Page rédigée et validée médicalement par le Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien inscrit au tableau de l’Ordre des médecins de Paris (numéro RPPS : 10101382645), membre de la SOFCPRE et de la SOFCEP · relue et mise à jour le 24 juillet 2026
Le lifting mammaire avec implants, ou plastie-prothèse, corrige en une seule intervention la ptôse mammaire (l’affaissement des seins) et le manque de volume de la poitrine. En tant qu’expert en chirurgie mammaire à Paris, je pratique cette intervention d’augmentation mammaire avec lifting des seins, en un temps ou en deux temps opératoires selon le degré de ptôse. Je vous explique ici tout ce qu’il faut savoir sur cette intervention : évolution des cicatrices, prix détaillé et photos avant après.
Lifting mammaire avec implants en bref
- Le lifting mammaire avec implants (plastie-prothèse) corrige en une intervention les deux composantes d’une poitrine tombante et vidée : la ptôse mammaire (affaissement) et le manque de volume des seins.
- Il s’adresse aux femmes dont les seins sont à la fois tombants et vidés, le plus souvent après des grossesses, un allaitement ou une perte de poids importante (chirurgie bariatrique).
- L’intervention dure 2 à 3 heures, sous anesthésie générale, en ambulatoire : la sortie a lieu le jour même.
- Les cicatrices dépendent du degré de ptôse : une seule cicatrice autour de l’aréole (round-block) si la ptôse est modérée, trois cicatrices en T inversé si elle est plus marquée. Leur aspect définitif est atteint en 1 à 2 ans.
- L’opération peut être réalisée en un temps ou en deux temps (lifting d’abord, implants 4 à 6 mois plus tard) : la stratégie en deux temps réduit la tension sur les cicatrices et le risque d’infection de prothèse.
- Le prix est de 8 850 € TTC, tout inclus (chirurgien, anesthésiste, implants, clinique). Aucune prise en charge par la Sécurité sociale n’est possible, sauf cas particulier des seins tubéreux.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
LIFTING MAMMAIRE AVEC PROTHÈSES (PLASTIE-PROTHÈSE)
Le lifting mammaire avec pose d’implants, qu’on appelle aussi plastie-prothèse, s’adresse aux femmes gênées par des seins à la fois tombant et manquant de volume.
L’objectif est de corriger la ptôse mammaire (l’affaissement des seins) d’une part, et de remplir des seins jugés trop vides d’autre part.
Ces séquelles esthétiques sont fréquentes après un amaigrissement important ou après des grossesses successives.
Selon le degré de ptôse mammaire, une seule cicatrice autour de l’aréole (round-block) pourra être nécessaire, ou bien trois cicatrices sur le sein (cicatrices en T).
L’intervention peut être réalisée soit en un temps, soit en deux temps (cure de ptôse mammaire puis pose d’implants) espacés de 4 à 6 mois afin de réduire les risques et d’optimiser le résultat esthétique.
L’arrêt du tabac est impératif.

Tout savoir sur le lifting mammaire avec implants
Quels sont les objectifs d’un lifting mammaire avec implants ?
Le lifting mammaire avec implants, qu’on appelle aussi plastie-prothèse ou mastopexie-augmentation, est une intervention de chirurgie esthétique qui associe deux gestes en une seule opération : un lifting mammaire (mastopexie), qui retire l’excès de peau et repositionne l’aréole au centre du sein pour corriger la ptôse mammaire, et la pose d’implants mammaires en silicone, qui restaure le volume de la poitrine. Cette intervention s’adresse aux seins à la fois tombants et vidés. Cette situation est fréquente après des grossesses ou après une perte de poids importante.
Ces deux gestes poursuivent des objectifs mécaniquement opposés :
- Le lifting mammaire réduit l’enveloppe cutanée du sein en la remettant en tension,
- tandis que l’implant mammaire augmente le volume et exerce une pression sur cette même enveloppe.
C’est cette particularité qui fait de la plastie-prothèse une intervention plus exigeante techniquement qu’une simple augmentation mammaire par prothèses ou qu’un lifting mammaire isolé (Spear et al., 2004). Cela explique également qu’on puisse la réaliser en un seul temps opératoire ou en deux temps séparés de quelques mois.
Concrètement, la plastie-prothèse corrige donc simultanément :
- La ptôse mammaire — l’affaissement du sein, avec une aréole qui regarde en bas et une glande qui descend sous le sillon sous-mammaire ;
- Le manque de volume — un sein « vidé », notamment dans son pôle supérieur et au niveau du décolleté.
Une simple pose d’implants sans lifting donnerait dans ce cas un résultat insuffisant car le sein continuerait de tomber sur la prothèse. À l’inverse, un lifting seul remonterait la poitrine sans lui rendre son galbe et aurait même pour conséquence de l’aplatir. C’est l’association des deux gestes qui permet d’obtenir une poitrine à la fois rajeunie, ferme et galbée.
A qui s’adresse le lifting mammaire avec implants ?
Le lifting mammaire avec implants s’adresse aux femmes dont la poitrine est à la fois tombante (ptôse mammaire) et vidée (perte de volume), lorsque aucun des deux gestes isolés ne suffirait : une pose d’implants seule laisserait le sein tomber devant la prothèse, un lifting seul remonterait la poitrine sans restaurer son galbe.
Les trois situations les plus fréquentes sont les suites de grossesses et d’allaitement, l’amaigrissement important — notamment après chirurgie bariatrique ou traitement médicamenteux — et certaines malformations comme les seins tubéreux.
Après une ou plusieurs grossesses ou périodes d’allaitement
La grossesse et l’allaitement modifient profondément la poitrine. Sous l’effet des variations hormonales, la glande mammaire augmente de volume pendant la grossesse puis régresse après l’allaitement, tandis que la peau, distendue, ne retrouve pas toujours sa tonicité initiale. Il en résulte le tableau classique justifiant une plastie-prothèse : un sein vidé de son contenu notamment dans son pôle supérieur, avec un décolleté aplati, une aréole trop basse et de la peau en excès.
Les séquelles mammaires de la grossesse constituent ainsi l’une des indications les plus fréquentes de cette intervention. On recommande d’attendre au moins six mois après la fin de l’allaitement, afin que le volume mammaire soit stable, et de ne pas prévoir de grossesse dans l’année suivant l’opération pour préserver la qualité du résultat.
Après une perte de poids importante : chirurgie bariatrique ou traitements type Ozempic, Wegovy, Mounjaro
Un amaigrissement important entraîne la fonte de la graisse mammaire, sans que la peau, souvent distendue, puisse se rétracter complètement. Longtemps observées principalement après une chirurgie bariatrique (sleeve gastrectomie, bypass gastrique), ces séquelles concernent désormais un nombre croissant de patientes ayant perdu beaucoup de poids grâce aux analogues du GLP-1, comme le sémaglutide (Ozempic®, Wegovy®) ou le tirzépatide (Mounjaro®). Quelle que soit la méthode utilisée pour maigrir, lorsque la perte de poids est importante et rapide, les conséquences sur la poitrine sont les mêmes : un sein vidé de son volume, une peau relâchée et une ptôse plus ou moins marquée.
La chirurgie mammaire après un amaigrissement répond toujours aux mêmes exigences, quelle qu’en soit la cause. Le poids doit être stabilisé depuis au moins six mois — et idéalement depuis un an après une chirurgie bariatrique —, tandis que d’éventuelles carences nutritionnelles ou vitaminiques doivent être corrigées, car elles augmentent le risque de troubles de la cicatrisation.
Chez les patientes traitées par analogues du GLP-1, deux précautions supplémentaires s’imposent. D’une part, la stabilité du poids doit être confirmée avec votre médecin prescripteur. En effet, un arrêt du traitement peut s’accompagner d’une reprise de poids susceptible d’altérer le résultat esthétique de l’intervention. D’autre part, vous devrez impéarativement signaler ce traitement au médecin anesthésiste, car ces molécules ralentissent la vidange gastrique et peuvent nécessiter une interruption temporaire avant une anesthésie générale.
Enfin, c’est précisément dans ce contexte de peau distendue, amincie et dont l’élasticité est mauvaise que la stratégie en deux temps opératoires trouve tout son intérêt, en permettant d’optimiser à la fois la sécurité de l’intervention et la qualité du résultat esthétique.
Seins tubéreux et asymétries mammaires
Les seins tubéreux, caractérisés par une base mammaire rétrécie et une aréole saillante, nécessitent souvent un remodelage de la glande associé à la pose d’un implant, selon des principes proches de ceux de la plastie-prothèse. De même, une asymétrie mammaire importante, avec un sein ptôsé c’est à dire tombant, peut conduire à réaliser un lifting avec implant d’un seul côté, ou à combiner des techniques différentes sur chaque sein afin d’obtenir une poitrine la plus harmonieuse possible.
Lifting mammaire avec implants pour corriger des seins tubéreux
Le cas des seins tubéreux constitue une exception au principe de non-remboursement. Cette malformation mammaire congénitale relève de la chirurgie réparatrice et non de la chirurgie esthétique. Sa correction par mastoplastie bilatérale avec pose d’implants mammaires (code CCAM QEMA004) peut ainsi bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance Maladie.
Cette prise en charge n’est toutefois pas automatique. Elle est soumise à l’accord préalable du médecin-conseil de l’Assurance Maladie, obtenu dans le cadre d’une demande d’entente préalable réalisée avant l’intervention. Le dossier, constitué lors de la consultation, comprend un argumentaire médical et des photographies cliniques permettant de documenter la malformation.
Dès la première consultation, j’évalue si votre morphologie répond aux critères justifiant une prise en charge et, lorsque c’est le cas, je constitue avec vous le dossier d’entente préalable destiné à l’Assurance Maladie.
Lifting mammaire avec ou sans implants : comment choisir ?
Le choix entre un lifting mammaire seul et un lifting mammaire associé à des implants repose sur une question essentielle : le volume de votre sein est-il suffisant une fois la poitrine remontée ? Si la glande mammaire a conservé un volume satisfaisant, un lifting isolé permet de repositionner le sein sans en modifier la taille. En revanche, si le sein s’est vidé — avec un pôle supérieur creux et un décolleté peu projeté — l’ajout d’un implant (ou, dans certains cas, d’un lipofilling) est nécessaire pour restaurer le galbe et le volume perdu. Cette décision repose sur l’examen clinique en consultation.
Un élément aide toutefois à orienter le choix : votre poitrine vous plaisait-elle avant les grossesses, l’allaitement ou la perte de poids qui en ont modifié l’aspect ? Aussi, si vous souhaitez simplement retrouver votre poitrine d’avant, un lifting seul est souvent suffisant. En revanche, si vous trouvez aujourd’hui vos seins trop petits ou souhaitez un décolleté plus rempli qu’auparavant, l’association d’un implant peut être la solution la plus adaptée.
| Lifting mammaire seul | Lifting mammaire avec implants | |
|---|---|---|
| Indication | Sein tombant mais de volume conservé | Sein tombant et vidé |
| Taille de bonnet après chirurgie | Inchangée | Augmentée |
| Cicatrices | Cicatrices en T inversé | Péri-aréolaire (round-block) ou T inversé |
| Complexité technique | Intervention simple | Plus exigeante : deux gestes aux effets opposés |
| Taux de retouche | Exceptionnel | Plus élevé, surtout au-delà d’un an de recul |
| Suivi à long terme | Suivi classique | Surveillance des implants, remplacement inévitable |
Dans quels cas un lifting mammaire seul est-il suffisant ?
Lorsque la ptôse est le principal problème — l’aréole est descendue, la peau s’est distendue et la glande mammaire, bien que conservant un volume satisfaisant, s’est affaissée sur le thorax en laissant le décolleté moins rempli — un lifting mammaire isolé permet de remonter le sein et de le remodeler à partir des tissus existants. Il s’agit de la technique la plus simple des deux. Celle-ci évite en effet la pose d’un implant, expose à un taux de retouche plus faible et ne nécessite aucun suivi d’un dispositif médical à long terme.
En contrepartie, cette intervention n’augmente pas le volume du bonnet. En revanche, le remodelage de la glande permet de restaurer la projection du sein, de mieux remplir le pôle supérieur et de redessiner un décolleté plus harmonieux, sans ajout de volume artificiel.
Quand faut-il associer des implants mammaires ?
Lorsque la ptôse s’accompagne d’une perte importante de volume glandulaire, le lifting mammaire seul atteint ses limites. Certes, la poitrine est remontée, mais le sein demeure insuffisamment projeté, avec un pôle supérieur peu rempli et un décolleté qui reste plat. Dans cette situation, l’implant mammaire permet de restaurer le volume que le seul remodelage glandulaire ne peut apporter et d’obtenir un résultat plus proche de la poitrine d’origine, voire davantage si tel est votre souhait.
Cette association lifting-implant offre un bénéfice esthétique réel, mais elle s’accompagne d’une augmentation du risque de réintervention. En effet, la revue systématique de référence consacrée à cette intervention rapporte un taux global de réintervention de 10,7 %, atteignant même 16,3 % dans les études disposant d’un recul supérieur à un an (Khavanin et al., 2014). Il est important de connaître chiffre avant de prendre la décision de se faire opérer. Par ailleurs, ce chiffe explique pourquoi il est important de poser l’indication d’une plastie-prothèse mammaire avec rigueur, après une analyse précise du rapport bénéfice-risque pour chaque cas.
Le lipofilling mammaire : une alternative aux implants, réalisée en deux temps
Pour les patientes qui souhaitent retrouver un peu de volume tout en conservant un résultat très naturel, sans recourir à un implant, le lipofilling mammaire constitue une alternative intéressante. Son principe, ses indications et ses limites sont détaillés sur la page consacrée à l’association lifting mammaire et lipofilling. Il faut toutefois savoir que cette technique ne permet qu’une augmentation de volume modérée, puisqu’une partie de la graisse transférée est se résorbe au cours des premiers mois.
Dans ma pratique, je ne réalise pas le lipofilling au cours de la même intervention que le lifting mammaire. Je privilégie une prise en charge en deux temps. Le sein est d’abord remonté et remodelé par le lifting, puis, quatre à six mois plus tard, une seconde intervention est consacrée au lipomodelage. Cette stratégie permet d’injecter la graisse sur un sein dont la forme est définitive, ce qui optimise le résultat esthétique, notamment au niveau du galbe et du décolleté. Elle favorise également une meilleure prise de la graisse greffée et évite tout risque de compromettre la cicatrisation des incisions du lifting mammaire.
En revanche, si votre poitrine est vide ou si vous souhaitez un gain de volume important, l’implant mammaire demeure la solution la plus fiable, la plus prévisible et la plus durable.
Comment se déroule un lifting mammaire avec implants ?
Le lifting mammaire avec pose d’implants est réalisé sous anesthésie générale et dure en moyenne 2 à 3 heures. L’intervention s’effectue en chirurgie ambulatoire : l’entrée à la clinique, l’opération et le retour à domicile ont lieu le même jour.
L’opération débute par la création de la loge destinée à recevoir l’implant. Dans la majorité des cas, on place l’implant derrière le muscle grand pectoral selon la technique du dual plane, qui associe les avantages d’une couverture musculaire dans la partie supérieure du sein et d’un positionnement glandulaire dans sa partie inférieure. Une fois l’implant mis en place, on réalise le lifting mammaire. Cela permet de retirer l’excès de peau et de remodeler la glande mammaire afin de redonner de la projection au sein. A la fin de l’intervention, on repositionne l’aréole à sa hauteur idéale (approximativement la moitié de la hauteur du bras).
Le nombre de cicatrice dépend directement de l’importance de la ptôse. Selon les cas, elle peut se limiter au pourtour de l’aréole ou prendre la forme d’un T inversé lorsque l’excès cutané est plus important. L’objectif est toujours d’obtenir le meilleur compromis entre la qualité du résultat esthétique et la discrétion des cicatrices.
Toute les opérations ont lieu à la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine.
Pose des implants en dual plane, derrière le muscle pectoral
On positionne généralement l’implant selon la technique du dual plane (Tebbetts et al., 2001). L’implant est ainsi recouvert par le muscle grand pectoral dans sa partie supérieure, tandis que sa partie inférieure est directement au contact de la glande mammaire.
Le dual plane trouve tout son intérêt lorsque le sein est vide. La couverture musculaire masque le bord supérieur de l’implant, ce qui est essentiel chez les patientes présentant une peau fine ou des tissus amincis, notamment après un amaigrissement important. Cette technique offre ainsi un résultat plus naturel, en limitant le risque de visibilité des contours de la prothèse.
Lifting mammaire : round-block ou cicatrices en T inversé
Lorsque la ptôse est modérée, une technique périaréolaire de type round-block permet d’effectuer l’intervention par une unique cicatrice située autour de l’aréole. Le diamètre de celle-ci est stabilisé grâce à un surjet circulaire profond, ce qui limite le risque d’élargissement secondaire de l’aréole (Benelli et al., 1990).
En revanche, lorsque la ptôse est plus importante, la quantité de peau à retirer impose une cicatrice en T inversé, associant une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice verticale jusqu’au sillon sous-mammaire et une courte cicatrice horizontale dissimulée dans ce dernier. Il est important de comprendre que ce choix répond à une nécessité technique.
En cas de ptôse sévère, chercher à corriger l’affaissement par une simple cicatrice autour de l’aréole (round-block) conduit toujours à un mauvais résultat esthétique. La tension excessive exercée sur cette cicatrice favorise l’élargissement de l’aréole. La forme du sein est moins harmonieuse car les possibilités de remodelage sont plus limitées. Enfin, le risque de récidive précoce de la ptôse est plus important. C’est pourquoi, en cas de ptôse sévère, trois cicatrices sont généralement indispensables pour obtenir une correction satisfaisante et durable.

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Implants ergonomiques de 265 cc, en dual plane, cicatrice autour de l’aréole.
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Un temps ou deux temps opératoires : quelle stratégie ?
Le lifting mammaire avec pose d’implants peut être réalisé selon deux stratégies : en un seul temps opératoire, avec le lifting et la mise en place des implants au cours de la même intervention, ou en deux temps, en réalisant d’abord le lifting, puis la pose des implants quatre à six mois plus tard.
La chirurgie en un temps présente l’avantage d’une seule anesthésie générale et d’une seule période de convalescence. En revanche, elle soumet les tissus à deux contraintes simultanées : la tension liée au lifting mammaire et la pression exercée par l’implant sur les cicatrices fragiles.
Dans certaines situations, je privilégie une prise en charge en deux temps, notamment en cas de ptôse importante, de peau fine ou fragilisée, après une chirurgie bariatrique, ou encore chez les patientes récemment sevrées du tabac. Cette stratégie permet aux tissus de cicatriser dans des conditions optimales avant la pose des implants. Elle réduit le risque de complications cicatricielles et offre une meilleure maîtrise du résultat esthétique, le choix du volume et de la projection de l’implant pouvant être adapté une fois la ptôse parfaitement corrigée.
Pourquoi opérer en deux temps réduit les risques
Les deux gestes exercent des forces opposées sur les tissus : le lifting réduit l’enveloppe cutanée du sein (on retire la peau en excès afin de corriger le relâchement du sein), tandis que l’implant exerce une pression de l’intérieur sur ces sutures encore fragiles.
Réaliser l’intervention en deux temps permet d’éviter ce conflit mécanique :
- Lors du premier temps, on effectue uniquement le lifting. Cette stratégie supprime le principal risque propre à la plastie-prothèse. En effet, en cas de souffrance cutanée ou de désunion des cicatrices, aucune prothèse ne risque de s’exposer et de s’infecter, évitant ainsi une complication qui imposerait le plus souvent son retrait.
- Lors du second temps, on met en place les implants par une courte incision, sans créer de cicatrice supplémentaire. Le choix de l’implant est alors plus précis, puisqu’il s’appuie sur la forme définitive du sein, plutôt que sur une estimation réalisée pendant la première intervention.
Quel délai entre le lifting et la pose des implants ?
Un intervalle de 4 à 6 mois sépare les deux interventions.
Ce délai correspond au temps nécessaire pour que les cicatrices du lifting acquièrent une résistance suffisante et que le sein retrouve sa forme finale après la résorption de l’œdème. Intervenir plus tôt reviendrait à soumettre des cicatrices encore fragiles à la tension exercée par l’implant. À l’inverse, prolonger ce délai ne présente aucun inconvénient : certaines patientes choisissent d’ailleurs, une fois le lifting réalisé, de différer la pose des implants, voire d’y renoncer si le résultat du lifting seul apparaît satisfaisant.
En cas de chirurgie secondaire à distance — récidive de la ptôse sur les implants, changement de prothèses — la stratégie est définie au cas par cas en appliquant les mêmes principes (Spring et al., 2014).
Dans quels cas la chirurgie en un temps est-elle possible ?
La chirurgie en un temps constitue une excellente option chez des patientes soigneusement sélectionnées.
Dans la plus grande série publiée — 1 192 interventions combinées — 16,9 % des patientes ont dû être réopérées (Stevens et al., 2014). Près d’une patiente sur six. Les auteurs de cette série jugent ce taux acceptable ; c’est un seuil que je ne considère pas comme satisfaisant pour une chirurgie esthétique, sauf lorsque toutes les conditions sont réunies pour le réduire. C’est pourquoi je réserve le geste combiné aux situations les plus favorables : ptôse modérée, peau de bonne qualité et de bonne épaisseur, volume d’implant raisonnable, absence de tabagisme. En dehors de ce cadre étroit, la stratégie en deux temps offre une cicatrisation plus sûre et un résultat plus prévisible.
Quelles cicatrices après un lifting mammaire avec implants ?
Les cicatrices d’un lifting mammaire avec implants sont identiques à celles d’un lifting mammaire seul : une cicatrice autour de l’aréole en cas de légère ptôse, ou des cicatrices en T inversé (autour de l’aréole, verticale et dans le sillon sous-mammaire) lorsque la ptôse est plus importante. La pose de l’implant ne nécessite aucune incision supplémentaire, la prothèse étant introduite par la mêmes voie d’abord que le lifting. En revanche, sa présence exerce une pression sur les tissus fraîchement remodelés, augmentant la tension sur les cicatrices pendant les premières semaines de cicatrisation.
Cette contrainte justifie une fermeture particulièrement soigneuse et un suivi postopératoire attentif afin de favoriser la bonne cicatrisation.
Combien de cicatrices dans mon cas ?
Le nombre et la longueur des cicatrices dépendent seulement de l’importance de la ptôse, et non de la mise en place d’un implant. Une ptôse modérée peut être corrigée par une cicatrice limitée au pourtour de l’aréole (technique du round-block). En revanche, une ptôse plus marquée nécessite des cicatrices en T inversé, seules capables de retirer efficacement l’excès de peau à la fois vertical et horizontal.
Le lifting mammaire avec implants présente toutefois deux particularités. La première concerne le round-block : la pression exercée par l’implant sur la suture périaréolaire peut, à distance, favoriser un élargissement de l’aréole ou de la cicatrice. C’est pourquoi cette technique n’est indiquée que lorsque la ptôse est modérée et que le volume de l’implant reste raisonnable.
La seconde particularité concerne les cicatrices en T inversé. Les points de rencontre des cicatrices constituent les zones les plus fragiles de la fermeture. C’est également à ces endroits que les contraintes exercées par l’implant sont les plus importantes. Si une désunion cicatricielle survient, le principal risque est l’exposition puis l’infection de la prothèse. Cette complication est grave car elle impose le plus souvent son retrait. C’est pourquoi, chez les patientes dont la peau est fine ou fragilisée, cette situation plaide en faveur d’une stratégie en deux temps opératoires, qui permet aux cicatrices de consolider avant la mise en place de l’implant.
Évolution des cicatrices : de la phase inflammatoire à l’aspect définitif
L’évolution des cicatrices suit trois étapes. Les 3 à 6 premiers mois correspondent à la phase inflammatoire. Pendant cette période, les cicatrices sont rosées, parfois légèrement épaisses ou en relief. Cet aspect est habituel et transitoire. Vient ensuite la phase de maturation, au cours de laquelle elles s’éclaircissent progressivement, s’assouplissent et deviennent de moins en moins visibles. Leur aspect définitif n’est généralement obtenu qu’entre 12 et 24 mois, sous la forme d’une fine ligne blanche.
Durant la première année, deux précautions sont essentielles pour favoriser une cicatrisation optimale :
- protéger strictement les cicatrices du soleil (par un écran solaire à très haute protection ou un vêtement),
- et porter le soutien-gorge de contention pendant les 6 premières semaines afin de limiter les tensions sur les cicatrices.
L’évolution des cicatrices mois par mois, les soins recommandés et les traitements disponibles en cas de cicatrice disgracieuse sont détaillés dans mon article consacré à l’évolution des cicatrices après un lifting mammaire.
Comment choisir ses implants mammaires ?
Le choix de la prothèse répond à un principe fondamental : c’est la forme de votre sein qui détermine l’implant, jamais l’inverse. Trois critères guident cette décision :
- la largeur de votre base mammaire, qui fixe le diamètre maximal de la prothèse ;
- la qualité de votre peau, qui conditionnent le volume pouvant être implanté sans excès de tension ;
- et votre objectif esthétique, que nous définirons ensemble lors de la consultation, notamment grâce aux prothèses d’essai.
Dans le contexte d’un lifting, une règle supplémentaire s’impose : le volume doit rester mesuré. En effet, plus l’implant est volumineux, plus il exerce de tension sur les cicatrices, avec un risque accru de complications cicatricielles et de récidive de la ptôse.
La taille : base mammaire, volume à restaurer, tension cutanée
Le choix du volume repose sur des mesures anatomiques précises.
La largeur de la base mammaire détermine le diamètre maximal de l’implant compatible avec votre thorax. Ce diamètre, associé à la projection souhaitée, définit ensuite la gamme de volumes envisageables.
Dans le cadre d’un lifting mammaire avec implants, le choix est volontairement plus limitée que lors d’une augmentation mammaire isolée. Un implant trop volumineux exerce une tension excessive sur les cicatrices, augmente le risque de récidive de la ptôse et compromet la pérennité du résultat à long terme. Mon objectif est d’obtenir un résultat qui conserve sa forme et son harmonie au fil des années.
Les différents volumes d’implant sont évalués en consultation à l’aide de prothèses d’essai placées dans un soutien-gorge d’essayage.
Implants ronds ou anatomiques ?
Le choix entre un implant rond et un implant anatomique (en forme de goutte d’eau) repose sur vos attentes et votre morphologie (Hedén et al., 2015). En pratique, cette question est aujourd’hui largement résolue en chirurgie esthétique. Les implants anatomiques présentent un risque spécifique de rotation, documenté notamment par l’équipe qui a largement contribué à leur développement (Montemurro et al., 2017). Or, pour limiter ce risque, ils nécessitent une enveloppe texturée, dont la plupart des modèles ont été retirés du marché français par l’ANSM en 2019. Les implants ronds modernes se sont ainsi imposés comme la référence en chirurgie esthétique mammaire.
J’utilise pour ma part les implants ronds Motiva Ergonomix® (implants dits « ergonomiques »). Ce choix permet de bénéficier des avantages esthétiques recherchés avec les implants anatomiques, sans leurs principales limites. Grâce à son gel à comportement dynamique, l’implant Ergonomix® adopte spontanément une forme plus allongée en position debout sous l’effet de la gravité, puis retrouve une répartition homogène du gel en position allongée, à l’image d’un sein naturel. Il offre ainsi un galbe très naturel tout en supprimant le risque de déformation lié à la rotation de l’implant car l’implant dynamique peut pivoter dans sa loge sans modifier la forme du sein. Ce type d’implant est particulièrement adapté au lifting mammaire avec implants.
Quand faudra-t-il changer les implants ?
Les implants mammaires ne sont pas conçus pour durer toute la vie. Ils n’ont pas non plus vocation à être remplacés systématiquement tous les dix ans. Cette recommandation, longtemps véhiculée, ne correspond plus aux pratiques actuelles. Aujourd’hui, la prise en charge repose sur une surveillance régulière, associant examen clinique annuel et imagerie lorsqu’elle est indiquée. Le remplacement d’un implant ne s’impose qu’en cas de rupture, de coque, de malposition ou de modification esthétique.
Après un lifting mammaire avec implants, un motif supplémentaire de réintervention peut apparaître au fil des années. Sous l’effet du vieillissement et de la pesanteur, le sein peut progressivement s’affaisser sur la prothèse. Cette récidive de la ptôse peut alors conduire à proposer une nouvelle mastopexie, avec ou sans remplacement des implants selon leur état et vos souhaits.
Les recommandations de suivi, les examens de surveillance et les indications d’un éventuel remplacement sont détaillés dans ma page consacrée aux implants mammaires.
Quels sont les risques et comment les limiter ?
Comme toute intervention chirurgicale, le lifting mammaire avec implants expose à des risques. Certains sont communs à toute chirurgie, comme l’hématome, l’infection ou les troubles de la cicatrisation. D’autres sont spécifiques aux implants, tels que la coque, la rupture ou les plis visibles (rippling). Enfin, la combinaison d’un lifting et d’une augmentation mammaire crée des risques propres à cette intervention, en particulier la souffrance cutanée et la désunion des cicatrices sous l’effet de la tension exercée par l’implant.
Ces risques peuvent être réduits par une sélection rigoureuse des indications, le choix de la stratégie opératoire la plus adaptée — en un ou deux temps selon les situations — et une préparation préopératoire optimale, notamment un sevrage tabagique strict et un poids stable. L’objectif est d’offrir les meilleures conditions de cicatrisation et de maximiser la qualité ainsi que la pérennité du résultat.
Troubles de la cicatrisation et infection de prothèse
Le risque spécifique du lifting mammaire avec implants concerne avant tout la cicatrisation. Une désunion de cicatrice ou une nécrose cutanée limitée, généralement sans conséquence majeure après un lifting isolé, prennent une tout autre dimension en présence d’un implant. Si une cicatrice s’ouvre, la prothèse peut se retrouver exposée. Or une prothèse exposée ou infectée doit, dans la majorité des cas, être retirée. Il faudra alors attendre plusieurs mois avant de poser de nouveaux implants.
Cette complication est celle qui guide le plus ma stratégie opératoire. Les séries consacrées à la plastie-prothèse ont clairement montré que l’association des deux gestes augmente le risque de complications cicatricielles (Calobrace et al., 2013). C’est pourquoi, chez les patientes présentant une peau fine, fragilisée ou des facteurs de risque de mauvaise cicatrisation, je privilégie une stratégie en deux temps opératoires. Cela permet aux cicatrices du lifting de consolider avant qu’elles ne soient soumises à la tension exercée par l’implant.
À ces risques spécifiques s’ajoutent ceux communs à toute chirurgie mammaire avec implants : hématome, épanchement (sérome), infection, coque, rupture de l’implant, plis visibles (rippling) ou encore modification, le plus souvent transitoire, de la sensibilité de l’aréole. L’ensemble de ces complications est expliqué en détail lors de la consultation et figure dans la fiche d’information de la SOFCPRE remise avec le devis.
Pourquoi cette intervention est plus délicate qu’une simple augmentation
Contrairement à une augmentation mammaire isolée, où l’implant est introduit par une courte incision, le lifting mammaire avec implants associe deux gestes aux contraintes opposées. Le lifting réduit l’excès de peau et referme l’enveloppe du sein sous tension, ce qui diminue temporairement la vascularisation de la peau et de l’aréole. Dans le même temps, l’implant exerce une pression continue de l’intérieur sur les cicatrices.
Ces contraintes expliquent pourquoi les taux de complications et de reprises chirurgicales sont plus élevés que pour un lifting mammaire ou une augmentation par implants réalisés séparément. Elle justifie donc une sélection particulièrement rigoureuse des indications, un choix réfléchi entre une intervention en un ou deux temps, ainsi qu’une technique opératoire adaptée à chaque patiente. C’est aussi la raison pour laquelle cette intervention mérite d’être confiée à un chirurgien dont l’activité est spécifiquement centrée sur la chirurgie mammaire.
Tabac, poids stable, consignes post-opératoires : les facteurs que vous contrôlez
Le principal facteur de risque est aussi celui sur lequel vous avez le plus d’influence : le tabac. La méta-analyse de référence, portant sur près de 480 000 patients, montre que le tabagisme multiplie par 3,6 le risque de nécrose cutanée et par plus de 2 celui de retard de cicatrisation et de désunion des plaies (Sørensen, 2012).
C’est pourquoi un arrêt complet du tabac est indispensable au minimum un mois avant et un mois après l’intervention. Cette exigence concerne toutes les sources de nicotine : cigarettes, cigarette électronique, tabac chauffé, cigares, chicha, mais aussi substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles). En cas de doute, un dosage urinaire de la cotinine, principal métabolite de la nicotine, peut être demandé le jour de l’intervention afin de vérifier l’absence d’imprégnation nicotinique récente.
Deux autres facteurs contribuent à la qualité du résultat :
- Le premier est la stabilité de votre poids. Une variation de poids importante après l’intervention peut altérer la forme du sein et favoriser une récidive de la ptôse.
- le second est le respect rigoureux des consignes post-opératoires, en particulier le port du soutien-gorge de contention pendant six semaines et l’absence d’efforts physiques importants durant le premier mois, afin de protéger les cicatrices pendant leur phase de consolidation.
Suites opératoires et convalescence
Les suites d’un lifting mammaire avec implants sont marquées par des douleurs durant les 48 à 72 premières heures. Elles sont plus importantes lorsque les implants sont placés en dual plane, sous le muscle pectoral. Un traitement antalgique est systématiquement prescrit dès votre sortie et permettra de contrôler efficacement ces douleurs.
Il faudra prévoir au moins 7 à 10 jours d’interruption des activités professionnelles. En revanche, aucun arrêt de travail ne pourra être prescrit. Le lifting mammaire avec implants étant une intervention de chirurgie esthétique, non prise en charge par l’Assurance Maladie, la réglementation ne permet pas la délivrance d’un arrêt maladie.
Le résultat se transforme progressivement au fil des semaines et des mois. Les implants prennent naturellement leur place, les tissus s’assouplissent, l’œdème disparaît progressivement et les cicatrices s’éclaircissent tout en s’affinant. Cette évolution est normale et demande de la patience : il est inutile de juger le résultat dans les premières semaines. En pratique, le résultat peut être apprécié à partir du troisième mois, mais son aspect définitif n’est généralement atteint qu’entre 6 mois et 1 an après l’intervention.
Douleurs, œdème et soins des premiers jours
Les premiers jours sont les plus inconfortables. Les douleurs sont généralement plus marquées lorsque les implants sont positionnés sous le muscle pectoral (technique du dual plane). La création de la loge musculaire constitue en effet le temps le plus douloureux de l’intervention. Elles atteignent leur maximum au cours des 48 à 72 premières heures et s’apparentent souvent à de fortes courbatures ou à une déchirure musculaire, les mouvements des bras les majorant nettement.
Un traitement antalgique associant plusieurs classes de médicaments est prescrit dès la sortie de la clinique. Il devra être pris de manière systématique pendant les trois premiers jours, avant d’être adapté en fonction de leur évolution. Passé ce délai, les douleurs diminuent rapidement pour laisser place à une sensation de tension ou de tiraillement. Durant cette période, les seins paraissent souvent plus hauts et plus fermes que leur aspect définitif.
Le soutien-gorge de contention doit être porté pendant six semaines. Il maintient les prothèses en place, diminue les contraintes exercées sur les cicatrices et favorise une bonne cicatrisation. Une douche est possible dès le lendemain de l’intervention, et les fils sont résorbables.
Reprise du travail, du sport et du port de charges
Le lifting mammaire avec implants est une intervention de chirurgie esthétique, non prise en charge par l’Assurance Maladie. À ce titre, aucun arrêt de travail ne peut être prescrit, contrairement à une abdominoplastie ou à une réduction mammaire par exemple.
Il est donc indispensable d’organiser votre convalescence en amont. Prévoyez une interruption d’activité de 7 à 10 jours pour un travail sédentaire, et plus longtemps si votre profession comporte des efforts physiques, le port de charges ou des mouvements répétés des bras. Cette période devra être couverte par des congés, des RTT ou toute autre forme de disponibilité.
La conduite automobile peut généralement être reprise après une semaine, lorsque les mouvements nécessaires pour manœuvrer le volant ne provoquent plus de douleur.
La reprise des activités physiques est progressive :
- La marche est encouragée dès les premiers jours afin de diminuer le risque de phlébite,
- les activités sollicitant uniquement le bas du corps peuvent être reprises après 3 à 4 semaines,
- les sports plus intensifs, en particulier ceux faisant travailler les muscles pectoraux ou comportant des impacts, ne sont autorisés qu’à partir de la sixième semaine.
Enfin, il est recommandé d’éviter le port de charges lourdes pendant le premier mois, y compris le port d’un jeune enfant. Soulever une charge sollicite les muscles pectoraux, augmente les contraintes exercées sur les cicatrices et peut majorer les douleurs tout en perturbant la cicatrisation.
Le suivi post-opératoire
Le suivi post-opératoire est une étape essentielle de la prise en charge. Il comprend une consultation hebdomadaire durant le premier mois, puis des contrôles à 3 mois, 6 mois et 1 an. Ces rendez-vous permettent ainsi de surveiller la cicatrisation, de vérifier la bonne position des implants, d’évaluer l’évolution de la forme des seins et d’accompagner la maturation des cicatrices, en proposant si nécessaire des traitements spécifiques.
Entre deux consultations, vous bénéficiez d’un accès direct au cabinet pour toute question ou inquiétude. En présence d’implants, une rougeur inhabituelle, un écoulement ou une ouverture de cicatrice ne doivent jamais être banalisés. Signalés précocement, ces problèmes peuvent le plus souvent être pris en charge rapidement et efficacement, avant qu’ils ne deviennent plus sérieux.
Enfin, après la première année, le suivi rejoint celui recommandé pour toute patiente porteuse d’implants mammaires : un examen clinique annuel, complété par une imagerie lorsqu’un symptôme ou une anomalie le justifie.
Toutes les consultations de suivi post-opératoire sont réalisées au cabinet, 99 rue de Prony, 75017 Paris.
Prix d’un lifting mammaire avec implants et prise en charge
Le tarif d’un lifting mammaire avec pose d’implants en un seul temps opératoire est de 8 850 €. Ce prix comprend l’ensemble de la prise en charge : les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, les frais de clinique, les implants mammaires Motiva Ergonomix®, la TVA ainsi que toutes les consultations de suivi post-opératoire.
Aucune prise en charge par l’Assurance maladie ou les mutuelles n’est possible. Le lifting mammaire avec implants est une intervention de chirurgie esthétique pure — c’est aussi la raison pour laquelle aucun arrêt de travail ne peut être prescrit. Seule exception : la correction de seins tubéreux, malformation congénitale relevant de la chirurgie réparatrice, qui peut être prise en charge après entente préalable (code CCAM QEMA004).
À l’issue de la première consultation, un devis détaillé, conforme à la réglementation en vigueur, vous est remis. Un délai légal de réflexion de 15 jours doit être respecté avant toute intervention.
Le coût peut varier en fonction de la complexité de l’intervention, notamment selon l’importance de la ptôse, la nécessité de gestes complémentaires ou le recours à une stratégie en deux temps opératoires. Dans ce dernier cas, chacune des deux interventions fait l’objet d’une tarification distincte. L’ensemble des frais est présenté et expliqué dès la consultation, afin que vous connaissiez précisément le coût global de la stratégie proposée avant toute décision.
Le détail des honoraires, des modalités de règlement et des solutions de financement est disponible sur la page dédiée aux tarifs du lifting mammaire avec implants.
Questions fréquentes sur le lifting mammaire avec implants (FAQ)
L’intervention est-elle douloureuse ?
Oui, les 48 à 72 premières heures sont douloureuses — plus que un lifting seul. Cette douleur est liée à la création de la loge de l’implant derrière le muscle pectoral et s’apparente à une déchirure musculaire. Elle est anticipée par un traitement antalgique prescrit dès la sortie, à prendre systématiquement les trois premiers jours, puis s’estompe rapidement pour laisser place à une simple sensation de tension.
Puis-je faire un lifting mammaire avec implants après une perte de poids sous Ozempic, Wegovy ou Mounjaro ?
Oui, à deux conditions : un poids stabilisé, évalué avec le médecin qui prescrit votre traitement — un arrêt des analogues du GLP-1 peut entraîner une reprise de poids qui compromettrait le résultat — et le signalement du traitement lors de la consultation d’anesthésie, car ces médicaments ralentissent la vidange gastrique et peuvent nécessiter une suspension avant l’anesthésie générale. La perte de poids sous GLP-1 produit sur la poitrine les mêmes effets qu’une chirurgie bariatrique. C’est une indication de plus en plus fréquente de cette intervention.
Quels implants mammaires utilisez-vous ?
J’utilise des implants ronds Motiva Ergonomix, en gel de silicone cohésif et à surface lisse SmoothSilk. Leur gel se comporte de manière dynamique — forme de goutte en position debout, répartition uniforme en position allongée — ce qui donne le rendu naturel recherché avec un implant anatomique, sans son risque de rotation.
Un temps ou deux temps opératoires : comment savoir ce qui me concerne ?
C’est l’examen clinique qui tranche. Ptôse modérée, peau de bonne qualité, volume d’implant raisonnable et absence de tabac : le geste combiné en un temps est envisageable. Ptôse sévère, peau fine, antécédent d’amaigrissement massif ou tabagisme sevré : la stratégie en deux temps — lifting d’abord, implants 4 à 6 mois plus tard — sécurise la cicatrisation et le résultat.
Quelle taille de bonnet vais-je gagner ?
Le gain dépend du volume d’implant compatible avec votre morphologie, généralement un à deux bonnets. Dans une plastie-prothèse, le volume est délibérément plus prudent que dans une augmentation simple : un implant trop lourd sur un sein fraîchement remonté accélère la récidive de ptôse. L’essayage de prothèses d’essai en consultation permet de visualiser concrètement le résultat.
Pourrai-je allaiter après l’intervention ?
Il existe un risque de diminution de la capacité d’allaitement, comme après toute chirurgie mammaire touchant l’aréole. Si un projet de grossesse est prévu dans l’année, il est préférable de différer l’intervention — la grossesse peut en modifier le résultat.
Les implants gênent-ils le dépistage du cancer du sein ?
Non. Mammographies et échographies restent réalisables : il suffit de signaler la présence d’implants au radiologue, qui adapte les incidences (clichés d’Eklund). La surveillance mammaire suit ensuite le calendrier de dépistage habituel, complété d’un contrôle des implants en cas de signe d’appel.
L’intervention est-elle remboursée ?
Non, sauf exception. Le lifting mammaire avec implants est une intervention de chirurgie esthétique : il n’est pris en charge ni par l’Assurance Maladie ni par les mutuelles, et ne permet pas la prescription d’un arrêt de travail. La seule exception concerne les seins tubéreux, malformation congénitale pouvant être prise en charge après entente préalable (CCAM QEMA004). Hors prise en charge, le tarif est de 8 850 € TTC. Un devis détaillé est remis en consultation, avec un délai légal de réflexion de 15 jours.
Références scientifiques
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- Khavanin N, Jordan SW, Rambachan A, Kim JYS. A systematic review of single-stage augmentation-mastopexy. Plast Reconstr Surg. 2014;134(5):922-931. doi:10.1097/PRS.0000000000000582
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Pour citer cette page
Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant souhaitant citer cette page dans un article, un mémoire ou une publication, voici les éléments de référence.
Format académique (style Vancouver) :
Struk S. Lifting mammaire avec implants (plastie-prothèse) : corriger la ptôse mammaire et restaurer le volume des seins. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 24 juillet 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/lifting-mammaire-avec-implants/
Format APA :
Struk, S. (2026, 24 juillet). Lifting mammaire avec implants (plastie-prothèse) : corriger la ptôse mammaire et restaurer le volume des seins. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/chirurgie-esthetique-mammaire/lifting-mammaire-avec-implants/
Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).
LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
- Membre de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).
- Membre du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








