Chirurgie des seins tubéreux à Paris

CHIRURGIE DES SEINS TUBÉREUX

Les seins tubéreux correspondent à une malformation mammaire relativement fréquente, d’origine congénitale. Elle se manifeste par une poitrine de forme conique ou tubulaire, liée à un défaut de développement de la glande mammaire.

La correction chirurgicale des seins tubéreux est une intervention délicate qui peut mobiliser différentes techniques de chirurgie mammaire : pose d’implants mammaires, lipofilling mammaire, lifting mammaire ou encore réduction mammaire, selon les cas et la sévérité de la déformation.

Il n’est pas rare que plusieurs interventions soient nécessaires pour parvenir à un résultat satisfaisant et durable.

Une prise en charge par la Sécurité Sociale est possible, mais elle dépend du type d’intervention réalisé. Dans certaines situations, une demande d’entente préalable doit être déposée auprès de la CPAM pour valider le remboursement.

Chirurgie des seins tubéreux
Chirurgie des seins tubéreux, vue de face. Augmentation mammaire par prothèses et lipofilling mammaire.
Chirurgie des seins tubéreux, vue de face.
Augmentation mammaire par prothèses et lipofilling mammaire.
Chirurgie des seins tubéreux, vue de 3/4.
Augmentation mammaire par prothèses et lipofilling mammaire.
Chirurgie des seins tubéreux, vue de 3/4.
Augmentation mammaire par prothèses et lipofilling mammaire.


Qu’est-ce qu’une poitrine tubéreuse ?

Les seins tubéreux désignent une malformation mammaire qui apparaît dès la puberté. Plus précisément, il s’agit d’une anomalie de développement de la base mammaire.

La croissance du sein est entravée par un anneau fibreux situé à la base du sein. La glande mammaire se développe alors vers l’avant et le sein prend une forme conique ou tubulaire (seins en tubes).

Les caractéristiques principales des seins tubéreux

  • Base mammaire étroite : un anneau fibreux à la base du sein entrave son développement. Le sein est typiquement étroit et fait protrusion vers l’avant.
  • Forme tubulaire : les seins ont une forme conique ou en tube (seins en pointes).
  • Aréole élargie : les aréoles sont larges car la glande mammaire fait protrusion vers l’avant lors de son développement.
  • Sillon sous-mammaire haut situé : le sein semble implanté trop haut sur le thorax car le développement de la partie inférieure du sein (en dessous de l’aréole) est souvent incomplet.
  • Volume mal réparti : certaines zones du sein sont insuffisamment développées, en particulier le quadrant inféro-interne.
  • Asymétrie mammaire fréquente : les deux seins ne sont pas toujours atteints de la même façon. Un des deux seins peut même avoir une croissance normale.

Les stades de sévérité des seins tubéreux

On distingue généralement 3 stades de sévérité.

Le traitement chirurgical va dépendre de l’importance de la malformation mammaire :

  • Stade I : déficit de développement de la partie inférieure interne du sein, avec une base étroite.
  • Stade II : déficit de la partie inférieure à la fois interne et externe, donnant un sein court, étroit et tubulaire.
  • Stade III : atteinte de l’ensemble de la base mammaire, sein très tubulaire, souvent avec asymétrie marquée et aréole très élargie.


Quelles sont les causes des seins tubéreux ?

La poitrine tubéreuse est une malformation mammaire d’origine congénitale. Autrement dit, elle est présente dès la naissance mais ne devient visible qu’à la puberté, au moment du développement de la glande mammaire. Cette anomalie correspond à un défaut de croissance du sein, qui se traduit par une répartition anormale du volume et une forme particulière.

L’apparition des seins tubéreux n’est pas liée à des facteurs environnementaux, ni à des habitudes de vie. Il s’agit d’un trouble du développement survenant spontanément, parfois observé chez plusieurs membres d’une même famille. À ce jour, il n’existe aucun moyen de prévenir cette malformation.


Quelles sont les solutions pour corriger des seins tubéreux ?

La correction des seins tubéreux repose sur la chirurgie esthétique. Le choix de la technique varie d’une patiente à l’autre, et va dépendre de la sévérité de la malformation mammaire. Cette chirurgie est réputée complexe et peut, dans certains cas, nécessiter plusieurs étapes pour parvenir à un résultat optimal.

Pose d’implants mammaires

Dans les formes modérées à sévères, la pose d’implants mammaires est souvent indiquée afin de redonner du volume, notamment dans la partie inférieure du sein.

Le choix de l’implant mammaire sera fonction de vos souhaits en terme d’augmentation mammaire, de votre morphologie et bien sûr des corrections nécessaires au niveau de votre poitrine.

On placera l’implant le plus souvent sous le muscle pectoral (en « dual plane »), par une incision autour de l’aréole. La voie péri-aréolaire est privilégiée car il est nécessaire de réduire le diamètre de l’aréole de façon quasi-systématique.

Lipofilling mammaire

Le lipofilling mammaire est une alternative aux implants mammaires dans les cas plus légers. Il s’agit aussi d’un complément aux implants dans les formes sévères.

Cette technique consiste à prélever de la graisse sur certaines zones du corps (cuisses, hanches, abdomen, dos) pour la réinjecter dans vos seins. Elle permet d’augmenter le volume de manière naturelle, particulièrement dans le segment inférieur.

Cependant, cette option nécessite des réserves de graisse suffisantes et plusieurs séances peuvent être nécessaires, car une partie de la graisse injectée se résorbe au cours des mois suivant l’intervention. Utilisé seul, le lipofilling n’est jamais suffisant pour corriger les déformations sévères.

Combinaison des deux techniques

Dans certaines situations, on associe implants mammaires et lipofilling. Cette approche, appelée augmentation mammaire composite, combine les avantages des deux méthodes : l’implant redonne le volume principal, tandis que la graisse injectée affine les contours et apporte un aspect plus naturel au résultat.

Lifting mammaire ou réduction mammaire

Dans certains cas, la correction des seins tubéreux ne se limite pas à la pose d’implants ou au lipofilling. En cas d’hypertrophie mammaire, une réduction mammaire peut être nécessaire afin d’alléger le sein et de retrouver une forme plus harmonieuse. Celle-ci peut être unilatérale (c’est à dire ne concerner qu’un seul côté en cas d’asymétrie mammaire manifeste) ou bien bilatérale. 

À l’inverse, si la poitrine présente un certain degré de ptôse mammaire, il peut être indiqué de réaliser un lifting mammaire (mastopexie). 

Ces gestes complémentaires permettent de corriger non seulement la malformation, mais aussi la position des aréoles et la symétrie entre les deux seins.

Qu’il s’agisse d’une réduction mammaire ou d’un lifting mammaire, trois cicatrices sont habituellement nécessaires : une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice horizontale sous le sein et une cicatrice verticale entre les deux précédentes. On parle de cicatrices en T inversé ou en ancre de marine.

Réduction de la taille des aréoles

Les aréoles sont souvent élargies et proéminentes dans les seins tubéreux. Une réduction aréolaire peut alors être nécessaire afin de rendre le résultat plus harmonieux. L’incision se fait autour de l’aréole, ce qui permet d’en réduire le diamètre et de lui donner une forme plus ronde et régulière. On associe toujours ce geste à la mise en place d’implants ou à un lipofilling mammaire.

Remodelage glandulaire

Dans les stades plus avancés (2 et 3), un remodelage glandulaire est indispensable. Il consiste à abaisser le sillon sous-mammaire et à redéployer le segment inférieur du sein.

Ce travail sur la glande mammaire permet de corriger la forme tubulaire et de restaurer une forme plus naturelle.

En fonction du degré de sévérité et de la complexité de la malformation, il est important de garder à l’esprit que plusieurs interventions peuvent être nécessaires pour parvenir au résultat définitif.


Pourquoi plusieurs interventions sont-elles souvent nécessaires afin de corriger des seins tubéreux ?

Les seins tubéreux constituent une malformation mammaire complexe qui touche à la fois la glande, la base mammaire et souvent l’aréole. Contrairement à une simple hypoplasie mammaire, il ne s’agit pas seulement d’un manque de volume : la structure même du sein est anormale.

C’est cette complexité qui explique qu’une seule opération n’est pas toujours suffisante. 

Plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • Correction progressive de la forme : la glande mammaire est contrainte par un anneau fibreux rigide. La libération et le remodelage de cette glande peuvent nécessiter plusieurs temps opératoires pour obtenir une poitrine arrondie et naturelle.
  • Symétrisation des deux seins : l’asymétrie est fréquente dans les seins tubéreux. Il arrive que la correction d’un côté soit satisfaisante dès la première opération, alors que l’autre nécessite un ajustement secondaire.
  • Implants et ajustements : lorsqu’on utilise des implants mammaires, il peut être nécessaire de réaliser ultérieurement une retouche (changement de prothèse, ajustement de la taille ou de la position).
  • Lipofilling complémentaire : les injections de graisse sont souvent faites en plusieurs séances, car une partie de la graisse se résorbe naturellement au fil des mois.
  • Cicatrices et aréoles : la réduction du diamètre des aréoles ou l’amélioration de certaines cicatrices peut nécessiter une reprise secondaire.

En résumé, la correction des seins tubéreux n’est pas une intervention standardisée mais une chirurgie sur mesure, adaptée à chaque patiente. Le résultat s’obtient parfois en une seule étape, mais il est fréquent qu’un second temps opératoire soit nécessaire pour parfaire la symétrie, la forme ou le galbe de la poitrine.


Comment choisir entre implants mammaires et lipofilling mammaire ?

Le choix entre un lipofilling mammaire et la pose d’implants dépend avant tout du degré de sévérité de la malformation.

Lipofilling mammaire pour les cas légers

Dans les formes légères, correspondant au stade 1, un lipofilling mammaire peut suffire. Cette technique consiste à prélever de la graisse sur certaines zones du corps pour la réinjecter dans la poitrine, principalement au niveau du segment inférieur du sein. Elle permet d’apporter du volume de manière naturelle. Néanmoins, elle suppose que vous disposiez de réserves de graisse suffisantes. Il faut aussi garder à l’esprit que plusieurs séances sont parfois nécessaires, car une partie de la graisse que l’on injecte se résorbe au cours des premières semaines.

Prothèses mammaires pour les cas plus sévères

Dans les cas plus avancés, correspondant aux stades 2 et 3, la pose d’implants mammaires devient indispensable. Les prothèses mammaires permettent de restaurer le volume manquant et d’abaisser le sillon sous-mammaire, souvent positionné trop haut. Un remodelage glandulaire est également nécessaire pour éviter l’apparition d’une déformation en double sillon après l’intervention. Des injections de graisse peuvent par ailleurs être associées aux implants afin d’affiner le résultat et d’apporter un aspect plus naturel.

Il est essentiel de bien comprendre les risques inhérents aux prothèses mammaires : infection, rupture ou apparition d’une coque autour de l’implant. Par ailleurs, les implants ne sont pas définitifs et devront être remplacés au fil des années. Dans les formes sévères de seins tubéreux, il n’est pas rare qu’une retouche secondaire soit nécessaire pour parfaire le résultat.


Y-a-t’il des examens à réaliser avant de corriger des seins tubéreux ?

Avant toute intervention de chirurgie mammaire (pose d’implants, lipofilling mammaire), un bilan d’imagerie mammaire est indispensable. Il repose sur une échographie mammaire et une mammographie, afin de vérifier l’absence d’anomalie du sein avant l’opération.

Ce bilan est suffisant dans la grande majorité des cas. Il permet de sécuriser l’intervention et d’avoir un point de référence pour le suivi ultérieur.

Un bilan préopératoire complémentaire (prise de sang, électrocardiogramme, autres examens) pourra être nécessaire en fonction de vos antécédents. C’est le médecin anesthésiste qui décidera de sa nécessité lors de la consultation pré-anesthésique obligatoire.


La chirurgie des seins tubéreux peut-elle bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale ?

La chirurgie des seins tubéreux peut, dans certains cas, bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité Sociale. Les démarches varient toutefois en fonction de la technique utilisée :

  • Lorsque la correction repose sur la pose de prothèses mammaires, une demande d’entente préalable est indispensable. 
  • En revanche, si la correction est réalisée uniquement par lipofilling mammaire, l’intervention bénéficie d’une prise en charge sans entente préalable.
  • De la même manière, la réduction mammaire ne nécessite pas d’entente préalable.

Démarches pour obtenir une prise en charge (en cas de pose d’implants mammaires)

La première étape consiste à consulter un chirurgien plasticien. Celui-ci établit le diagnostic de seins tubéreux et confirme s’il s’agit bien d’un cas pouvant relever d’une prise en charge par l’Assurance Maladie.

Si la malformation est avérée, le chirurgien remplit une demande d’entente préalable (formulaire CERFA). Ce formulaire doit être accompagné de photographies médicales de votre poitrine (face, profil, 3/4 droit et gauche) imprimées au format A4, nécessaires à l’évaluation de votre dossier.

Vous devrez ensuite adresser cette demande à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) de votre lieu de résidence.

La CPAM dispose d’un délai de 15 jours maximum pour répondre. Sans réponse dans ce délai, la demande est considérée comme acceptée. Dans certains cas, le médecin conseil peut toutefois choisir de vous convoquer pour un examen complémentaire avant de statuer sur l’accord de prise en charge.


Quel est le coût de la chirurgie des seins tubéreux ?

Même si la chirurgie des seins tubéreux bénéficie d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, il existe des dépassements d’honoraires en privé. Ces dépassements d’honoraires ne sont pas couverts par l’Assurance Maladie. Ils peuvent néanmoins bénéficier d’un remboursement partiel par les mutuelles. Un devis vous sera remis en consultation que vous pourrez soumettre à votre mutuelle afin de connaître le reste à charge.

Le tarif de la chirurgie des seins tubéreux va dépendre avant tout de la nature du geste réalisé : pose d’implants mammaires, lipofilling mammaire, combinaison des deux techniques, réduction mammaire ou lifting mammaire associé… Chaque technique implique une durée opératoire et une complexité différentes, ce qui influence directement le coût final.

En pratique, il faut compter entre 3000 et 4000 pour une intervention correctrice de seins tubéreux. Ce prix inclut :

  • les honoraires du chirurgien,
  • les honoraires de l’anesthésiste,
  • Le suivi post-opératoire.

Il n’est pas rare que plusieurs interventions soient nécessaires, ce qui augmente le coût global de la prise en charge.

LES INTERVENTIONS DE CHIRURGIE MAMMAIRE

Prothèses mammaires

Prothèses mammaires

Lipofilling mammaire

Lipofilling mammaire

Réduction mammaire

Réduction mammaire

Lifting mammaire

Lifting mammaire (mastopexie)

Lifting mammaire avec implants

Lifting mammaire avec implants

Symétrisation mammaire

Asymétrie mammaire

Changement de prothèses mamaires

Changement de prothèses

Retrait de prothèses mammaires

Retrait de prothèses

Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Spécialiste en chirurgie mammaire esthétique & réparatrice

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie du sein, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine

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