Comment choisir entre lifting des seins et implants mammaires ?

Le lifting des seins et la mise en place d'implants mammaires sont deux opérations de chirurgie esthétique aux objectifs très différents. Cet article vous explique laquelle de ces deux interventions est la mieux adaptée à vos attentes.

Article rédigé et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, chirurgien plasticien inscrit au tableau de l’Ordre des médecins de Paris (numéro RPPS : 10101382645), membre de la SOFCPRE et de la SOFCEP · relu et mis à jour le 26 octobre 2026

Lifting mammaire, augmentation mammaire par implant, comment choisir ?

Vous êtes ici car vous souhaitez peut être retrouver une poitrine jeune et ferme. Peut-être avez-vous aussi entendu parler du lifting des seins et des implants mammaires, mais sans avoir vraiment saisi la différence entre ces deux interventions de chirurgie mammaire ? Saviez-vous qu’on peut même parfois combiner ces deux opérations ? Cet article a été conçu pour répondre à toutes vos questions sur ce sujet et vous aider à choisir entre lifting des seins et implants mammaires pour améliorer l’apparence de votre poitrine.

Femme en soutien-gorge rose mesurant son tour de poitrine avec un mètre ruban, fond rose

Points clés

  • Le lifting des seins (mastopexie) remonte une poitrine tombante sans ajouter de volume ; les implants augmentent le volume mais ne corrigent qu’une ptôse légère.
  • Un lifting seul améliore déjà le galbe en concentrant la glande ; la plupart des femmes opérées d’une ptôse n’ont pas besoin d’implants.
  • Quand les seins tombent et ont perdu du volume, les deux gestes peuvent être associés (plastie-prothèse), en un temps ou en deux temps à quatre à six mois d’intervalle.
  • Les implants sont des corps étrangers : infection, coque, rupture et remplacement un jour ou l’autre ; le lifting seul n’expose pas à ces risques.
  • Le lifting seul est peu douloureux ; la pose d’implants sous le muscle est plus inconfortable les premiers jours, mais bien contrôlée par les antalgiques.

Peut-on réparer les seins affaissés sans implants ?

Oui, on peut tout à fait réparer des seins affaissés sans implants mammaires. C’est précisément l’objet du lifting des seins, également appelé mastopexie. Cette intervention de chirurgie plastique consiste à remonter la poitrine en retirant l’excès de peau sur les seins. On appelle l’affaissement des seins la « ptôse mammaire ». On dit donc que le mastopexie corrige la ptôse mammaire (cure de ptôse mammaire).

Un lifting mammaire se déroule sous anesthésie générale et laisse habituellement trois cicatrices sur le sein : une autour de l’aréole, une verticalement de l’aréole au pli mammaire (qu’on appelle sillon sous mammaire), et une le long du pli mammaire. On parle de cicatrices en T, ou en ancre de marine. Si ces cicatrices sont impressionnantes au départ, elles finissent par s’estomper avec le temps.

Un des avantages méconnus du lifting des seins est qu’en plus de corriger la chute des seins, il permet aussi d’améliorer le galbe de la poitrine sans avoir recours à des prothèses. En effet, en retirant l’excès de peau sur la poitrine sans enlever de glande mammaire, on va faire un remodelage des tissus mammaires.

Ce gain de galbe sans implant est visible sur mes photos avant/après de lifting mammaire.

L’avis du Dr Samuel Struk

Le lifting ne crée pas de volume et n’augmente pas de façon significative la projection du sein ; dans ma pratique, mes patientes ont pourtant souvent l’impression d’avoir gagné une taille de bonnet, sans implant.

Comment savoir si vous avez besoin d’un lifting des seins ou d’implants mammaires ?

Il est important de bien identifier vos objectifs avant de choisir de vous faire opérer. Pour cela, vous devez comprendre ce que vous pouvez attendre de ces deux interventions.

Le lifting mammaire a pour objectif principal de remonter les seins. Si votre principale préoccupation est une poitrine tombante ou des seins trop flasques, le lifting des seins est la meilleure option pour vous. Il permet donc principalement de rajeunir la poitrine.

Cependant, si votre problème principal est le manque de volume de votre poitrine, vous devriez plutôt envisager la mise en place de prothèses mammaires. Le lifting mammaire ne permet pas d’ajouter du volume : sur les photographies de 82 séries publiées, aucune technique de lifting n’augmentait de façon significative la projection du sein ni le remplissage de sa partie haute (Swanson, 2011). Vous ne pourrez pas passer d’un bonnet A à un bonnet C par le seul lifting mammaire. C’est là que les implants mammaires entrent en jeu.

Quand l’implant seul ne suffit plus

Un implant peut suffire à masquer une ptôse légère en remettant la peau en tension ; dès que l’aréole est nettement trop basse ou que l’excès de peau est important, l’implant seul ne corrige ni l’un ni l’autre, comme le rappelle une revue récente de la littérature (Addepalli et al., 2026), et un lifting est alors proposé. En effet, les prothèses mammaires mettent en tension la peau et permettent ainsi d’absorber un certain degré de ptôse. Mais attention, choisir de se faire poser des prothèses mammaires n’est pas une décision à prendre à la légère. Les implants sont des corps étrangers et comportent donc des risques comme l’infection, la formation d’une coque ou la rupture. Il faudra par ailleurs envisager un jour ou l’autre leur remplacement, sans date fixe : à dix ans, plus de 80 % des femmes ont encore leurs implants d’origine, et la question se pose au moins dans la dixième année (ANSM, 2022 ; Spear et al., 2014). Un lymphome rare, le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM), a été décrit, surtout avec les implants à surface macrotexturée, retirés du marché en 2019 ; l’ANSM recense 121 cas diagnostiqués en France au 31 décembre 2024 (ANSM, 2025). Tout gonflement ou épanchement tardif d’un sein porteur d’implant justifie une consultation.

Est-il possible de subir un lifting des seins sans implants ?

Dans la majorité des cas, on réalise le lifting des seins sans implants mammaires. La plupart des femmes qui souffrent d’une poitrine tombante se contentent du lifting seul. Néanmoins, si vous souhaitez une poitrine plus volumineuse – ou si vos seins ont perdu beaucoup de volume, comme cela a pu être le cas après un amaigrissement important (après une sleeve ou un bypass par exemple) – vous pouvez envisager d’associer le lifting mammaire à la mise en place d’implants. On appelle cette intervention une « plastie-prothèse ». Cette intervention combinée est décrite sur la page lifting mammaire avec implants.

La plastie-prothèse en un temps est bien documentée : dans une synthèse de 23 études, soit 4 856 cas, le taux global de complications était de 13,1 % et le taux de réintervention de 10,7 % (Khavanin et al., 2014). Elle associe toutefois deux gestes aux contraintes opposées ; dans certains cas, on préfère opérer en deux temps pour choisir l’implant sur une poitrine déjà remontée. On effectue d’abord le lifting mammaire, puis après 4 à 6 mois, on met en place les implants. Cette méthode permet aussi de mieux adapter la taille des implants à vos attentes. Par ailleurs, il faut savoir que beaucoup de patientes sont satisfaites des résultats du lifting mammaire seul et décident de ne finalement pas passer par la mise en place d’implants.

Le lifting des seins est-il plus sûr que les implants mammaires ?

Les deux interventions sont sûres et comportent peu de risques entre des mains expérimentées. Il est cependant essentiel de bien choisir l’intervention en fonction de vos attentes pour ne pas être déçue du résultat.

Dans tous les cas, l’arrêt du tabac est indispensable pour limiter le risque de complications.

Il faut savoir que les implants mammaires présentent des risques spécifiques liés au fait que ce sont des corps étrangers. Une prothèse mammaire peut s’infecter, se rompre ou s’entourer d’une coque (rétraction capsulaire, improprement appelée « rejet »). En outre, une prothèse mammaire s’use également avec le temps et il faudra la remplacer au bout de quelques années. Le lifting des seins, quant à lui, présente moins de risques puisqu’il n’implique pas l’introduction d’un corps étranger dans la poitrine.

Qu’est-ce qui fait le plus mal, un lifting des seins ou des implants mammaires ?

La douleur post-opératoire est bien contrôlée dans les deux cas grâce à l’analgésie péri-opératoire et aux antalgiques prescrits à la sortie. Le lifting des seins n’est pas particulièrement douloureux car il n’implique que de retirer de la peau. La mise en place d’implants en revanche est une opération plus douloureuse. Cela est surtout vrai lorsqu’on place les implants sous le muscle pectoral : dans une étude ayant suivi 611 femmes opérées d’une augmentation derrière le muscle, le bien-être physique restait inférieur à celui d’avant l’opération six semaines puis six mois après (Alderman et al., 2014). C’est souvent le cas lorsqu’on associe implants et lifting mammaire. En effet, on place souvent les implants en dessous du muscle dans ce cas afin que le résultat apparaisse plus naturel (afin que les contours de la prothèse soient mieux camouflés).

Malgré cela, la douleur est généralement bien contrôlée après l’opération, et ce, même si des prothèses ont été mises en place. Les antalgiques prescrits, le respect des consignes et le port du soutien-gorge de contention rendent les douleurs post-opératoire supportables.

A quel point un lifting des seins sans implants mammaires est-il douloureux ?

Comme on vient de le voir, le lifting des seins sans implants n’est pas une intervention douloureuse. Des antalgiques simples comme le paracétamol (Doliprane) ou le néfopam (Acupan) suffisent généralement à prévenir la douleur ; ces deux antalgiques non morphiniques figurent dans les recommandations françaises sur la douleur postopératoire (SFAR, 2016).

L’avis du Dr Samuel Struk

Après un lifting sans implant, mes patientes se lèvent et reprennent une vie normale dès le lendemain ; la reprise d’un travail de bureau est en général possible après quelques jours, plus tard pour un métier physique.

Cependant, si on décide de mettre des implants mammaires, la douleur est souvent plus importante les premiers jours. Mais encore une fois, cela reste supportable et la douleur est bien contrôlée par les antalgiques que l’on prescrit à la sortie de la clinique.

Les points clés pour choisir entre lifting des seins et implants mammaires

Pour vous aider à prendre votre décision, voici quelques points clés importants :

  • Le lifting des seins concerne principalement les femmes souhaitant remonter leur poitrine.
  • Si le problème principal est une poitrine jugée trop petite (hypoplasie mammaire), alors les implants mammaires sont la solution.
  • Vous pouvez néanmoins choisir de combiner ces deux interventions, c’est ce qu’on appelle une plastie-prothèse.
  • On peut éventuellement réaliser ces interventions de façon séquentielle. Dans ce cas, on commence par un lifting mammaire puis, après 4 à 6 mois, on peut opter pour la mise en place d’implants si nécessaire.
  • La chirurgie en deux temps présente plusieurs avantages. Elle réduit le risque de complications, permet de mieux adapter le choix des prothèses à votre nouvelle poitrine. Il est même possible que vous soyez satisfaite du résultat après le lifting mammaire, et que vous renonciez à la mise en place des implants.

Conclusion

Choisir entre lifting des seins et implants mammaires peut sembler difficile. En réalité, ces deux interventions de chirurgie esthétique ont des objectifs différents. Dans la majorité des cas, le lifting mammaire apporte la solution à une poitrine tombante, alors que l’augmentation mammaire par implants permet de corriger une poitrine jugée trop petite et source de complexe. On pourra combiner ces deux opérations pour les cas complexes, comme dans le cas de la chirurgie réparatrice après un amaigrissement important. Quel que soit votre choix, sachez que ces interventions donnent d’excellents résultats entre des mains expérimentées. La prise en charge par la Sécurité Sociale d’un lifting mammaire, avec ou sans prothèses, est expliquée dans l’article remboursement de la cure de ptôse mammaire.

Références scientifiques

  • Addepalli A et al. Simultaneous Mastopexy-Augmentation for Small Ptotic Breasts: A Literature Review. Annals of Plastic Surgery, 2026. DOI | PubMed
  • Swanson E. A retrospective photometric study of 82 published reports of mastopexy and breast reduction. Plastic and Reconstructive Surgery, 2011. DOI | PubMed
  • Khavanin N et al. A systematic review of single-stage augmentation-mastopexy. Plastic and Reconstructive Surgery, 2014. DOI | PubMed
  • Alderman AK et al. Understanding the effect of breast augmentation on quality of life: prospective analysis using the BREAST-Q. Plastic and Reconstructive Surgery, 2014. DOI | PubMed
  • Spear SL, Murphy DK, Allergan Silicone Breast Implant U.S. Core Clinical Study Group. Natrelle round silicone breast implants: Core Study results at 10 years. Plastic and Reconstructive Surgery, 2014. DOI | PubMed
  • Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR) — Réactualisation de la recommandation sur la douleur postopératoire (recommandations formalisées d’experts) : le paracétamol et le néfopam y figurent parmi les antalgiques non morphiniques, 2016.
  • ANSM — Implants mammaires en France : bilan de matériovigilance 2014–2020 (la durée de vie d’un implant n’est pas illimitée ; aucune recommandation formelle n’impose un remplacement à date fixe, la question se posant au moins dans la dixième année), 2022, publié le 26 janvier 2023.
  • ANSM — Surveillance de marché des implants mammaires (matériovigilance, registre des implants rendu obligatoire par l’arrêté du 8 mars 2024, suivi des porteuses), 2025.
Dr Samuel Struk

DOCTEUR SAMUEL STRUK

Chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Spécialiste exclusif en chirurgie mammaire, le Dr Samuel Struk accompagne les patientes dans leur parcours de chirurgie esthétique et réparatrice du sein. Il vous reçoit en consultation pour un diagnostic sur-mesure au sein de son cabinet situé au 99, rue de Prony, 75017 Paris.

Ancien Assistant Spécialiste du prestigieux Institut Gustave Roussy (1er centre européen de lutte contre le cancer), il exerce aujourd’hui en tant que Praticien Attaché à l’Institut Curie (Saint-Cloud) pour la reconstruction mammaire complexe (microchirurgie DIEP, PAP) et réalise ses interventions de chirurgie esthétique du sein à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine).

Déclaration de fiabilité :

Cet article a été intégralement rédigé, revu et validé médicalement par le Dr Samuel Struk, conformément aux données acquises de la science et aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale personnalisée.



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