Correction de l’hypoplasie mammaire à Paris

HYPOPLASIE MAMMAIRE (HYPOTROPHIE MAMMAIRE)


L’hypoplasie mammaire désigne le développement insuffisant de la glande mammaire chez la femme. Les seins existent, mais leur volume est très faible, avec un bonnet inférieur à A.

L’hypoplasie mammaire peut être à l’origine d’une souffrance psychologique importante et peut nécessiter dans ce cas une intervention chirurgicale.

L’augmentation mammaire permet de corriger l’hypoplasie mammaire, soit à l’aide d’implants mammaires, soit à l’aide de sa propre graisse (lipofilling mammaire).

Une prise en charge par la Sécurité Sociale est possible dans certains cas.

hypoplasie mammaire hypotrophie mammaire
Avant après augmentation mammaire, vue de face
Correction d’une hypoplasie mammaire par la pose d’implants mammaires (vue de face)
Avant après augmentation mammaire, vue latérale
Correction d’une hypoplasie mammaire par la pose d’implants mammaires (vue de 3/4)

Hypoplasie mammaire avant après augmentation mammaire implants vue de face
Pose d’implants mammaires pour corriger une hypoplasie mammaire (vue de face)
Hypoplasie mammaire avant après augmentation mammaire implants vue de profil
Pose d’implants mammaires pour corriger une hypoplasie mammaire (vue de profil)


Qu’est-ce que l’hypoplasie mammaire ?

L’hypoplasie mammaire, qu’on appelle aussi hypotrophie mammaire, désigne le développement insuffisant du tissu mammaire chez la femme. Cela signifie que la glande mammaire est bien présente, mais de très petite taille. L’hypoplasie mammaire peut être unilatérale ou bilatérale, c’est à dire toucher un seul sein (entrainant alors une asymétrie mammaire sévère) ou bien les deux seins.

D’une manière générale, on parle d’hypoplasie mammaire en cas de bonnet A ou inférieur. L’habillage est souvent difficile (port de soutiens-gorge rembourrés ou soutien gorge « push-up »). De ce fait, l’hypotrophie mammaire peut être à l’origine d’une véritable souffrance psychologique en affectant la perception de sa propre féminité et la confiance en soi.


Quelles sont les causes de l’hypoplasie mammaire ?

L’hypoplasie mammaire correspond au développement insuffisant de la glande mammaire. Elle peut avoir plusieurs origines, qui varient d’une femme à l’autre.

Une origine congénitale

Dans de nombreux cas, l’hypoplasie est présente dès la puberté. Malgré un fonctionnement hormonal normal, la glande mammaire ne se développe pas suffisamment. Le sein reste alors petit, parfois limité à un bonnet inférieur à A. Cette situation peut concerner les deux seins ou bien un seul, créant dans ce cas une asymétrie mammaire sévère.

Les conséquences de grossesses et de l’allaitement

Une hypoplasie mammaire peut parfois survenir après une ou plusieurs grossesses. Le sein, qui avait pris du volume pendant la maternité, se vide ensuite brutalement à la fin de l’allaitement. Il perd en volume, se vide et perd également en projection (avec parfois un certain degré de ptôse mammaire).

La perte de poids

Une amaigrissement important peut aussi provoquer une diminution importante du volume mammaire. Comme le sein est constitué en partie de tissu graisseux, une perte de masse grasse entraîne logiquement une réduction du volume visible. La ptôse mammaire est fréquente du fait du relâchement cutané.

Les malformations associées

Dans certains cas, l’hypoplasie s’intègre dans une malformation mammaire. C’est le cas des seins tubéreux, où la glande mammaire est mal répartie et insuffisante.


Quelle est la différence entre hypoplasie mammaire et aplasie mammaire ?

L’hypoplasie mammaire désigne donc le développement insuffisant de la glande mammaire. Les seins existent, mais leur volume est très petit, souvent limité à un bonnet inférieur à A.

L’aplasie mammaire est une situation plus rare et plus sévère. Elle correspond à une absence totale de glande mammaire. Le sein est alors inexistant. Parfois, l’aréole et le mamelon sont également absents ou très peu formés. L’aplasie peut aussi être associée à d’autres anomalies, comme dans le syndrome de Poland, où l’absence de glande mammaire est accompagnée de l’absence (ou du développement incomplet) du muscle grand pectoral.


Comment corriger une hypoplasie mammaire ?

En revanche, quand elle est source de gêne au quotidien, la chirurgie esthétique du sein peut apporter une solution efficace.

L’augmentation mammaire est la technique de référence. Cette chirurgie permet de retrouver confiance en soi.

Plusieurs solutions chirurgicales sont possibles, avec ou sans implants.

L’augmentation mammaire avec implants

La pose d’implants mammaires est la technique de référence.

Les prothèses mammaires en gel de silicone permettent d’augmenter le volume de façon prévisible et durable. Dans le cas de l’hypoplasie mammaire, on place les prothèses derrière le muscle pectoral (position rétro-pectorale). On optera le plus souvent pour des prothèses anatomiques afin que le rendu soit plus naturel.

Le résultat est immédiat, avec une poitrine plus galbée et adaptée à la silhouette.

Le lipofilling mammaire

Le lipofilling mammaire est une alternative aux implants mammaires.

C’est un transfert de graisse autologue : on aspire de la graisse sur différentes régions du corps (par liposuccion) puis on la réinjecte dans les seins afin d’en augmenter le volume. On pourra prélever la graisse sur le ventre, les cuisses, les hanches et le dos.

Il faut néanmoins des réserves de graisse suffisantes. Cette technique n’est donc pas adaptée pour les femmes minces.

En outre, plusieurs séances sont nécessaires pour obtenir une augmentation significative du volume mammaire en cas d’hypoplasie mammaire. En effet, chaque séance ne permet qu’une augmentation modérée du volume mammaire (car une partie de la graisse se résorbe au cours des premiers mois).

Cette technique est idéale pour les patientes souhaitant une augmentation modérée, sans prothèses.

Combiner implants et lipofilling

Il est possible de combiner les deux techniques.

Les implants apportent le volume souhaité, tandis que le lipofilling adoucit les contours et rend le résultat plus naturel. On parle d’augmentation mammaire composite.


Comment choisir entre implants mammaires et lipofilling mammaire ?

Pour corriger une hypoplasie mammaire, deux options principales sont possibles : les implants mammaires ou le lipofilling mammaire. Chaque option présente des avantages et des limites. Le choix va dépendre à la fois de votre morphologie et de vos attentes en termes de résultat.

Les implants mammaires

L’augmentation mammaire par prothèses est la technique la de référence pour corriger une hypoplasie mammaire.

Elle offre des résultats immédiats et prévisibles, avec un large choix de tailles de prothèses. Cela permet d’adapter le résultat à toutes les silhouettes et aux souhaits de chacune.

Cependant, les implants mammaires présentent certains inconvénients :

Le lipofilling mammaire

Le lipofilling mammaire consiste à prélever de la graisse sur différentes zones du corps, à la purifier puis à la réinjecter dans les seins.

Cette technique offre plusieurs atouts :

  • Il n’y a pas de corps étranger, donc pas de risque d’infection de prothèse, de coque ou de rupture.
  • Il n’y a pas de cicatrice sur le sein, seulement de petites incisions dissimulées sur les zones de prélèvement.
  • Le résultat est naturel car la graisse a la même texture et la même souplesse que la glande mammaire.

En revanche, le lipofilling présente aussi des limites :

  • Il nécessite des réserves de graisse suffisantes.
  • Le résultat est moins prévisible qu’avec un implant, car une partie de la graisse se résorbe au cours des premiers mois.
  • Le gain de volume par séance est donc modéré, souvent de l’ordre d’un bonnet maximum.

En cas d’hypoplasie mammaire, plusieurs séances sont toujours nécessaires pour atteindre le volume souhaité.


A partir de quel âge peut-on se faire opérer d’une hypoplasie mammaire ?

On recommande d’attendre la fin de la puberté avant d’envisager toute augmentation mammaire, quelle que soit la technique utilisée.

Cela correspond généralement à l’âge de 16 ans. À cet âge, le développement mammaire est le plus souvent achevé, ce qui permet d’obtenir des résultats durables. 

Une intervention trop précoce risquerait de ne pas avoir de résultats définitifs, car les seins peuvent encore évoluer. 

De plus, il faut être suffisamment mature pour bien comprendre les implications de la chirurgie et être en mesure de prendre une décision éclairée.


Quelle va être la taille de ma poitrine après la chirurgie ?

La projection et le volume que l’on obtient après la chirurgie d’hypoplasie mammaire dépendent avant tout de la technique d’augmentation mammaire.

L’augmentation mammaire par prothèses permet un résultat immédiat, stable et prévisible. Le choix de la taille des implants se fait en concertation avec le chirurgien, en consultation et sera fonction de votre morphologie et de vos attentes. Il est donc possible de définir à l’avance une taille de bonnet précise. En cas d’hypoplasie mammaire, il est néanmoins difficile d’aller au-delà du bonnet C, sans attenter au naturel du résultat (faible quantité de tissu mammaire disponible pour bien camoufler l’implant). L »objectif étant toujours de garantir un résultat naturel.

À l’inverse, le lipofilling mammaire apporte généralement une augmentation plus modérée, souvent limitée à un bonnet supplémentaire par séance. Le résultat dépend de la quantité de graisse disponible pour le prélèvement et du taux de prise de la greffe, qui peut varier. Cette méthode permet un aspect très naturel, mais ne garantit pas la même précision dans le choix de la taille finale que les prothèses mammaires. Il n’est pas rare de devoir faire plusieurs séances de lipofilling (donc plus interventions) afin d’obtenir une augmentation franche du volume mammaire.


A quelle fréquence vais-je devoir changer mes prothèses mammaires ?

Beaucoup de femmes pensent qu’il faut changer ses implants tous les dix ans. C’est une idée reçue. En réalité, les implants mammaires n’ont pas de durée de vie prédéterminée. Tant qu’ils sont en bon état et qu’ils ne posent pas de problème, il n’est pas nécessaire de les remplacer.

Un suivi régulier indispensable

Après une augmentation mammaire avec implants, un suivi médical est obligatoire (consultation annuelle). Les consultations permettent de contrôler l’aspect de la poitrine et la bonne tolérance des prothèses. Des examens d’imagerie, comme une échographie ou une IRM mammaire, servent à vérifier que les implants sont intacts. Ils ne sont en aucun cas systématiques. On ne prescrit d’examen qu’en cas de doute sur une rupture, une coque ou en cas de symptôme inhabituel.

Quand envisager un remplacement ?

Le changement d’implants n’est envisagé que dans certaines situations précises. Il peut être nécessaire en cas de rupture ou en cas de coque entraînant une gêne ou une déformation.

Un remplacement peut aussi être proposé après de nombreuses années, si l’implant présente des signes d’usure.

Enfin, il est aussi possible de remplacer les implants lorsque la poitrine n’a plus un aspect satisfaisant (pour corriger une ptôse mammaire apparue avec le temps, ou pour modifier la taille des prothèses).

Une durée de vie souvent longue

Les implants actuels sont très fiables et durables. Il n’est pas rare qu’une femme conserve ses prothèses 15 à 20 ans sans aucune complication. Ce n’est donc pas le temps écoulé qui dicte la nécessité d’un remplacement, mais l’état de l’implant et le souhait de chacune.


Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?

Dans la grande majorité des cas, l’allaitement reste possible après une chirurgie d’augmentation mammaire. Les implants, qu’ils soient placés derrière la glande ou derrière le muscle pectoral, ne gênent pas la production de lait. De la même manière, le lipofilling mammaire n’a pas d’impact sur les capacités d’allaitement.

Pourquoi l’allaitement est généralement possible

L’intervention, qu’il s’agisse d’implants mammaires ou d’injections de graisse dans les seins, n’empêche pas le fonctionnement naturel de la glande mammaire. Les prothèses sont positionnées en arrière du tissu mammaire et ne touchent pas les canaux galactophores, responsables de l’acheminement du lait vers le mamelon.

Quelques situations particulières

Certaines techniques chirurgicales peuvent influencer la capacité à allaiter :

  • Une cicatrice autour de l’aréole peut, dans de rares cas, altérer une partie des canaux.
  • Chez certaines femmes, la glande mammaire est très peu développée à cause d’une hypoplasie sévère ou d’une malformation comme les seins tubéreux. Dans ces cas-là, la capacité à allaiter peut être réduite, indépendamment de la pose d’implants.

Sécurité pour le nouveau-né

Les implants n’ont aucune interaction avec le lait maternel. Les études disponibles montrent qu’il n’y a pas de risque pour l’enfant, même en cas d’allaitement prolongé.


La chirurgie de l’hypoplasie mammaire peut-elle bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale ?

La chirurgie de l’hypoplasie mammaire peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale sous certaines conditions.

La prise en charge est différente selon que l’on opte pour des implants mammaires ou un lipofilling mammaire.

Les implants mammaires

L’augmentation mammaire par prothèses peut être prise en charge, mais uniquement dans des situations bien définies :

  • Hypoplasie mammaire sévère avec un bonnet inférieur à A,
  • Aplasie mammaire (sein inexistant),
  • Asymétrie mammaire sévère,
  • Malformations mammaires (seins tubéreux, syndrome de Poland).

Dans tous ces cas, une demande d’entente préalable auprès de la Sécurité Sociale est indispensable. La patiente doit fournir un dossier médical complet comprenant le formulaire d’entente préalable (CERFA) rempli conjointement avec le chirurgien ainsi que des photographies médicales anonymes et imprimées au format A4. La décision finale dépend du médecin-conseil de la CPAM. Le délai de réponse est habituellement d’une quinzaine de jours.

Même si l’intervention bénéficie d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, des dépassements d’honoraires sont fréquents en privé. Ils peuvent être partiellement remboursés par la mutuelle.

Le lipofilling mammaire

Lorsqu’il est pratiqué pour corriger une hypoplasie mammaire, le lipofilling n’entre pas dans les critères de remboursement de la Sécurité Sociale.

Aucune prise en charge n’est possible pour cette intervention, qui reste considérée comme esthétique. Il n’existe donc aucune possibilité de remboursement, ni par la Sécurité Sociale, ni par la mutuelle.


Qui décide d’une prise en charge par la Sécurité Sociale en cas d’hypoplasie mammaire ?

Le lipofilling mammaire n’est jamais pris en charge par la Sécurité Sociale en cas d’hypoplasie mammaire.

La pose de prothèses mammaires peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, sous réserve d’une entente préalable acceptée. Dans ce cas, si votre chirurgien estime que votre cas le justifie, il pourra remplir un formulaire d’entente préalable qu’il faudra que vous envoyiez à la CPAM de votre département (accompagné de photographies médicales). Le médecin conseil de la Sécurité Sociale va ensuite étudier votre dossier et pourra, s’il l’estime nécessaire, vous convoquer afin de vous examiner. Vous recevrez ensuite une réponse dans les 15 jours.

C’est donc le médecin conseil de la Sécurité Sociale qui in fine décidera ou non de la prise en charge (et donc du remboursement partiel) de votre intervention par la Sécurité Sociale, et non votre chirurgien.


Quel est le coût de la chirurgie de l’hypoplasie mammaire ?

En l’absence de prise en charge par la Sécurité Sociale

Si votre hypotrophie mammaire ne bénéficie pas de prise en charge, l’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique pure. Le coût de cette intervention varie entre 5000 et 6000 euros. Ce prix comprend les dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, la TVA qui s’applique en France aux actes de chirurgie esthétique, la location du bloc opératoire et le coût éventuel des prothèses mammaires.

En cas de prise en charge par la Sécurité Sociale (implants mammaires uniquement)

Si votre hypoplasie mammaire bénéficie d’une prise en charge, le coût de l’augmentation mammaire est moindre (implants mammaires uniquement).

Dans ce cas, la Sécurité Sociale rembourse l’hospitalisation, la location du bloc opératoire et les prothèses mammaires. Le prix de l’augmentation mammaire se situe le plus souvent entre 3000 et 4000 euros. Cette somme correspond aux dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste qui exercent en privé. Si vous consultez à l’hôpital, la Sécurité Sociale remboursera intégralement l’opération et vous n’aurez alors rien à payer, c’est à dire aucun reste à charge.


LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

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Lipofilling mammaire

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Réduction mammaire

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Lifting mammaire

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Lifting mammaire avec implants

Lifting mammaire avec implants

Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine

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