En tant que chirurgien attaché à l’Institut Curie et expert en chirurgie mammaire, mon objectif est de vous proposer les solutions réparatrices les plus naturelles et pérennes. Le lambeau PAP est une technique moderne de reconstruction autologue rendue possible par la microchirurgie. Cette approche de reconstruction mammaire sans prothèse constitue une alternative au DIEP et permet de recréer un sein souple, vivant et définitif en utilisant la peau et la graisse de votre cuisse.
Reconstruction mammaire par PAP en bref
- Principe : Reconstruction mammaire autologue (100 % naturelle, sans prothèse) utilisant l’excès de peau et de graisse prélevé sur la partie interne de la cuisse.
- Indication principale : Excellente alternative au lambeau DIEP (lorsque la graisse abdominale est insuffisante), particulièrement adaptée pour reconstruire un sein de volume modéré.
- Technique opératoire : Intervention de microchirurgie (anastomose des vaisseaux de 1 à 2 mm) réalisée en double équipe. Durée opératoire moyenne : 4h30. Durée de l’hospitalisation : 5 jours.
- Cicatrices : Dissimulées discrètement dans le pli sous-fessier et remontant à la racine de la cuisse.
- Avantage majeur : Un prélèvement totalement conservateur qui ne sacrifie aucun muscle (contrairement aux anciennes techniques), préservant la fonction de la cuisse.
- Prise en charge financière totale : Opération couverte à 100 % par la Sécurité Sociale (Secteur 1), sans aucun dépassement d’honoraires.
Informations pratiques
- Consultation : 99 rue de Prony, 75017 Paris.
- Intervention : Institut Curie (Saint-Cloud).
- Rendez-vous : Prendre rendez-vous sur Doctolib ou au 01 42 94 19 88.
Reconstruction mammaire par lambeau PAP
Le lambeau de PAP est une technique de reconstruction mammaire autologue qui consiste à utiliser la peau et la graisse de la face interne de la cuisse pour reconstruire le sein.
On propose le lambeau de PAP lorsque la reconstruction par lambeau de DIEP n’est pas possible et pour reconstruire des seins de volume modéré. C’est donc une alternative à la reconstruction par DIEP.
Elle nécessite également des compétences en microchirurgie.
Cette technique est surtout utilisée en reconstruction mammaire immédiate.
Le lambeau de PAP peut aussi être utilisé en reconstruction mammaire tertiaire lorsque le résultat d’une reconstruction mammaire n’est pas jugé satisfaisant (par exemple avec une prothèse) ou bien en chirurgie prophylactique (double PAP).

Reconstruction mammaire à l’aide de la cuisse
Comprendre le Lambeau PAP : Définition et Principes
Comprendre précisément en quoi consiste un lambeau PAP est la première étape pour faire un choix éclairé concernant votre reconstruction mammaire.
Que signifie le terme « PAP » en chirurgie ?
En chirurgie plastique, les lambeaux sont souvent nommées d’après les vaisseaux sanguins qui les nourrissent. PAP est ainsi l’acronyme anglais pour Profunda Artery Perforator (artère fémorale profonde).
Concrètement, le lambeau PAP est ce que l’on appelle un lambeau libre. Il s’agit d’un bloc de tissu vivant (composé uniquement de peau et de graisse) qu’on prélève au niveau de la face interne de la cuisse, juste sous le sillon fessier. Pour que ce tissu survive lors de son transfert vers le thorax, il doit être accompagné de ses propres vaisseaux sanguins (une artère et une veine). Ces vaisseaux, qu’on appelle des « vaisseaux perforants », sont extrêmement fins. Ils mesurent entre 1 et 2 millimètres de diamètre à leur origine sur l’artère fémorale profonde. Ils doivent être déconnectés de la cuisse, puis reconnectés aux vaisseaux de la poitrine (généralement les vaisseaux mammaires internes) grâce à des techniques de microchirurgie de très haute précision, afin que le lambeau vive.

La différence majeure avec une reconstruction par prothèse
Il est fréquent d’hésiter entre une reconstruction par implant et une reconstruction autologue comme le PAP. Le terme « autologue » signifie que l’on utilise vos propres tissus pour reconstruire le sein. Aucun corps étranger n’est donc nécessaire pour la reconstruction. Ainsi, la différence principale entre une reconstruction avec ou sans prothèse réside dans la nature même du sein reconstruit.
Voici pourquoi la reconstruction autologue offre des caractéristiques uniques :
- Une solution définitive : Les prothèses mammaires ont une durée de vie limitée et nécessitent toujours des ré-interventions (changement d’implant, risque de coque ou de rupture). A l’inverse, une reconstruction par lambeau PAP va durer toute la vie. Contrairement à une reconstruction par prothèse, il ne sera donc pas nécessaire de ré-intervenir plusieurs années après.
- Un résultat naturel et vivant : Contrairement à une prothèse en silicone qui est un corps étranger inerte, le lambeau PAP est un tissu vivant (le sang afflue dans le lambeau). Le sein reconstruit est donc chaud, souple au toucher et s’intègre parfaitement à votre corps.
- Un sein qui évolue dans le temps : Le tissu qu’on transfère de la cuisse au sein est constitué de graisse. Cette graisse va se comporter comme la graisse du reste de votre corps. Si vous prenez ou perdez du poids, le volume du sein reconstruit s’adaptera naturellement. De même, il vieillira et s’affaissera de manière symétrique avec le sein controlatéral, évitant ainsi l’effet « figé » d’un implant.
À qui s’adresse cette technique de reconstruction mammaire autologue ?
Chaque cas est unique, et il n’existe pas de technique de reconstruction universelle. Le choix de la technique de reconstruction va dépendre de votre morphologie, de vos antécédents chirurgicaux et du volume mammaire à reconstruire.
Les indications idéales pour le lambeau PAP
La reconstruction par lambeau PAP est une technique d’excellence, particulièrement adaptée dans les situations suivantes :
- Patientes minces ou athlétiques : C’est l’indication reine. Pour les femmes qui ne présentent pas l’excédent de graisse abdominale requis pour un DIEP, la face interne de la cuisse offre un excellent site donneur de repli.
- Seins de volume modéré : La quantité de tissu disponible à la racine de la cuisse étant généralement inférieure à celle de l’abdomen, le lambeau PAP est idéal pour reconstruire des poitrines de taille petite à moyenne (bonnets A ou B).
- Reconstruction immédiate ou tertiaire : Le PAP peut être réalisé dans le même temps opératoire que l’ablation du sein (lors d’une mastectomie préventive ou curative), mais aussi pour remplacer une prothèse mammaire gênante en reconstruction tertiaire. Il est cependant peu adapté en reconstruction secondaire, après une mastectomie sans reconstruction immédiate (voir plus loin).
- Reconstruction bilatérale : Il est tout à fait possible de prélever un lambeau sur chaque cuisse pour reconstruire les deux seins simultanément (chirurgie prophylactique, par exemple en cas de mutation BRCA1 ou 2).

Dans ce cas, on a réalisé une double mastectomie conservatrice de l’aréole avec une reconstruction dans le même pas double lambeaux PAP.
Les lambeaux sont enfouis sous la peau du sein qui a été préservée.
Intérêt du lambeau PAP en reconstruction mammaire tertiaire
Certaines patientes ont bénéficié d’une première reconstruction mammaire par prothèse, puis d’une seconde intervention — généralement un changement d’implant — sans pour autant parvenir à un résultat satisfaisant. Qu’il s’agisse d’une coque péri-prothétique, de douleurs chroniques, ou d’un résultat esthétique décevant (forme peu naturelle, « rippling » avec implant visible sous la peau, implant mal positionné, asymétrie persistante), ces patientes se trouvent dans une impasse : poursuivre avec un nouvel implant ne ferait que reproduire les mêmes problèmes. C’est dans cette situation précise que le lambeau PAP prend toute sa valeur, en reconstruction tertiaire.
L’intervention consiste ainsi à retirer définitivement la prothèse et à la remplacer par vos propres tissus qu’on prélève au niveau de la cuisse. Le bénéfice est immédiat : vous vous libérez des contraintes prothétiques (risque de coque, rupture, remplacement périodique, sensation artificielle) et vous retrouvez un sein vivant, naturel au toucher, stable dans le temps, qui évoluera avec votre corps.
Plus précisément, le PAP est particulièrement indiqué en reconstruction tertiaire lorsqu’il n’est pas possible de réaliser un DIEP. Il permet, comme le DIEP, d’apporter des tissus sains et bien vascularisés sur une zone thoracique souvent fragilisée par les interventions antérieures et par la radiothérapie.
Comme le DIEP, il s’agit d’une chirurgie techniquement exigeante car elle nécessite des compétences en microchirurgie. Néanmoins, elle offre à des patientes souvent découragées une véritable seconde chance, en mettant un terme définitif au cycle des reprises prothétiques.

Capsulectomie totale gauche et remplacement de la prothèse par un lambeau PAP.
Mastectomie prophylactique droite et lambeau PAP.

PAP vs DIEP : Comment choisir la zone donneuse ?
Le DIEP (qui utilise la graisse du ventre) et le PAP (qui utilise la graisse de la cuisse) sont les deux techniques majeures de reconstruction autologue par microchirurgie. Elles partagent un avantage fondamental : aucune ne sacrifie de muscle. Elles nécessitent toutes les deux des compétences en microchirurgie.
| Critère de choix | Le Lambeau DIEP (Ventre) | Le Lambeau PAP (Cuisse) |
| Morphologie requise | Nécessite un excédent de graisse abdominale. | Adapté aux patientes minces. |
| Volume reconstructible | Permet de reconstruire des seins de volume moyen à important. | Idéal pour des seins de volume modéré. |
| Emplacement de la cicatrice | Au niveau du bas-ventre (similaire à une cicatrice de césarienne élargie). | Cachée dans le pli sous-fessier et à la racine interne de la cuisse. |
| Bénéfice secondaire | Effet « ventre plat » (abdominoplastie). | Aucun |
En résumé : Le DIEP est souvent proposé en première intention car il offre généralement plus de volume. Cependant, si votre ventre est trop plat ou s’il présente des cicatrices abdominales majeures empêchant le prélèvement, le lambeau PAP devient la meilleure alternative de reconstruction autologue naturelle. Le PAP offre une reconstruction tout aussi souple et pérenne qu’avec le DIEP.
Pourquoi le PAP s’est imposé comme le « second choix » de référence
Avant l’avènement du PAP, lorsqu’il n’était pas possible de proposer un DIEP (femme mince, ou antécédent d’abdominoplastie esthétique), la plupart des équipes se tournaient vers le lambeau de gracilis (TUG). Ce lambeau était prélevé à la face interne de la cuisse, comme le lambeau PAP, mais impliquait d’emporter la totalité du muscle gracilis.
Cette technique a aujourd’hui été largement supplantée par le PAP comme l’illustre une abondante littérature scientifique. Une méta-analyse publiée dans Annals of Plastic Surgery en 2023 a par exemple repris l’ensemble des études confrontant ces deux techniques (Borrelli MR et al., 2023). Les résultats sont sans appel : le lambeau PAP présente significativement moins de complications (0,6 % d’échec de reconstruction contre 5,0 % pour le gracilis) et moins de reprises chirurgicales précoces (1,8 % contre 4,4 %). En outre, le lambeau PAP permet une meilleure récupération fonctionnelle (Cohen Z et al, 2023). L’explication est anatomique : le PAP est un véritable lambeau perforant, qui respecte intégralement la musculature de la cuisse, là où le lambeau de gracilis impose le sacrifice d’un muscle.
Le déroulement de l’intervention étape par étape
La reconstruction mammaire par lambeau PAP est une intervention qui nécessite en moyenne 4h30 de temps opératoire. Pour réduire la durée de l’opération et garantir une sécurité maximale, l’opération est habituellement réalisée en double équipe (deux chirurgiens plasticiens opérant simultanément).
L’intervention aura lieu à l’Institut Curie (Saint-Cloud) en double équipe avec le Dr Jean-Baptiste Schaff. Nous opérons ensemble depuis 2017.
Importance de l’angioscanner
Une intervention microchirurgicale réussie commence bien avant l’entrée au bloc opératoire. La réalisation d’un angioscanner des cuisses est un examen préopératoire obligatoire. Il permet de réaliser une véritable cartographie en 3D de votre réseau vasculaire. Grâce à cette imagerie, on repère avec précision les vaisseaux perforants (ceux qui vascularisent le futur lambeau). On peut alots choisir la meilleure cuisse donneuse et planifier le prélèvement avec une grande précision. Cette préparation minutieuse réduit le temps d’intervention et sécurise le prélèvement du lambeau.
Prélèvement conservateur (sans sacrifice musculaire)
Pendant qu’un chirurgien prépare les vaisseaux receveurs au niveau du thorax, le second chirurgien prélève le lambeau sur la face interne de la cuisse. C’est ici que réside l’un des plus grands avantages du lambeau PAP : c’est un prélèvement strictement conservateur. Le chirurgien isole méticuleusement les minuscules vaisseaux à travers le muscle de la cuisse (le grand adducteur), sans jamais le sectionner ni le fragiliser. Aucun muscle n’est sacrifié. Cela garantit que vous conserverez 100 % de votre force musculaire et de votre mobilité à la marche ou pour la pratique sportive.
L’étape de microchirurgie (anastomoses vasculaires)
Une fois le lambeau de peau et de graisse libéré de la cuisse, on le transfère vers la poitrine. À cet instant, le lambeau n’est plus irrigué : il faut le reconnecter le plus rapidement possible. À l’aide de loupes, on réalise les anastomoses vasculaires: on coud ainsi l’artère et la veine du lambeau (qui mesurent à peine 1 à 2 millimètres) aux vaisseaux mammaires internes situés derrière les côtes. Dès que les connexions sont établies, le sang afflue à nouveau et le lambeau « reprend vie » sur votre thorax.
Le modelage du nouveau sein
La dernière étape est purement esthétique. On enfouit le lambeau sous la peau du sein qui a été préservée lors de la mastectomie. On modèle le lambeau pour recréer le galbe, la projection et la forme naturelle d’un sein. Parallèlement, la zone de prélèvement à la cuisse est refermée avec soin. On place la cicatrice dans le pli sous-fessier pour la rendre la plus discrète possible au quotidien.
Le lambeau PAP manque souvent de volume pour reconstruire la partie supérieure du sein (contrairement à un DIEP). C’est pourquoi il est presque toujours nécessaire de réaliser un temps de lipofilling (injections de graisse) 4 à 6 mois plus tard.
Quand le volume d’un seul lambeau PAP ne suffit pas : les lambeaux « stackés »
Le principal inconvénient du lambeau PAP, par rapport au lambeau DIEP, est son volume plus limité. Pour les patientes ayant une poitrine de volume important (bonnet C ou plus), un seul lambeau PAP peut s’avérer insuffisant. Des solutions existent : les lambeaux « stackés » ou conjoints. Cette technique combinent deux PAP (un provenant de chaque cuisse) pour reconstruire un sein. Cela permet d’additionner les volumes pour restaurer une poitrine plus généreuse (Steele TN et al., 2024). Cette chirurgie, plus complexe, exige une planification préopératoire rigoureuse avec un angioscanner compatible (vaisseaux perforants de bonne qualité sur les deux cuisses), mais elle élargit considérablement les indications du PAP.
Suites opératoires, récupération et cicatrices
Douleurs, hospitalisation et temps de convalescence
Une surveillance rapprochée est indispensable après une reconstruction par lambeau libre. A l’institut Curie, nous réalisons des reconstructions autologues par lambeau libre (DIEP/PAP) de façon hebdomadaire. Les équipes sont donc habituées à leur surveillance en post-opératoire.
- L’hospitalisation : Elle dure 5 jours. Les premières 48 heures sont dédiées à la surveillance de la vitalité du lambeau (température, coloration, pouls écouté au Doppler) pour s’assurer de la parfaite perméabilité des vaisseaux reconnectés.
- La gestion de la douleur : Contrairement à certaines idées reçues, la reconstruction par lambeau PAP est peu à moyennement douloureuse. Les douleurs, comparables à de fortes courbatures à l’intérieur des cuisses, sont très bien calmées par des antalgiques simples. Vous ressentirez une sensation de tiraillement lors de la marche pendant les premiers jours.
- Le temps de convalescence : Il faut prévoir une période de repos à domicile. Un arrêt de travail de 4 à 6 semaines est nécessaire. Sa durée sera fonction de votre profession. En effet, la reprise d’une marche normale nécessite du temps et se fait progressivement au cours du premier mois.
- La reprise du sport : Les activités sportives doivent être suspendues pendant au moins 6 semaines. Cela garantit la bonne cicatrisation au niveau de la cuisse.
Évolution de la cicatrice au niveau du pli sous-fessier
La question des cicatrices est une préoccupation légitime. L’avantage de la technique PAP réside dans la dissimulation stratégique de la cicatrice.
- Localisation stratégique : La cicatrice est positionnée dans le pli sous-fessier (la ligne naturelle entre la fesse et la cuisse). Elle se prolonge sur la face interne de la racine de la cuisse. Elle est ainsi facilement dissimulée par des sous-vêtements classiques ou un maillot de bain.
- Evolution : L’évolution d’une cicatrice est un processus long. Rouge et indurée les premiers mois, elle va progressivement s’assouplir et blanchir au cours de la première année. La cicatrice d’un lambeau PAP s’élargit souvent avec le temps (du fait de la tension consécutive au prélèvement d’une large palette de peau).
- Soins post-opératoires : Le port d’un vêtement de contention (de type panty) est souvent recommandé pendant le premier mois pour soutenir les tissus de la cuisse et limiter les tensions sur la cicatrice. Des massages cicatriciels sont recommandés pour optimiser son aspect final.
Avantages, limites et risques de la technique PAP
Toute intervention chirurgicale, même pratiquée par des experts en microchirurgie, comporte des limites et des aléas. Comprendre les bénéfices d’une reconstruction par lambeau PAP implique aussi d’en accepter les risques potentiels.
Les bénéfices d’une technique 100 % naturelle
Si le lambeau PAP est aujourd’hui considéré comme l’une des techniques les plus avancées en chirurgie réparatrice du sein, c’est parce qu’il offre des avantages inégalés par les prothèses traditionnelles :
- L’absence de corps étranger : Le sein est reconstruit exclusivement avec vos tissus (graisse et peau). Il n’y a aucun risque de rejet, de coque ou de rupture prothétique.
- Un sein « vivant » : Le sein reconstruit est chaud, souple, et réagit naturellement aux variations de poids (amaigrissement ou prise de poids) ainsi qu’au vieillissement.
- Le respect de la motricité : Comme détaillé précédemment, le prélèvement à la cuisse ne sectionne aucun muscle. Vous conservez l’intégralité de votre force musculaire.
Les avantages concrets du lambeau PAP pour vous
Plusieurs atouts rendent le PAP particulièrement intéressant dans ma pratique :
- Un sein reconstruit à la texture naturelle. Le tissu prélevé à la face postéro-interne de la cuisse présente une consistance adipeuse douce, très proche de celle d’un sein naturel — nettement plus naturelle qu’une reconstruction par prothèse ou par lambeau de grand dorsal.
- Pas de cicatrice abdominale. Si vous avez déjà un abdomen marqué par une chirurgie antérieure, ou si vous refusez simplement l’idée d’une cicatrice transversale horizontale, le PAP préserve intégralement votre paroi abdominale.
- Une récupération rapide. On ne prélève aucun muscle : le grand adducteur est soigneusement préservé durant la dissection. La marche est reprise dès le lendemain, et la plupart des patientes retrouvent leurs activités quotidiennes en quelques semaines.
Qu’en pensent les patientes elles-mêmes ? Les données BREAST-Q
Ce qui va vraiment compter pour vous, c’est la manière dont vous vivrez votre reconstruction au quotidien, sur le long terme. C’est précisément ce qu’évalue le questionnaire BREAST-Q, outil international de référence pour mesurer la qualité de vie après chirurgie mammaire.
Une étude prospective récente portant sur 116 lambeaux PAP consécutifs, a comparé les scores BREAST-Q préopératoires et à 12 mois postopératoires (Atzeni M et al., 2022). Le résultat est éloquent : les scores de satisfaction vis-à-vis du sein reconstruit sont significativement supérieurs aux scores préopératoires, témoignant d’une amélioration réelle de l’image corporelle et de la qualité de vie. Aucune perte de lambeau n’a été observée dans cette série.
Les inconvénients du lambeau PAP
- Volume plus limité que le DIEP. La cuisse apporte moins de graisse que l’abdomen. Le lambeau PAP ne permet donc de reconstruire que de petits volumes mammaires (bonnet A ou B). Un ou plusieurs lipofillings secondaires (injection de graisse prélevée par liposuccion ailleurs sur le corps) sont souvent nécessaires pour compléter la reconstruction. Ces séances de lipofilling, réalisées à distance de la première intervention, permettent d’ajuster le volume et la forme du sein reconstruit.
- Palette cutanée restreinte. Le PAP apporte également une surface de peau plus petite que le DIEP. Cette caractéristique le rend peu adapté aux reconstructions secondaires, réalisées à distance de la mastectomie, lorsqu’il faut restaurer non seulement le volume mais aussi l’enveloppe cutanée. Dans ces situations, d’autres techniques sont préférables.
- La cicatrice peut évoluer avec le temps. Bien que l’incision soit initialement dessinée dans le pli fessier pour rester discrète, la cicatrice peut parfois s’élargir et migrer légèrement vers le bas au fil des mois, sous l’effet de la tension cutanée. Elle peut être visible debout en sous-vêtements ou en maillot de bain, alors qu’elle était parfaitement dissimulée initialement. C’est un point que j’aborde systématiquement en consultation.
- Asymétrie possible entre les deux cuisses. Le prélèvement crée une différence de volume entre les deux cuisses. Cette asymétrie peut être gênante esthétiquement. Elle se corrige, si nécessaire, par une liposuccion controlatérale réalisée dans un second temps, afin d’harmoniser la forme et le volume des deux cuisses.
- Perte de sensibilité définitive. Le prélèvement du lambeau entraîne une insensibilité définitive de la face interne de la cuisse opérée. Il s’agit d’un effet secondaire de la technique, liée à la section de nerfs cutanés durant la dissection. Cette perte de sensibilité est généralement bien tolérée au quotidien, mais il faut en tenir compte dans votre décision.
Mettre ces inconvénients en perspective
Ces limites doivent être mises en balance avec celles des autres options de reconstruction. La reconstruction par lambeau de grand dorsal impose, elle, le prélèvement d’un muscle entier du dos, avec une cicatrice dorsale longue et parfois des conséquences fonctionnelles sur la mobilité de l’épaule ; elle nécessite par ailleurs fréquemment l’adjonction d’une prothèse pour obtenir un volume satisfaisant. La reconstruction par prothèse mammaire, quant à elle, expose à un risque à long terme de coque péri-prothétique, de rupture, d’infection, de résultat peu naturel, ainsi qu’à la nécessité de remplacer l’implant tous les 10 à 15 ans.
Au total, aucune de ces solutions n’est objectivement supérieure aux autres : chaque technique a ses avantages et ses inconvénients propres, et le bon choix est celui qui correspond à votre morphologie, vos antécédents et vos priorités personnelles. Mon rôle, lors de la consultation, est de vous exposer ces options avec transparence pour que vous puissiez choisir en pleine connaissance de cause.

Ablation des prothèses mammaires et remplacement par des lambeaux PAP.

La cicatrice est située dans le sillon sous-fessier de chaque côté (double lambeau).
Les complications possibles et la gestion d’un échec
Bien que rares, des complications, dont certaines sont spécifiques à la microchirurgie, peuvent survenir.
- Les complications générales : Comme pour toute chirurgie, un hématome (saignement post-opératoire nécessitant parfois une ré-intervention rapide) ou une infection peuvent survenir. Des retards de cicatrisation, notamment au niveau de la cuisse (zone soumise à des tensions lors de la marche), sont possibles et nécessitent des pansements prolongés.
- L’asymétrie mammaire : Malgré le soin apporté au modelage, une asymétrie de volume ou de forme avec le sein opposé est fréquente. Il est fréquent de manquer de volume dans la partie supérieure du sein. Ce manque de volume est corrigé lors d’une seconde intervention moins lourde (lipofilling +/- symétrisation de l’autre sein).
- Le risque de nécrose partielle ou totale (échec du lambeau) : C’est le risque principal inhérent à la microchirurgie. Il survient si les vaisseaux reconnectés se bouchent (thrombose).
- La nécrose partielle : Une petite partie de la graisse du lambeau ne survit pas. Elle peut durcir (cytostéatonécrose) et le sein manquer de volume au final.
- La nécrose totale (échec du lambeau) : C’est une complication rare (estimée à moins de 3 à 5 % des cas par les données scientifiques actuelles). Si les vaisseaux se bouchent dans les premières 48h, une reprise chirurgicale en urgence est tentée. En cas d’échec, le lambeau doit être retiré.
- Que faire en cas d’échec ? Un échec n’est jamais la fin de votre parcours de reconstruction. Après une période de cicatrisation, d’autres solutions vous seront systématiquement proposées : une reconstruction par lambeau grand dorsal, l’utilisation d’une prothèse, ou des séances de lipofilling exclusif.
Ce que dit la science sur la fiabilité du PAP
La méta-analyse la plus récente, publiée dans Aesthetic Plastic Surgery en 2024, a compilé les résultats de 24 études portant sur 1 612 lambeaux PAP réalisés à travers le monde (Zhu L et al., 2024). Les chiffres qu’elle fait ressortir sont particulièrement rassurants :
- Taux de succès chirurgical : 99,6 %
- Taux de perte totale du lambeau : 0,4 %
- Taux de nécrose graisseuse (cytostéatonécrose) : 3,3 %
- Taux d’infection du site donneur (infection de la cuisse) : 2,0 %
Cette même analyse démontre qu’à l’exception de la taille finale du sein reconstruit — logiquement plus modeste avec le PAP qu’avec le DIEP en raison du volume tissulaire moins important à la cuisse qu’au ventre —, les complications postopératoires sont statistiquement équivalentes entre les deux techniques. Autrement dit : choisir le PAP quand le DIEP n’est pas possible ne vous expose pas à des risques supplémentaires.
Ces résultats sont corroborés par la série historique du Dr Robert J. Allen, chirurgien à l’origine de la description du lambeau PAP, qui a publié dans Plastic and Reconstructive Surgery ses résultats sur 164 lambeaux consécutifs réalisés chez 96 patientes, avec un taux de succès supérieur à 99 % et une seule perte de lambeau recensée (Allen RJ et al., 2016).
Coût et prise en charge par la Sécurité Sociale
La reconstruction mammaire par lambeau PAP ne relève pas de la chirurgie esthétique contrairement à certaines fausses idées. Il s’agit d’une intervention de chirurgie réparatrice. Elle rentre donc dans le cadre de la prise en charge post-cancer. À ce titre, elle bénéficie de règles financières extrêmement protectrices en France.
Votre parcours de consultation
La décision de recourir à un lambeau PAP ne se prend jamais dans la précipitation. Elle est le fruit d’un échange approfondi et d’un examen clinique rigoureux.
- La consultation d’évaluation : Elle s’effectue soit à mon cabinet de consultation situé au 99 rue de Prony (Paris 17e), soit à l’Institut Curie (site Saint-Cloud). Nous ferons le point sur vos antécédents, vos traitements (radiothérapie, chimiothérapie) et vos attentes. L’examen clinique permettra de valider (ou non) l’indication de la technique PAP.
- La prescription du bilan d’imagerie : Il faudra réaliser un angioscanner des cuisses à l’Institut Curie afin de s’assurer de la faisabilité de l’intervention.
- L’intervention et le suivi post-opératoire : Si l’opération est programmée et réalisée au sein de l’Institut Curie, votre suivi à long terme (contrôle des cicatrices, évolution du volume) est ensuite assuré lors de vos visites régulières à mon cabinet.
Mon approche en consultation
Le choix d’une technique de reconstruction mammaire doit être adapté à chaque patiente. Il résulte d’une évaluation précise de votre morphologie, de vos antécédents chirurgicaux, de vos attentes esthétiques et de votre mode de vie. La consultation comprend systématiquement une imagerie préopératoire (angioscanner) permettant de cartographier précisément les perforantes et de valider la faisabilité technique du lambeau.
Chaque reconstruction est pensée sur mesure, en coordination avec l’équipe d’oncologie mammaire de l’Institut Curie, pour s’intégrer dans votre parcours thérapeutique global — qu’il s’agisse d’une reconstruction immédiate lors de la mastectomie ou différée après la fin des traitements adjuvants.
Une intervention à l’Institut Curie, sans aucun reste à charge
Contrairement à certaines idées reçues sur la chirurgie réparatrice, la reconstruction par lambeau PAP que je réalise bénéficie d’une couverture financière totale pour toutes les patientes.
- Prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie : Que votre reconstruction fasse suite à un traitement pour un cancer du sein ou à une mastectomie prophylactique (préventive pour mutation génétique prouvée), l’intervention est intégralement couverte dans le cadre de votre Affection de Longue Durée (ALD 30).
- Zéro dépassement d’honoraires : Les interventions chirurgicales de reconstruction se déroulent exclusivement à l’Institut Curie. En tant que chirurgien attaché à ce centre d’excellence de lutte contre le cancer, je n’applique aucun dépassement d’honoraires pour ces actes opératoires.
- Aucune avance de frais chirurgicaux : Puisqu’il n’y a aucun reste à charge lié à l’acte chirurgical, vous n’avez pas de devis complexe à négocier avec votre mutuelle pour l’opération. Vous pouvez vous concentrer sereinement sur l’intervention.
Pourquoi ne m’a-t-on pas proposé de reconstruction par lambeau en PAP ?
De nombreuses patientes découvrent cette technique tardivement et s’étonnent de ne pas en avoir été informées d’emblée par leur chirurgien. Si le lambeau PAP n’est pas systématiquement proposé, c’est surtout parce qu’il exige un environnement chirurgical hautement spécialisé.
Voici les raisons pour lesquelles cette option a pu être écartée ou omise lors de votre parcours :
- Des critères anatomiques très spécifiques : La reconstruction par lambeau PAP n’est pas réalisable chez toutes les patientes. Elle dépend de votre morphologie, et plus précisément de la quantité de peau et de graisse disponible au niveau de la face interne de la cuisse. De plus, la quantité de tissu qu’on peut prélever étant limitée, on réserve le PAP à la reconstruction de seins de volume modéré.
- Une hyper-spécialisation en microchirurgie : Il s’agit d’une technique de chirurgie réparatrice récente et extrêmement exigeante. Tous les chirurgiens plasticiens ne sont pas formés à cette approche. Elle requiert une expertise pointue en microchirurgie et plusieurs années d’apprentissage. En effet, le geste est complexe : les vaisseaux nourriciers de la cuisse (PAP) sont souvent plus fins et plus délicats à manipuler que ceux du ventre (DIEP).
- Une logistique hospitalière en « double équipe » : Pour réduire la durée de l’intervention, le PAP est réalisé en « double équipe ». Deux chirurgiens spécialisés en microchirurgie opèrent en parallèle (l’un au thorax, l’autre à la cuisse). C’est une chirurgie d’équipe qui nécessite une coopération parfaite et une organisation de bloc opératoire que tous les établissements ne peuvent pas fournir.
- Un temps opératoire plus conséquent : La minutie requise par les anastomoses vasculaires implique une durée d’intervention nettement supérieure. Il faut compter en moyenne 4h30 pour une reconstruction avec la cuisse, contre seulement 1 heure pour une reconstruction simple par prothèse.
Foire Aux Questions : L’essentiel sur le lambeau PAP
Quelle est la différence entre le lambeau PAP et le lambeau DIEP ?
La différence principale réside dans la zone de prélèvement. Le DIEP utilise la peau et la graisse du ventre, tandis que le lambeau PAP utilise l’excédent situé sur la face interne de la cuisse. Le PAP est souvent l’alternative privilégiée pour les patientes minces qui n’ont pas un volume abdominal suffisant pour réaliser un DIEP. Dans les deux cas, ce sont des reconstructions 100 % autologues et sans aucune prothèse.
Le prélèvement sur la cuisse va-t-il affaiblir ma jambe ou m’empêcher de faire du sport ?
Non, absolument pas. Le grand avantage de la technique du lambeau PAP est qu’il s’agit d’un prélèvement strictement conservateur. Contrairement aux anciennes techniques, aucun muscle n’est sacrifié ni sectionné. Seuls la peau et le tissu graisseux sont prélevés. Après la période de cicatrisation initiale (environ 6 semaines), vous conserverez 100 % de votre force musculaire et pourrez reprendre toutes vos activités sportives (course à pied, vélo, squats).
Où se situe la cicatrice sur la cuisse et est-elle visible ?
La cicatrice est dissimulée dans le pli naturel situé sous la fesse. Elle débute dans le sillon sous-fessier et se prolonge vers l’avant à la racine interne de la cuisse. La cicatrice est cachée par des sous-vêtements classiques ou un maillot de bain. Rouge et dure les premiers mois, elle blanchit et s’assouplit progressivement sur une période de 12 à 18 mois.
Quel volume mammaire peut-on obtenir avec un lambeau PAP ?
Le lambeau PAP est idéal pour reconstruire des seins de volume modéré (généralement du bonnet A et B). Le volume final dépend directement de la quantité de graisse disponible sur la face interne de vos cuisses. S’il est possible de prélever un lambeau sur chaque cuisse pour des reconstructions bilatérales, les patientes désirant un bonnet très profond seront plutôt orientées vers une technique DIEP, si leur morphologie le permet.
Que se passe-t-il si je prends ou perds du poids après la reconstruction ?
Le sein reconstruit réagira exactement comme le reste de votre corps. Puisqu’il est constitué de votre propre graisse vivante, son volume variera naturellement : il diminuera si vous perdez du poids et augmentera si vous en prenez. Cette évolution physiologique permet de garantir une excellente symétrie avec le sein non opéré (controlatéral) tout au long de votre vie, contrairement à une prothèse en silicone qui reste figée.
La convalescence d’une reconstruction par PAP est-elle douloureuse ?
Les douleurs sont généralement modérées et bien contrôlées. Vous ressentirez des tiraillements et une sensation de « fortes courbatures » à l’intérieur de la cuisse, particulièrement lors de la marche pendant les premiers jours. La douleur mammaire est minime. Une hospitalisation de 5 jours est nécessaire, suivie d’un arrêt de travail de 4 à 6 semaines pour garantir une récupération optimale à domicile.
Peut-on réaliser cette opération des années après un cancer du sein ?
Oui, tout à fait. Le lambeau PAP peut être réalisé en « reconstruction immédiate » (pendant la même intervention que l’ablation du sein), mais il est aussi couramment pratiqué en « reconstruction secondaire ». Vous pouvez donc y avoir recours des mois ou des années après la fin de vos traitements (y compris après de la radiothérapie), ou même en « reconstruction tertiaire » pour remplacer d’anciennes prothèses mammaires que vous ne tolérez plus.
Quel est le coût de cette intervention et y a-t-il un reste à charge ?
Dans le cadre d’un cancer du sein ou d’une mastectomie préventive (mutation BRCA), l’intervention est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Les interventions de reconstruction que je réalise à l’Institut Curie se font sans aucun dépassement d’honoraires. Ainsi, il n’y a aucun reste à charge financier sur l’acte chirurgical, ce qui vous dispense d’avancer des frais ou de solliciter votre mutuelle pour l’opération.
Références scientifiques
- McGarry KM, Chen J, DeSanti RL, Nelson JA, Allen RJ. The profunda artery perforator flap in autologous breast reconstruction: a scientific review. Gland Surg. 2025. Lien Pubmed | Lien DOI
- Zhu L, Liu C. Clinical Outcomes Following Profunda Artery Perforator Flap Breast Reconstruction: A Systematic Review and Meta-Analysis. Aesthetic Plast Surg. 2025. Lien Pubmed | Lien DOI
- Atzeni M, Salzillo R, Haywood R, Persichetti P, Figus A. Breast reconstruction using the profunda artery perforator (PAP) flap: Technical refinements and evolution, outcomes, and patient satisfaction based on 116 consecutive flaps. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2022. Lien Pubmed | Lien DOI
- Allen RJ, Lee ZH, Mayo JL, Levine J, Ahn C, Allen RJ Jr. The Profunda Artery Perforator Flap Experience for Breast Reconstruction. Plast Reconstr Surg. 2016. Lien Pubmed | Lien DOI
- Borrelli MR, Spake CSL, Rao V, Sinha V, Crozier JW, Basta MN, et al. A Systematic Review and Meta-Analysis Comparing the Clinical Outcomes of Profunda Artery Perforator Versus Gracilis Thigh Flap as a Second Choice for Autologous Breast Reconstruction. Ann Plast Surg. 2023. Lien Pubmed | Lien DOI
- Cohen Z, Azoury SC, Matros E, Nelson JA, Allen RJ. Modern Approaches to Alternative Flap-Based Breast Reconstruction: Profunda Artery Perforator Flap. Clin Plast Surg. 2023. Lien Pubmed | Lien DOI
- Steele TN, Teotia SS, Haddock NT. Multi-Flap Microsurgical Autologous Breast Reconstruction. J Clin Med. 2024. Lien Pubmed | Lien DOI
LES INTERVENTIONS DE RECONSTRUCTION MAMMAIRE

DOCTEUR SAMUEL STRUK
Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique
Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.
Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).
- Inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris sous le n° 1410.
- Numéro RPPS : 10101382645.
- Titulaire du D.E.S.C de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (Université Paris-Cité).
- Lauréat du Concours National de Praticien des Etablissements Publics de Santé (CNPH).
- Membre de la SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique).
Déclaration de fiabilité :
Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.








