COQUE SUR PROTHÈSE MAMMAIRE (RÉTRACTION CAPSULAIRE)

Une coque sur prothèse mammaire correspond à un épaississement anormal et à une rétraction de la capsule fibreuse développée autour de l’implant.

Elle peut survenir après une reconstruction mammaire par prothèse (surtout en cas d’irradiation d’un implant mammaire) ou plus rarement après une augmentation mammaire par prothèses à visée esthétique.

Le traitement repose sur la capsulectomie totale (ablation de la coque) et le changement d’implant.

Il existe un risque de récidive malgré un traitement bien conduit.

Le traitement d’une coque peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, sous certaines conditions.

Coque sur prothèse mammaire

Qu’est-ce qu’une coque sur prothèse mammaire ?

La coque sur prothèse mammaire est une complication pouvant survenir après une augmentation mammaire par prothèses. On parle également de rétraction capsulaire ou de contraction capsulaire. Il s’agit donc d’une maladie de la capsule entourant l’implant.

Le corps isole naturellement l’implant en constituant autour une fine membrane d’exclusion, qu’on appelle capsule péri-prothétique. Cette capsule fibreuse est constituée de vaisseaux sanguins, de collagène et de cellules types « myofibroblastes ». Il s’agit d’une réponse normale de l’organisme à la présence d’un corps étranger. Néanmoins, dans certains cas, cette capsule évolue de façon anormale et se transforme en véritable coque rigide. Une coque est la conséquence d’une réaction inflammatoire excessive de l’organisme à la présence de l’implant.

A la différence d’une capsule normale, qui est fine et souple, une coque est rigide et dure. Elle finit toujours par comprimer et déformer la prothèse. Le sein devient dur, se déforme et des douleurs peuvent apparaître.

Cette complication peut apparaître précoce, dans les mois qui suivent la pose de l’implant, ou plus tardive, parfois plusieurs années après l’intervention.

coque sur prothèse mammaire avant
Coque péri-prothétique gauche.
Le sein remonte, il prend un aspect rond et est très dur au toucher.
Des douleurs sont présentes (coque Baker IV).
coque sur prothèse mammaire après traitement
Traitement de la coque.
Capsulectomie totale et changement d’implant.

Quels sont les symptômes devant faire suspecter une coque ?

Durcissement du sein

Le signe le plus précoce et le plus fréquent est l’induration progressive du sein. Ce durcissement résulte de l’épaississement et de la rétraction de la capsule fibreuse entourant l’implant, donnant au sein une consistance plus ferme, parfois pierreuse, au toucher.

Déformation du sein

À mesure que la coque évolue, la forme du sein va changer. Le sein peut devenir plus rond, ascensionner sur le thorax et perdre en volume. Dans certains cas, la prothèse migre ou se déplace, entraînant une asymétrie mammaire manifeste.

Sensation de tension ou de pression

La rétraction capsulaire peut induire une sensation de pression ou de tiraillement, souvent décrite comme un inconfort permanent. Cette tension peut interférer avec certaines activités ou gêner certaines positions (pendant le sommeil notamment).

Douleur

La douleur est un signe tardif, traduisant une coque avancée. Elle peut varier d’une gêne modérée à des douleurs intenses et invalidantes. Elle est parfois déclenchée par certains mouvements ou présente en permanence dans les formes sévères.

Classification de Baker

La sévérité d’une coque sur prothèse mammaire est évaluée selon la classification de Baker, largement utilisée en chirurgie plastique.

Elle distingue trois stades :

  • Stade I : le sein est légèrement ferme à la palpation mais conserve un aspect normal.
  • Stade II : le sein est ferme et présente une déformation visible (aspect plus rond, ascension de l’implant, asymétrie manifeste).
  • Stade III : le sein est dur, déformé et douloureux. Il s’agit de la forme la plus sévère de contracture capsulaire.

Cette classification n’a pas d’intérêt particulier, étant donné que le traitement d’une coque, qu’elle soit débutante ou avancée, est toujours le même.

Comment faire le diagnostic de coque sur prothèse mammaire ?

Le diagnostic est clinique

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique. Une consultation avec un chirurgien plasticien permet de poser le diagnostic. Dans la grande majorité des cas, l’examen clinique suffit à confirmer la présence d’une coque péri-prothétique, sans recours nécessaire à des examens complémentaires.

Intérêt des examens d’imagerie dans les formes débutantes

Le recours aux examens complémentaires n’est pas indispensable au diagnostic de coque péri-prothétique, qui demeure essentiellement clinique. Toutefois, certains examens peuvent être indiqués en cas de doute (notamment en cas de coque débutante).

L’IRM mammaire est le meilleur examen pour diagnostiquer une coque. Elle permet en outre d’exclure une pathologie mammaire associée, notamment un cancer du sein, et peut mettre en évidence une rupture prothétique.

L’échographie mammaire a un intérêt plus limité dans le diagnostic de coque. Elle peut montrer des signes indirects (épaississement de la capsule, modification de la forme de l’implant), mais elle n’apporte pas d’éléments déterminants pour confirmer le diagnostic de contracture capsulaire. Elle reste néanmoins utile dans le suivi global des implants mammaires et pour rechercher d’autres complications (rupture intracapsulaire, épanchement, sérome, etc.).

Pourquoi une coque apparaît-elle ?

Le mécanisme physiopathologique exact de la formation d’une coque sur prothèse mammaire n’est pas encore complètement compris. Plusieurs pistes explicatives sont néanmoins avancées :

  • Une contamination bactérienne de bas grade, souvent indétectable, pourrait entraîner une inflammation chronique autour de l’implant et favoriser un excès de tissu cicatriciel.
  • Des réactions immunitaires semblent également impliquées. L’organisme identifie l’implant comme un corps étranger et réagit en formant une capsule fibreuse destinée à l’isoler. L’intensité de cette réaction varie selon les patientes, ce qui expliquerait pourquoi certaines sont plus à risque de développer une coque péri-prothétique.

Quels sont les facteurs favorisant la survenue d’une coque autour d’un implant mammaire ?

Si les mécanismes physiopathologiques exacts conduisant à l’apparition d’une coque sont encore mal connus, plusieurs facteurs favorisant ont pu être identifiés.

Type d’implant

Le caractère lisse ou texturé de l’enveloppe d’une prothèse mammaire influence directement l’incidence des contractures capsulaires. Les implants à surface lisse sont associés à un taux plus élevé de coques, probablement en raison de frottements répétés au contact de la capsule. Les implants texturés, dont la surface est plus rugueuse, s’intègrent mieux dans leur environnement, bougent moins et réduisent donc ce risque. La cohésivité du gel et l’épaisseur de l’enveloppe pourraient également intervenir, bien que les données soient plus limitées à ce sujet.

Position de l’implant

Le positionnement de l’implant constitue également un élément important. La mise en place rétro-pectorale (c’est à dire sous le muscle grand pectoral) est associée à une incidence plus faible de coques par rapport à la position pré-pectorale (devant le muscle pectoral, c’est à dire en sous-glandulaire). En effet, placé devant le muscle, l’implant est directement en contact avec le tissu mammaire et serait plus exposé aux phénomènes inflammatoires et infectieux.

Infection et hématome survenant en post-opératoire

Les infections et les hématomes créent un environnement propice à une réaction inflammatoire chronique, favorisant l’épaississement et la rétraction capsulaire. Même en l’absence de signes cliniques francs d’infection, une contamination bactérienne minime (à bas bruit) peut suffire à entraîner l’apparition d’une coque. La prévention repose sur une asepsie rigoureuse per-opératoire et une surveillance post-opératoire attentive.

Antécédent de coque

Un antécédent de coque expose à un risque accru de récidive. Des prédispositions individuelles liées à la réponse immunitaire et aux mécanismes de cicatrisation (facteurs génétiques ou immunologiques) sont également suspectées.

Radiothérapie : un facteur de risque majeur en reconstruction mammaire

En cas de reconstruction mammaire immédiate par prothèse, la radiothérapie adjuvante constitue l’un des principaux facteurs de risque. Elle altère la vascularisation, induit une fibrose tissulaire et majore considérablement le risque de contracture capsulaire. Les études rapportent une incidence de coque supérieure à 50 % après irradiation d’un implant mammaire. Il n’est donc pas rare de devoir remplacer un implant irradié après la fin des rayons.

Les coques post-radiothérapies sont souvent intenses avec une rétraction de la peau sur l’implant et des douleurs parfois très intenses. Il est parfois nécessaire de changer de technique de reconstruction en apportant des tissus bien vascularisés (reconstruction mammaire autologue). Dans ce cas, on réalise une capsulectomie totale, on retire la prothèse et on enfouit un lambeau à la place de la prothèse. Ce lambeau peut provenir du ventre (lambeau de DIEP) ou de la face interne de la cuisse (lambeau de PAP).

Quel est le traitement d’une coque péri-prothétique ?

Le traitement d’une coque sur prothèse mammaire est exclusivement chirurgical. Même si la situation n’a pas un caractère urgent, il est important de ne pas négliger cette complication, car la contracture capsulaire tend à s’aggraver avec le temps.

Les principaux gestes chirurgicaux incluent :

  • Capsulectomie totale : ablation complète de la coque entourant l’implant. Cette étape est indispensable pour réduire le risque de récidive.
  • Changement d’implant : on préconise de remplacer l’implant initial, en privilégiant souvent un implant texturé plutôt qu’un implant lisse, afin de réduire le risque de récidive.
  • Changement de loge : lorsque l’implant avait été positionné en pré-pectoral (devant le muscle), il est préférable de le replacer en rétro-pectoral (derrière le muscle grand pectoral), afin de limiter le risque de récidive.
  • Retrait définitif de l’implant : certaines patientes choisissent de ne pas replacer de prothèse après l’ablation. Dans ce cas, une correction par lipofilling mammaire (injection de votre propre graisse dans vos seins) ou un lifting mammaire afin de corriger la ptôse mammaire, peuvent éventuellement être proposée selon le contexte.

Malgré une chirurgie correctement réalisée, le risque de récidive persiste, ce qui justifie un suivi post-opératoire rigoureux.

Enfin, la prise en charge précoce d’une coque augmente les chances de succès et diminue le risque de récidive.

coque péri-prothétique droite (rétraction capsulaire)
Coque péri-prothétique droite.
traitement de la coque péri-prothétique droite (rétraction capsulaire)
Traitement de la coque.
Capsulectomie totale, changement d’implant, changement de loge, lipofilling.

Cas particulier de la reconstruction mammaire

L’irradiation d’une prothèse mammaire, après une reconstruction mammaire immédiate, augmente considérablement le risque de coque. Les coques post-radiothérapie sont souvent intenses avec une rétraction de la peau sur l’implant et des douleurs parfois très invalidantes.

Il peut être judicieux dans ce cas de changer de technique de reconstruction en apportant des tissus bien vascularisés (reconstruction mammaire autologue). Dans ce cas, on réalise une capsulectomie totale, on retire la prothèse et on enfouit un lambeau à la place de la prothèse. Ce lambeau peut provenir du ventre (lambeau de DIEP) ou de la face interne de la cuisse (lambeau de PAP).

reconstruction mammaire tertiaire avant
Coque péri-prothétique droite avec menace cutanée (peau rouge en interne, la prothèse est prête à s’exposer).
reconstruction mammaire tertiaire après
Reconstruction mammaire tertiaire droite par DIEP.
On a remplacé la prothèse mammaire et la coque par un lambeau de DIEP (graisse du ventre).

Reconstruction mammaire tertiaire par PAP pour coque à gauche avant, vue de face
Coque péri-prothétique gauche sévère (rétraction capsulaire).
Reconstruction mammaire tertiaire par PAP pour coque à gauche après, vue de face
Reconstruction mammaire tertiaire gauche par PAP.
On a remplacé la prothèse mammaire et la coque par un lambeau de PAP (graisse de la cuisse).

Coque péri-prothétique gauche.
Coque péri-prothétique gauche.
Reconstruction mammaire tertiaire gauche par DIEP.
Reconstruction mammaire tertiaire gauche par DIEP.
La prothèse mammaire a été remplacée par un lambeau DIEP (tissus du ventre).

Est-il possible de remplacer ma prothèse mammaire par mes propres tissus en reconstruction mammaire ?

Oui. Si vous présentez une coque péri-prothétique ou souhaitez retirer définitivement vos implants, il est possible d’envisager une reconstruction mammaire autologue, c’est-à-dire à partir de vos propres tissus. L’objectif est de remplacer votre prothèse en silicone par un tissu bien vivant. On parle de reconstruction mammaire tertiaire. On pourra envisager cette option en cas de coque, ou bien simplement si la prothèse mammaire est devenue inconfortable.

Les deux lambeaux de référence sont :

  • Le lambeau DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator) :
    Cette technique utilise la peau et la graisse de l’abdomen (en préservant les muscles abdominaux) pour reconstruire le sein. Elle offre un résultat très naturel, stable dans le temps, et permet en parallèle d’améliorer l’apparence d’une ventre (abdominoplastie) au prix d’une cicatrice, cachée dans la culotte.
  • Le lambeau PAP (Profunda Artery Perforator) :
    Cette technique prélève de la peau et de la graisse au niveau de la face postéro-interne de la cuisse (sous le pli fessier). Elle est indiquée lorsque le ventre ne peut pas être utilisé (patientes trop minces, antécédents de chirurgie abdominale, etc.). Le résultat est également très naturel, avec une cicatrice discrète dissimulée dans le pli de la cuisse.

Ces reconstructions nécessitent des compétences en microchirurgie pour reconnecter les vaisseaux du lambeau aux vaisseaux thoraciques. Ces vaisseaux mesurent entre 1 et 2 mm de diamètre. C’est pourquoi ces techniques sont plus longues et plus complexes qu’une simple reconstruction par prothèse, mais elles offrent un sein souple, chaud et vivant. Le résultat est définitif, c’est à dire acquis pour toute la vie.

Coque péri-prothétique ou contraction capsulaire droite
Coque péri-prothétique droite avec menace cutanée (peau rouge en interne, la prothèse est prête à s’exposer).
Reconstruction tertiaire par lambeau de DIEP à droite
Reconstruction mammaire tertiaire droite par DIEP.
On a remplacé la prothèse mammaire et la coque par un lambeau de DIEP (graisse du ventre).

La chirurgie est-elle remboursée par la Sécurité Sociale en cas de coque ?

Le remboursement par la Sécurité Sociale dépend du motif initial de la pose des implants, une entente préalable est indispensable pour valider la prise en charge lorsqu’elle est possible.

Si les implants ont été posés dans le cadre d’une chirurgie réparatrice (aplasie mammaire, malformation type seins tubéreux, asymétrie mammaire majeure, reconstruction après cancer, etc.), le traitement de la coque (ablation de la capsule, changement ou retrait d’implant) peut être pris en charge par l’Assurance Maladie. Toutefois, une demande d’entente préalable doit obligatoirement être déposée et validée par le médecin conseil de la Sécurité Sociale avant l’intervention. Les frais d’hospitalisation et d’intervention sont alors couverts, mais des dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste peuvent rester à votre charge, selon votre mutuelle. 

Si les implants avaient été posés uniquement pour une raison esthétique (augmentation mammaire esthétique sans indication médicale), la correction d’une coque péri-prothétique est considérée comme une chirurgie esthétique secondaire et n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale.

En résumé, le remboursement de votre intervention dépend uniquement du motif initial de la pose des implants.

Quel est le coût du traitement d’une coque sur prothèse mammaire ?

Le prix du traitement d’une coque péri-prothétique dépend du type d’intervention réalisée et de la possibilité ou non d’une prise en charge par la Sécurité Sociale.

En cas de prise en charge par la Sécurité Sociale

Si les implants ont été posés dans le cadre d’une chirurgie réparatrice, et qu’une entente préalable a été validée :

  • Retrait simple des implants : 2 800 €.
  • Changement d’implants avec capsulectomie totale : 3 800 €.

Ces tarifs incluent les dépassements d’honoraires de l’anesthésiste et du chirurgien ainsi que le suivi post-opératoire. Un remboursement partiel est possible par votre mutuelle. Pour connaître le reste à charge, il vous suffira d’envoyer le devis remis en consultation.

En l’absence de prise en charge (chirurgie esthétique)

Si les prothèses mammaires ont été posées pour des raisons esthétiques pures, sans prise en charge initiale par la Sécurité Sociale : 

  • Retrait des implants : 4 500 €.
  • Changement d’implants avec capsulectomie totale : 6 000 €.

Ces tarifs incluent les honoraires du chirurgien, les honoraires de l’anesthésiste, la TVA (20 % appliquée aux actes de chirurgie esthétique), le coût éventuel des prothèses mammaires, la location du bloc opératoire, l’hospitalisation d’une journée en chirurgie ambulatoire ainsi que le suivi post-opératoire.


LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

Prothèses mammaires

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Réduction mammaire

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Lifting mammaire avec implants

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Changement de prothèses mamaires

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Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine

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