquent est la survenue brutale d’un gonflement du sein, conséquence d’un épanchement liquidien autour de l’implant mammaire (sérome). Cette augmentation rapide et inexpliquée du volume d’un sein est toujours indolore. Plus rarement, le lymphome peut être découvert devant l’apparition d’une masse palpable autour de la prothèse mammaire.
Quel en est le traitement ?
Le LAGC-AIM est une maladie à évolution lente et de très bon pronostic lorsqu’elle est prise en charge précocement.
Le traitement est principalement chirurgical. Il consiste à procéder à retirer les prothèses mammaires et à procéder à une capsulectomie totale (ablation intégrale de la capsule fibreuse entourant l’implant).
Si le diagnostic et le traitement sont réalisés précocement, le taux de guérison est très élevé, proche de 100 %.
Comment limiter les risques avant une augmentation mammaire par prothèses ?
Pour réduire au maximum les risques d’une augmentation mammaire par prothèses, il est essentiel de respecter plusieurs recommandations.
L’arrêt total du tabac au minimum un mois avant l’intervention – et à poursuivre un mois après – est une obligation stricte. Le tabac majore les risques anesthésiques (bronchospasme) et certains risques chirurgicaux (infection, hématome, retards de cicatrisation).
Il est également important que votre poids soit stable avant l’opération : les variations significatives après l’intervention pourraient compromettre le résultat esthétique final. De la même manière, on recommande d’attendre au moins un an après l’opération avant d’envisager une grossesse.
Il est bien sûr impératif de suivre rigoureusement les consignes post-opératoires : vous devrez éviter absolument toute activité sportive intense et le port de charges lourdes pendant au moins 1 mois. La reprise des activités sportives doit être très progressive, afin de limiter tout risque de déplacement des implants ou d’apparition d’un hématome. Durant cette période, le port d’un soutien-gorge de contention adapté est obligatoire jour et nuit, car il maintient les prothèses en place et évite qu’elles ne se déplacent.
Enfin, les consultations de suivi régulières avec votre chirurgien sont essentielles. Elles permettent de s’assurer qu’aucune complication ne survient et d’agir rapidement le cas échéant.
Que faut-il savoir si je souhaite retirer mes implants mammaires ?
Si au bout de plusieurs années vous souhaitez retirer vos implants mammaires, vous devez prendre en compte plusieurs éléments importants.
Lorsque les prothèses sont retirées, le volume initialement apporté disparaît, ce qui entraîne fréquemment une chute des seins appelée ptôse mammaire. Plus vos implants étaient volumineux, plus cette ptôse sera importante après leur retrait.
Pour corriger ce phénomène, plusieurs solutions existent : un lifting mammaire (mastopexie), pouvant être réalisé lors de la même intervention afin de remonter la poitrine et redonner une belle forme aux seins, ou un lipofilling mammaire (transfert de graisse), permettant de restaurer le volume de manière naturelle. Le transfert de graisse n’est possible qu’en remplacement d’implants de petite taille, en l’absence de ptôse mammaire importante et si les réserves de graisse sont suffisantes.
Enfin, il est important de savoir que la dépose simple des implants mammaires est prise en charge par la Sécurité Sociale, mais dès lors qu’un geste esthétique complémentaire (lifting mammaire ou lipofilling) est réalisé lors de la même intervention, les frais restent à votre charge.
Quelle est la surveillance d’une femme porteuse d’implants mammaires ?
La surveillance d’une femme porteuse d’implants mammaires est simple et repose essentiellement sur un suivi clinique annuel avec votre chirurgien plasticien. Cette consultation permet de vérifier que les implants sont intègres, qu’il n’existe aucune complication particulière (rupture, coque péri-prothétique), et que le résultat esthétique demeure satisfaisant.
Aucun examen d’imagerie systématique n’est nécessaire si l’examen clinique est normal et qu’aucun symptôme inquiétant n’est présent. Toutefois, une échographie ou une IRM peut être prescrite uniquement en cas de point d’appel clinique.
Enfin, sachez que la présence de prothèses mammaires ne constitue absolument pas un obstacle au dépistage organisé du cancer du sein, qui peut être réalisé normalement selon les recommandations habituelles dès l’âge de 50 ans.
Conclusion
L’augmentation mammaire est une intervention de base en chirurgie esthétique. Il s’agit d’une intervention de routine, qui est parfaitement maîtrisée en France. Par ailleurs, les prothèses mammaires sont des dispositifs médicaux implantables dont l’utilisation est étroitement encadrée et surveillée par l’ANSM. Néanmoins, vous devez être consciente des risques potentiels de cette opération, même s’ils restent faibles. Franchir le pas de l’augmentation mammaire n’est pas une décision à prendre à la légère. C’est pourquoi plusieurs consultations avec un chirurgien plasticien sont indispensables afin de prendre pleinement conscience des risques et des résultats attendus.
FAQ sur l’augmentation mammaire par prothèses.
Vais-je avoir mal après mon augmentation mammaire ?
Oui, des douleurs sont fréquentes dans les premiers jours après l’intervention, surtout si les implants sont placés derrière le muscle. Il s’agit d’une douleur post-opératoire classique, bien contrôlée par des antalgiques adaptés. Elle s’atténue généralement rapidement, en quelques jours, même si une sensation de tension ou de gêne peut persister pendant deux à trois semaines.
Combien de temps faut-il attendre pour voir le résultat définitif de mon augmentation mammaire ?
Le résultat immédiat juste après l’opération ne reflète pas l’aspect définitif. Les seins sont souvent tendus, gonflés, et la prothèse peut sembler trop haute. Il faut attendre 3 à 6 mois pour que les tissus se détendent et que l’œdème disparaisse.
Le toucher est-il naturel après une augmentation mammaire ?
Le toucher dépend du type d’implant, de sa position (devant ou derrière le muscle) et de la finesse des tissus mammaires et de la peau. Lorsque les conditions anatomiques sont favorables et que les implants sont bien choisis, le toucher peut être très naturel, notamment avec des prothèses en gel de silicone cohésif de dernière génération.
Quels sont les examens à faire avant de se faire opérer ?
Il est indispensable de réaliser une échographie mammaire et une mammographie. Ces examens permettent de vérifier l’état de la glande mammaire avant la pose des prothèses (absence de cancer du sein méconnu). La prise de sang pré-opératoire n’est pas systématique. Elle peut être décidée par l’anesthésiste.
Que se passe-t’il si je tombe enceinte avec des prothèses mammaires ?
Une grossesse reste tout à fait possible après une augmentation mammaire par prothèses. Les implants n’empêchent ni la grossesse ni l’allaitement. Toutefois, les variations hormonales, la prise de poids et la distension des seins peuvent modifier l’aspect esthétique du sein, parfois de façon durable. On recommande d’attendre au moins un an avant tout projet de grossesse après une augmentation mammaire.
Que se passe-t’il si je perds du poids avec des implants mammaires ?
Une perte de poids importante peut entraîner la chute des seins. C’est pourquoi on recommande d’avoir un poids stable avant d’envisager toute chirurgie esthétique de la poitrine.
A quoi sert le soutien-gorge de contention que je dois porter en post-opératoire ?
Le soutien-gorge post-opératoire est essentiel pour maintenir les implants en bonne position. Il réduit aussi le gonflement et améliore le confort en maintenant bien la poitrine. Il doit être porté jour et nuit pendant environ 6 semaines, sauf indication contraire de votre chirurgien.
Quel est le prix d’une augmentation mammaire par prothèses ?
Le prix d’une augmentation mammaire réalisée pour des raisons purement esthétiques est d’environ 6000 euros à Paris. Ce tarif comprend les honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste, les frais de la clinique ainsi que le coût des implants mammaires. Dans certains cas spécifiques (malformation mammaire, absence congénitale de poitrine, seins tubéreux, asymétrie majeure), une prise en charge partielle par la Sécurité Sociale est possible après accord préalable. Dans cette situation, seuls les dépassements d’honoraires restent à votre charge, ce qui correspond généralement à un coût global d’environ 4000 euros à Paris (honoraires complémentaires du chirurgien et de l’anesthésiste).
Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible ?
Dans certains cas précis, oui. La Sécurité Sociale peut prendre en charge l’intervention au titre de la chirurgie réparatrice, notamment en cas d’aplasie mammaire (absence de glande mammaire), de malformation type seins tubéreux ou en cas d’asymétrie mammaire majeure. La demande doit être justifiée médicalement et validée par l’Assurance Maladie. Une entente préalable avec la Sécurité Sociale est indispensable.
Quand faudra-t-il changer mes implants mammaires ?
Les implants mammaires, même de très bonne qualité, ne durent pas toute une vie : ils s’usent naturellement avec le temps et finissent par perdre progressivement leur forme initiale. Il faudra donc, tôt ou tard, envisager leur remplacement. La durée de vie moyenne d’un implant mammaire est généralement estimée autour d’une dizaine d’années, mais ce délai peut varier considérablement d’une patiente à l’autre en fonction de multiples facteurs individuels (qualité des tissus, style de vie, activités physiques). Ainsi, le changement des implants se fait uniquement lorsqu’une modification esthétique du résultat initial apparaît.

ARTICLE REDIGÉ PAR LE DR STRUK
Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie mammaire, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.
Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.
Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine.
