Reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal à l’Institut Curie : guide complet et prise en charge à 100 %

Page rédigée et validée médicalement par le Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien inscrit au tableau de l’Ordre des médecins de Paris (numéro RPPS : 10101382645), membre de la SOFCPRE et de la SOFCEP · relue et mise à jour le 27 septembre 2026

La reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal consiste à reconstruire le sein à partir des tissus du dos. C’est l’une des techniques de reconstruction mammaire autologue après mastectomie.

Expert en chirurgie mammaire à Paris et praticien attaché à l’Institut Curie, je réserve principalement le lambeau de grand dorsal aux situations où le lambeau DIEP est contre-indiqué ou a échoué. À l’Institut Curie, l’intervention est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, sans dépassement d’honoraires.

Cette page explique ce qu’est le lambeau de grand dorsal, ce qui distingue sa forme classique, avec prothèse, du grand dorsal lipofillé, et dans quel cas je propose le « mini grand dorsal ». Elle précise à qui je propose ce lambeau, comment se déroulent l’intervention et la convalescence, et quels en sont les risques, en particulier pour le dos et l’épaule.

Reconstruction mammaire par grand dorsal en bref

  • Le lambeau de grand dorsal est un lambeau « pédiculé » : il reste relié à ses vaisseaux d’origine et bascule du dos vers le thorax en passant sous la peau de l’aisselle. Il ne nécessite pas de microchirurgie, ce qui en fait un lambeau très fiable, mais il apporte moins de volume qu’un lambeau DIEP.
  • Il doit être associé à une prothèse ou à des injections de graisse avec d’obtenir un volume satisfaisant.
  • Je le propose lorsque le lambeau DIEP est contre-indiqué ou a échoué, en alternative au lambeau PAP chez la femme mince. Le DIEP reste ma technique de premier choix.
  • Cette technique laisse une cicatrice dans le dos, dans le prolongement du sillon sous-mammaire.
  • Ses risques propres concernent le dos et l’épaule : une poche de liquide dans le dos (sérome) et une gêne à l’épaule, le plus souvent transitoires.
  • Prise en charge à 100 % au titre de l’ALD : l’intervention est réalisée à l’Institut Curie, sans dépassement d’honoraires.

Informations pratiques

Reconstruction mammaire par grand dorsal

La reconstruction mammaire par grand dorsal utilise la peau, la graisse et le muscle du dos pour reconstruire le sein après une mastectomie.

Elle fait partie des techniques de reconstruction mammaire autologue, qui utilisent vos propres tissus. Contrairement aux lambeaux DIEP et PAP, le grand dorsal ne nécessite pas de microchirurgie.

Ce lambeau apporte moins de volume qu’un lambeau DIEP : on l’associe soit à la pose d’une prothèse, soit à des injections de graisse, sur le principe du lipofilling.

On propose principalement cette technique en reconstruction mammaire secondaire, lorsqu’aucune reconstruction n’a été réalisée au moment de la mastectomie, ou en reconstruction mammaire tertiaire, après l’échec d’une autre technique.

Elle s’adresse aux femmes chez qui le lambeau DIEP est contre-indiqué ou a échoué, en alternative au lambeau PAP, pour un sein de volume modéré.

Si une radiothérapie est prévue, on met d’abord en place une prothèse d’attente pour éviter d’irradier le lambeau. C’est le principe de la « reconstruction immédiate différée », expliqué sur la page reconstruction mammaire immédiate.

Cette intervention exige l’arrêt complet du tabac un mois avant et un mois après l’opération.

Lambeau de grand dorsal

Qu’est-ce que la reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal ?

La reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal utilise des tissus du dos — de la peau, de la graisse et tout ou partie du muscle grand dorsal — pour reconstruire le sein (lambeau « musculo-cutané »). Ce muscle large et plat couvre le bas du dos et remonte vers l’aisselle.

Il s’agit donc d’une reconstruction avec vos propres tissus. La notion de lambeau est expliquée sur la page consacrée à la reconstruction mammaire autologue.

Deux points sont essentiels :

  • Le lambeau de grand dorsal est très fiable, car ses vaisseaux restent reliés à leur origine, située dans l’aisselle. On le glisse sous la peau pour venir reconstruire le sein.
  • Il apporte toutefois moins de volume qu’un lambeau prélevé sur le ventre (DIEP), car le dos contient généralement moins de graisse.
Vue anatomique du lambeau de grand dorsal.

À quoi sert le muscle grand dorsal ?

Le grand dorsal est un muscle large et plat situé de chaque côté du dos. Il s’attache en bas à la colonne vertébrale, par une large nappe fibreuse, ainsi qu’au bassin et aux dernières côtes. Ses fibres remontent vers l’aisselle pour se fixer sur l’humérus, l’os du bras.

Il permet de ramener le bras vers le corps, de le tirer vers l’arrière et de le tourner vers l’intérieur. Vous le sollicitez notamment pour nager, grimper ou tirer un objet vers vous.

Lorsqu’on utilise ce muscle pour reconstruire le sein, les autres muscles de l’épaule compensent en grande partie son rôle. La plupart des gestes du quotidien restent possibles, mais une diminution de force ou une gêne peut persister, notamment dans certains sports. La rééducation aide à retrouver la mobilité de l’épaule et à renforcer les muscles qui prennent le relais.

Pourquoi le lambeau de grand dorsal n’a-t-il pas besoin de microchirurgie ?

Le muscle grand dorsal est irrigué par une artère et une veine, les vaisseaux thoraco-dorsaux, qui descendent de l’aisselle vers le dos. Ce faisceau de vaisseaux est ce que l’on appelle le pédicule du lambeau.

Pour reconstruire le sein, on détache le muscle de ses attaches dans le dos tout en conservant son pédicule vasculaire intact. On fait ensuite pivoter le lambeau autour de ce pédicule et on le glisse sous la peau de l’aisselle jusqu’au thorax. Le sang continue ainsi de circuler dans le lambeau pendant tout le transfert : on parle de lambeau pédiculé.

Pour transférer un lambeau du ventre (DIEP) ou de la cuisse (PAP), il est nécessaire de couper ses vaisseaux puis de les reconnecter sous microscope par microchirurgie. Un caillot peut parfois se former au niveau de ces raccordements (qu’on appelle « anastomoses ») et bloquer la circulation : c’est la thrombose. Le grand dorsal conserve ses vaisseaux intacts et évite donc le risque lié à la microchirurgie. Cette particularité en fait un lambeau très fiable, ce qui est l’un de ses principaux avantages.

Lambeau de grand dorsal : de la peau, de la graisse et du muscle

Le lambeau de grand dorsal est un lambeau musculo-cutané : il apporte de la peau, de la graisse et du muscle.

Il apporte d’abord de la peau, sous la forme d’une « palette », un îlot de peau que le chirurgien prélève dans le dos. Cette peau permet de remplacer celle qui manque sur le thorax après une mastectomie sans reconstruction immédiate. Elle est particulièrement utile lorsque la radiothérapie a fragilisé et rendu moins souple la peau restante.

Il apporte ensuite une couche de graisse, celle qui se trouve sous la peau du dos, mais qui est généralement plus fine que celle du ventre.

Il apporte enfin du muscle, qui accompagne les vaisseaux du lambeau. Après son transfert, le muscle perd progressivement une partie de son volume : c’est l’atrophie musculaire. Le sein reconstruit avec le grand dorsal seul peut donc diminuer de volume au fil des mois. Ce muscle constitue toutefois une matrice pour des injections de graisse qui permettent de compléter le volume de la reconstruction.

En effet, la quantité de graisse que l’on peut injecter dépend notamment du volume et de la qualité des tissus disponibles pour l’accueillir. Grâce à sa bonne vascularisation, le muscle offre un support favorable à la survie de la graisse injectée.

Nécessité de compléter le volume apporté par le lambeau

Dans ma pratique, je n’utilise jamais le grand dorsal seul. Deux solutions permettent de compléter son volume :

  • Une prothèse, placée sous le lambeau, apporte un volume important en une seule intervention. Le lambeau recouvre alors l’implant d’une peau et de tissus sains. En contrepartie, la prothèse est un corps étranger, avec les inconvénients rappelés plus bas.
  • Des injections de votre propre graisse, qu’on prélève par lipoaspiration sur le ventre, les hanches ou les cuisses, puis qu’on réinjecte dans le lambeau. Cette solution permet de reconstruire le sein sans corps étranger. Une partie de la graisse injectée se résorbe toutefois au cours des premiers mois : une ou plusieurs séances complémentaires peuvent donc être nécessaires pour obtenir le volume souhaité. Vous trouverez les détails de cette technique sur la page consacrée à l’injection de graisse dans les seins.

Qu’est-ce que le « mini grand dorsal » ?

La technique classique du grand dorsal consiste à prélever la totalité du muscle. Popularisée dans les années 1970, elle a longtemps occupé une place centrale en reconstruction mammaire. Les lambeaux du ventre, puis de la cuisse, ont progressivement offert d’autres possibilités pour reconstruire le sein sans prothèse et sans sacrifier de muscle. Ils nécessitent toutefois des compétences en microchirurgie.

En parallèle, la technique du grand dorsal a évolué pour limiter les conséquences du prélèvement sur le dos et l’épaule. C’est l’objectif du « mini grand dorsal », ou lambeau de grand dorsal à épargne musculaire, qui ne prélève qu’une partie du muscle. Le « mini dorsal » ne prélève que la partie du muscle qui est alimentée par la branche antérieure du pédicule. L’objectif est de réduire la morbidité du prélèvement. Dit autrement, on conserve le reste du muscle dans le dos afin de réduire les douleurs post-opératoires ainsi que la formation de séromes (voir plus bas).

Je réserve néanmoins cette technique aux seins de petit volume. En effet, prélever moins de muscle diminue également le volume du lambeau, déjà limité, ainsi que la quantité de graisse que l’on peut y injecter. Le point autour duquel le lambeau pivote se situe également plus loin du sein, ce qui réduit la liberté de positionnement et de modelage.

Lorsque le volume du sein à reconstruire le nécessite, je continue donc prélever la totalité du muscle afin d’obtenir un meilleur résultat esthétique.

Que dit la littérature scientifique sur le « mini grand dorsal » ?

En 2022, une équipe de Dijon a publié la première étude française comparant les suites d’une reconstruction par grand dorsal classique ou à épargne musculaire. Elle portait sur 96 femmes opérées entre 2018 et 2019 (Fauconnier et al., 2022).

Les femmes ayant bénéficié d’un prélèvement partiel du muscle avaient une intervention plus courte, moins de séromes du dos et moins de ponctions pour les évacuer. Leur hospitalisation était également plus brève : cette différence persistait après prise en compte des autres facteurs susceptibles de l’expliquer.

Ces résultats confirment l’intérêt de préserver une partie du muscle lorsque le volume à reconstruire le permet.

Je réserve donc le prélèvement partiel aux seins de petit volume, correspondant généralement à un bonnet A ou B. Pour un sein plus volumineux, habituellement un bonnet C ou davantage, je privilégie le prélèvement de la totalité du muscle afin de disposer d’un support plus important pour les injections de graisse.

Qu’est-ce que le grand dorsal « lipofillé » ?

La technique classique associe le prélèvement du muscle et d’une palette de peau à la pose d’une prothèse, qui apporte le volume manquant.

Le grand dorsal « lipofillé » associe le lambeau à des injections de votre propre graisse pour reconstruire le sein sans prothèse. On prélève cette graisse par lipoaspiration, puis on l’injecte dans le muscle grand dorsal au cours de la même intervention, parfois aussi dans le muscle pectoral situé en dessous. Le muscle constitue un support bien vascularisé qui favorise la survie de la graisse injectée. D’autres séances d’injections de graisse sont souvent nécessaires pour obtenir un volume satisfaisant.

En 2014, l’équipe romaine de Fabio Santanelli di Pompeo a décrit cette technique chez 23 patientes, pour une reconstruction sans prothèse dès la mastectomie (Santanelli di Pompeo et al., 2014). Son utilisation s’est depuis largement développée. C’est la technique que je favorise lorsque le volume du sein à reconstruire le permet et que les réserves de graisse sont suffisantes.

Que dit la littérature scientifique sur le grand dorsal lipofillé ?

En 2022, l’équipe de Joseph Escandón, à l’université de Rochester aux États-Unis, a analysé 19 études regroupant 704 reconstructions par grand dorsal avec injection de graisse au cours de la même intervention (Escandón et al., 2022).

Les complications les plus fréquentes étaient le sérome du dos, une accumulation de liquide sous la peau, dans 18 % des cas, et la cytostéatonécrose, qui correspond à la formation de kystes huileux dans le sein reconstruit (voir plus bas), dans près de 15 % des cas.

Près de deux patientes sur trois ont eu besoin d’injections de graisse complémentaires après la reconstruction. Le grand dorsal lipofillé permet ainsi de reconstruire le sein sans prothèse et sans microchirurgie, mais une ou deux séances supplémentaires de lipofilling sont souvent nécessaires pour atteindre le volume souhaité. Nous aborderons ce point ensemble dès la première consultation, afin que vous puissiez anticiper les différentes étapes de votre reconstruction.

Grand dorsal avec prélèvement d’« extensions graisseuses »

Une autre variante consiste à prélever, avec le muscle, plusieurs « extensions » de graisse du dos qui restent attachées au lambeau, afin d’augmenter son volume sans prothèse (Delay et al., 2018).

Je ne pratique pas cette technique. Elle nécessite des décollements étendus et retire des tissus graisseux qui facilitent le glissement des tissus du dos les uns par rapport aux autres. Ces prélèvements peuvent favoriser une gêne, des douleurs persistantes ou un sérome.

Je privilégie les injections de graisse prélevée dans d’autres régions du corps : elles permettent souvent d’obtenir un volume satisfaisant tout en limitant la morbidité du prélèvement du lambeau.

Pour qui est indiquée la reconstruction mammaire par grand dorsal ?

Je propose le lambeau de grand dorsal lorsque le lambeau DIEP est contre-indiqué ou a échoué. Chez une femme mince dont le ventre ne permet pas de prélever un DIEP, il constitue également une alternative au lambeau PAP.

Le lambeau DIEP reste ma technique de premier choix lorsque le ventre offre suffisamment de peau et de graisse. Le grand dorsal constitue néanmoins une alternative si votre ventre n’est pas « donneur » pour un DIEP, si vous avez déjà bénéficié d’une abdominoplastie ou si vous souhaitez préserver votre ventre en vue d’une éventuelle grossesse.

La comparaison entre les différents lambeaux est présentée sur la page consacrée aux techniques de reconstruction mammaire.

Le profil de la bonne candidate à un grand dorsal « lipofillé » (avec injections de graisse)

Une reconstruction par grand dorsal lipofillé est une excellente option lorsque plusieurs conditions sont réunies :

  • Un seul sein à reconstruire : lorsqu’il faut reconstruire les deux seins, notamment dans le cadre d’une chirurgie prophylactique, je privilégie une reconstruction par double DIEP, double PAP ou par prothèses. Prélever les deux muscles grands dorsaux expose à davantage de gêne et de douleurs au niveau du dos et des épaules.
  • Un sein à reconstruire de volume modéré. La graisse du dos et la graisse qu’on injecte dans le lambeau ne suffisent pas toujours à apporter suffisamment de volume lorsque le sein à reconstruire est volumineux.
  • Des réserves de graisse suffisantes, notamment sur les flancs et les cuisses. Chez une femme très mince, ces réserves peuvent manquer : c’est l’une des limites de la technique. Dans ce cas, on pourra néanmoins combiner le grand dorsal à la pose d’un implant. On perd toutefois le bénéfice d’une reconstruction « tout autologue », sans corps étranger ni ses contraintes à long terme.

Comment choisir entre grand dorsal lipofillé et lambeau PAP chez une femme mince ?

Chez une femme mince dont le ventre ne permet pas de prélever un DIEP, deux options permettent de reconstruire le sein avec ses propres tissus : le lambeau PAP, qu’on prélève à la face interne de la cuisse puis qu’on raccorde aux vaisseaux du thorax par microchirurgie, et le grand dorsal avec lipofilling.

Nous choisissons ensemble la technique en consultation, en tenant compte de plusieurs critères :

  • Le contexte de la reconstruction : immédiate, secondaire ou après une première reconstruction. Lorsque la mastectomie a retiré une grande partie de la peau du sein, le lambeau PAP peut ne pas apporter suffisamment de peau. Je privilégie alors le lambeau de grand dorsal.
  • Votre morphologie : le lambeau PAP utilise la graisse de la face interne de la cuisse. Si vos cuisses sont très fines mais que vous disposez de réserves de graisse sur les hanches ou ailleurs, le grand dorsal « lipofillé » est plus adapté.
  • La cicatrice que vous êtes prête à accepter : à la partie haute de la face interne de la cuisse, près du pli sous la fesse, pour le PAP ; dans le dos pour le grand dorsal.
  • Votre acceptation du risque d’échec : le PAP nécessite de raccorder de petits vaisseaux par microchirurgie. Une thrombose, c’est-à-dire un caillot qui bloque la circulation, peut survenir dans les premiers jours et entraîner la perte du lambeau malgré une ré-intervention. Cet échec reste rare, mais il faut pouvoir l’envisager. Le grand dorsal est un lambeau « pédiculé », qui ne nécessite pas de microchirurgie et dont la fiabilité est donc proche de 100 %.
  • Votre niveau d’activité physique : si vous pratiquez un sport qui sollicite beaucoup les épaules, préserver le grand dorsal peut être préférable. Le PAP préserve les muscles de la cuisse et permet généralement de reprendre le sport après la convalescence.

Comparatif lambeau PAP et lambeau de grand dorsal avec lipofilling

Lambeau PAP (cuisse)Grand dorsal lipofillé (dos)
Tissus utilisésPeau et graisse de la face interne de la cuisse, transférées par microchirurgiePeau, graisse et tout ou partie du muscle du dos, basculés sans microchirurgie, avec de la graisse injectée dans le muscle pendant l’intervention
Volume reconstructibleSein de petit volume ; injections de graisse presque toujours nécessaires 4 à 6 mois plus tardSein de petit volume (partie du muscle) ou de volume modéré (muscle entier) ; une ou deux séances d’injections de graisse souvent nécessaires
Peau apportéeLimitée : peu adapté lorsque la peau manque, en reconstruction secondairePalette de peau du dos : adapté lorsque la peau manque ou a été irradiée
CicatricesPli sous-fessier et racine interne de la cuisseDos, dans le prolongement du sillon sous-mammaire ; petites cicatrices de lipoaspiration
Durée de l’intervention et hospitalisation4 à 5 heures en double équipe ; 5 joursEnviron 3 heures, sans double équipe ; 3 à 4 jours
Risques propresThrombose (caillot) des vaisseaux rebranchés, avec une perte du lambeau rare, de l’ordre de 1 à 3 % ; cicatrice qui s’élargit ; insensibilité de la cuisseSérome du dos, gêne à l’épaule, douleurs dans le dos, fonte du muscle avec le temps

En résumé : quelles alternatives au lambeau DIEP ?

  • Je propose le lambeau PAP lorsque la peau du sein a été conservée, que la face interne des cuisses offre suffisamment de tissus et que le sein à reconstruire est de petit volume, généralement un bonnet A ou B.
  • Je propose le grand dorsal lipofillé lorsqu’il faut apporter davantage de peau, notamment en reconstruction secondaire, ou lorsque le volume souhaité dépasse ce que permet le PAP, sous réserve de disposer de suffisamment de graisse à prélever.
  • Dans les deux cas, la reconstruction utilise vos propres tissus, sans prothèse. Des injections de graisse complémentaires sont souvent nécessaires pour obtenir le volume souhaité et affiner la forme du sein.

Grand dorsal lipofillé : que valent les résultats chez une femme mince ?

L’équipe d’Efterpi Demiri, à l’université de Thessalonique en Grèce, a comparé 135 femmes ayant bénéficié d’une reconstruction à distance de la mastectomie : 36 par grand dorsal lipofillé « étendu », associant le muscle à un prélèvement plus large de graisse du dos, et 99 par lambeau DIEP.

Les femmes reconstruites par grand dorsal étaient plus jeunes et plus minces, avec un indice de masse corporelle moyen de 25,6 contre 28,4, et un sein opposé plus petit. Ces différences limitent la portée de la comparaison.

Après au moins un an de suivi, les taux de complications étaient comparables. La satisfaction était légèrement supérieure après un DIEP, sans différence statistiquement significative. Les auteurs considèrent donc le grand dorsal lipofillé comme une option intéressante chez les femmes jeunes et minces dont le sein à reconstruire est de petit ou de moyen volume (Demiri et al., 2021).

Au Japon, l’équipe de Mifue Taminato a par ailleurs rapporté 54 reconstructions par grand dorsal lipofillé, avec un indice de masse corporelle médian de 21,5. Parmi les 53 reconstructions achevées, 38 (72 %) avaient un volume suffisant dès la première intervention et 6 (11 %) avaient nécessité un lipofilling complémentaire (Taminato et al., 2021).

Chez une femme mince dont le sein à reconstruire reste de volume modéré, le grand dorsal lipofillé peut ainsi donner des résultats proches de ceux du DIEP, parfois en une seule intervention. Cette comparaison repose néanmoins sur une étude rétrospective portant sur des groupes différents au départ. C’est pourtant dans cette situation que je propose le grand dorsal lipofillé.

Dans quels cas le grand dorsal avec prothèse reste-t-il indiqué ?

En reconstruction secondaire, le lambeau de grand dorsal complété par une prothèse est une bonne solution lorsque le volume à reconstruire dépasse ce que la graisse injectée peut apporter, ou lorsque les réserves de graisse sont insuffisantes.

Dans ce cas, on glisse l’implant derrière le muscle pectoral, c’est-à-dire en position rétro-musculaire, et on utilise le lambeau de grand dorsal pour apporter la peau manquante sur le thorax.

Je recours surtout au lambeau de grand dorsal comme solution de secours : après l’échec d’un DIEP en reconstruction secondaire, ou bien lorsqu’il n’est pas possible de prélever des tissus dans le ventre, ou lorsque la microchirurgie n’est pas possible du fait de vos antécédents.

La prothèse conserve néanmoins ses inconvénients propres : c’est un corps étranger, qu’il faudra remplacer un jour ou l’autre et qui expose aux risques de coque et d’infection. Ces points sont détaillés sur la page consacrée à la reconstruction mammaire par prothèse.

À quel moment peut-on reconstruire un sein par grand dorsal ?

En reconstruction mammaire immédiate

La reconstruction par lambeau de grand dorsal peut avoir lieu en même temps que la mastectomie, lorsqu’aucune radiothérapie n’est prévue. La peau du sein, et souvent l’aréole, sont alors conservées. La palette de peau qu’on prélève dans le dos peut être plus petite, ce qui facilite les suites opératoires. Pour lui donner davantage de volume, j’injecte souvent de la graisse dans le lambeau et dans le muscle pectoral au cours de cette même opération.

Dans ma pratique, cette situation reste rare. Je privilégie généralement un lambeau libre, DIEP ou PAP, qui apporte souvent davantage de volume. Lorsque la radiothérapie est prévue ou que sa nécessité reste incertaine, je préfère mettre en place une prothèse d’attente.

Les modalités de la reconstruction mammaire immédiate sont détaillées sur la page qui lui est consacrée.

En reconstruction mammaire secondaire

C’est la situation la plus fréquente pour ce lambeau. Après une mastectomie sans reconstruction, souvent suivie de radiothérapie, la peau du thorax manque et elle est de mauvaise qualité. Le lambeau de grand dorsal apporte une peau saine et épaisse. On complète le volume soit par des injections de graisse, soit par la mise en place d’un implant.

La reconstruction mammaire secondaire est détaillée sur la page qui lui est consacrée.

En reconstruction mammaire tertiaire

Après une reconstruction par prothèse, celle-ci peut devenir gênante ou douloureuse, ou une coque peut se former, parfois plusieurs années après l’intervention. Il peut alors être préférable de changer de technique et de reconstruire le sein avec vos propres tissus. Le lambeau de grand dorsal est une bonne option lorsque la reconstruction par DIEP ou PAP n’est pas possible ou n’est pas souhaitée.

En chirurgie prophylactique

En chirurgie prophylactique, lorsqu’il faut reconstruire les deux seins, je ne propose pas de double lambeau de grand dorsal. Le prélèvement des deux muscles grands dorsaux est pourvoyeur de séquelles douloureuses au niveau du dos.

Dans cette situation, je privilégie une reconstruction par prothèses, par double DIEP ou par double PAP.

Quelles sont les contre-indications au lambeau de grand dorsal ?

Tabac

Le tabac diminue l’apport de sang à la peau et compromet la cicatrisation. Comme pour les lambeaux DIEP ou PAP, le risque concerne surtout la cicatrisation de la zone de prélèvement, davantage que la survie du lambeau lui-même. Pour le grand dorsal, cela peut se traduire par une réouverture de la cicatrice du dos, voire une nécrose d’une partie de la peau du dos.

J’exige donc l’arrêt complet du tabac un mois avant et un mois après l’intervention, ainsi que de la cigarette électronique et des substituts nicotiniques.

Antécédents chirurgicaux

Les vaisseaux qui alimentent le lambeau proviennent de l’aisselle. Un curage des ganglions de l’aisselle les préserve généralement, mais la lecture du compte rendu opératoire permet de le vérifier. Une ancienne chirurgie du thorax par une incision dans le dos (thoracotomie) peut, en revanche, avoir sectionné le muscle grand dorsal.

En consultation, nous ferons le point sur vos antécédents et, en cas de doute sur les vaisseaux, je vous prescrirai une échographie-Doppler, un examen par ultrasons qui permet de vérifier la circulation du sang dans ces vaisseaux.

Activité intense de l’épaule

Le muscle grand dorsal aide à abaisser le bras et à le ramener vers l’arrière. Il intervient notamment dans les tractions, la natation, l’aviron et l’escalade. Si vous êtes sportive de haut niveau ou si votre métier sollicite beaucoup ce muscle, son prélèvement, même partiel, peut entraîner une gêne durable.

Il faudra donc tenir compte de vos activités sportives et professionnelles avant d’opter pour un lambeau de grand dorsal, sans qu’elles constituent une contre-indication absolue.

Sein volumineux ou réserves de graisse insuffisantes

Le grand dorsal lipofillé seul permet difficilement de reconstruire un sein de volume important. Lorsque le sein opposé est volumineux, plusieurs solutions sont possibles : augmenter le volume du grand dorsal en lui associant un implant placé sous le lambeau, ou privilégier d’emblée une autre technique de reconstruction autologue, comme un lambeau DIEP ou PAP, qui permet généralement d’apporter davantage de volume. Dans certains cas, une réduction du sein opposé peut également être proposée afin d’obtenir une meilleure symétrie entre les deux seins.

Chez une femme très mince dont les réserves de graisse ne permettent pas de lipofilling, il faut d’emblée prévoir d’associer le grand dorsal à un petit implant pour apporter le volume nécessaire.

Obésité

L’obésité augmente nettement le risque de difficultés de cicatrisation et de sérome dans le dos, c’est-à-dire d’une accumulation de liquide sous la peau, ainsi que le risque d’infection de la prothèse lorsqu’un implant est posé. Elle ne constitue pas une contre-indication absolue au lambeau de grand dorsal, mais, en reconstruction secondaire, je vous demanderai de perdre du poids avant l’intervention afin de réduire ces risques.

Dans ma pratique, je ne propose pas de lambeau DIEP en cas d’obésité, en raison du risque plus important de complications et de séquelles au niveau de la paroi abdominale. Dans cette situation, le grand dorsal, associé à une prothèse ou complété par des injections de graisse, constitue généralement une option plus adaptée. Il reste néanmoins préférable, lorsque cela est possible, de perdre un peu de poids avant l’intervention afin de réduire les risques opératoires et d’améliorer les suites de la reconstruction.

Avantages, inconvénients et risques du lambeau de grand dorsal

Les avantages du lambeau de grand dorsal

  • Une fiabilité proche de 100 %. Il n’y a pas de rebranchement par microchirurgie, donc pas de risque de thrombose (caillot) des vaisseaux rebranchés, qui est la principale cause de perte d’un lambeau libre (DIEP ou PAP).
  • Une intervention plus courte et une hospitalisation plus brève qu’avec un lambeau DIEP ou PAP, sans microchirurgie ni double équipe.

Les inconvénients du lambeau de grand dorsal

  • La cicatrice dans le dos. Je la dessine dans le prolongement du sillon sous-mammaire, le plus horizontale possible, pour qu’elle soit recouverte par la bande du soutien-gorge. Elle peut toutefois rester visible avec un maillot de bain à dos nu ou un vêtement décolleté dans le dos.
  • Déformation du dos. Le prélèvement du muscle grand dorsal entraîne une modification du relief du dos, avec un aplatissement plus ou moins visible de la zone où le muscle a été prélevé. Cela est particulièrement visible chez une femme mince.
  • Le volume limité, qui impose de combiner ce lambeau à la pose d’un implant ou à plusieurs autres interventions pour injecter de la graisse.
  • Le muscle prélevé. Ce prélèvement peut entraîner une gêne ou une faiblesse de l’épaule ainsi que des douleurs dans le dos, le plus souvent transitoires. La peau du dos du côté opéré devient définitivement insensible.
  • L’animation du sein reconstruit. Lorsqu’on conserve le nerf du muscle (afin de limiter la fonte musculaire et donc l’atrophie du lambeau), le muscle transféré peut se contracter sous la peau du sein lors de certains mouvements du bras. Ce phénomène est rarement gênant, mais je vous en parlerai avant l’intervention.

Les risques et complications du lambeau de grand dorsal

Le sérome du dos

Le sérome est une accumulation de liquide, proche de la lymphe, dans l’espace laissé par le prélèvement du muscle. Il s’agit de la complication la plus fréquente du lambeau de grand dorsal : dans la méta-analyse citée plus haut, il concernait 18 % des patientes, soit près d’une sur cinq (Escandón et al., 2022).

Pour réduire ce risque, je limite les décollements, c’est-à-dire la surface de peau que je soulève pour prélever le lambeau, et je ne prélève pas de graisse supplémentaire dans les zones voisines du dos. Lors de la fermeture, je réalise des points de capitonnage : ces sutures fixent la peau aux tissus profonds pour réduire l’espace dans lequel le liquide pourrait s’accumuler. Je laisse également un drain, petit tuyau souple qui évacue les liquides dans un flacon, pendant quelques jours.

Lorsqu’un sérome apparaît malgré ces précautions, il se manifeste par un gonflement souple du dos. Une ou plusieurs ponctions à l’aiguille, réalisées en consultation, permettent d’évacuer le liquide. Elles ne nécessitent pas d’anesthésie, car la peau de la zone opérée est peu sensible après le prélèvement. Le sérome disparaît le plus souvent en quelques semaines. Dans de rares cas, une injection locale de corticoïdes peut être nécessaire.

Comment réduire le risque de sérome après un grand dorsal ?

L’équipe coréenne de Kyeong-Tae Lee, à Séoul, a regroupé en 2015 quatorze études comparant différentes techniques de fermeture du dos après un prélèvement de grand dorsal (Lee et al., 2015).

Les points de capitonnage réduisaient le risque de sérome de plus de moitié, et diminuaient à la fois le volume recueilli par les drains et leur durée. La colle de fibrine utilisée seule n’apportait pas de bénéfice.

Le capitonnage est la mesure dont l’efficacité pour prévenir le sérome est la mieux démontrée. Dans ma pratique, je l’associe à un principe essentiel : limiter la quantité de peau prélevée et l’étendue des décollements.

Désunion ou élargissement de la cicatrice du dos, douleurs dans le dos

Pour réduire le risque d’ouverture ou d’élargissement de la cicatrice et limiter les douleurs du dos, il est essentiel de prélever une quantité de peau qui permette de refermer le dos sans tension excessive. Les réserves de peau varient d’une femme à l’autre. En consultation, je les évalue par un « pinch test », qui consiste à pincer la peau entre les doigts, puis j’adapte la largeur de la palette de peau à prélever en conséquence.

La gêne ou la faiblesse de l’épaule

Le muscle grand dorsal aide à abaisser le bras et à le ramener vers l’arrière. Après son prélèvement, les muscles voisins prennent progressivement le relais, mais cette adaptation demande du temps. Une diminution de la force pour tirer ou soulever une charge est fréquente au cours des premiers mois.

Des séances de rééducation avec un kinésithérapeute sont nécessaires dès que la cicatrisation le permet. Elles vous aident à retrouver la mobilité de l’épaule, à limiter sa raideur et à récupérer progressivement votre force.

Quelles sont les conséquences pour l’épaule ?

Une revue de 26 études portant sur 1 045 femmes reconstruites par grand dorsal a évalué les conséquences du prélèvement sur la fonction de l’épaule (Steffenssen et al., 2019). Les mouvements permettant de lever le bras vers l’avant et sur le côté étaient significativement limités durant les trois premiers mois. Dans l’ensemble, les limitations restaient toutefois modestes et peu de patientes rapportaient une gêne importante. La récupération variait notamment selon l’âge, le tabagisme, l’obésité, la radiothérapie et la rééducation.

À Angers, l’équipe de Julia De Freitas a suivi pendant près de quatre ans 90 femmes reconstruites par un grand dorsal à épargne musculaire, une technique qui ne prélève qu’une partie du muscle. Le score médian de gêne fonctionnelle de l’épaule était de 11 sur 100, ce qui correspond à une gêne faible (De Freitas et al., 2026).

Ces résultats suggèrent que la gêne est surtout présente pendant les premiers mois, puis que l’épaule retrouve généralement l’essentiel de sa fonction. Le prélèvement partiel du muscle pourrait réduire ce retentissement, sans que ces données permettent de l’affirmer avec certitude. Il apporte toutefois moins de volume et limite les possibilités de modelage du sein : c’est pourquoi je le réserve aux reconstructions de petit volume.

La nécrose partielle du lambeau

L’extrémité de la palette de peau, la plus éloignée des vaisseaux, reçoit parfois un apport de sang insuffisant. Cela peut entraîner une nécrose partielle, c’est-à-dire la perte d’une partie de la peau du lambeau. Cette complication reste rare : dans la série angevine citée plus haut, les auteurs rapportaient une nécrose du lambeau dans 3 % des cas. Le tabac augmente ce risque.

Le traitement repose sur des soins locaux jusqu’à la cicatrisation. Si nécessaire, une retouche de la cicatrice ou des injections de graisse peuvent ensuite améliorer le résultat.

L’hématome et l’infection

Un hématome, c’est-à-dire une accumulation de sang dans le dos ou au niveau du sein, peut nécessiter une nouvelle intervention pour l’évacuer dans les premiers jours.

L’infection est rare, mais elle est plus préoccupante en présence d’une prothèse, car elle peut imposer son retrait en urgence.

Les complications liées à la prothèse ou à la graisse

Lorsque le lambeau recouvre une prothèse, les risques propres à l’implant s’ajoutent à ceux du lambeau : rupture, infection et coque. Ces complications sont détaillées sur la page consacrée à la reconstruction mammaire par prothèse.

Lorsque le lambeau est « lipofillé », une partie de la graisse injectée peut ne pas survivre et former de petits nodules fermes : c’est la cytostéatonécrose. Ces nodules sont bénins, mais tout nouveau nodule doit être exploré par une échographie.

La perte complète du lambeau

La perte complète du lambeau est exceptionnelle, et bien plus rare qu’avec un lambeau libre, car les vaisseaux du grand dorsal restent reliés à leur origine dans l’aisselle. Elle peut néanmoins survenir si le pédicule se tord ou subit une compression lors du passage du lambeau sous l’aisselle, ou si une intervention antérieure, notamment un curage axillaire, a endommagé les vaisseaux sans que cela ait été identifié.

C’est pourquoi je recherche en consultation tout antécédent chirurgical susceptible d’avoir lésé ces vaisseaux. Si le lambeau ne survit pas, une autre technique de reconstruction reste envisageable. Les solutions possibles sont détaillées dans l’article Que se passe-t-il si la reconstruction mammaire échoue ?

Comment se déroule une reconstruction mammaire par grand dorsal ?

Avant l’intervention

Lors de la première consultation, au cabinet du 99 rue de Prony ou à l’Institut Curie, nous prendrons le temps de faire le point sur votre parcours : type de mastectomie, traitements reçus, notamment la radiothérapie, si un éventuel curage des ganglions de l’aisselle a été réalisé et vos antécédents chirurgicaux.

J’examinerai ensuite votre thorax et la souplesse de votre peau, votre dos, la mobilité de votre épaule ainsi que les zones où je pourrais prélever de la graisse. Nous définirons ensemble le volume souhaité, en prenant le sein opposé comme référence. Nous aborderons également l’emplacement de la cicatrice du dos et vos attentes afin de choisir la reconstruction la plus adaptée à votre situation.

Contrairement aux lambeaux DIEP et PAP, le grand dorsal ne nécessite pas d’angioscanner, un scanner qui permet de cartographier les vaisseaux avant l’intervention, car ceux du grand dorsal sont toujours au même endroit dans l’aisselle. En cas de doute sur leur intégrité, notamment après un curage axillaire, je prescris néanmoins une échographie-Doppler, un examen par ultrasons qui permet de vérifier la circulation du sang dans ces vaisseaux.

Dès la consultation, nous abordons également deux points : l’arrêt complet du tabac un mois avant et un mois après l’intervention et, si vous prenez une hormonothérapie, la nécessité de demander à votre oncologue si vous devez la poursuivre ou l’interrompre temporairement.

L’intervention étape par étape

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, à l’Institut Curie de Saint-Cloud, et dure environ trois heures.

Le matin de l’intervention, je réalise les dessins sur votre peau, en position debout : la palette de peau à prélever dans le dos, l’emplacement du sein à reconstruire et les éventuelles zones de lipoaspiration.

Vous êtes d’abord installée sur le côté, le bras relevé. Le prélèvement comprend la palette de peau avec sa graisse et tout ou partie du muscle grand dorsal, selon le volume nécessaire. Les décollements restent limités et les vaisseaux qui relient le muscle à l’aisselle sont préservés. Le lambeau passe ensuite sous la peau de l’aisselle jusqu’au thorax, par un tunnel suffisamment large pour ne pas comprimer ni tordre ses vaisseaux. La fermeture du dos associe des points de capitonnage et la mise en place d’un drain.

Vous êtes ensuite installée sur le dos. En reconstruction secondaire, la préparation du thorax consiste à libérer la peau et à retirer la cicatrice de mastectomie. La palette du lambeau remplace la peau manquante, tandis que le muscle apporte du volume et donne sa forme au sein. Un drain est mis en place dans le sein reconstruit.

Pour un grand dorsal « lipofillé », la graisse provient du ventre, des hanches ou des cuisses. Après prélèvement par lipoaspiration et purification, elle est injectée, au moment du modelage du sein, dans le muscle du lambeau, parfois aussi dans le muscle pectoral situé en dessous. On peut généralement injecter 100 à 120 ml de graisse dans le muscle grand dorsal et jusqu’à 50 ml dans le muscle pectoral.

L’hospitalisation et les drains

L’hospitalisation dure 3 à 4 jours. La surveillance du lambeau est plus simple qu’après un lambeau libre, car ses vaisseaux n’ont pas été coupés puis rebranchés. L’équipe infirmière vérifie néanmoins la coloration de la palette de peau pendant les premiers jours.

Vous pourrez vous lever dès le lendemain de l’intervention. Le drain du sein est retiré avant la sortie. Celui du dos reste parfois en place plus longtemps, car du liquide peut continuer à s’accumuler pendant une à deux semaines. Son retrait se fait alors à l’Institut Curie, lors d’une consultation de pansement.

Après votre sortie, un rendez-vous chaque semaine à l’Institut Curie permet de suivre la cicatrisation et, si nécessaire, de ponctionner un sérome. Ce suivi se poursuit jusqu’à la cicatrisation complète.

Convalescence, cicatrices et résultats après un lambeau de grand dorsal

Douleurs et soins

Les douleurs sont généralement modérées et se situent surtout dans le dos et l’épaule, avec une sensation de courbatures. Le sein lui-même est peu douloureux. Les antalgiques simples prescrits à la sortie suffisent le plus souvent à vous soulager. En cas de lipoaspiration, les zones de prélèvement peuvent rester sensibles et présenter des bleus pendant deux à trois semaines.

Reprise des activités et sport

Vous pourrez mobiliser doucement votre épaule dès les premiers jours, sans lever le bras au-dessus de l’épaule pendant les trois premières semaines, pour laisser le dos cicatriser. Des séances de kinésithérapie, prescrites à partir de la deuxième ou troisième semaine, aideront à retrouver une bonne mobilité et à prévenir la raideur de l’épaule.

L’arrêt de travail dure généralement 4 à 6 semaines, selon votre activité professionnelle. La conduite peut reprendre après environ trois semaines, lorsque les mouvements sont suffisamment aisés et peu douloureux.

La marche est possible dès le lendemain de l’intervention. Les activités douces, comme le vélo d’appartement, peuvent reprendre à partir de la sixième semaine. La natation douce est également envisageable à ce stade, à condition que les cicatrices soient entièrement fermées.

Les efforts plus intenses sollicitant l’épaule ou le haut du corps — port de charges, musculation, sports de raquette — reprennent progressivement entre le deuxième et le troisième mois, après validation en consultation.

Les cicatrices

La cicatrice du dos mesure entre vingt et trente centimètres. Sa longueur varie selon la quantité de peau disponible, évaluée en consultation. Elle se situe dans le prolongement du sillon sous-mammaire, afin que la bande du soutien-gorge puisse la dissimuler. D’abord rouge et légèrement épaisse, elle pâlit et s’assouplit progressivement au cours de la première année. Cette cicatrice peut s’élargir avec le temps, sous l’effet de la tension liée au prélèvement de peau et des mouvements du dos au quotidien.

En reconstruction secondaire, la cicatrice du sein suit le contour de la palette de peau prélevée dans le dos. Généralement horizontale ou en forme d’ellipse, elle prend la place de l’ancienne cicatrice de mastectomie.

Les cicatrices de lipoaspiration ne mesurent que quelques millimètres.

Lorsque la peau du sein a été conservée, le lambeau peut être prélevé sans palette de peau, ce qui raccourcit la cicatrice du dos.

Evolution du résultat dans le temps

Le sein reconstruit est d’abord un peu haut, ferme et gonflé. L’œdème diminue progressivement en trois à six mois. Pendant cette période, une partie de la graisse injectée se résorbe. Le muscle perd également du volume au cours de la première année. Le résultat s’apprécie donc vers six mois, mais continue d’évoluer jusqu’à un an.

Une deuxième intervention est le plus souvent prévue quatre à six mois après la reconstruction. Selon les besoins, elle permet de compléter le volume par des injections de graisse, de symétriser l’autre sein et de reconstruire l’aréole et le mamelon. Une séance supplémentaire d’injections de graisse peut encore être nécessaire quelques mois plus tard.

La peau du lambeau est insensible au début. Une sensibilité au toucher revient en partie avec le temps, mais le sein reconstruit ne retrouve jamais la sensibilité d’avant, quelle que soit la technique. L’évolution de la sensibilité après un lambeau est expliquée sur la page consacrée à la reconstruction mammaire autologue, citée plus haut.

D’autres cas commentés sont présentés dans la galerie avant après reconstruction mammaire.

Peut-on irradier un lambeau de grand dorsal ?

Non. Un lambeau de grand dorsal ne doit pas recevoir de radiothérapie. Le muscle supporte mal l’irradiation : il se rétracte, durcit et fond, ce qui déforme le sein reconstruit et fait perdre le bénéfice de l’intervention. La graisse d’un lambeau DIEP tolère mieux les rayons, même si l’irradiation d’un lambeau libre n’est pas souhaitable non plus.

C’est pourquoi, lorsqu’une radiothérapie est prévue après la mastectomie, je place une prothèse d’attente au moment de la mastectomie, comme expliqué plus haut. La reconstruction par lambeau intervient ensuite, une fois les traitements terminés.

Quelles sont les conséquences de l’irradiation sur un grand dorsal ?

La radiothérapie peut accentuer la fonte du muscle et entraîner une fibrose, c’est-à-dire un durcissement et une rétraction des tissus. Mais une perte de volume importante survient aussi sans irradiation. Trois études de l’équipe de Pusan, en Corée du Sud, permettent de mieux comprendre cette évolution :

  • Sans chimiothérapie ni radiothérapie, chez 23 patientes, le volume musculaire diminuait en moyenne de 54,5 %, six à huit mois après l’intervention. Chez les dix patientes suivies jusqu’à 18 mois, une diminution supplémentaire de 11,9 % était observée (Nam et al., 2019).
  • Après radiothérapie seule, chez 28 patientes, la diminution atteignait 69 %, environ 18 mois après la fin de l’irradiation (Park et al., 2020).
  • Après chimiothérapie et radiothérapie, chez 48 patientes, elle était de 64,5 %, dix à quatorze mois après la fin de la radiothérapie (Song et al., 2021).

Ces chiffres concernent le muscle seul, pas l’ensemble du sein reconstruit. Ils suggèrent qu’une grande partie de la fonte tient au prélèvement du muscle et à sa dénervation, c’est-à-dire à la section de son nerf moteur. La radiothérapie peut l’aggraver, mais ces séries ne permettent pas de chiffrer précisément sa contribution.

C’est pourquoi, dans ma pratique, lorsqu’une radiothérapie est prévue après la mastectomie ou que son indication reste incertaine, je privilégie une prothèse d’attente, que je remplace par un lambeau une fois les traitements terminés.

Par ailleurs, je ne sectionne pas systématiquement le nerf du grand dorsal, afin de préserver au mieux le volume du muscle, quitte à conserver des mouvements du sein lors des contractions du muscle : c’est ce qu’on appelle l’animation. Si ces mouvements deviennent gênants, il reste possible de sectionner le nerf dans un second temps, lors d’une intervention simple.

Prix et prise en charge par la Sécurité sociale

Après un cancer, la reconstruction mammaire est prise en charge à 100 % au titre de l’ALD (affection de longue durée).

À l’Institut Curie, aucun dépassement d’honoraires n’est pratiqué. Vous n’avez donc ni reste à charge pour ces soins ni avance de frais, grâce au tiers payant.

La reconstruction par lambeau de grand dorsal est inscrite à la nomenclature des actes de l’Assurance maladie (CCAM) sous le code QEMA740 lorsqu’elle est réalisée sans prothèse, avec des injections de graisse, sous le code QEMA392 lorsqu’elle est associée à une prothèse, et sous le code QEMA702 lorsque seule la partie antérieure du muscle est prélevée (« mini grand dorsal »).

Les interventions complémentaires — injections de graisse, symétrisation de l’autre sein et reconstruction de l’aréole et du mamelon — bénéficient de la même prise en charge.

Le détail des règles de prise en charge est présenté sur la page consacrée au tarif de la reconstruction mammaire.

Pourquoi m’a-t-on proposé un grand dorsal plutôt qu’un DIEP ou un PAP ?

Cette question revient souvent lors des consultations pour un second avis. Deux raisons peuvent expliquer qu’un grand dorsal vous ait été proposé en priorité.

La première est votre morphologie. Si votre ventre ne permet pas de prélever suffisamment de peau et de graisse, ou si une ancienne chirurgie abdominale empêche ce prélèvement, le DIEP peut ne pas être réalisable. Le grand dorsal constitue alors une option, tout comme le PAP si les tissus disponibles au niveau des cuisses le permettent.

La seconde concerne les moyens nécessaires à la microchirurgie. Les lambeaux DIEP et PAP nécessitent une formation spécifique, une organisation opératoire souvent à deux chirurgiens et une surveillance spécialisée après l’intervention. Tous les établissements ne réunissent pas ces conditions. Le grand dorsal, qui ne nécessite pas de microchirurgie, est donc plus largement accessible.

Si aucun lambeau libre ne vous a été proposé, je vous conseille de prendre un avis auprès d’une équipe spécialisée dans un centre de référence. Cette consultation permettra de déterminer si un DIEP ou un PAP est envisageable, ou de confirmer que le grand dorsal reste le choix le plus adapté à votre situation.

Foire aux questions (FAQ) sur la reconstruction mammaire par grand dorsal

Le lambeau de grand dorsal est-il une technique dépassée ?

Non, mais ses indications ont changé. Avant la microchirurgie, il était la principale reconstruction avec les tissus de la patiente. Les lambeaux DIEP et PAP l’ont remplacé en première intention, car ils apportent plus de volume sans prélever de muscle. Le grand dorsal garde sa place lorsque le DIEP est contre-indiqué ou a échoué, en alternative au PAP chez une femme mince, le plus souvent sous la forme du grand dorsal « lipofillé ».

Qu’est-ce que le « mini grand dorsal » et dans quel cas le proposez-vous ?

C’est un lambeau de grand dorsal qui ne prélève qu’une partie du muscle, celle qui est irriguée par la branche antérieure du pédicule. Il ménage le dos et l’épaule, mais il réduit le volume du lambeau, laisse moins de muscle pour recevoir la graisse injectée et éloigne du sein le point autour duquel le lambeau pivote, ce qui limite le modelage. Je le réserve donc aux seins de petit volume. Pour un sein de volume modéré, je prélève le muscle en totalité et je préserve le dos en limitant la peau prélevée et les décollements.

Vais-je perdre de la force dans le bras ou l’épaule ?

Une faiblesse est possible dans les premiers mois, puis elle s’estompe dans la grande majorité des cas. Le grand dorsal sert à abaisser le bras et à le tirer vers l’arrière ; les muscles voisins compensent progressivement son absence. Les gestes de la vie quotidienne restent possibles. Une perte de force pour les efforts intenses, comme se hisser ou ramer, peut persister.

Pourrai-je reprendre la natation ou la musculation ?

Oui, progressivement. La natation en douceur est possible à partir de la 6ᵉ semaine. Les efforts intenses sollicitant l’épaule (musculation, escalade, sports de raquette) sont repris entre le 2ᵉ et le 3ᵉ mois, après validation en consultation. Une rééducation avec un kinésithérapeute aide à retrouver toute l’amplitude de l’épaule.

Le sein reconstruit bouge-t-il lorsque je contracte le muscle ?

Cela peut arriver, mais c’est rarement gênant. Je conserve généralement le nerf du grand dorsal pour limiter la perte de volume du muscle après l’intervention. Lors de certains mouvements du bras, le muscle peut donc se contracter et faire bouger légèrement le sein : c’est ce qu’on appelle l’animation. Ces mouvements peuvent s’atténuer avec le temps, à mesure que le muscle perd du volume. S’ils restent gênants, il est possible de sectionner le nerf lors d’une intervention complémentaire.

Combien de séances d’injections de graisse faut-il prévoir ?

Le plus souvent une, parfois deux, en plus de la graisse injectée pendant l’intervention. Une partie de la graisse injectée se résorbe au cours des premiers mois. Une séance complémentaire, 4 à 6 mois plus tard, permet d’ajuster le volume et de corriger un manque de projection, c’est-à-dire d’avancée du sein, souvent lors du second temps qui comprend la symétrisation et la reconstruction de l’aréole.

La cicatrice du dos est-elle visible ?

Elle est visible dans le dos, mais recouverte par le soutien-gorge. On la dessine à l’horizontale, dans le prolongement du sillon sous le sein, pour être cachée par la bande du soutien-gorge. Elle est rouge pendant les premiers mois, puis elle pâlit au cours de la première année. Un maillot de bain à dos nu ou un vêtement décolleté dans le dos la laisse apparaître.

Qu’est-ce qu’un sérome et que faire s’il apparaît ?

Un sérome est une poche de liquide qui se forme dans le dos, à l’endroit où le muscle a été prélevé. Il se manifeste par un gonflement souple, parfois gênant, dans les semaines qui suivent l’intervention. Il se traite par une ou plusieurs ponctions à l’aiguille en consultation et disparaît le plus souvent en quelques semaines. Les points de capitonnage posés dans le dos pendant l’intervention en réduisent nettement le risque.

Peut-on remplacer une prothèse par un lambeau de grand dorsal ?

Oui, c’est l’une des solutions en reconstruction tertiaire. Lorsqu’une prothèse devient douloureuse ou mal tolérée, ou en cas de coque, un grand dorsal lipofillé peut la remplacer si le volume à reconstruire le permet. Dans cette situation, je privilégie toutefois un lambeau DIEP lorsque les tissus du ventre le permettent.

Références scientifiques

Grand dorsal lipofillé et reconstruction sans prothèse

  • Santanelli di Pompeo F, Laporta R, Sorotos M, Pagnoni M, Falesiedi F, Longo B. Latissimus dorsi flap for total autologous immediate breast reconstruction without implants. Plast Reconstr Surg. 2014. Lien PubMed | Lien DOI
  • Delay E, Florzac AS, Frobert P. Reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal autologue. Ann Chir Plast Esthet. 2018. Lien PubMed | Lien DOI
  • Escandón JM, Escandón L, Ahmed A, Weiss A, Nazerali R, Ciudad P, et al. Breast reconstruction using the Latissimus Dorsi Flap and Immediate Fat Transfer (LIFT): A systematic review and meta-analysis. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2022. Lien PubMed | Lien DOI

Mini grand dorsal (lambeau à épargne musculaire)

  • Fauconnier MB, Burnier P, Jankowski C, Loustalot C, Coutant C, Vincent L. Comparison of postoperative complications following conventional latissimus dorsi flap versus muscle-sparing latissimus dorsi flap breast reconstruction. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2022. Lien PubMed | Lien DOI
  • De Freitas J, Reynard A, Guérin-Charbonnel C, Seegers V, Contant A, Raoul JL, et al. Oncoplastic breast reconstruction using a muscle sparing latissimus dorsi flap: A retrospective analysis of esthetic results and scapula-humeral function. JPRAS Open. 2026. Lien PubMed | Lien DOI

Grand dorsal lipofillé chez la femme mince et comparaison avec le DIEP

  • Demiri EC, Tsimponis A, Pagkalos A, Georgiadou E, Goula OC, Spyropoulou GA, et al. Fat-Augmented Latissimus Dorsi versus Deep Inferior Epigastric Perforator Flap: Comparative Study in Delayed Autologous Breast Reconstruction. J Reconstr Microsurg. 2021. Lien PubMed | Lien DOI
  • Taminato M, Tomita K, Nomori M, Maeda D, Seike S, Tashima H, et al. Fat-augmented latissimus dorsi myocutaneous flap for total breast reconstruction: A report of 54 consecutive Asian cases. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2021. Lien PubMed | Lien DOI

Séquelles du dos et de l’épaule

  • Lee KT, Mun GH. Fibrin Sealants and Quilting Suture for Prevention of Seroma Formation Following Latissimus Dorsi Muscle Harvest: A Systematic Review and Meta-analysis. Aesthetic Plast Surg. 2015. Lien PubMed | Lien DOI
  • Steffenssen MCW, Kristiansen AH, Damsgaard TE. A Systematic Review and Meta-analysis of Functional Shoulder Impairment After Latissimus Dorsi Breast Reconstruction. Ann Plast Surg. 2019. Lien PubMed | Lien DOI

Fonte du muscle grand dorsal, chimiothérapie et radiothérapie

  • Nam SB, Oh HC, Choi JY, Bae SH, Choo KS, Kim HY, et al. Volumetric change of the latissimus dorsi muscle after immediate breast reconstruction with an extended latissimus dorsi musculocutaneous flap. Arch Plast Surg. 2019. Lien PubMed | Lien DOI
  • Park TS, Seo JY, Razzokov AS, Choi JS, Kim MW, Lee JW, et al. Volumetric change of the latissimus dorsi muscle after postoperative radiotherapy in immediate breast reconstruction with an extended latissimus dorsi musculocutaneous flap. Arch Plast Surg. 2020. Lien PubMed | Lien DOI
  • Song KH, Oh WS, Lee JW, Kim MW, Jeong DK, Bae SH, et al. Volumetric change of the latissimus dorsi muscle after postoperative chemotherapy and radiotherapy in immediate breast reconstruction with an extended latissimus dorsi musculocutaneous flap: final results from serial studies. Arch Plast Surg. 2021. Lien PubMed | Lien DOI

Pour citer cette page

Si vous êtes un professionnel de santé, un journaliste ou un étudiant, vous pouvez citer cette page selon l’un des formats suivants.

Auteur : Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien et reconstructeur, RPPS 10101382645, Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) et Institut Curie (Paris/Saint-Cloud).

Vancouver : Struk S. Reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal à l’Institut Curie : guide complet et prise en charge à 100 %. docteurstruk.fr [Internet]. Paris : Cabinet du Dr Samuel Struk ; mis à jour le 27 septembre 2026. Disponible sur : https://docteurstruk.fr/reconstruction-mammaire/reconstruction-mammaire-par-lambeau-de-grand-dorsal/

APA : Struk, S. (2026, 27 septembre). Reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal à l’Institut Curie : guide complet et prise en charge à 100 %. docteurstruk.fr. https://docteurstruk.fr/reconstruction-mammaire/reconstruction-mammaire-par-lambeau-de-grand-dorsal/


LES INTERVENTIONS DE RECONSTRUCTION MAMMAIRE

Reconstruction mammaire par DIEP

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Reconstruction par grand dorsal

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Reconstruction par prothèse

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Symétrisation mammaire

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Reconstruction de l’aréole

Corriger des séquelles de tumorectomie

Séquelles de tumorectomie

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.

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Ma femme a été opérée par le Dr. Struk en fin 2024 et début 2026 pour une double mastectomie prophylactique, puis un premier lipofilling. Très bonne expérience, le Dr Struk est bien professionnel, responsable, et rassurant, l'ayant accompagnée tout au long du processus et restant toujours très rapidement disponible pour répondre à chaque question. Nous sommes très contents du résultat et du suivi post-opératoire. Nous recommandons fortement le Chirurgien Dr Struk pour son professionnalisme.
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Muriel BENZAQUEN
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Je tiens à remercier le chirurgien Dr Struck pour m'avoir rassuré tout au long de mon opération de réduction mammaire et pour son travail soigné. Vous pouvez y aller les yeux fermés.
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J'ai été opérée il y a un mois par le Dr Struck pour une reconstruction par lambeau Diep. Je suis ravie. J'ai récupéré un sein qui ressemble vraiment à un sein, avec une certaine souplesse. Rien à voir avec une prothèse. Le travail est magnifique. Le sein est naturel, n'est pas lourd comme avec une prothèse. Le docteur Struck a également pris le temps de me rassurer sur l’intervention, en amont, mais surtout le matin même, juste avant de passer au bloc. L’hospitalisation s’est très bien passée. Peu de douleurs, une mobilité dès le lendemain. Cerise sur le gâteau, mon ventre a fondu. Je n’étais pas venue pour ça mais c’est une suite très agréable. L’intervention est lourde, c’est vrai, mais elle en vaut vraiment la peine !
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Opéré d'une correction d'adipomastie en octobre 2025 par le Dr Struk, je suis pleinement satisfait. Le suivi post-opératoire est rigoureux et le résultat est tout simplement parfait !
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Il y’a bientôt 3 ans j’ai été opéré par le docteur Struk pour un lifting mammaire. J’avais seulement 25 ans et fait un métier dans l’image c’était donc un vrai pas à franchir pour moi. A cause de perte et de prise de poids succincte, ma poitrine ne tenait pas comme celle d’une jeune femme de 25 ans et cela me complexait beaucoup. Grace à cette opération et au Dr Struk , je peux maintenant porter fièrement des hauts ainsi que des maillots que je n’osais plus porter. Je suis extrêmement heureuse du résultats, mes cicatrices ne se voit quasiment plus du tout. De plus j’ai souvenir de mon passage à la clinique le jour de l’opération : je suis arrivée à 7h30 et à 12h j’étais déjà repartie. Tout le monde a été absolument adorable et tout est allée très vite. J’avais toujours quelqu’un pour s’occuper de moi. Je recommande très vivement
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Retrait prothèses mammaire Le Dr Struk est de très bon conseil, à notre écoute sur nos doutes,répond a toutes nos questions,rassurant par son calme et son professionnalisme.... L intervention c est tres bien déroulée,pas de problème post op ,un suivi très serieux. Le résultat est parfait.... Un énorme merci au Dr Struk que je recommande les yeux fermés
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nazha ait
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J’ai été opéré par Dr Struk et tout s’est extrement bien passé . Le Dr Struk est rassurant dès le premier rdv jusqu’à l’opération . Le petit plus de Dr STruk est qu’il explique tout le déroulé de l’opération et qu’après l’opération vous avez un suivi pour savoir si tout se passe bien au niveau de la cicatrisation . Je recommande +++++
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Katell Le Hir
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Je me suis faite opérer d’un lipome assez volumineux dans le dos avec Dr Struk. C’était une intervention que je repoussais depuis des années mais il s’est montré très professionnel et rassurant sur l’intervention. J’ai été très bien suivie et la cicatrice est très propre. Mention spéciale pour la réactivité et la disponibilité de Dr Struk. Je recommande !