Prothèses mammaires : comment être sûre de son choix ?

L'augmentation mammaire par prothèses est l'intervention de chirurgie esthétique la plus courante. Cet article vous explique les choses essentielles à connaître avant d'envisager cette opération.

Prothèses mammaires : comment être sûre de son choix ?
Que faut-il savoir avant toute augmentation mammaire ?

Introduction

L’augmentation mammaire par prothèses est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée dans le monde. Vous êtes donc nombreuses à hésiter avant de franchir le pas. Recourir à des implants mammaires est une décision importante qui ne doit pas être prise à la légère. Cet article vous apportera toutes les réponses aux questions que vous pourriez vous poser avant d’envisager la pose de prothèses mammaires.

Points clés

  • L’augmentation mammaire permet de restaurer l’esthétique des seins au moyen d’une intervention simple mais dont les risques doivent être connus à l’avance
  • Les prothèses mammaires sont des dispositifs médicaux implantables sûrs et dont l’utilisation est strictement encadrée en France
  • Le choix du volume de la prothèse nécessite un dialogue ouvert avec votre chirurgien et va dépendre de vos objectifs et de votre morphologie
  • Une surveillance annuelle clinique est indispensable après la pose de prothèses mammaires
augmentation mammaire avant après face
augmentation mammaire avant après trois quarts

Comment choisir entre implants mammaires et lipofilling mammaire ?

Deux types d’augmentation mammaire : avec ou sans prothèses

Il existe deux grandes techniques pour augmenter la taille des seins : l’augmentation mammaire avec prothèses et l’augmentation mammaire sans prothèses, qu’on appelle aussi lipofilling mammaire. Cette dernière technique consiste à injecter dans vos seins de la graisse qu’on prélève sur différentes parties de votre corps.

Néanmoins, les bonnes candidates au lipofilling mammaire sont rares pour les raisons que nous allons voir.

Volume souhaité

Les prothèses mammaires permettent d’obtenir une augmentation plus importante, souvent supérieure à deux tailles de bonnet, avec un résultat prévisible. À l’inverse, le lipofilling mammaire ne permet qu’une augmentation modérée, généralement d’un demi bonnet à un bonnet par intervention. Pour obtenir une augmentation plus importante grâce au lipofilling, il est souvent nécessaire de pratiquer plusieurs interventions espacées de quelques mois.

Aspect esthétique recherché

Les prothèses mammaires permettent une augmentation mammaire plus franche, avec un galbe marqué, notamment dans la partie supérieure des seins. Le décolleté obtenu est généralement bien dessiné et visible. À l’inverse, le lipofilling mammaire permet un rendu esthétique plus discret. Le sein conserve une souplesse importante au toucher, avec des contours très doux. La projection des seins est moindre qu’avec des implants. Le décolleté est également moins marqué.

Réserves de graisse disponibles

La pose de prothèses mammaires peut être envisagée chez toutes les femmes, quelle que soit leur morphologie. En revanche, pour réaliser un lipofilling mammaire, il est impératif d’avoir suffisamment de graisse disponible à prélever. On prélève généralement le ventre, les cuisses, le dos ou les hanches. Cette technique est donc impossible chez les femmes très minces.

Durée des résultats

Les prothèses mammaires nécessitent un suivi régulier. Ce suivi est uniquement clinique (une consultation annuelle avec votre chirurgien plasticien). Les prothèses mammaires devront être remplacées un jour ou l’autre car elles s’usent avec le temps. On dit qu’on doit les remplacer toutes les 10 ans, mais cela varie en fait d’une patiente à l’autre.

Pour le lipofilling mammaire, une fois la graisse définitivement intégrée (après une perte normale de 40 à 60 % du volume initial injecté dans les premiers mois), les résultats sont définitifs et ne nécessitent aucun entretien particulier ou remplacement à long terme. Il n’y aura donc pas de nouvelle intervention.

Risques et complications

Chaque technique présente des risques spécifiques. La pose de prothèses mammaires peut comporter des risques tels qu’une infection, un hématome, une rupture de la prothèse, ou encore une coque (durcissement du sein autour de la prothèse).

Le lipofilling mammaire entraîne peu de complications majeures, mais une résorption partielle imprévisible de la graisse injectée est fréquente. Il peut également se former de petits kystes graisseux bénins (appelés cytostéatonécrose). Les kystes de cytostéatonécrose se traduisent par de petites boules dure dans le sein et peuvent être gênant à la longue.

Visibilité des cicatrices

La mise en place des prothèses mammaires laisse toujours une cicatrice courte mais visible. Celle-ci est généralement située dans le sillon sous le sein (cicatrice sous-mammaire) ou bien autour de l’aréole (cicatrice péri-aréaolaire). Le lipofilling mammaire présente l’avantage de ne laisser que des cicatrices extrêmement discrètes correspondant aux points de prélèvement et d’injection de la graisse.

Choix personnel et attentes individuelles

Votre décision doit avant tout se baser sur le résultat que vous recherchez et sur votre morphologie. Si vous souhaitez une augmentation nette, une poitrine bien dessinée avec un galbe marqué, les prothèses mammaires constituent généralement l’option la plus adaptée.

Si, au contraire, vous privilégiez une augmentation plus subtile, discrète et naturelle, le lipofilling mammaire sera probablement le meilleur choix. Vos réserves de graisse devront néanmoins être suffisantes. Il faudra également être préparée à l’éventualité d’une seconde intervention pour obtenir une augmentation plus franche du volume des seins.

Quelle va être la taille de mes seins après mon augmentation mammaire par prothèses ?

Importance de la consultation initiale avec un chirurgien plasticien

La taille finale de vos seins après une augmentation mammaire va dépendre bien sûr du choix de l’implant (volume compris généralement entre 200 et 400 cc), mais également du volume initial de vos seins.

On choisira l’implant en fonction de votre morphologie (votre taille, la largeur de vos seins) et du volume initial de vos seins. L’objectif étant bien sûr de choisir l’implant selon vos attentes en termes d’augmentation tout en ayant un résultat naturel.

En consultation, votre chirurgien prendra précisément des mesures afin de définir le volume d’implant adapté à votre silhouette et à vos attentes.

Concrètement, une augmentation mammaire classique correspond habituellement à un gain de 2 bonnets. Des prothèses mammaires pourront être essayées dans le soutien-gorge en consultation afin de vous donner une idée.

Volume des implantsTaille de bonnet attendue
200 à 250 ccBonnet B
250 à 350 ccBonnet C
350 à 450 ccBonnet D
450 à 550 ccBonnet E
Augmentation attendue en fonction du volume de la prothèse mammaire.

La simulation 3D : un outil inutile

La simulation 3D est souvent mise en avant comme un moyen d’aider les patientes à visualiser leur résultat après une augmentation mammaire.

En pratique, cette méthode s’avère peu utile, voire trompeuse. En effet, une simulation informatique ne peut pas reproduire fidèlement la souplesse naturelle des tissus, leur élasticité, ni la façon dont l’implant s’intégrera précisément dans votre corps. Les logiciels ne prennent pas en compte la dynamique du sein en position debout ou allongée, ni le glissement naturel des tissus en fonction des mouvements ou des positions. Ainsi, la simulation 3D crée une fausse impression de certitude et risque même de vous induire en erreur sur le résultat réel.

Une consultation approfondie avec votre chirurgien, incluant des essayages d’implants en conditions réelles, reste la manière la plus fiable de choisir la taille adaptée à votre silhouette et à vos souhaits.

Comment être certaine que le résultat va être naturel ?

Le choix d’implants adaptés à votre morphologie

Le volume des implants doit être proportionné à votre taille, à la largeur de vos seins, ainsi qu’à votre silhouette globale. Des prothèses trop volumineuses par rapport à votre anatomie risqueraient de créer un résultat artificiel (bords supérieurs des prothèses visibles, décolleté trop arrondi, prothèses trop larges par rapport à vos hanches).

La forme des prothèses

La forme des prothèses importe également. Les implants anatomiques (en forme de goutte d’eau) donnent un résultat très naturel, particulièrement adaptés aux femmes minces ayant peu de tissus mammaires. Les prothèses rondes modernes, lorsqu’elles sont bien choisies et correctement placées, offrent un résultat tout aussi naturel, notamment en position dite « dual plane » (sous le muscle). Les prothèses rondes offrent également plus de volume dans la partie supérieure du sein et dans le décolleté.

La technique opératoire

La position des prothèses est essentielle pour un résultat esthétique naturel. La position derrière le muscle (« dual plane ») permet généralement d’obtenir un rendu plus doux, avec des contours moins marqués, et limite la visibilité des implants, notamment dans la partie supérieure des seins. On privilégiera le « dual plane » chez les femmes minces et/ou présentant peu de poitrine (bonnet A et inférieur).

Le choix de la cicatrice est également important. La cicatrice sous-mammaire (dans le sillon sous-mammaire) est la voie d’abord privilégiée dans la majorité des cas. Elle est discrète (recouverte par le sein), préserve au mieux l’anatomie du sein et permet de bien contrôler le positionnement de l’implant.

Si les seins tombent, il est important de corriger la ptôse mammaire

Lorsque les seins tombent (ptôse mammaire), il est essentiel d’associer la pose des prothèses à un lifting des seins (mastopexie). On appelle cette intervention une plastie-prothèse. Dans ce cas, il est nécessaire de rajouter des cicatrices sur les seins. Selon l’importance de la ptôse mammaire, on pourra faire une seule cicatrice autour de l’aréole, ou bien 3 cicatrices (une autour de l’aréole, une dans le sillon sous-mammaire, et une verticale entre les deux précédentes). Les cicatrices s’estompent avec le temps, sans disparaître complètement.

Possibilité de combiner injection de graisse et prothèses mammaires

L’augmentation mammaire composite associe la pose de prothèses mammaires à un lipofilling mammaire réalisé dans le même temps opératoire. On injecte généralement la graisse dans la partie supérieure des seins et dans le décolleté. Cette technique permet de choisir des implants plus petits (pour que le résultat soit plus naturel). Elle permet également de placer plus facilement les implants directement sous la glande mammaire afin de préserver le muscle.

Quels sont les risques de l’augmentation mammaire par implants ?

L’augmentation mammaire par implants est une intervention sûre lorsqu’elle est réalisée dans des conditions chirurgicales strictes.

Toutefois, comme toute opération, elle comporte certains risques spécifiques qu’il est important de connaître. Le risque principal, bien que rare, est l’infection. Si une infection après la pose d’une prothèse mammaire, le traitement antibiotique seul est souvent insuffisant, et il peut être nécessaire de retirer les implants. Dans ce cas, il faudra attendre plusieurs mois avant de pouvoir reposer de nouvelles prothèses.

Parmi les autres risques figurent l’hématome (saignement dans le sein), la rupture des implants (rare avec les nouvelles prothèses en silicone), et la survenue d’une coque péri-prothétique, correspondant à une réaction inflammatoire excessive des tissus autour de la prothèse, pouvant entraîner une gêne et une déformation esthétique du sein. Ces complications restent heureusement rares, mais il est impératif de les connaître avant de se lancer dans la chirurgie.

Si l’infection et l’hématome sont des complications précoces (survenant au cours du premier mois post-opératoire), la coque et la rupture d’implant surviennent généralement plusieurs mois voire plusieurs années après l’opération. C’est pourquoi un suivi clinique annuel est indispensable avec votre chirurgien.

Peut-on faire du sport normalement avec des prothèses mammaires ?

La pratique sportive est tout à fait compatible avec des prothèses mammaires, mais certaines précautions sont nécessaires. Dans le mois qui suit l’intervention, il est essentiel d’arrêter totalement les activités physiques afin de garantir une bonne cicatrisation et d’éviter la survenue de complications (hématome tardif, déplacement de l’implant). Après cette période, la reprise du sport doit être progressive.

Dans le cas spécifique des prothèses placées derrière le muscle en position « dual plane » (le cas le plus fréquent), certaines patientes peuvent ressentir une gêne ou une sensation inhabituelle lors de la pratique intensive de sports sollicitant fortement les muscles pectoraux (comme la musculation, le CrossFit, l’escalade ou le tennis à haut niveau). Cela ne représente généralement pas une limitation absolue, mais plutôt un inconfort, qui varie selon les patientes.

Pour la grande majorité des activités sportives (course à pied, yoga, natation, danse, etc.), les implants mammaires ne posent aucun problème particulier après la période de récupération initiale. Il reste toutefois important d’utiliser une brassière de sport adaptée, assurant un bon maintien afin d’éviter toute gêne ou inconfort pendant l’activité physique.

Quand faut-il changer ses prothèses mammaires ?

Contrairement à une idée répandue, les prothèses mammaires n’ont pas de « date limite » précise et obligatoire de remplacement. Elles ne doivent être changées que s’il existe un problème avéré, comme une rupture, une fuite du gel de silicone, une usure importante, ou encore la survenue d’une coque péri-prothétique gênante (durcissement autour de l’implant). En moyenne, la durée de vie des implants actuels est estimée entre 10 et 15 ans, mais beaucoup de patientes conservent leurs prothèses en parfait état bien au-delà de cette période.

Ainsi, en l’absence de complications, un remplacement systématique des prothèses à intervalle fixe n’est absolument pas nécessaire. Il suffit d’assurer un suivi clinique régulier auprès de votre chirurgien esthétique, généralement une fois par an, afin de s’assurer que tout est en ordre. En cas de doute (modification de la forme du sein, durcissement du sein, gonflement du sein, douleur), une imagerie complémentaire (IRM mammaire) pourra être réalisée afin de vérifier l’état des implants.

Que se passe-t-il si je souhaite retirer mes prothèses mammaires ?

Si vous décidez un jour de retirer définitivement vos prothèses mammaires, plusieurs choses sont à savoir. Cette intervention, qu’on appelle explantation, est une opération relativement simple qui se déroule sous anesthésie générale. On ne rajoute pas de nouvelles cicatrices sur le sein. On utilise en effet les mêmes incisions que celles que l’on a fait initialement pour introduire les prothèses.

Cependant, il faut savoir que le retrait des implants entraîne inévitablement la chute des seins (ptôse mammaire). L’importance de la ptôse mammaire va dépendre de la taille des implantset de l’ancienneté des prothèses. Après la dépose des prothèses, vos seins pourront apparaître vidés et affaissés.

Dans certains cas, pour éviter ce résultat peu esthétique, il est possible d’associer l’explantation à une geste complémentaire (dans le même temps opératoire) :

  • un lifting mammaire (mastopexie), qui remonte les seins et améliore leur forme après le retrait des implants,
  • un lipofilling mammaire, consistant à réinjecter votre propre graisse pour redonner du volume aux seins de manière naturelle.

La décision de retirer vos prothèses et le choix d’y associer un geste chirurgical complémentaire doivent être soigneusement discutés avec votre chirurgien.

Vais-je pouvoir allaiter avec mes prothèses mammaires ?

Il est tout à fait possible d’allaiter après une augmentation mammaire par prothèses. La pose d’implants mammaires ne modifie généralement pas le fonctionnement des glandes mammaires ni des canaux lactifères, surtout lorsque les incisions sont réalisées dans le sillon sous-mammaire (en dessous du sein).

Cependant, dans certains cas, notamment lorsque l’incision est faite autour de l’aréole, il existe un risque d’endommager partiellement les canaux lactifères, ce qui pourrait théoriquement gêner la lactation. Ce risque reste faible si l’intervention est réalisée avec précision mais il doit être pris en compte.

Par ailleurs, il est important de préciser que le silicone contenu dans les prothèses ne passe absolument pas dans le lait maternel et n’a aucun effet néfaste sur le bébé.

Si l’allaitement représente pour vous un enjeu important, il est recommandé d’en parler clairement à votre chirurgien lors de la consultation préopératoire afin de choisir une technique opératoire parfaitement adaptée.

Y-a-t’il un risque de cancer avec les prothèses mammaires ?

Il existe un risque très rare mais reconnu de cancer associé à certaines prothèses mammaires. Il s’agit des implants macro-texturés et en polyuréthane qui sont interdits en France.

Quel type de cancer est associé aux implants mammaires ?

Il s’agit du lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) — en anglais BIA-ALCL (Breast Implant-Associated Anaplastic Large Cell Lymphoma).
Ce n’est pas un cancer du sein, mais un cancer du système immunitaire qui se développe dans la capsule qui entoure l’implant.

Ce cancer est-il fréquent ?

Non, il s’agit d’un cancer extrêmement rare. Il touche quasiment exclusivement les implants à enveloppe texturée (macro-texturés ou en polyuréthane). Ces implants sont interdits en France. Le risque estimé est de l’ordre de 1 à 3 cas pour 100 000 femmes porteuses de ce type de prothèse.

Les implants à surface lisse ou microtexturée sont considérés comme beaucoup moins à risque.

Quels sont les signes d’alerte ?

Le LAGC-AIM se manifeste en général plusieurs années après la pose de la prothèse. Les symptômes les plus fréquents sont :

  • Un gonflement brutal d’un sein, conséquence d’un épanchement autour de l’implant (accumulation de liquide dans le sein),
  • Une douleur localisée ou une masse au niveau de la capsule de la prothèse (beaucoup plus rare).

En cas de doute, une échographie mammaire et une analyse du liquide sont prescrites pour confirmer ou écarter le diagnostic.

Conclusion

L’augmentation mammaire par prothèses est une intervention qui ne doit pas être prise à la légère. Il est important de bien mûrir votre décision. C’est pourquoi plusieurs consultations sont indispensables avant de programmer cette opération. Un dialogue ouvert avec votre chirurgien reste la clé pour obtenir le résultat qui correspond pleinement à vos attentes.

FAQ sur l’augmentation mammaire par prothèses.

Vais-je avoir mal après mon augmentation mammaire ?

Oui, des douleurs sont fréquentes dans les premiers jours après l’intervention, surtout si les implants sont placés derrière le muscle. Il s’agit d’une douleur post-opératoire classique, bien contrôlée par des antalgiques adaptés. Elle s’atténue généralement rapidement, en quelques jours, même si une sensation de tension ou de gêne peut persister pendant deux à trois semaines.

Combien de temps faut-il attendre pour voir le résultat définitif de mon augmentation mammaire ?

Le résultat immédiat juste après l’opération ne reflète pas l’aspect définitif. Les seins sont souvent tendus, gonflés, et la prothèse peut sembler trop haute. Il faut attendre 3 à 6 mois pour que les tissus se détendent et que l’œdème disparaisse.

Le toucher est-il naturel après une augmentation mammaire ?

Le toucher dépend du type d’implant, de sa position (devant ou derrière le muscle) et de la finesse des tissus mammaires et de la peau. Lorsque les conditions anatomiques sont favorables et que les implants sont bien choisis, le toucher peut être très naturel, notamment avec des prothèses en gel de silicone cohésif de dernière génération.

Quels sont les examens à faire avant de se faire opérer ?

Il est indispensable de réaliser une échographie mammaire et une mammographie. Ces examens permettent de vérifier l’état de la glande mammaire avant la pose des prothèses (absence de cancer du sein méconnu). La prise de sang pré-opératoire n’est pas systématique. Elle peut être décidée par l’anesthésiste.

Que se passe-t’il si je tombe enceinte avec des prothèses mammaires ?

Une grossesse reste tout à fait possible après une augmentation mammaire par prothèses. Les implants n’empêchent ni la grossesse ni l’allaitement. Toutefois, les variations hormonales, la prise de poids et la distension des seins peuvent modifier l’aspect esthétique du sein, parfois de façon durable. On recommande d’attendre au moins un an avant tout projet de grossesse après une augmentation mammaire.

Que se passe-t’il si je perds du poids avec des implants mammaires ?

Une perte de poids importante peut entraîner la chute des seins. C’est pourquoi on recommande d’avoir un poids stable avant d’envisager toute chirurgie esthétique de la poitrine.

A quoi sert le soutien-gorge de contention que je dois porter en post-opératoire ?

Le soutien-gorge post-opératoire est essentiel pour maintenir les implants en bonne position. Il réduit aussi le gonflement et améliore le confort en maintenant bien la poitrine. Il doit être porté jour et nuit pendant environ 6 semaines, sauf indication contraire de votre chirurgien.

Quel est le prix d’une augmentation mammaire par prothèses ?

Le tarif varie selon les praticiens, la clinique et le type d’implants utilisés. En pratique, il faut compter environ 6 000 euros à Paris, incluant les honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste, le prix des implants, les frais de bloc opératoire et d’hospitalisation en ambulatoire, ainsi que la TVA (20%). Un devis détaillé vous est toujours remis en consultation.

Une prise en charge par la Sécurité Sociale est-elle possible ?

Dans certains cas précis, oui. La Sécurité Sociale peut prendre en charge l’intervention au titre de la chirurgie réparatrice, notamment en cas d’aplasie mammaire (absence de glande mammaire), de malformation type seins tubéreux ou en cas d’asymétrie mammaire majeure. La demande doit être justifiée médicalement et validée par l’Assurance Maladie. Une entente préalable avec la Sécurité Sociale est indispensable.

Qu’est-ce qu’une entente préalable ?

L’entente préalable est une demande écrite adressée à la Sécurité Sociale pour obtenir un accord de prise en charge. Elle est nécessaire en cas d’augmentation mammaire réparatrice (code CCAM QEMA004). Votre chirurgien remplit un formulaire décrivant l’indication médicale ; vous devez ensuite transmettre ce document à votre caisse. Sans réponse dans les 15 jours, l’accord est considéré comme tacitement donné. Il est possible que le médecin conseil de la Sécurité Sociale décide de vous convoquer afin de vous examiner.

Dr Samuel Struk

ARTICLE REDIGÉ PAR LE DR STRUK

Chirurgien esthétique et plasticien spécialisé en chirurgie mammaire, reconnu par le Conseil de l’Ordre de Paris.

Ancien Assistant Spécialiste à l’Institut Gustave Roussy, je suis actuellement chirurgien attaché à l’Institut Curie pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Je pratique par ailleurs la chirurgie esthétique du sein dans le Groupe Hospitalier Privé Ambroise Paré – Hartmann, à Neuilly-sur-Seine.



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